La navigation à la voile légère est une discipline qui transcende les générations. Qu'il s'agisse d'initier les plus jeunes ou de partager des moments conviviaux en famille, le choix du support est essentiel. Sur des plans d'eau préservés comme l'Erdre, le choix d'un dériveur adapté permet d'allier apprentissage, plaisir et sécurité. Cette exploration technique et pratique vise à éclairer le choix des navigateurs, qu'ils soient novices ou pratiquants confirmés.
Les fondamentaux de la voile légère : de l'Optimist aux supports modernes
L'initiation à la voile repose traditionnellement sur des supports pédagogiques éprouvés. L’Optimist est un petit voilier solitaire, conçu en 1947 pour l’usage des enfants (jusqu’à 15 ans). Généralement construit en fibre de verre, l’Optimist est utilisé pour l’initiation à la voile et pour la pratique de régates. Pour les jeunes en quête de sensations plus vives, l’Open BIC donne un second souffle à l’univers des dériveurs et de la voile légère. Conçu pour les jeunes, l’Open BIC est une vraie machine de glisse pour un maximum de plaisir sur l’eau. Auto-videur, rapide et réactif, doté d’un gréement moderne et performant, équipé d’un accastillage de marque (North, Ronstan, Robline), ce dériveur est un voilier très innovant faisant le lien entre la génération Optimist et celle des nouveaux dériveurs.
Pour les publics nécessitant une stabilité accrue ou une accessibilité particulière, les bateaux de type Hansa offrent des solutions uniques. Ces bateaux sont exceptionnellement manœuvrables et inchavirables grâce à leur dérive lestée. Avec le poids du barreur installé en position basse dans le bateau, ils acquièrent une stabilité étonnante même avec un équipage léger. Le Hansa 303 est un bateau plus évolutif, mono ou bi-place avec une grand-voile et un foc. Il permet à 2 adultes de naviguer ensemble.
L'évolution vers les dériveurs familiaux polyvalents
La demande actuelle s'oriente vers des supports capables d'accueillir plusieurs personnes tout en restant simples à manœuvrer. Le RS Zest est un tout nouveau dériveur compact qui propose beaucoup d’espace pour l’équipage et donc facilite les manœuvres. Les fonctionnalités sont bien plus importantes par rapport à l’ancienne génération de dériveurs de ce type. Le RS Zest remplace le RS Quba et il est déjà plébiscité par les familles et les centres d’entraînement. Pourquoi ? Parce qu’il est spacieux pour deux navigateurs, mais également de taille idéale pour la pratique en solitaire. Les premiers pratiquants l’ont confirmé : ils adorent le design ergonomique et les petits détails qui facilitent la vie et la manipulation du bateau. La construction en polyéthylène rotomoulé ne demande aucun entretien. Le RS Zest est véritablement le bateau que l’on met à l’eau sans crainte avec juste le bonheur de mettre le cap sur des navigations faciles et fun !
Dans une gamme supérieure, le RS Féva est le support qui permet enfin de découvrir le dériveur en s’initiant immédiatement au skiff. Ce bateau léger en polyéthylène associe une stabilité remarquable à des qualités de glisse inédites jusqu’ici sur des bateaux d’initiation. Facile à prendre en main et très tolérant, il se révèle très évolutif et procure de très belles sensations au planning. On remarquera un dessin de carène particulièrement abouti et un spi extrêmement facile à manipuler. Le tremplin idéal vers des premiers bords de largue endiablés.
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Le RS Toura : Le choix du collectif et du confort
Pour les écoles de voile ou les sorties en grand groupe, le RS Toura s'impose comme une référence. Matériau : polyéthylène roto. Prix standard : 10 990 € avec GV et foc. La partie arrière du cockpit est dévolue au barreur, la partie avant aux équipiers. Tous ont leurs sangles de rappel, et la structure centrale est percée de gros anguilliers pour évacuer l’eau vers les vide-vite. Un dériveur dit collectif, c’est en effet le bateau rêvé pour une école qui reçoit de grands groupes, scolaires ou autres, ou pour des sorties d’initiation où le but est qu’il y ait de la place pour tout le monde, et si possible une barre ou une écoute pour chaque moussaillon.
