Dominique Strauss-Kahn : Une Plongée dans les Abysses de l'Homme et de la Finance à travers le Prisme Littéraire

La figure de Dominique Strauss-Kahn, homme politique français de premier plan et ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI), a été le sujet de nombreuses analyses et controverses, atteignant un paroxysme médiatique et personnel qui a marqué les esprits. Au-delà des faits divers et des scandales, des œuvres littéraires ont tenté de décrypter le personnage et son époque, offrant des perspectives singulières et parfois dérangeantes. Parmi elles, "Chaos brûlant" de Stéphane Zagdanski et "Belle et bête" de Marcela Iacub se distinguent par leur approche audacieuse et leur volonté d'explorer les dimensions profondes de cette figure emblématique. Ces ouvrages, et les réactions qu'ils ont suscitées, constituent une source précieuse pour comprendre les multiples facettes d'un homme dont le parcours s'est entremêlé avec les grands enjeux économiques, sociaux et moraux de son temps.

La Trajectoire Publique de Dominique Strauss-Kahn : Ascensions, Chutes et Renouveaux

Dominique Gaston André Strauss-Kahn, né le 25 avril 1949 à Neuilly-sur-Seine, a connu une carrière politique et économique d'une envergure rare, jalonnée par des succès éclatants et des revers retentissants. Issu d'une famille juive, ashkénaze du côté paternel et séfarade du côté maternel, il a grandi au Maroc, notamment à Agadir. Son enfance a été marquée par le séisme d'Agadir, le 29 février 1960, auquel sa famille et lui avaient survécu, un événement que certains interprètent comme fondateur de sa personnalité.

Après des études secondaires à Monaco et Paris, il intègre HEC Paris en 1968, puis l'IEP de Paris et entreprend des études de droit et de statistiques. Il obtient un doctorat en sciences économiques à Paris-X en 1975. Malgré un échec au concours d'entrée de l'École nationale d'administration (ENA) la même année, qu'il décrit comme "une école de pouvoir avec très peu de fond", il poursuit une carrière académique en tant qu'assistant puis maître-assistant à l'université de Paris-X. Il devient agrégé des facultés en économie en 1977, puis professeur des universités, enseignant d'abord à Nancy-II avant sa mutation à Paris-X en 1981.

Son engagement politique débute par une proximité avec le Parti communiste français (PCF), dont il s'éloigne "en apprenant l'économie", constatant dès 1972 que "le communisme ne tient pas la route". Il adhère au Parti socialiste en 1976 et se rapproche de Lionel Jospin. Élu député en 1986, il participe à l'examen du projet de loi visant à réintroduire l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en 1988. En 1991, il est nommé ministre délégué à l'Industrie et au Commerce extérieur dans le gouvernement Cresson.

Après une défaite aux élections législatives de 1993, il crée DSK Consultants et devient avocat d'affaires, œuvrant notamment au Centre de recherche sur l'épargne. Il fonde également le Cercle de l'industrie en juin 1993, un organisme dédié à la défense de l'industrie française à Bruxelles. Son retour en force intervient en 1997, lorsqu'il est nommé ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie dans le gouvernement Jospin, suite à la victoire de la gauche plurielle aux élections législatives. Durant ce mandat, il supervise des ouvertures du capital et des privatisations d'entreprises publiques, suscitant des critiques de la part de la gauche antilibérale. Il est à l'origine du programme économique du PS prévoyant les 35 heures et les emplois jeunes, mais confie la mise en œuvre de ce dernier à Martine Aubry.

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Les premières affaires judiciaires le rattrapent en 1999, le conduisant à démissionner de son poste ministériel. Il est mis en cause dans l'affaire de la MNEF pour "faux et usage de faux", soupçonné d'un emploi fictif couvert par de fausses factures, qu'il reconnaît avoir antidatées "sans intention délictuelle". L'affaire de la cassette Méry le place également sous les projecteurs, accusé d'avoir octroyé une remise fiscale à Karl Lagerfeld en échange d'une cassette contenant des aveux sur le financement occulte du RPR, une cassette qu'il déclare avoir égarée. Des soupçons d'emploi fictif au profit de sa secrétaire dans une filiale suisse d'Elf Aquitaine s'ajoutent à ce tableau.

Malgré ces tourmentes, Dominique Strauss-Kahn opère un retour en politique, réélu député en 2001 et 2002. Il devient une figure de la rénovation du PS, cofondant le club de réflexion "À gauche, en Europe" et prônant une refonte profonde du système universitaire. En 2006, il se présente à la primaire socialiste pour l'élection présidentielle de 2007, incarnant la sensibilité social-démocrate.

