Le monde des sports de glisse, qu'il soit sur l'eau ou sur la neige, partage des principes fondamentaux d'équilibre et de maniabilité. Pourtant, malgré des similitudes apparentes, chaque discipline développe des équipements spécifiques, adaptés à son environnement unique et à ses exigences techniques. Parmi ces équipements essentiels, les fixations, appelées chausses en wakeboard et fixations en snowboard, jouent un rôle capital. Elles sont le lien direct entre le pratiquant et sa planche, garantissant confort, précision et sécurité. Comprendre leurs différences et leurs particularités est crucial pour optimiser l'expérience de glisse et progresser dans chaque sport.
Des Racines Communes et des Principes de Glisse Partagés
Si vous êtes novice en matière de wakeboard, vous pensez peut-être qu'il s'agit d'un sport similaire au snowboard. Bien que ces deux sports aient de nombreux points communs, il existe également des différences majeures qu'il convient d'explorer en profondeur. Il existe en effet de nombreuses similitudes entre le wakeboard et le snowboard. À la base, ces deux sports exigent un équilibre extrême tout en utilisant une planche pour glisser sur une surface. Dans les deux cas, la planche est utilisée par une seule personne à la fois, soulignant une expérience individuelle de la glisse.
L'histoire même de ces disciplines révèle des origines entrelacées. Ces deux sports sont issus du surf. On pense que le wakeboard est dérivé du surf parce que les surfeurs voulaient toujours passer du temps dans l'eau, même lorsqu'il n'y avait pas de vagues, cherchant une alternative pour prolonger le plaisir de la glisse. Le snowboard, quant à lui, n'a pas de lien direct avec le surf traditionnel en mer, mais il était connu sous le nom de surf sur neige ou "snurfing" à ses débuts, une appellation qui met en évidence cette filiation spirituelle avec la glisse marine.
La posture du rider est un autre point de convergence fondamental. Dans les deux sports, la façon de se tenir sur la planche est importante. Votre position de départ doit être la même que si vous vous leviez d'une chaise, avec les genoux pliés et votre poids réparti de manière égale afin que les deux côtés de l'articulation du genou se partagent la charge. Cette position basse et fléchie est la clé de l'équilibre et de la réactivité, permettant d'absorber les chocs et d'initier les virages. De plus, dans les deux sports, vous choisissez votre position en fonction du pied qui vous semble le plus naturel à l'avant, que ce soit "regular" (pied gauche devant) ou "goofy" (pied droit devant). La position est la direction que vous prenez lorsque vous regardez vers le bateau en wakeboard ou lorsque vous descendez une pente en snowboard.
L'importance des fixations est également universelle. Les fixations sont nécessaires pour les deux sports afin de s'assurer que les pieds restent sur la planche, transformant le corps du rider en une extension de celle-ci. La hauteur est un facteur déterminant de l'emplacement des fixations, influençant le contrôle et la stabilité. Le poids est un autre facteur important pour l'emplacement des fixations, nécessitant un ajustement précis pour une répartition équilibrée. Enfin, la prise de carre sur la planche est importante en wakeboard et en snowboard et fonctionne pratiquement de la même manière, permettant de diriger la planche et de contrôler la vitesse. Comme dans de nombreux sports extrêmes tel que le snowboard ou le skateboard, il y a une série de termes ou expressions spécifiques pour nommer ces figures (par exemple backroll, frontroll, tantrum, elephant, whirlybird, 360, 720, 900, 1080…), témoignant d'une culture de la performance et de la créativité partagée.
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Le Wakeboard : L'Art de la Glisse sur l'Eau et le Rôle Crucial des Chausses
Le wakeboard (de l'anglais wake, sillage, et board, planche) est un sport nautique qui apparaît au début des années 1980 après l'avènement du skiboard (qui est désormais le snowboard) à partir d'une combinaison de techniques de ski nautique, de snowboard et de surf. En anglais, wakeboard désigne uniquement la planche, le sport lui-même se disant wakeboarding. Ses racines viennent du « skurf » (en anglais skurfing), qui fut créé en Nouvelle-Zélande par le façonnier de planches de surf Allan Byrne et ses amis dont Kevin Jarrett. De l'autre bout du monde en 1983, Howard Jacobs créa plusieurs wakeboards en montant des sangles de pieds de planche à voile sur une planche de surf. En 1984, il pouvait faire des sauts périlleux arrière (back flips) sur la rivière de St. Johns River à Jacksonville (Floride).