Ce n’est pas le cas sur le RS Toura qui arbore un gréement marconi des plus standard mais néanmoins moderne et plutôt dynamique. La grand-voile à corne, tout comme le bout-dehors télescopique combiné à un avaleur de spi, en témoignent. Le RS Toura donne immédiatement une rassurante impression de robustesse. De fait, sa coque en polyéthylène rotomoulé ne craint pas grand-chose. Et elle profite pleinement des progrès réalisés sur ce matériau désormais moulé en trois temps pour réaliser trois couches mécaniquement complémentaires. Le montage du petit enrouleur de foc noyé dans cette poutre est d’ailleurs des plus élégant.
Celui-là, complète la structure transversale à l’arrière du puits de dérive, ce qui n’empêche pas l’eau de s’évacuer jusqu’aux vide-vite du tableau arrière. Ajoutez à cela deux bancs, de couleur différente pour égayer l’ambiance mais également en polyéthylène, qui sont rapportés et contribuent au confort de ce grand cockpit autovideur : voilà le Toura ! Un bateau tout simple et plein de bon sens qu’on a hâte de porter à l’eau. En utilisation familiale, mieux vaut privilégier une vraie mise à l’eau bétonnée. Ou opter pour le Quest, son petit frère sensiblement plus léger et plus maniable à terre. Une fois sur l’eau néanmoins, le Toura est bien assez toilé pour faire oublier son poids. Il se révèle agréablement vif et sympathique à barrer. Au près, on régule à l’écoute plus qu’à la barre, ce qui peut s’avérer un peu physique à la longue. Si le vent venait à monter ou s’il fallait modérer la gîte pour rassurer un équipage de débutants, nous pourrions réduire la grand-voile en un tournemain grâce à la prise de ris en continu, prévue mais non montée sur le bateau d’essai. Combinée à l’enrouleur de foc déjà cité, cette prise de ris rend le bateau facile et rassurant. À trois adultes, nous sommes parfaitement à l’aise dans le cockpit du Toura. Nous pourrions facilement accueillir deux enfants en plus, ou un autre adulte. Nous aurions aussi la possibilité de monter des trapèzes pour occuper un jeune équipier. Le bateau n’en a pas besoin - les sangles de rappel suffisent amplement - mais l’option peut être intéressante pour le fun autant que pour la pédagogie. La brise est un peu timide le jour de l’essai, mais on sent bien qu’on pourrait commencer à s’amuser dans les vagues dès 15 nœuds de vent. L’affalage, avec l’avaleur de spi, est également enfantin malgré un petit point de blocage en fin de course.
L'Erdre : Un cadre d'exception pour la pratique de la voile
L’Erdre est une rivière classée et protégée, souvent décrite comme l’un des plus beaux plans d’eau navigables de France. C'est un terrain d’apprentissage exceptionnel qui offre un cadre idéal pour apprendre à naviguer entre patrimoine, calme et paysages somptueux. L'accès y est facilité, notamment à 20 minutes de Nantes. Pour ceux qui souhaitent s'initier, des cours de voile sont proposés à Sucé-sur-Erdre, permettant d'apprendre à naviguer en toute liberté. Que l'on soit totalement novice ou que l'on ait envie de se remettre à l'eau, il est possible de bénéficier de cours adaptés, dans une ambiance détendue et bienveillante.
Apprendre à naviguer, c’est apprendre à écouter, à anticiper, à ressentir, et à prendre confiance en soi. Les bateaux utilisés sont stables, maniables et adaptés à l’apprentissage, permettant aux élèves de se sentir libres sur l’eau, autonomes, et fiers de leurs progrès. Benoit Debierre, par exemple, accueille à bord de son bateau pour une découverte de la voile sur l'Erdre au départ de Sucé-sur-Erdre. Lors de sessions, la voile est déployée et le vent berce doucement les navigateurs vers la sortie du port, direction La Chapelle-sur-Erdre. La vitesse de croisière permet de prendre le temps de bien observer les paysages et la vie sur l’eau, comme une mouette posée sur son poteau-observatoire ou un groupe de scolaires en école de voile.
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