Optimisation du gréement : Le choix du Dyneema pour la drisse de foc sur dériveur 420

La question de la performance et de la maintenance du gréement sur un dériveur de type 420 occupe une place centrale dans la réflexion de tout pratiquant, qu'il soit régatier ou plaisancier. Le passage d'un système traditionnel en câble métallique vers des solutions textiles modernes, notamment le Dyneema, représente une évolution majeure en termes de poids, de sécurité et de maniabilité. Cette transition nécessite toutefois une compréhension fine des contraintes techniques, des règles de jauge et des spécificités structurelles de votre embarcation.

Transition du câble métallique vers le textile : Avantages et considérations

L'usage historique du câble en acier pour les drisses de foc sur les dériveurs a longtemps prévalu pour sa résistance à la rupture et sa faible élongation. Néanmoins, l'évolution des matériaux synthétiques a permis l'émergence du Dyneema. Cette fibre se distingue par son extrême légèreté, son faible coefficient d'allongement et sa grande résistance à la rupture, ce qui en fait la fibre idéale pour la confection de cordages hautes-performances. Le polyester reste une fibre très utilisée dans la fabrication de cordages marins en raison de sa grande adaptabilité au milieu marin, son allongement modéré, sa capacité à sécher rapidement et sa tolérance à une exposition prolongée aux UV. Toutefois, pour une drisse, la recherche de statisme est primordiale.

Si vous envisagez de remplacer vos drisses en câble par du textile, la tresse Dyneema est particulièrement recommandée pour le foc. Pour la grand-voile (GV), un cordage pré-étiré ou du Dyneema gainé est souvent préférable pour garantir une meilleure tenue dans les bloqueurs ou taquets. Il est impératif de souligner que, si vous comptez régater, il faut tout d'abord se renseigner sur les règles de jauge, certaines classes ne l'autorisant pas.

Techniques de remplacement et passage des drisses dans le mât

Le remplacement d'une drisse, surtout si elle est passée à l'intérieur d'un mât, peut paraître complexe. Le plus simple, lorsque le système est encore en place, consiste à accrocher la nouvelle drisse à un bout de l'ancienne, puis à tirer à l'autre extrémité pour effectuer le transfert. Dans l'éventualité où le mât serait déjà vide, il est nécessaire de passer au préalable un messager, un bout très fin, type ficelle de cuisine.

Une astuce efficace pour cette opération consiste à y accrocher un petit morceau de métal, comme une queue de rivet, et de le faire naviguer dans le mât à l'aide d'un aimant puissant. L'utilisation d'un aimant récupéré sur un disque dur hors service s'avère particulièrement redoutable pour cette tâche. Une fois le messager en place, il suffit d'utiliser ce dernier pour tracter votre nouvelle drisse en Dyneema.

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Mécanique de tension et réglages en navigation

L'optimisation du foc ne se limite pas au choix du matériau, mais également au système de tension. Pour le foc, il est avantageux de mettre un palan à 6 brins en pied de mât. Cela permet d'étarquer efficacement et de modifier vos réglages en navigation. Concernant la grand-voile, une configuration optimisée consiste à installer un point fixe en tête de mât, puis à faire passer la drisse dans une petite manille frappée sur la têtière de la GV, à la faire revenir dans le réa en tête de mât, puis vers le pied de mât.

L'installation d'un clam en aluminium sur le mât est cruciale pour étarquer la drisse correctement. Certains gréements, comme ceux des Cinquos, utilisent même deux clam-cleats positionnés l'un derrière l'autre pour sécuriser la drisse de GV. Le taquet Harken monté sur une mini-tourelle est également une option robuste et éprouvée. Il est clair qu'il faut privilégier un bon clam en aluminium pour assurer une tenue parfaite sous charge, évitant ainsi tout glissement indésirable.

Choix du diamètre et critères techniques

Le diamètre du cordage n'est pas un choix arbitraire ; il est principalement dicté par l'équipement existant sur votre dériveur. En règle générale, le diamètre minimum et maximum de vos cordages est déterminé par vos bloqueurs, vos taquets ou vos winchs. Il est inutile de viser un diamètre trop important si le matériel d'accastillage ne peut pas le coincer efficacement. L'allongement doit être le second critère d'importance intervenant dans le choix de vos drisses ou écoutes, car elles doivent être statiques au maximum afin d'assurer une meilleure transmission de l'énergie emmagasinée.

Pour déterminer la bonne longueur d'une drisse, le plus sûr est de mesurer celle de votre cordage actuel si celui-ci vous convenait. N'oubliez pas que la couleur n’est pas un élément central pour le choix de votre écoute de GV ou de génois, mais pour les drisses, elle devient un outil pratique. La couleur du cordage n’est pas seulement un critère esthétique ; elle est importante pour le repérage rapide des différentes drisses au pied du mât, surtout dans le feu de l'action.

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