Au lieu d'utiliser des skis, le glisseur utilise une planche qui lui assure plus de portance. Sur cette planche sont fixées deux chausses (fixations) pour les pieds dans le sens de la largeur comme pour un snowboard ou un skateboard. Ces chausses sont un élément essentiel. Elles sont le lien entre toi et ta planche de wakeboard. Avoir les chausses adéquates t’apportera confort et précision! Alors, comment choisir ses chausses de wakeboard, étant donné la diversité des options disponibles ?
Les chausses, chaussons ou bindings, boots en anglais jouent un rôle très important pour le wakeboarder. Les chausses ont, comme les planches, été grandement modifiées depuis le début de la discipline. Dans les années 1980, elles étaient fabriquées à l'aide de cale-pieds de planche à voile, et relevaient alors plus du prototype que d'un modèle fini de chausse. Même si ce type de chausses présentait d'énormes désavantages, notamment liés à leur fragilité, leur manque de confort et surtout l'absence de contrôle précis de la trajectoire de la planche. Avec le développement de la discipline dans les années 1990, les chausses ont évolué en direction du ski nautique, en reprenant leurs matériaux (caoutchouc et néoprène), leur système de fixation sur la planche, fonctionnant avec des inserts. Aujourd'hui, on distingue plusieurs types de chausses de wakeboard, chacune ayant ses propres avantages et inconvénients. Il est important de savoir que des chausses neuves peuvent vous serrer un peu les pieds, cela est tout à fait normal. En effet, le néoprène des chausses neuves doit se tasser un peu et donc libérer un peu de place!
Diversité des Chausses de Wakeboard
Le système strap, plus courant dans le kitesurf, peut se retrouver sur une planche de wakeboard. Ce type de fixation offre une certaine simplicité et une légèreté appréciable pour certains riders, mais il est souvent moins performant en termes de maintien et de précision comparativement à d'autres systèmes plus enveloppants.
Les chausses ouvertes représentent un bon choix pour les riders débutants à intermédiaires. Elles peuvent être à lacets, scratchs ou straps. Leur avantage principal est d’être compatibles avec plusieurs pointures! Ce qui les rend idéales pour les familles ou les personnes qui partagent une même planche. Le prix des chausses ouvertes est généralement plus bas que des chausses fermées, ce qui en fait une option économique intéressante pour commencer. Le point négatif est que si vous ridez dans de l’eau plus froide, vous risquez d’avoir froid plus rapidement car vos orteils sont directement exposés au vent et à l’eau, un détail à considérer pour le confort thermique.
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Les chausses fermées sont les plus répandues, surtout dans les cableparks. Elles conviennent parfaitement pour les débutants, comme pour les riders expérimentés, offrant un excellent compromis entre maintien et confort. Elles peuvent être à lacets, à scratchs ou à straps. Cependant, Nature-Ride recommande les systèmes lacets ou straps car les scratchs peuvent rapidement s’endommager et sont ainsi moins performants en terme d’accroche. Contrairement aux chausses ouvertes, ce type de chausses ne couvre que 2 tailles de pointures mais seront du coup beaucoup plus précises! Cette précision accrue est un atout majeur pour le contrôle de la planche. Elles sont un incontournable pour les riders qui veulent faire des figures sur les modules, où chaque millimètre de pression est essentiel.
Une variante des chausses fermées propose des chaussons amovibles. Il s’agit du même système que les chausses fermées mais, ici, les chaussons qui entourent vos pieds sont amovibles! Cela est idéal pour marcher sur les berges de nos lacs favoris sans risquer de blessures aux pieds! C’est donc un incontournable pour les riders en cablepark, où les allers-retours entre la zone de glisse et le bord peuvent être fréquents. Elles sont confortables et précises, offrant le meilleur des deux mondes. Le point négatif serait qu’elles sont légèrement plus lourdes de quelques centaines de grammes par rapport à des chausses fermées sans chaussons, un léger compromis pour la commodité.
Enfin, un système un peu moins répandu et propre à certaines marques est clairement inspiré du snowboard. Ces chausses permettent de garder les boots (chaussures) aux pieds et garantissent donc une sécurité totale quand vous marchez le long des berges. Cette approche combine la praticité de la marche avec un excellent maintien pour la glisse.
