Choisir un dériveur capable d'accueillir confortablement quatre personnes, tout en répondant à des exigences variées de navigation, de stabilité, de performance et de budget, représente un défi. L'idée est souvent de trouver l'esprit d'un dériveur "croiseur", capable d'offrir des sensations sans pour autant imposer le trapèze, et de naviguer avec la famille sans avoir à "fliper tout le temps de f**tre tout le bagage à l'eau". Que ce soit pour explorer les eaux calmes du bassin d'Arcachon, quelques lacs à l'occasion, ou s'aventurer en Méditerranée où une "houle non significative" peut parfois signifier une "houle d'un mètre ressemblant davantage à un gros clapot de baignoire et où les vents peuvent changer à 360° en moins d'une minute grâce au relief de la côte", le bateau doit faire preuve d'adaptabilité. Cette quête d'un compromis entre un bateau assez vivant, léger pour être manipulé à terre seul ou à deux, et suffisamment spacieux pour une petite famille, oriente vers une exploration approfondie des caractéristiques et des modèles disponibles sur le marché, qu'ils soient classiques ou plus contemporains.
I. Les Critères Essentiels pour un Dériveur Familial de 4 Personnes
La sélection d'un dériveur pour quatre personnes implique la prise en compte de plusieurs facteurs déterminants, allant de la sécurité à la facilité d'utilisation, en passant par le budget. Ces critères sont d'autant plus importants lorsque le programme envisagé est varié, incluant aussi bien la voile en solitaire, le duo, que la randonnée en famille avec deux adultes et deux enfants.
A. Stabilité et Sécurité en Navigation
La stabilité est une caractéristique primordiale pour un dériveur destiné à des sorties familiales. Il s'agit d'éviter d'avoir à "fliper tout le temps de f**tre tout le bagage à l'eau". Des modèles comme le GP 14 sont réputés stables. Le Ponant est décrit comme étant "puissant et spacieux", et il est souligné qu'il est "stable", ayant même surpris plusieurs fois par sa performance. Un autre candidat, le Lookout, est conseillé comme étant "plus stable, plus vaste et plus sécurisant sur l'eau" pour quatre personnes, le comparant favorablement au Skellig sur ce point précis. De même, la Caravelle est reconnue pour être un "paquebot sécurisé". Pour le Skellig, il est avancé qu'il "devrait être assez stable vu sa grande largeur", et qu'il n'est pas prévu de stick permettant au barreur de se mettre au rappel, ce qui suggère une conception axée sur la stabilité inhérente plutôt que sur des techniques de rappel exigeantes.
Certains dériveurs offrent des caractéristiques de sécurité passives intéressantes. Par exemple, il existe des dériveurs dont la "coque ouverte (sans fond de cockpit réhaussé pour le rendre autovideur)" se vide "automatiquement de son eau lorsqu'il chavire et est sur la tranche, grâce à la flottabilité de ses deux bancs longitudinaux étanches". Ces innovations contribuent à une tranquillité d'esprit non négligeable pour les familles.
B. Poids et Manutention à Terre
Le poids du bateau est un facteur crucial, en particulier si le dériveur doit pouvoir être "remonté sur la terre ferme par une ou deux personnes". Le défi est de trouver un bateau "assez léger pour être manié à terre seul ou à deux". Cependant, il est important de noter qu'il ne faut pas se leurrer : un poids conséquent "le rend non manipulable par deux personnes sauf si mise à l'eau équipée d'un treuil". Une fois posé au sol, il est difficile de faire bouger plus de "50 Kg/personne". Il est précisé que "dans cette taille, au-dessus de 4,50 m, une coque toute seule pèse trop lourd pour deux, surtout s'il y a une dérive dans le puits. Sans parler du mât etc." Cela suggère de "viser plus bas, sous 4,20 m" pour une manipulation aisée par deux personnes, bien qu'il puisse exister des modèles plus légers au détriment de la robustesse et de la stabilité.
