La pratique de la plongée sous-marine et du snorkeling ouvre les portes d'un univers d'une beauté à couper le souffle qui réserve toujours des surprises aux plongeurs et aux amateurs. Si vous voulez littéralement plonger dans un autre monde plein de couleurs, le snorkeling et/ou la plongée sous-marine sont les passe-temps qu’il vous faut dans votre vie. Toutefois, il est essentiel de distinguer les environnements dans lesquels ces activités prennent place, car l'expérience varie radicalement selon que l'on se trouve en milieu naturel, en piscine ou en fosse de plongée.
Typologie des milieux aquatiques : de la piscine au milieu naturel
La distinction entre un bassin et une piscine est essentiellement liée à la divergence d’usage de ces deux aménagements. Un bassin reconstitue un biotope propre à accueillir une faune et une flore spécifiques aux milieux humides. Il a une fonction environnementale ou simplement décorative. La piscine quant à elle a une vocation ludique en se destinant aux plaisirs de la baignade ou de la nage.
Le bassin naturel s’apparente à un lac ou un étang. C’est un aménagement qui tend à s’intégrer au maximum dans le milieu naturel. Comme s’il faisait partie intégrante du paysage, qu’il avait toujours été là. On travaille les formes et l’ambiance pour que le bassin s’inscrive parfaitement dans la nature. La zone de filtration sera largement plantée de végétaux phytoépurateurs adaptés à la localité. Les granulats (pouzzolane, graviers…) servant de substrats à la végétation participent eux-mêmes au cycle de filtration. Le développement d’une flore bactérienne purificatrice vient compléter l’écosystème. À la manière d’un aquarium, cet environnement constitue un complexe biologique favorable au nettoyage de l’eau.
À l'opposé, la piscine naturelle ressemble dans la forme à une piscine traditionnelle. Fréquemment de conception contemporaine, on y retrouve des lignes géométriques et des pièces décoratives épurées. Ce type de baignade pourra ou non être accompagnée de plantations phytoépuratrices. Mais, c’est souvent la technologie qui permet le nettoyage de l’eau en reproduisant les processus ayant lieu dans la nature. La piscine naturelle comprend elle aussi les 3 zones fonctionnelles d’un espace de baignade biologique. La zone de filtration peut être constituée de plantes hélophytes. Mais ce n’est pas toujours le cas. La technologie peut soutenir ou remplacer totalement le pouvoir épurateur du complexe « plantes-minéraux-bactéries » obligatoire pour un bassin de baignade.
La plongée en milieu artificiel : apprentissage et entraînement
Il faut bien le reconnaître, l'hiver n'est pas spécialement une saison propice à la plongée en mer. Mais en attendant, pourquoi ne pas s'entraîner en piscine ou en fosse ? La piscine offre un univers rassurant très appréciable lorsqu'il s'agit d'effectuer un baptême de plongée et de ressentir pour la première fois, la sensation de respirer sous l'eau dans un détendeur.
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La piscine permet de peaufiner sa technique et se former à la plongée. Partout en France, de nombreux clubs proposent des plongées en piscine l'hiver. L'idée de ces séances est de ne pas interrompre sa pratique pendant de longs mois, mais plutôt de profiter de la saison basse pour peaufiner sa technique. L'hiver est en effet la période idéale pour se former, passer ses niveaux et ne pas perdre son "aquacité". Ce terme désigne l'aisance générale d'un être humain dans le milieu aquatique. Un plongeur doit savoir adapter l'ensemble de ses comportements et de ses réactions à l'univers aquatique, pour en tirer le meilleur parti, en termes de sécurité, d'efficacité et de plaisir.
Pour varier les plaisirs, la plongée en fosse représente une alternative intermédiaire. En France, ces dernières vont de 10 à 20 mètres. Comme pour la plongée en piscine, l'intérêt de plonger en fosse réside dans la possibilité de garder le contact avec l'élément liquide, dans des profondeurs plus importantes, de répéter des gestes techniques en profondeur et de retrouver le plaisir de se retrouver "au fond", même si il n'y a que des petits carreaux à voir. Suivre un cours de plongée à Deepspot, l’une des piscines les plus profondes du monde, est une expérience unique. Deepspot offre des conditions de baignade idéales, ce qui en fait l’endroit idéal pour les débutants. En outre, la profondeur de la piscine et la diversité du fond du Deepspot permettent de plonger à différentes profondeurs. Il s’agit d’une option pratiquement inexistante dans les piscines traditionnelles, qui permet aux élèves d’apprendre à gérer la pression et la flottabilité dans des conditions similaires à celles qu’ils rencontrent dans un environnement marin naturel.