L'Environnement et l'Équipement du Wakeboarder
Les conditions requises pour participer à l'activité de wakeboard sont spécifiques. L'équipement le plus important est un bateau capable de tirer un wakeboarder. La meilleure façon de tirer un wakeboarder est d'utiliser une tour de wakeboard. Bien qu'une tour de wakeboard ne soit pas nécessaire, elle améliorera considérablement votre expérience en élevant le point de remorquage et en vous permettant de prendre de la hauteur et de l'air lors des sauts. La tour de wakeboard doit être fixée à un bateau conduit par une autre personne, sinon vous n'irez nulle part. En outre, tous les bateaux ne sont pas adaptés à l'installation d'une tour de wakeboard. Le bateau idéal pour le wakeboard est un bateau à coque en V en fibre de verre de 18 à 25 pieds de long. Il peut s'agir d'un bateau à proue, d'un runabout ou même d'un bateau ponté, l'essentiel étant sa capacité à créer un sillage adéquat. En ce qui concerne les bateaux appelés wakeboard boat (en), il existe des modèles spécialement adaptés à la pratique du sport : tout d'abord ceux-ci sont équipés d'une tour qui permet de fixer la corde de traction à 2 mètres de haut environ par rapport à l'eau. Ils sont également équipés de ballasts afin de pouvoir être alourdis et d'une coque spécialement étudiée, tout cela pour obtenir un sillage pourvu de vagues plus hautes. Par ailleurs, ces bateaux sont équipés d'un moteur arrière (V-Drive) contrairement aux bateaux de ski équipés d'un moteur central (direct drive), une configuration optimisée pour la création de vagues idéales.
La vitesse est une autre exigence du wakeboard, car si elle n'est pas suffisante, vous vous enfoncerez dans l'eau au lieu de vous relever sur votre planche. Le vent provoque des vagues dans l'eau, ce qui n'est pas bon pour le wakeboard. Il faut que l'eau soit lisse, sans trop de vagues, car celles-ci peuvent perturber le sillage du bateau, qui est l'endroit où se pratique le wakeboard. En général, les gens font du wakeboard pendant les mois chauds, lorsque l'eau est plus propice à la glisse. Cependant, il est toujours possible de faire du wakeboard lorsqu'il fait froid ; il suffit de porter une combinaison humide ou sèche pour rester au chaud, en fonction de vos préférences.
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Une corde, sorte de palonnier, est grâce à elle que le wakeboarder (ou wakeboardeur) se fait tracter par le bateau. Cette corde a une taille qui varie en fonction de la manière dont on ride ainsi que du rider en lui-même, elle varie entre 16 m et 24 m. En bateau le rapport entre la vitesse de traction et la longueur de corde est déterminé par le poids et le style du pratiquant, permettant un ajustement personnalisé pour une performance optimale.
La planche de wakeboard elle-même est également distinctive. Cette planche flottante mesure en général entre 130 et 147 cm de long et jusqu'à 45 cm de large (c’est-à-dire plus courte et plus large que celles que l'on trouve dans le snowboard). Une planche de wakeboard a une base plus large qu'une planche de snowboard, et elle est munie d'ailerons pour la stabilité dans l'eau sur le dessous de la planche, essentiels pour le contrôle directionnel et la stabilité. Le wakeboard a depuis ses débuts énormément évolué au niveau des planches : les premières planches de surf, asymétriques sont devenues, à l'instar de l'évolution en skateboard, des planches symétriques (twin tips) dotées de dérives de chaque côté. Les matériaux se sont aussi améliorés : l'apparition de nouveaux matériaux remplaçant la résine des planches de surf, comme le nid d'abeille, ou encore le fusion core, ont réduit le poids des planches, contribuant à une maniabilité accrue.
Les figures en wakeboard peuvent à la fois être réalisées en heelside ou en toeside quand la figure est débutée respectivement en prise de carre arrière (c’est-à-dire en appui talon, ou face au bateau) ou avant (c’est-à-dire en appui orteils, ou dos au bateau). Il est cependant plus aisé pour le wakeboarder d'effectuer sa figure en prise de carre arrière car il a plus de stabilité et d'équilibre. Les fabricants de wakeboard (planche et chausses) les plus connus sont Ronix, Hyperlite, Slingshot, Jobe, Reckless ou Liquid Force.