Lire aussi: Tout savoir sur la voile en dériveur
Les matériaux de construction jouent un rôle essentiel dans le poids. Pour gagner en légèreté, "on peut se tourner vers les constructions en contreplaqué/époxy, réputées plus légères que les coques en polyester". Des exemples concrets de poids sont instructifs : le Laser a une coque de 59 kg pour 4,06 m de long, tandis que le RS Aero, un modèle concurrent plus récent, est "presque deux fois moins lourd" que le Laser. Le Virus Plus pèse 130 kg. Le Maraudeur est plutôt aux alentours de "80/90 kg". En revanche, des modèles plus grands affichent des poids plus élevés : le Skellig est estimé à environ 170 kg (coque à 140 kg plus les appendices), le Ponant fait quand même 180 kg, le Lookout a un déplacement de 230 kg, et le Lanavère 510 atteint 355 kg. Ces chiffres montrent la diversité des contraintes de manipulation. Même pour une Caravelle, une expérience mentionne la sortie du bateau avec une remorque "particulièrement mal adaptée" à deux, dont un adolescent de 15 ans et sa sœur de 7 ans, prouvant que c'est possible mais que cela dépend des conditions et du type de remorque.
C. Capacité d'Accueil et Confort à Bord
L'objectif est clair : le dériveur doit pouvoir accueillir quatre personnes, qu'il s'agisse de "4 adultes (ou quasi adultes)" ou d'une famille composée de "deux adultes et deux enfants". Le confort est également un élément important, l'utilisateur souhaitant éviter le trapèze. Le Ponant est jugé "spacieux" et "à 4 c'est large". Le Lookout est considéré comme "plus vaste" que le Skellig pour une famille. Le Topaz Omega, bien que "vite sportif" à deux avec toute la voilure, peut accueillir "jusqu'à 5 adultes".
L'aménagement du cockpit est également un critère de confort. Pour le Skellig, le "cockpit semble assez habitable puisque le mât est assez en avant (gréement au tiers) et qu'il n'y a pas de banc gênant la circulation d'avant en arrière". Cependant, la voile "descend très bas, obligeant l'équipage à courber l'échine à chaque virement de bord", bien que cet inconvénient soit "mineur" du fait que la voile est "sans bôme". Pour la Caragogne, une version de la Caravelle avec un petit roof, il est noté qu'à quatre "il faut être un peu organisé". Le 470, bien que performant, est considéré comme trop "à l'étroit" pour quatre personnes, et le 420 est carrément à oublier car "minuscule".
D. Adaptabilité aux Différents Plans d'Eau et Programmes
Un dériveur familial idéal doit être polyvalent et adapté à un "programme varié", incluant "voile en solitaire, voile en duo, randonnée en méditerranée, à la voile ou au moteur, en famille". Le "terrain de jeu" envisagé, comme le bassin d'Arcachon, des lacs, et la Méditerranée, implique des conditions de navigation très différentes. La capacité à gérer une "houle d'un mètre" ou des "vents pouvant changer à 360° en moins d'une minute" est un atout. Certains dériveurs sont conçus pour être de véritables "dériveurs croiseurs", aptes à des balades au long cours, parfois même avec un petit moteur. Le Lookout, par exemple, peut "mettre un petit moteur" et sa "vivacité permet une navigation sportive bien plus excitante" que la Caravelle, tout en restant "aussi sûr". Son utilisation en école de voile à Chausey témoigne de sa robustesse et de sa polyvalence.
Le Laser, initialement conçu en 1969, avait pour objectif d'être un dériveur "capable de voyager sur le toit d'une voiture" et de servir de "dériveur de loisir, éventuellement éligible aux régates de club du vendredi soir mais guère plus". Cette philosophie en fait un modèle adaptable, même s'il est plus orienté vers la performance en solitaire ou en duo aujourd'hui. D'autres, comme le Foxtrot ou le Jouet 17, sont décrits comme "très faciles à gérer en solo" et "très bien à deux", sans exigence technique particulière et avec "très peu de risque de dessalage", tout en procurant "de bonne sensation de glisse à caractère sportif quand ça souffle un peu".
Lire aussi: Utilisations et avantages du petit dériveur
E. Le Budget : Coût d'Acquisition et d'Entretien
Le budget est souvent une contrainte majeure, avec le souhait de trouver un bateau "pas trop cher". Le marché de l'occasion offre des opportunités intéressantes, mais il faut être vigilant. Un Lookout de 1995 peut être trouvé pour un "prix beaucoup plus modique" qu'un Skellig neuf. Les prix des Caravelles d'occasion peuvent cependant être "supérieurs au prix du lookout d'occase". Une Caravelle a été vendue "7500F il y a quelques années avec un petit 5cv et une remorque + l'armement", mais ce prix est ancien.
