Le dériveur est un type de bateau idéal pour accéder à des mouillages peu profonds. Cette caractéristique fondamentale en fait un choix privilégié pour de nombreux navigateurs, des novices aux marins expérimentés. Au-delà de cette capacité d'accès, le concept du dériveur a évolué, donnant naissance à diverses architectures visant à optimiser la stabilité, la performance ou la polyvalence.
Les Principes Fondamentaux du Dériveur : Accès aux Eaux Peu Profondes et Stabilité Adaptable
L'essence même du dériveur réside dans sa capacité à naviguer et à s'échouer dans des zones où d'autres embarcations ne peuvent pas s'aventurer. Dans le concept de dériveur intégral, on supprime la quille. Une dérive mobile prend place au centre du bateau, le lest est réparti sur le fond de coque et le poids est augmenté pour garder une bonne stabilité. Cette formule offre des tirants d’eau très réduits même dérive haute. À l’échouage, le bateau se pose sur son fond de coque renforcé à cet effet. Le meilleur exemple est le Feeling 32 DI des chantiers Kirié, avec un tirant d’eau de 0.85/1.85 m.
Les voiliers hybrides, les dériveurs lestés, eux, sont une évolution d’une version quillard. Grâce à la fonction relevable de la quille, ces voiliers peuvent accéder à des mouillages peu profonds sans sacrifier leur efficacité en mer. En mettant la quille en position basse, cela confère au voilier une grande raideur à la toile. Ajouté à cela une stabilité de forme radicale, on obtient un parfait cocktail de performance. Cependant, pour s’échouer, ils nécessitent l’ajout de béquilles pour garantir leur stabilité. En résumé, on choisira un baroudeur tout terrain comme le Feeling 32 DI ou un dériveur lesté comme le Sun Odyssey 389 DL pour des croisières dont les exigences seront les accès aux plus beaux mouillages même reculés qui ne manquent pas en Bretagne et dans le Morbihan en particulier.
Pour les biquilles version aileron, comme le Django 9.80, le programme sera plus placé sur la polyvalence. Dans le cas des quilles relevables, comme sur le POGO 36, on est clairement dans la performance.
Un voilier dériveur intégral est un bateau dont le plan de dérive est entièrement escamotable à l’intérieur de la coque. Ce type d’architecture séduit de plus en plus d’amateurs de navigation exigeants. Dans l’univers du dayboat, le voilier dériveur intégral prend tout son sens. Chez Rosewest, le voilier dériveur intégral n’est pas une simple solution technique. Appliquée aux Cape Cod, cette vision du voilier dériveur intégral repose sur un principe fondamental : offrir la performance et la sécurité d’un voilier marin, tout en supprimant les contraintes qui limitent l’usage quotidien. Le Cape Cod 767 Lounge incarne cette approche dans une lecture résolument moderne. Dérive relevée, le voilier dériveur intégral s’échoue à plat sur seulement 22 cm, permettant l’accès aux plages, aux criques peu profondes et aux mouillages les plus confidentiels. Le voilier dériveur intégral selon Rosewest n’est jamais un compromis. Il permet de conjuguer échouage à plat, accès aux zones peu profondes, performance sous voiles et élégance des lignes. Les daysailers Cape Cod sont conçus comme des voiliers semi-custom. Chaque unité construite porte les envies, les désirs et les habitudes de navigation de son propriétaire. Si le voilier dériveur intégral avec sa quille 100 % rétractable constitue l’ADN technique de la gamme Cape Cod, Rosewest sait aussi s’adapter à des demandes spécifiques. Il arrive ainsi de concevoir un Cape Cod avec une dérive fixe, lorsque le projet et le terrain de jeu du futur armateur le justifient. Les capitaines et propriétaires jouent un rôle essentiel dans cette évolution. Par leurs usages, leurs attentes et leurs retours d’expérience, ils permettent d’élargir la réflexion, de questionner les certitudes et d’enrichir la démarche intellectuelle collective.
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Le Dériveur comme Outil Pédagogique : L'Art d'Apprendre la Voile
Naviguer en toute liberté nécessite un apprentissage. Fort heureusement, les basiques de la voile, une fois acquis, sont transposables à tous types de bateaux pour la vie. À ce titre, le dériveur possède tous les atouts pour apprendre à naviguer et progresser, que ce soit en mer ou sur un lac. Parce qu’il est léger, réactif et accessible, le dériveur accompagne facilement les premiers bords des débutants. Les variations de vent et les différents états de la mer sont ressentis instantanément en dériveur où le poids et la position du barreur agissent constamment sur la conduite, ce qui n’est pas le cas sur des grands voiliers. Ainsi, les actions de réglage de la voile combinées aux mouvements de barre seront très vite assimilées par le néophyte.