L'essor du Wakeboard en France
Le développement du wakeboard en France a été jalonné d'étapes importantes. En 1994, la création de Wake Board Magazine, revue française de la Fédération française de ski nautique et de wakeboard par Jean-Claude Durousseaud (magazine rebaptisé depuis Wake & Ski), a marqué un tournant. La même année, l'Association nationale de wakeboard (ANW) est créée par les pratiquants Gilles Becker, Franck Ropéro et Pierre Bergia. Cette même année en 1994, le français Gregory Sevilla remporte le championnat d'Europe de wakeboard dont la dernière manche se déroule en Août, au plan d'eau de l'Arena à Roquebrune-sur-Argens, prouvant la compétitivité française. En 1996, la Fédération française de ski nautique reconnaît officiellement le wakeboard et crée une commission dont l’objectif est de structurer le développement de cette discipline. Des formations de juges et d’initiateurs sont mises en place, professionnalisant l'encadrement du sport. S'organise alors le premier championnat de France, à Viry-Châtillon. En 1997, a lieu le premier tour français de compétitions bateau en cinq étapes, consolidant le circuit national. François Roy devient le premier Français champion du monde WWA Junior, un succès international notable. En 1999, les premiers championnats d'Europe de cable-wakeboard voient le jour, et Rodolphe Vinh-Tung devient le premier Français à accéder en finale pro des Worlds, le championnat du monde WWA. Cette année-là, un Festival de Wakeboard sur le lac de Zoug en Suisse témoigne de l'expansion européenne du sport. En 2000, la création, par Philippe Sirech et Laurent Deburaux, de l'AFW (Association française de wakeboard), principalement tournée vers la communication web et l'événementiel grand public, a contribué à populariser la discipline. Malgré les efforts, en 2017, une nouvelle demande pour intégrer le wakeboard aux J.O. 2024 de Paris a été à nouveau rejetée par le comité d'organisation. Cependant, en 2019, plus de 100 téléskis nautiques ont été créés un peu partout en France (Full size et 2 poulies) favorisant la pratique et la découverte de futurs jeunes champions, assurant un développement continu du sport.
Le Snowboard : La Maîtrise de la Neige et l'Importance des Fixations
Le snowboard a moins d'exigences que le wakeboard en termes d'environnement initial. Il suffit d'avoir de la neige compacte sur une colline. En général, les gens font du snowboard pendant les mois froids, une pratique saisonnière complémentaire à celle du wakeboard. Le snowboard nécessite plus d'équipement que le wakeboard, car il se pratique par temps froid. Il faut aussi des bottes, des vêtements épais qui tiennent chaud et qui sont imperméables, des lunettes, des gants et un bonnet, un ensemble complet pour affronter les éléments.
Lorsqu'on achète sa première board, on a tendance, à tort, à partir sur la paire de fixations de snowboard la moins chère proposée. Après tout : qu'est-ce qui ressemble le plus à une fixation qu'une fixation ? Cette idée reçue est une erreur fondamentale, car les fixs sont un élément à part entière du snowboard. Ce sont elles qui vont retransmettre l'information de votre ride à votre planche. Mal adaptées, elles risquent de gâcher votre session, soulignant leur rôle capital dans la performance.
Choisir ses Fixations de Snowboard : Rigidité, Système et Réglages
Comment choisir ses fixations de snowboard ? Plusieurs données rentrent en compte. La rigidité, le système de serrage, la construction et votre façon de rider, seront les éléments principaux à prendre en considération. Enfin, votre feeling est le critère le plus important. N'oubliez jamais : tout ce qui importe c'est que cela soit efficace pour vous.
L'histoire des fixations de snowboard a évolué avec le temps, plusieurs systèmes sont apparus, puis disparus, pour au final, laisser aujourd'hui trois grands types de système de fixs. Il s'agit du système avec strap classique, du système avec l'entrée arrière et enfin du Step On. Enfin, faites bien attention à ce que la fixation soit adaptée à vos boots. Certaines marques proposent des modèles plus ou moins larges. N'hésitez pas à régler vos fixations pour coordonner le tout parfaitement. Optimisez au mieux votre session !
Le système de fixations de snowboard avec strap classique est une valeur sûre. Pourquoi changer une équipe qui gagne ? Ce type de fixations de snowboard est le plus répandu depuis des années, prouvant son efficacité et sa fiabilité. Il se compose généralement de deux straps ajustables qui maintiennent fermement la boot sur la planche, offrant un excellent maintien et une transmission précise des appuis.