L'exploration du milieu naturel : enjeux et sécurité
Lorsque l'on quitte le milieu protégé de la piscine pour le milieu naturel (mers, lacs, rivières, cénotes ou grottes marines), les exigences changent. La plongée vous permet d'aller plus loin et d'explorer la magie des mondes sous-marins. Cela exige beaucoup de connaissances, une expérience préalable de la plongée et un équipement complet.
Le facteur principal influant sur l'organisme humain en plongée est la pression exercée par l'eau. Celle-ci augmente avec la profondeur : le corps est soumis à une pression d'environ 1 bar à l'air libre au niveau de la mer (pression atmosphérique), mais le poids de l'eau au-dessus du plongeur immergé soumet celui-ci à une pression additionnelle d'environ 1 bar tous les 10 mètres en eau de mer. Cette pression inhabituelle pour un être humain adapté au milieu terrestre provoque des phénomènes que le plongeur doit connaître et gérer sous peine de mettre sa santé ou sa vie en danger.
Les accidents dus aux variations anormales de pressions dans les organes creux sont appelés des barotraumatismes. Lors de la descente, en plongée bouteille comme en plongée en apnée, l'air contenu dans l'oreille moyenne du plongeur est en dépression par rapport au milieu ambiant, ce qui crée une déformation du tympan. Le plongeur doit volontairement insuffler de l'air dans son oreille moyenne via les trompes d'Eustache, afin d'éviter toute déchirure ou douleur. Il existe plusieurs manœuvres d'équilibrage, la plus répandue consiste à se pincer le nez et à souffler légèrement bouche fermée (manœuvre de Valsalva).
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Au-delà de la pression, la sécurité en milieu naturel impose des règles strictes. Ne plongez jamais seul, mais toujours avec un compagnon de plongée. Ne plongez que lorsque vous êtes en bonne santé. Vérifiez l'état de votre équipement avant chaque plongée. Ne plongez que lorsque les conditions météorologiques et aquatiques sont favorables. Respectez strictement votre plan de plongée. Veillez à équilibrer la pression dans le temps avec la règle des paliers de « 3 minutes à 5 mètres ». Observez la règle de la remontée lente à la surface et de la respiration calme et continue.
Équipement et physiologie : la technique au service de l'immersion
Pour plonger, vous aurez besoin d'un équipement complet. D'une part pour résister aux conditions dans l'eau et d'autre part pour pouvoir s'orienter sous l'eau. Les éléments de base de tout équipement de plongée est ce qu’on appelle l’équipement ABC, c’est-à-dire le masque de plongée, le tuba et les palmes. Pour la plongée bouteille, le plongeur sera également muni d'une bouteille de plongée qui contient le gaz respiré apporté via un détendeur. Il doit contrôler sa plongée à l'aide d'un manomètre et d'un ordinateur de plongée et respecter des tables de décompression incluant d'éventuels paliers de décompression.
Le matériel spécifique commun aux différentes formes de plongée se compose généralement d'une combinaison isothermique, d'un masque, de palmes, et d'un lestage. Les plongeurs sous-marins utilisent des équipements plus complexes que les plongeurs en apnée. Nos yeux ne voient pas bien sous l’eau. Par conséquent, un masque de plongée sous-marine est l'un des éléments les plus importants de l'équipement de plongée. Lors de la plongée, vous devrez porter une combinaison de plongée ou étanche pour rester au chaud. Si vous plongez dans des eaux inférieures à 10 ° C, vous aurez besoin d'une combinaison étanche et d'un sous-vêtement.
Le principe de fonctionnement du scaphandre autonome est théorisé par Manuel Théodore Guillaumet en 1838, mais ne sera mis en application que dans les années 1860 par Benoît Rouquayrol et Auguste Denayrouze. La forme actuelle de l'équipement de plongée autonome est élaborée par Maurice Fernez puis Yves Le Prieur pendant l'entre-deux-guerres, et perfectionné par Émile Gagnan et Jacques-Yves Cousteau en 1943 : l'invention capitale pour la plongée autonome, est le détendeur automatique, dit aussi « de débit à la demande ».
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