Seul ou en double, le navigateur peut réaliser ses premières manœuvres sans crainte ni difficulté. La légèreté du dériveur et son dynamisme renforcent sa maniabilité et sa facilité d’utilisation. On arrive très rapidement à faire des virements de bord et des empannages, à quitter la plage et à y revenir facilement. L’autonomie est rapidement acquise et les erreurs de « débutants » tels que les dessalages font partie de l’apprentissage du jeune matelot. Nombreux sont les supports qui offrent aux débutants un outil adapté à l’apprentissage de la voile : le RS Zest, le RS Neo, le Mirror, le Sunfish, le Laser Pico, le Topper, le Topaz Taz, et l’Optimist.
Innovations Modernes : Confort, Simplicité et Performance sur l'Eau
Tiwal : La Révolution du Dériveur Gonflable
Les voiliers Tiwal sont aussi idéaux pour apprendre la voile. Tirer ses premiers bords facilement et rapidement : c’est la mission que le petit voilier Tiwal s’est donnée. Parce qu’il est très facile à monter, simple et intuitif, ce bateau devrait ravir tous ses utilisateurs dès la prise en main. L’apprentissage de la voile s’en trouve facilité et la navigation devient vite accessible et même amusante pour tous les débutants, des adultes aux enfants. Le Tiwal 2 possède l’avantage de pouvoir accueillir deux enfants à bord et même trois pour le modèle Tiwal 2L et Tiwal 3. La simplicité de prise en main se ressent tout de suite à la barre. Le Tiwal pivote facilement sur lui-même lors des manœuvres. C’est un peu un kart des mers et c’est parfait pour apprendre à slalomer entre les bouées.
Quant à sa coque gonflable, elle en fait un bateau simplement rassurant. Large, elle pardonne facilement les erreurs et permet au néophyte d’expérimenter et de pousser son ressenti sur l’eau avec beaucoup de liberté. Faire rimer technicité et modernité a poussé à choisir la technologie gonflable pour concevoir cette gamme de dériveurs. Avec une coque gonflée à haute pression, ces bateaux n’en sont pas moins rigides comme n’importe quels autres dériveurs classiques. Issus des nouvelles technologies de coques gonflables en drop stitch, ces voiliers allient la modernité à la simplicité sans rogner sur la performance. Grâce à l’air contenu à l’intérieur de la coque, la flottabilité est optimale. Pour les Tiwal 2 et 2L, l’étrave en « scow », dotée d’un grand volume à l’avant, offre une glisse idéale et accroît la stabilité du dériveur. La structure gonflable en drop stitch haute pression donne toute sa rigidité à la carène. Pour le modèle 3, l’exosquelette démontable accroît encore la rigidité de l’ensemble du bateau. Cette structure aluminium est particulièrement adaptée pour les clubs de voiles et resorts qui ont une utilisation intensive de leurs bateaux.
Le plan de pont a été conçu à l’image de ces bateaux : simple et intuitif. Complètement épuré, le pont dégagé du dériveur va à l’essentiel : mettre en confiance l’apprenti marin. Si le voilier Tiwal venait à chavirer, ce qui fait totalement partie de l’apprentissage, la remise à l’endroit du dériveur s’effectue sans effort en s’appuyant sur la dérive. Quarante kilos suffisent pour « ressaler » et repartir (vidéo enfant.). Et comme il est gonflable et bas sur l’eau, il est très simple de remonter à bord sans se fatiguer ou se faire mal. L’eau potentiellement contenue à l’intérieur du bateau s’écoule automatiquement en dehors du dériveur par l’arrière sans action supplémentaire grâce au design du pont ouvert.
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La dérive « sabre » et le safran sont amovibles pour faciliter la mise à l’eau et la conduite. Réglable en hauteur grâce à l’élastique de frein, la dérive se lève ou se baisse selon l’allure. Le safran, lui, se bloque en position haute ou basse par un système simple de verrouillage et l’action d’un bout. Les Tiwal 2 et 2L sont également dotés d’ailes gonflables sur lesquelles le navigateur s’assoit pour barrer avec confort. La technologie gonflable Tiwal possède l’atout non négligeable d’être robuste et de résister aux différents chocs. Le modèle Tiwal 3 avec son exosquelette peut être doté de renforts en mousse pour augmenter le confort des navigateurs sur les assises.