Son ascension internationale culmine en 2007 lorsqu'il est désigné directeur général du Fonds monétaire international (FMI), avec le soutien notable de Nicolas Sarkozy. C'est en mai 2011 que sa carrière prend un tournant brutal, suite à des accusations d'agression sexuelle à New York. Cette affaire le contraint à quitter la tête du FMI, ouvrant la voie à un non-lieu au pénal, puis à un accord financier civil impliquant le versement de plus d'un million de dollars à la plaignante l'année suivante. La médiatisation de ces affaires a définitivement discrédité l'hypothèse de sa candidature à l'élection présidentielle de 2012, où il était pourtant donné favori pour le Parti socialiste et la présidence, marquant ainsi la fin de sa carrière politique.

Sa vie personnelle a également été scrutée, notamment ses mariages, dont le troisième en 1991 avec la journaliste Anne Sinclair, et leur séparation annoncée en 2012. Il est ensuite apparu au Festival de Cannes en 2013 avec sa nouvelle compagne, Myriam L'Aouffir, dont la relation avait été révélée en 2012.

"Chaos brûlant" de Stéphane Zagdanski : Le Séisme Intime et Global

Le roman "Chaos brûlant" de Stéphane Zagdanski offre une exploration profonde de Dominique Strauss-Kahn, mais aussi et surtout des mécanismes sous-jacents qui régissent notre monde. L'auteur confie que l'année 2011, marquée par la rédaction de ce livre, fut "presque aussi pénible pour moi que pour Dominique Strauss-Kahn", évoquant même des "ennuis" personnels comme un "gigantesque incendie" ayant dévoré ses archives.

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L'intention initiale de Zagdanski était d'écrire sur "l’argent, sur le devenir désastreux de la finance contemporaine". Le "vrai sujet de «Chaos brûlant», c’est cette gestion génocidaire du globe." Il prolonge la dénonciation de Guy Debord en 1967 du "devenir-marchandise" du monde, affirmant qu'il faut "aujourd’hui évoquer le «devenir-marchés-financiers» de la planète." L'affaire DSK, bien que n'ayant pas "tellement intéressée" l'auteur en soi, a servi de catalyseur, notamment lorsqu'il a constaté "plus de couverture médiatique sur cette affaire que sur le 11-Septembre", y voyant "quelque chose de l’ordre de la démence".

En s'intéressant davantage au personnage de DSK, Zagdanski a perçu que "toute sa vie tourne autour de la hantise du cataclysme et du séisme". Il relie cette hantise à l'enfance de DSK, notamment au "séisme d’Agadir, le 29 février 1960, auquel sa famille et lui avaient survécu". Ce tremblement de terre, qui détruisit la ville en quelques secondes et fit des milliers de morts, aurait "à la fois ravagé et fondé" DSK. Pour l'auteur, "depuis, il ne pense plus qu’à jouir, et à fuir". DSK incarne alors "la fuite hors du temps du monde présent, entre la rapidité grandissante des déplacements et de la circulation des informations sur internet". Une constante dans sa carrière est remarquée : "à chaque fois qu’il est au sommet, tout s’écroule sous ses pieds", citant les affaires de la Mnef, la cassette Méry, et Piroska-Nagy. Mais "le plus extravagant, c’est qu’à chaque fois il s’en remet… pour replonger ensuite. C’est là que Nafissatou arrive." Zagdanski suggère même qu'il est "hanté par le séisme", et qu'"il n’est pas impossible qu’il revienne dans cinq ou dix ans. Si l’euro s’effondre et qu’on cherche un économiste…".

L'auteur décrit DSK comme un homme "littéralement aimanté par la catastrophe", dont la "libido est cataclysmique". C'est cette nature qui l'aurait rendu si "bon dans les situations de cataclysme réel", ayant fait "des merveilles en Haïti" en débloquant "des centaines de millions en quelques heures". Il est "remué par ça". Zagdanski le dépeint comme "un homme absent de lui-même", illustrant cela par la question que DSK aurait posée à Nafissatou Diallo dans la chambre du Sofitel : "Sais-tu qui je suis?", sous-entendant "N’aie pas peur, je suis un homme puissant, tu ne perdras pas ton travail". Cette phrase est mise en parallèle avec le roi Lear, qui "lui aussi perd tout par aveuglement sentimental et qui pose la question: «Qui peut me dire qui je suis?»".

Concernant l'élaboration de son roman, Stéphane Zagdanski adopte un "premier principe: tout est public". Il affirme n'avoir "rien inventé sur la vie privée des personnages célèbres du roman", même s'il "examine des détails peu connus", précisant que "tout est consultable dans des biographies, des discours, des recueils de petites phrases". Le "rapport passionnel de DSK aux échecs (et donc à l’échec !)" est déclaré "entièrement vrai", de même que l'histoire de l'avocat de DSK, Benjamin Brafman, "rescapé de la Nuit de Cristal", qui "fait parler les morts de la Shoah" lors de ses conférences. Ces éléments, dit-il, sont "dénichable sur YouTube". Cependant, Zagdanski précise s'être "immiscé dans le cerveau des personnages", et que ce qu'il y trouve est "par définition inventé", que ce soit pour DSK, Nafissatou Diallo, Benjamin Brafman, Sarkozy ou d'autres.