Certains modèles sont connus pour être onéreux, comme le Stratos, jugé "cher", même s'il est "vraiment top". Le Topaz Omega représente un investissement "plutôt le double". À l'inverse, des dériveurs d'initiation comme le Vaurien avaient un "prix très abordable : 2X celui d’une bicyclette" lors de leur lancement. Le marché de l'occasion pour les dériveurs provenant d'écoles ou de centres de loisirs nécessite une inspection minutieuse des voiles, de l'accastillage, de la coque (notamment les dessous), du safran et de ses ferrures, ainsi que du puits et de la dérive, car ces éléments peuvent être "martyrisés" par une "utilisation collective et enthousiaste".
II. Modèles de Dériveurs pour 4 Personnes : Un Panorama
Le marché des dériveurs propose une large gamme de modèles, des classiques éprouvés aux créations modernes, chacun avec ses particularités et ses avantages pour une navigation à quatre.
A. Les Classiques et les Indémodables
Ces dériveurs ont marqué l'histoire de la voile légère et continuent de séduire par leur robustesse et leur adaptabilité.
La Caravelle : L'Icône Familiale
La Caravelle est une véritable "antiquité", mais ses "qualités marines ne sont plus à démontrer". C'est un choix fréquemment suggéré pour un usage familial, souvent décrite comme un "paquebot sécurisé". Elle se décline en plusieurs versions : la Caragogne, avec son roof qui permet de "ranger un peu", bien qu'à quatre "il faut être un peu organisé" ; la Caravelle école, souvent en contreplaqué, mais dont les exemplaires d'occasion peuvent être des "épaves" ; et la Caravelle plastique, considérée comme une "vraie m… à fuir". En revanche, il existe des Caravelles en aluminium fabriquées avec les "mêmes cotes que celles en CP", qui sont "un peu plus lourdes mais indestructibles !!!!" Leur poids, cependant, peut rendre la manipulation à terre plus laborieuse. Son programme peut être étonnamment polyvalent ; "il m'est arrivé de sortir en solo sur une caravelle école par disons force 2 en mer et pour le coup je ne la trouvais pas pataude, si le vent avait monté il m'aurait fallu prendre un ris". Cela dit, "la caravelle n'est pas une bête de course".
Lire aussi: cet art du voilier en mots croisés
Le Ponant : Puissance et Espace
Le Ponant est un dériveur robuste et performant, souvent cité comme une excellente option pour quatre personnes. Il est "puissant et spacieux", et "à 4 c'est large". Sa stabilité est reconnue, et il peut être "rapide et vraiment stable", ayant surpris par sa performance. Bien qu'il fasse "quand même 180kg", c'est toujours "moins qu'une caravelle", et il permet de "tenir largement à 4". Il est fréquemment recommandé comme un choix qui peut rentrer dans le budget de nombreux navigateurs. Sa conception date de 1952, et il a été présenté aux J.O. de Rome en 1960. Il mesure 6,06 m de long et 1,78 m de maître-bau, avec une grand-voile de 10,2 m² et un foc de 8,4 m².
Le Lookout : Le "Caravelle Moderne"
Le Lookout, modèle de 1995, est un dériveur de 5 m de long avec un déplacement de 230 kg. Il est considéré comme un "bateau rapide, fiable qui tient bien la mer" et peut accueillir "jusqu'à 5 personnes". Son programme de "Caravelle moderne" est en phase avec les besoins d'écoles de voile où il a été utilisé. Il est "plus stable, plus vaste et plus sécurisant sur l'eau" que le Skellig pour une famille de quatre. Sa "vivacité permet une navigation sportive bien plus excitante" comparée à une Caravelle, tout en restant "aussi sûr". La possibilité de "mettre un petit moteur" et sa dérive acier relevable ajoutent à sa polyvalence. Sa taille est d'environ 5m20.