Le mât, en cinq parties, est un composite en carbone et en fibre de verre. Ses caractéristiques techniques lui confèrent la flexibilité recherchée pour être à la fois rigide par vent faible, et suffisamment souple par vent fort pour rendre la navigation confortable dans tous les types de vent. Particulièrement accessible, la voile standard des Tiwal 2, 2L et 3 est dépourvue de bôme, ce qui empêche les chocs potentiels à la tête. Afin de ne pas lésiner sur la performance, la voile possède une latte insérée en partie basse, ce qui maintient un profil homogène tout en simplifiant les réglages de bordure. De plus, la bordure de la voile très haute permet de passer facilement d’un bord à l’autre lors des manœuvres. Depuis le poste de barre, les trois réglages de base sont accessibles : le cunningham, le hale-bas et l’écoute. Le réglage de la voile est facilité par une poulie winch qui atténue la force ressentie et qui offre la possibilité à tous les gabarits de pratiquer la voile. Pour les écoles de voile, un gréement avec une bôme traditionnelle est disponible sur les modèles 2L et 3, ce qui permet à la bordure d’être réglée selon l’allure et le vent. Ce gréement offre également la possibilité d’enrouler partiellement la voile autour du mât pour prendre un ris à terre. En navigation, un système de ris automatique est actionnable en manipulant simplement deux bouts. La bôme et la voile peuvent être enroulées autour du mât pour un stockage pratique et compact.
Un voilier Tiwal se manipule très facilement à la main grâce à son poids très léger qui le rend facile à soulever. Des poignées disposées sur tout le pourtour du bateau et les ailes (pour le Tiwal 3) offrent de bonnes prises pour le déplacer. Un chariot de mise à l’eau (lui-même démontable) apporte encore davantage de confort lors de la mise à l’eau. Les enfants peuvent facilement et simplement mettre leur petit voilier à l’eau et le sortir avec ou sans chariot. L’indéniable avantage des voiliers gonflables par rapport à ses concurrents en coque rigide se révèle être son volume minimaliste une fois désassemblé et rangé dans seulement deux sacs. Peu d’entretien, peu d’encombrement pour un gain de temps maximal dédié à la navigation et au plaisir. Il s’agit d’un sérieux atout pour les écoles de voiles ne disposant pas d’une zone de stockage suffisante ou pour les clubs de voile itinérants. La coque gonflable tire aussi son épingle du jeu quand il s’agit de solidité. Elle ne craint pas les chocs.
Dériveurs de Performance et Foiling : L'Ère de la Vitesse et de la Légèreté
En 2015, RS met sur le marché une petite bombe, le RS Aero, qui a manqué de peu la sélection en tant que support officiel pour les JO 2024. Il peut atteindre 12 nœuds en accélération. Son poids est aussi un point fort pour la mise à l’eau. Très rapidement, on acquiert les bons repères de réglages et de positionnement. Au près ou aux allures portantes, vent léger, médium ou fort, l’Aero a la capacité d’aller vite.
Le Skeeta et son petit frère, le Nikki, respectivement destinés à un public adultes et enfants/adolescents, se démarquent de leurs concurrents par un système de montage de foil (réalisable sur mise à l’eau à terre) d’une pertinente ingéniosité et d’une facilité de mise en œuvre très appréciable ! L’avantage de ces scows australiens est de voler et de glisser en archimédien. En version foil, Skeeta est allé à l’essentiel pour progresser vite. Pas de réglage de foils, juste celui de la hauteur via un palpeur que l’on monte ou descend via un retour sur le pont.
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Dans la compétition qui fait rage entre les nouveaux foilers solitaires, le Waszp n’est pas le plus mal placé. C’est même lui qui pourrait bien emporter le morceau… Déjà vendu à 1 522 unités dans 45 pays, ce petit foiler australien est porté par une classe très animée, notamment en France où l’importateur, Manu Guédon (Activ’Sailing), fait feu de tout bois. C’est donc probablement le support à viser si vous avez des envies de vols à haute vitesse. Mais attention, le Waszp, comme les autres foilers à plan porteur central, est une sacrée école d’humilité ! Pour voler, on peut aussi se laisser tenter par le One Fly avec trois tailles de GV en option. Monté sur deux foils en carbone, le bateau peut aussi être utilisé en archimédien. Une version en aluminium des foils est désormais disponible et plus accessible. Jérémy Beyou l’a choisi pour ses entraînements d’hiver quand son Charal était en chantier et ce fut un bon coup de com’ pour le chantier… Reste que la concurrence fait rage et que c’est le Waszp, qui s’appuie sur une classe très active et très internationale, qui tire actuellement le bon bord ! Mais gageons que le foiler breton n’a pas dit son dernier mot.