Pour les fans de boîte automatique et de simplicité, le système d'entrée arrière est une alternative intéressante. Avec ce système de fixation, plus besoin de s'asseoir pour déchausser et chausser votre snowboard. Vous ouvrez votre fixation par l'arrière et enfournez votre pied dans la fixation déjà réglée, puis relevez le spoiler (partie haute qui se cale au niveau du mollet). Et voilà. C'est aussi simple que ça. En terme de comportement de ride, on perd en précision par rapport à une fixation classique. Mais fini les arrêts après chaque remontée mécanique pour chausser, vos potes skieurs vont adorer ! Cependant, l'expérience utilisateur peut varier : malgré la promesse de rapidité, certains rencontrent des difficultés à maintenir un réglage optimal. Des utilisateurs ont constaté qu'après avoir retiré la boot, il n'est plus vraiment possible de la remettre exactement dans la position initiale, entraînant une perte de centrage ou un décollement du talon. La difficulté de chaussage en pente légère ou même forte est aussi un point à considérer : même si l'on peut ouvrir la fix latéralement, refermer le spoiler peut s'avérer délicat. La règle reste la même : ne jamais déchausser les deux pieds dans le pentu!
La solution pour les plus pressés ou les "feignasses" est le Step On. Avec les fixations de snowboard Step On, plus besoin de se baisser pour chausser et déchausser votre board. Grâce à des boots adaptées, vous clipsez vos bottes dans les fixations comme si vous chaussez des skis en un temps record. Gain de temps, performance maintenue, ce type de fixation proposé par Burton plaît de plus en plus. Attention ceci dit. Le Step On ne fonctionne qu'avec des boots Step On et vice versa. Si vous changez de fixations de snowboard, vous devrez changer les boots également, un investissement complet dans le système.
La rigidité des fixations de snowboard est un critère essentiel. Les fixations de snowboard sont plus ou moins rigides. Le but ? Proposer un feeling différent en fonction du rider et du programme. Le spoiler est plus ou moins tendre. Plus il est souple, plus la fixation sera molle et tolérante. Un débutant ou un jibeur (freestyle sur rail et box) est en général friand de ce type de fixations. Souvent construites à partir de plastique, ces fixations de snowboard proposent aussi l'intérêt d'être moins chères. Ce côté souple apporte un caractère assez joueur et fun. Des fixations au soft médium seront parfaites pour un intermédiaire, offrant un bon équilibre. À l'inverse, plus la fixation est rigide, plus elle est précise et aura du répondant, privilégiée par les riders expérimentés et les adeptes de vitesse.
Concernant les inserts, il existe aujourd'hui deux types de snowboard. Les snowboards montés avec des pas de vis et ceux avec des channels (Burton). Aucune différence notable dans votre ride en termes de sensations générales, mais assurez-vous que vos fixations soient adaptées à votre snowboard. Normalement, la plupart des marques de fixations proposent des pads avec les disques pour les deux systèmes. Une petite vérif permet d'en être certain. Certaines marques proposent des disques plutôt petits pour augmenter la précision et booster le comportement de la fixation. Des fixations de snowboard munies de pads en EVA seront plus confortables, absorbant mieux les vibrations et les chocs.
Le réglage de l'angle et du stance est également fondamental. Le stance est l'écart entre les deux fixations. Des règles existent, mais là encore votre feeling est le plus important. Pour quelqu'un qui fait beaucoup de freestyle, le stance devra être centré sur la planche pour rider en switch (pied inversé). Un stance étroit aide en jib, mais privilégiez un stance large pour les kickers (tremplin) et stabiliser les réceptions. Certains riders préfèrent pencher leur spoiler vers l'avant (canting). Dans un half pipe, plus l'inclinaison est importante, meilleur est le transfert d'énergie sur la carre arrière, optimisant la performance. Il est recommandé au rider polyvalent de reculer ses fixations vers l'arrière. Plus elles seront reculées plus il sera facile de flotter en poudreuse. Avis aux amateurs de poudreuse ! Quant aux angles, quels degrés choisir pour orienter vos fixations sur votre snowboard ? Votre ressenti est le principal critère à prendre en compte. Si vous n'en savez rien, quelques bases peuvent guider : pour une pratique freestyle, optez pour +15 degré (pied avant)/-15 (pied arrière) ; pour une pratique polyvalente, +15/-10 ; et pour une pratique freeride, +18/-9. Vous serez à même de changer sur les pistes si ces conseils ne correspondent pas à votre style ou à votre ressenti.