Le Skellig : Le Charme du Gréement au Tiers
Le Skellig est un bateau plus récent, fabriqué à Vannes par la société Plasmor. Il mesure 4,40 m de long et 2 m de large. Le poids de la coque est de 140 kg, ce qui, en ajoutant la dérive (12 kg), le mât, la voile et le safran, devrait avoisiner les 170 kg. Son "gréement au tiers" est une caractéristique distinctive, avec un mât "assez en avant". Le "cockpit semble assez habitable" et l'absence de banc gênant la circulation contribue au confort. Sa "grande largeur" est un facteur de stabilité. Un inconvénient potentiel est que la voile "descend très bas, obligeant l'équipage à courber l'échine à chaque virement de bord", mais la voile "sans bôme" rend cet aspect "mineur". Le Skellig est parfois évoqué comme une option pour la "construction amateur".
Autres Dériveurs "Croiseurs" d'Antan
Plusieurs autres modèles méritent d'être mentionnés pour leur capacité à répondre aux critères d'un dériveur pour quatre personnes :
- Le GP 14 : Connu pour sa stabilité, ce dériveur est un choix fiable pour des sorties familiales.
- Le Flibustier : Un dériveur classique dont le nom évoque l'aventure.
- Le Maraudeur : Avec un poids d'environ "80/90 kg", il offre un bon compromis entre légèreté et habitabilité.
- Le Foxtrot ou Jouet 17 : Ces modèles de 5,08 m de long et 350 kg sont décrits comme "faciles à mettre à l'eau avec une remorque adaptée", pouvant être gréés et mis à l'eau "tout seul en 20 minutes". Ils sont "très faciles à gérer en solo" et "très bien à deux", sans exigence technique particulière et avec "très peu de risque de dessalage". Ils procurent "de bonne sensation de glisse à caractère sportif".
B. Les Dériveurs Modernes et Adaptés au Loisir
Ces modèles intègrent des innovations et sont souvent plus orientés vers une pratique polyvalente, entre loisir et sport.
Le Laser : L'Indétrônable Standard
Le Laser est un exemple emblématique, avec 59 kg de coque pour 4,06 m de long. Conçu en 1969 pour être un dériveur "capable de voyager sur le toit d'une voiture", il a été officiellement présenté en janvier 1971 et s'est rapidement imposé, avec "15 000 unités" diffusées "dès les deux premières années". Il est devenu série olympique masculine en 1996 et féminine en 2008 dans sa version Radial (un peu moins toilée). Sa "stricte monotypie" et son "implantation dans les clubs" en font un support "indétrônable". Bien qu'il soit plus souvent associé à la navigation en solitaire ou en double sportif, il reste une référence en termes de performance et de diffusion, influençant de nombreuses autres conceptions de dériveurs.
Le RS Aero : Légèreté et Performance
Lancé en 2015, le RS Aero est considéré comme une "petite bombe" par RS. Il est un "modèle concurrent plus récent et presque deux fois moins lourd" que le Laser. Il a "manqué de peu la sélection en tant que support officiel pour les JO 2024". Sa légèreté est un "point fort pour la mise à l’eau". Il permet d'acquérir "très rapidement les bons repères de réglages et de positionnement" et a la "capacité d’aller vite" que ce soit "au près ou aux allures portantes, vent léger, médium ou fort". Son dynamisme et sa réactivité en font un dériveur attrayant pour les amateurs de sensations.
Le Topaz Omega : Polyvalence et Sportivité
Le Topaz Omega est un dériveur de 4,70 m qui peut accueillir "jusqu'à 5 adultes". Il est décrit comme un bateau polyvalent, pouvant être "vite sportif si on garde toute la voilure" à deux. Son seul point négatif est qu'il est "un peu lourd à remonter si on est que deux". Il est jugé "excellent et dans le programme" pour une utilisation familiale, bien que son acquisition représente un investissement "plutôt le double" de certains autres modèles. Un exemplaire avec remorque a été vu à 2500 euros sur le marché de l'occasion.
Autres Modèles de Conception Moderne
- Le Topper : Créé par Ian Proctor, figure emblématique du "dinghy sailing" britannique, le Topper a été conçu pour être "transportable sur le toit d’une voiture", comme le Laser.
- Le Stratos : Cité comme un excellent bateau pour le programme familial, il est cependant connu pour être "cher".
- Le Lanavère 510 : Ce dériveur de 5,10 m de long se distingue par son poids conséquent de 355 kg, le rendant plus difficile à manipuler à terre sans assistance.
III. Focus sur les Innovations et les Tendances Actuelles
Le monde du dériveur est en constante évolution, avec des innovations visant à rendre la pratique plus accessible, plus ludique ou plus performante.