Il est désormais possible de commencer à voler en UFO-Foiler. C’est le chantier US Fulcrum Speedworks qui a eu la bonne idée de développer début 2018 ce petit catamaran à foils tout à la fois ludique et accessible. En outre, près de trente coloris de coque différents et les lettrages qui vont avec sont proposés par le chantier pour coller aux besoins des structures qui en font l’acquisition. Enfin, pour s’adapter encore un peu plus aux petits équipiers d’une quarantaine de kilos maxi, Octopus propose depuis peu des GV de couleur orange de seulement 6 m².
Dériveurs Historiques et Iconiques : Un Patrimoine Naval Riche et Évolutif
La célébrissime caisse à savon de Clark Mills reste le dériveur d’initiation par excellence, et ce depuis 1947 ! Différents modèles sont construits, pour la régate en stratifié de verre chez Devoti et surtout chez le Danois Winner, référence en la matière, ou en polyéthylène rotomoulé pour l’école de voile chez 2Win, Erplast et d’autres. Ces Optimist d’école bénéficient pleinement des progrès réalisés par les nouveaux polyéthylènes désormais moulés en trois couches pour former une sorte de sandwich. Pour le reste, rien n’a changé. Un safran, une dérive à remonter au portant tout en s’appliquant à la contre-gîte, et cet indémodable gréement à livarde.
Si Bic Sport n’existe plus, l’accessibilité qui a fait le succès de l’entreprise perdure. L’Open Bic est devenu l’O’Pen Skiff mais reste identique. On retrouve une petite coque planante ouverte, autovideuse, propulsée par un gréement au profil bloqué par quatre lattes. Destinée aux enfants à partir de 9 ans pour le loisir ou la compétition en monotypie, ce petit bateau ludique et réactif se veut l’école de la glisse par excellence pour les plus jeunes.
La Pram est belle avec son étrave inversée et ses bordés en CP d’okoumé. On l’avoue, on a eu un gros coup de cœur pour ce petit cat-boat qui allie un design très contemporain et une construction en contreplaqué-époxy aussi respectueuse que possible de l’environnement. Le procédé imaginé par Youri Guedj et Alan Le Calvez, du cabinet BOW (Be On Water), comporte des clés d’assemblages des panneaux qui faciliteront la tâche des constructeurs amateurs. Plusieurs Pram ont d’ailleurs été construits par des lycées ou des associations d’insertion. Ceux qui veulent un bateau fini peuvent aussi s’adresser au chantier Nicolas Arnoult, à Saint-Philibert, qui a d’ailleurs commencé la construction d’un Canot’, le grand frère du Pram - toujours sur plan Bow.
Ian Proctor, le créateur du Topper, est l’un des monstres sacrés du « dinghy sailing » britannique. Il était aussi fabricant de mâts, et c’est au cours d’un voyage d’affaires aux États-Unis qu’il a conçu un enthousiasme débordant pour les carènes de scow. Sa première tentative, le Minisail, était très amusante, mais elle fut balayée par l’arrivée du Laser. La deuxième fut la bonne : ce fut le Topper, également transportable sur le toit d’une voiture.
Au départ, c’est-à-dire en 1969, il n’était question que de concevoir un dériveur capable de voyager sur le toit d’une voiture. Mais on restait dans l’idée d’un dériveur de loisir, éventuellement éligible aux régates de club du vendredi soir mais guère plus. Et personne n’imaginait que le Laser, officiellement présenté en janvier 1971, serait diffusé à 15 000 unités dès les deux premières années. Ni qu’il deviendrait série olympique masculine en 1996, puis féminine en 2008 dans la version Radial (un peu moins toilée). Il reste indétrônable du fait de sa diffusion, de son implantation dans les clubs et de sa stricte monotypie.
Motorisation des Dériveurs : Un Complément à la Voile
Mon intention est bien de juste partir au moteur puis, quand la mer est hors de portée de voix et de nage, de mettre les voiles ! Pour ceux qui auraient un bateau lourd comme une caravelle, l'utilisation d'un moteur peut être un atout. On évoque un moteur "54LBS" ce qui devrait donner 2 dizaines de kilos de poussée. Je ne sais pas ce que vaut ce chiffre, mais c'est un '54LBS'. Le coup de la "poussée en LBS", ce n’est pas hyper intuitif. En gros, 54 lbs c’est censé pousser autour de 25 kilos, mais c’est très théorique. En vrai, cela dépend plus de la forme de la coque, du vent, du courant… et de la patience du barreur.
L'entretien des petits moteurs électriques est crucial, notamment ceux avec transfo intégré et contacts immergés. Un article sur motralec.com (des spécialistes en pompes & moteurs électriques) indiquait qu’un nettoyage régulier prolongeait vraiment la durée de vie des moteurs électriques.