L'écriture du roman n'a pas été sans embûches, notamment juridiques. L'auteur a dû faire face à des "relectures" et à la nécessité de "mettre de côté plusieurs passages qui risquaient, en cas de procès, de nous faire perdre à coup sûr". Il cite l'exemple d'une "description très minutieuse, très poétique même, du pénis de DSK au moment où il l’engouffre entre les lèvres de Nafissatou Diallo", qui, bien qu'imaginaire, constituait "une «atteinte caractéristique à sa vie privée»". La scène du Sofitel, "assez amusant à écrire", a été un enjeu particulier. Zagdanski tenait à "rester impartial", le roman contenant "les deux versions, à deux endroits différents: celle du viol, selon Nafissatou Diallo, et celle de l’arrangement entre adultes consentants, selon DSK". Il affirme que "même les avocats ont fini par admettre la dimension profondément littéraire du livre, y compris dans les descriptions des scènes «réelles»", racontées par "un fou […] qui dit: «Laissez moi vous halluciner la chose.»". Ce personnage du fou, inspiré par Rick Genest, rencontré à Montréal en 2010 et tatoué d'un squelette, a été intégré au roman, Zagdanski y voyant "un nouveau signe, comme l’incendie de mon garde-meuble, que certains romans possèdent une efficacité cabalistique sur la réalité".

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Pour expliquer les variations dans les versions de Nafissatou Diallo, Zagdanski invoque un "principe d’incertitude peul". Après s'être intéressé à la culture peule, sa langue, ses croyances et ses maximes, il avance que "la civilisation africaine est orale. Lorsqu’un Africain vous raconte quelque chose, quoi que ce soit, il ne le rapporte pas: il le recrée." C'est, selon lui, "une forme d’improvisation, comme dans le jazz, dont les sources sont africaines." Il en déduit que "si vous posez à une Peule vingt fois la même question, vous aurez vingt réponses différentes", ce qui a pu "desservir" Nafissatou Diallo face à des policiers new-yorkais qui "n’admettent aucune fioriture dans la réponse".

L'auteur n'éprouve "aucune hostilité" envers DSK, le considérant comme "le logo grotesque du néolibéralisme, c’est un ensemble de phrases, de situations, de reflets." Il ajoute : "Qu’il soit aussi un personnage public, je n’y peux rien. Je ne suis pas allé fouiner dans sa vie privée, c’est lui qui s’est invité chez moi avec son éjaculation grotesque à la face du monde." Son sentiment est celui d'une distance critique, concluant : "paix à son sperme."

La Critique du "Gouffre" Financier et de la "Catastrocratie"

Le "Chaos brûlant" de Stéphane Zagdanski dépasse largement le seul portrait de DSK pour s'attaquer à une critique radicale du système économique mondial. Pour lui, "la finance n’est pas qu’une partie du monde, elle est le monde." Le néo-libéralisme a, selon l'auteur, "pris possession de toute la planète", constituant une "possession plus despotique que tous les despotismes humains apparus auparavant." Ce règne est celui du "ravage", et il parle d'une "catastrocratie" dont les racines sont profondes, se faisant "les griffes au XXe siècle avec les meurtres de masse, liés en partie à la crise de 1929", car "sans elle Hitler n’aurait jamais pris le pouvoir."

Zagdanski établit un lien troublant entre les mécanismes de cette catastrocratie et l'histoire. Il rappelle que "l’organisation du massacre de millions de personnes fut à la lettre «assistée par ordinateur»", soulignant que "les premières machines IBM étaient dans les camps d’extermination nazis." Cette connexion est actualisée avec l'information que "Watson», le nouveau super-ordinateur d’IBM, a été récemment acquis à prix d’or par… Citigroup, le plus grand conglomérat financier mondial." Pour l'auteur, cela signifie que "les Grecs n’en ont pas fini de baver, et nous avec eux. Les valets de Goldman Sachs vont leur faire payer l’invention du mot «démocratie»."

Dans ce contexte, "les péroraisons démagogiques des gouvernants ne servent qu’à masquer la domination de la finance", une domination étroitement liée à la "dévastation". Il note que si Marx avait prédit la fin de l'empire capitaliste, ce qui n'était pas anticipé est que "la planète allait sombrer avec lui."

