Dormir sur un canoë ou, plus précisément, organiser une expédition en canoë impliquant des bivouacs, est l'une des expériences les plus immersives et ressourçantes qui soient. Que ce soit sur les lacs suédois ou les rivières françaises, le bivouac est à coup sûr la version la plus aventurière de la randonnée. Autonomie, liberté, pleine nature… ça n’a pas de prix. Pour les familles, camper est toujours un moment dont on se souvient : le plaisir de monter la tente avec les enfants, installer les duvets ou préparer le barbecue et tous ces plaisirs que l’on partage après une journée de descente de la rivière. Cependant, cette pratique exige une préparation rigoureuse et une éthique irréprochable.
Choisir son embarcation et préparer son matériel
Il faut naviguer avec tout son matériel de camping dans le canoë (privilégiez le canoë canadien type Old Town ou Nova Craft). Pour votre séjour en bivouac en canoë-kayak, nul besoin de se charger plus que nécessaire ! Bien que vous n’ayez pas besoin de vous charger en vivres, il reste nécessaire d’emmener votre nécessaire de camping ainsi que de quoi manger et boire pour la journée.
Le canoë est certainement l’embarcation idéale pour faire l’excursion, car sa grandeur permet de mettre une quantité de bagages assez énorme et il est très résistant face aux frottements sur les rochers. Pour partir et quel que soit le séjour, on fournit généralement 1 sac étanche de 40 litres par personne plus 1 container étanche de 60 litres par bateau. Des affaires ne rentreront pas dans des sacs ou containers tels la tente ou les matelas en mousse, vous pouvez alors les déposer directement au fond du canoë.
L'art du bivouac : entre liberté et responsabilité
Dormir à la belle étoile implique de respecter la rivière et la nature en général. En France, le bivouac est autorisé quasiment partout, sauf là où il est explicitement interdit. En bord de Loire ou sur d'autres cours d'eau, vous trouverez de nombreuses plages et prairies sur lesquelles planter votre tente. En revanche, dans les Gorges de l’Ardèche, le camping sauvage est interdit : le bivouac n'est possible qu'à Gaud ou Gournier.
En Suède, la pratique est différente grâce au droit du libre accès à la nature : Allemansrätten. Cela veut dire que tu peux camper et profiter de la nature sauvage assez librement. Par contre, il faudra être irréprochable concernant le respect de l’environnement. On ne laisse aucune trace de son passage, l’idée étant d’avoir un impact minimal sur la nature. Ne laisse aucun détritus, ne coupe pas de bois, enterre tes selles et ne fais pas de feu en dehors des emplacements aménagés des refuges.
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Choisir entre tente et shelter
Alors, tente ou shelter pour camper la nuit ? En bivouac canoë, on peut faire du camping sauvage ou dormir dans des shelters suédois. Le shelter offre un abri en bois plus ou moins élaboré qui protège de la pluie et du vent. On trouve sur ces campements basiques au moins un foyer extérieur sécurisé style brasero en métal pour faire un feu le soir. Ces shelters sont ouverts à tous et tu peux y dormir sans supplément sur le prix du voyage. La nuit rapproche tout le monde autour du feu de camp. On mange, on rit, on trinque, on refait le monde. Au contraire, si tu souhaites vivre un voyage en autonomie presque coupé du reste du monde, tu peux dormir où tu veux sur les rives des lacs en dehors des shelters.
Conseils de sécurité et logistique
La pratique du kayak est souvent associée à une activité estivale. Pour autant, l’été n’est pas forcément la saison la plus favorable pour débuter ! Les journées sont en effet très chaudes et les usagers de la mer nombreu·ses·x en cette période de congés annuels. Privilégiez plutôt une belle journée de printemps ou d'automne, ensoleillée ou même un peu nuageuse, et surtout sans vent.
Avant chaque départ de randonnée en canoë, il est impératif de suivre un briefing sur les consignes de sécurité. Restez toujours dans l’axe du courant (et non dans l’axe de la rivière). Si vous voyez que vous allez toucher un obstacle, première chose : ne mettez pas la main, le pied ou la pagaie pour empêcher l’impact. Surtout, ne vous mettez pas debout. Pour votre confort et votre bien-être, prévoyez une petite trousse de secours avec les essentiels (paracétamol, crème contre les coups de soleil, pansements, désinfectant, etc.).
Gérer son autonomie en nourriture et en eau
Il faut prévoir son autonomie en nourriture et en eau. Ne prévoyez que 2 repas en conserve ou en produits secs car il est très facile de se ravitailler sur le bord de la rivière. De nombreux villages et campings se trouvent à proximité, vous pourrez acheter de la nourriture. Pour la gestion des déchets, prévoyez de petits sacs poubelles pour vos déchets. Que tes déchets soient biodégradables ou non, ne les laisse pas dans la nature. Les excréments font partie de nos déchets. Dans la nature, le mieux est de creuser un trou puis de le camoufler une fois que tu as fini.
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