A. Dériveurs pour l'Initiation et l'Apprentissage
Ces bateaux sont souvent le premier contact avec la voile pour de nombreux jeunes.
L'Optimist : La Caisse à Savon Historique
Depuis 1947, "la célébrissime caisse à savon de Clark Mills reste le dériveur d’initiation par excellence" et le "support d’initiation par excellence". Différents modèles sont construits, pour la régate en stratifié de verre (chez Devoti et Winner) ou en polyéthylène rotomoulé pour l’école de voile (chez 2Win, Erplast et d’autres). Les Optimist d’école bénéficient des progrès des nouveaux polyéthylènes moulés en trois couches, formant un "sandwich". Son gréement "à livarde" est indémodable, et il est caractérisé par un safran et une dérive à remonter au portant, tout en s'appliquant à la contre-gîte. Il mesure 2,36 m de long et 1,13 m de large.
L'O'Pen Skiff (ex-Open Bic) : L'École de la Glisse
Fruit de la fusion entre Bic Sport et Tahé Outdoors, l'O'Pen Skiff, anciennement Open Bic, perpétue l'accessibilité qui a fait le succès de Bic Sport. C'est une "petite coque planante ouverte, autovideuse, propulsée par un gréement au profil bloqué par quatre lattes". Destiné aux "enfants à partir de 9 ans" pour le loisir ou la compétition en monotypie, ce "petit bateau ludique et réactif se veut l’école de la glisse par excellence pour les plus jeunes".
Le Pram : Design Contemporain et Écoconstruction
Le Pram, avec son "étrave inversée et ses bordés en CP d’okoumé", est un "petit cat-boat qui allie un design très contemporain et une construction en contreplaqué-époxy aussi respectueuse que possible de l’environnement". Le procédé imaginé par Youri Guedj et Alan Le Calvez, du cabinet BOW (Be On Water), intègre des "clés d’assemblages des panneaux qui faciliteront la tâche des constructeurs amateurs". Plusieurs Pram ont d'ailleurs été construits par des lycées ou des associations d'insertion. Ceux qui désirent un bateau fini peuvent s'adresser au chantier Nicolas Arnoult, qui a également commencé la construction du Canot’, le grand frère du Pram, toujours sur plan Bow.
B. Les Dériveurs Sportifs et les Foileurs : Pour les Sensations Fortes
Bien que n'étant pas toujours destinés à quatre personnes, ces dériveurs représentent le summum de la performance et de l'innovation, souvent en solitaire ou en double.
Le Skeeta et le Nikki : Voler sur l'Eau
Le Skeeta (pour adultes) et son petit frère, le Nikki (pour enfants/adolescents), se distinguent par un "système de montage de foil (réalisable sur mise à l’eau à terre) d’une pertinente ingéniosité et d’une facilité de mise en œuvre très appréciable". L'avantage de ces "scows australiens est de voler et de glisser en archimédien". En version foil, le Skeeta va à l’essentiel pour progresser vite, sans réglage de foils complexe, juste celui de la hauteur via un palpeur. Il faut de la "puissance pour dompter les 8,50 m² de la voile du Skeeta".
Le Waszp : Le Foiler de Compétition
Dans la compétition des foilers solitaires, le Waszp est particulièrement bien placé. Déjà "vendu à 1 522 unités dans 45 pays", ce petit foiler australien bénéficie d'une "classe très animée". Il est le support à viser "si vous avez des envies de vols à haute vitesse", mais il est aussi une "sacrée école d’humilité !".
Le One Fly : L'Entraînement des Champions
Pour s'initier au vol, le One Fly propose "trois tailles de GV en option". Monté sur "deux foils en carbone", le bateau peut aussi être "utilisé en archimédien". Une version en aluminium des foils est désormais disponible et "plus accessible". Jérémy Beyou l’a choisi pour ses entraînements d’hiver, ce qui a offert un coup de communication significatif.
L'UFO-Foiler : L'Accès Ludique au Vol
Le chantier US Fulcrum Speedworks a développé début 2018 l'UFO-Foiler, un "petit catamaran à foils tout à la fois ludique et accessible". Il offre près de "trente coloris de coque différents" et des lettrages assortis. Pour s’adapter aux "petits équipiers d’une quarantaine de kilos maxi", Octopus propose des GV de couleur orange de seulement 6 m².
#