Dominique Strauss-Kahn, l'homme du séisme, est paradoxalement perçu comme n'ayant pas "vu venir le séisme financier". Zagdanski affirme que "là, ce n’est pas un séisme, c’est un Gouffre. Un Gouffre qui est devenu l’autre face du monde." Il ne voit pas DSK comme le "grand économiste qu’on décrit habituellement", mais plutôt comme "un homme de paille du néolibéralisme" qui "n’a jamais rien produit". Il ironise sur le fait que l'on "attend toujours son prix Nobel, qu’il annonçait vaniteusement à ses camarades de fac à 20 ans." Le qualifiant de "keynesien-schumpeterien classique", il estime que "n’importe quel prof d’économie en première année en sait autant que lui." Au fond, DSK est "un fumiste qui raconte bobard sur bobard depuis qu’il a vingt ans." Ses derniers discours en tant que chef du FMI sont jugés "aberrants", où il "passe son temps à dire que tout va mieux, que la nouvelle gouvernance mondiale va tout arranger, qu’il est optimiste pour les Grecs, etc." Pour Zagdanski, "ce n’est même pas du cynisme: il s’en fout. Ce n’est pas du tout un homme de parole. Contrairement à Nafissatou Diallo, lui n’est pas habité par le Verbe." Il conclut avec une pointe d'ironie amère : "De ce point de vue, spirituellement, il est très peu juif. Il faut choisir entre étudier la Torah et se taper des putes à longueur de temps ! Les mots ne lui coûtent rien. Ils ne lui servent qu’à donner le change. Son désir est ailleurs. Son désir, on le trouve dans sa passion pour les échecs, ou dans ses textos: «J’emmène une petite faire les boîtes de Vienne.»"

DSK et Sarkozy : Les "Marionnettes du Chiffre"

Dans "Chaos brûlant", Stéphane Zagdanski met en lumière des similitudes inattendues entre Dominique Strauss-Kahn et Nicolas Sarkozy, malgré la perception générale qui les présentait comme des antithèses. Il affirme que "tous les deux sont manœuvrés par d’imbéciles communicants, les fameux spin doctors qui ne sont que des mythomanes à gage." Il va plus loin en déclarant que c'est "le cas de n’importe quel politicien aujourd’hui", où "quand un politicien dit «oui», il y a un communicant derrière son dos qui lui a dit d’assembler les lettres O-U-I pour répondre à un journaliste."

L'auteur oppose cette modernité politique à une figure d'antan comme De Gaulle, pour lequel il a "peu de sympathie", mais qui était "un roublard encore nourri de rhétorique à l’ancienne". Avec "cinq années de présidence sarkozienne", ce temps est "révolu". De Gaulle, souligne Zagdanski, avait "une qualité indéniable: il méprisait l’argent." Une qualité qui, selon lui, "On ne peut pas en dire autant de Sarkozy ni de DSK." Ces derniers sont perçus comme des "marionnettes du Chiffre", leur langage étant les "borborygmes débiles des Marchés Financiers: «AAA, BBB, CCC»…".

Le Mythe du Joueur d'Échecs et la Question de l'Antisémitisme

Dominique Strauss-Kahn a souvent été décrit comme un intellectuel d'une intelligence aiguisée, un "joueur d’échecs qui a quinze coups d’avance sur ses adversaires". Zagdanski confirme ce "rapport passionnel de DSK aux échecs". Cette image est exploitée dans "Chaos brûlant" à travers l'inclusion du personnage de Bobby Fischer, le "joueur d’échecs maladivement antisémite".

L'auteur, en s'intéressant à Bobby Fischer, a cherché à "rentrer dans le cerveau confus et paranoïaque d’un antisémite avéré, mais pas de n’importe lequel." Il considère que "les antisémites sont d’une uniformité moutonnière parfaitement ennuyeuse", et que "rien de très nouveau depuis Aman jusqu’à Ahmadinejad, sans parler des «antisionistes» français qui se croient très subversifs en ressassant des immondices vieilles de plusieurs siècles." Le cas de Bobby Fischer est distinct et intéressant pour deux raisons : "la première, c’est qu’il était aussi absolument génial aux échecs qu’il était psychotique dans la vie." Zagdanski note qu'il n'y a pas eu tant d'"antisémites géniaux" hormis Voltaire, Dostoïevski et Céline. La deuxième raison, "triste et touchante, c’est que Bobby Fischer était juif de père et de mère, au même titre que DSK ou moi-même!".

Concernant l'hystérie médiatique autour de l'affaire DSK, Zagdanski ne pense pas qu'elle puisse s'expliquer par la "réactivation d’un fantasme sur les Juifs", même si "les antisémites du globe y ont vu la confirmation de leurs convictions les plus moisies." Ce qui a "surtout fasciné, c’est que le désastre de DSK symbolise toute notre époque, mêlant le sexe, la politique, l’économie, les médias, et la plus banale misère humaine…".

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