Guide pour débuter en plongée sous-marine

La plongée sous-marine est une activité passionnante qui permet de découvrir un monde sous-marin riche et fascinant. Que vous soyez débutant ou que vous ayez déjà une certaine expérience, ce guide vous fournira des informations essentielles pour vous lancer dans cette aventure en toute sécurité. Ce guide retrace les étapes franchies jusqu’à un niveau de plongée PE 40 (qui permet de plonger jusqu’à 40 mètres, avec un guide de palanquée).

Pourquoi se lancer dans la plongée sous-marine ?

La plongée sous-marine offre une expérience unique et enrichissante. Elle permet d'explorer des environnements marins spectaculaires, d'observer une faune et une flore diversifiées, et de ressentir une sensation d'apesanteur et de liberté. De plus, la plongée est une activité conviviale qui favorise les rencontres et les échanges avec d'autres passionnés.

Les prérequis pour débuter

Conditions physiques et médicales

La plongée est ouverte à tous, jeunes et moins jeunes, à condition d’être en bonne santé. Avant de vous lancer, il est important de vérifier que vous ne présentez aucune contre-indication médicale. Une visite médicale est obligatoire avant la plongée, et le médecin fédéral vérifie l’absence de contre-indications médicales majeures (cardiaques, pulmonaires, neurologiques, ou autres) pour garantir la sécurité du plongeur. L’activité est toutefois interdite aux femmes enceintes. Certains états de santé (asthme, problèmes cardiaques, nerveux…) réclament un avis médical préalable, même pour un baptême.

Savoir nager

Il est recommandé de savoir correctement nager.

Motivation et envie

En plongée sous-marine, on ne doit jamais, je dis bien jamais s’obliger à plonger (et encore moins obliger une tierce personne à plonger !). La première plongée sous-marine est une sorte d’initiation qui va vous permettre d’entrer dans la communauté des plongeurs. Si vous avez envie de plonger, si vous êtes en bonne forme physique, si vous vous êtes renseigné sur la pratique de la plongée et les photos et vidéos des plongées ont décuplés votre désir, si vous êtes près à vous détendre, si vous approchez de bons professionnels pour votre première fois, vous êtes donc presque sûr de réduire au maximum vos frayeurs et de remplacer quelques émotions passagères en sérénité, calme et finalement bonheur.

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Les étapes pour débuter

Le baptême de plongée

La toute première plongée, le fameux « baptême de plongée » est la porte obligatoire par laquelle passe tout plongeur. Le baptême est très sûr, la profondeur étant limitée au maximum à 6 mètres ; en moins de 2 secondes, on peut donc remonter à la surface sans soucis, rien de technique à gérer. Ensuite la règle, c’est 1 moniteur pour 1 baptême. Il vous prendra la main ou le poignet afin de sentir vos réactions et vous rassurer. Puis en fonction de votre aisance il vous lâchera plus ou moins rapidement. Vous profiterez alors pleinement de la sensation de voler, les sens modifiés comme en apesanteur.

Comment se déroule un baptême ?

En général, de 20 à 40 minutes, entre la surface et 3 à 6 mètres de profondeur. Le moniteur va vous présenter le matériel (rien de compliqué) ainsi que les gestes essentiels pour communiquer et vous déplacer. Il vous décrira également chaque étape du baptême ainsi que la faune que vous allez rencontrer. C’est le moment de faire part de vos appréhensions et de vos angoisses à votre moniteur. Il répondra à vos questions et vous serez rassuré. Il vous équipera dans l’eau, vous fera respirer quelques minutes sur le détendeur avant de vous faire descendre doucement attentif à vos réactions et vous commencerez la promenade. C’est le moment de se laissez aller, vous n’aurez plus alors qu’à respirer et regarder !

Choisir sa formation

Il existe différents niveaux de formation en plongée, adaptés à tous les niveaux et à toutes les aspirations. Si vous souhaitez plonger de manière encadrée, vous pouvez opter pour une formation jusqu’à 12 m ou jusqu’à 20 m (niveau 1 de plongeur). Si vous souhaitez gagner en autonomie, vous pouvez viser les niveaux supérieurs.

Les formations FFESSM

  • Niveau 1 : permet, en présence d’un guide de palanquée et dans la zone de 0 à 20 mètres, de pratiquer la plongée sous-marine avec au maximum 3 autres plongeurs de même niveau ou supérieur. Cette formation permet de prévenir pour soi même les incidents de plongée. En cas de problème, un niveau 1 est capable d’aider un équipier en attendant l’intervention du guide de palanquée.
  • Niveau 2 : valide les mêmes aptitudes que le niveau 1, à quoi s’ajoute, s’il est majeur, la plongée en autonomie dans la limite des 20 mètres au sein d’une palanquée de 3 personnes au maximum avec autorisation du directeur de plongée. Un niveau 2 peut, en présence d’un guide de palanquée, faire des explorations jusqu’à 40 mètres. Il peut également opérer des initiations en club à condition d’avoir un certain nombre de plongées en autonomie dans ses bagages et d'avoir suivi la formation initiateur.
  • Niveau 3 : est une qualification qui, au delà des actions permises par le niveau 2, confère le droit de plonger en autonomie en l’absence d’un directeur de plongée dans la limite des 40 mètres. Au delà (dans la limite des 60 mètres), plonger sans guide de palanquée nécessitera la présence d’un directeur de plongée au sein de la structure.
  • Niveau 4 : au delà de la plongée jusqu’à 60 mètres en autonomie, forme à guider des plongeurs en palanquée de tous les niveaux. Cependant, le groupe guidé ne pourra pas être emmené au delà de la limite du plongeur dont le niveau est le plus bas.
  • Niveau 5 : attribue le titre de directeur de plongée dans une structure FFESSM en cas de plongée en exploration. Le directeur de plongée est chargé, mis à part l’organisation ou non de l’exploration, de constituer les binômes, surveiller les niveaux, assurer la sécurité en surface. Globalement, du bon déroulement de la plongée.

A partir du niveau 2, vous pouvez passer des formations complémentaires pour pouvoir encadrer des groupes selon le niveau. Ce sont les formations initiateur (E1, E2, E3) et moniteur (MF1, MF1A, MF2, MF2A). Le MF2A est une formation propre à l’apnée.

Où se former ?

Vous pouvez suivre une formation au sein d'un club de plongée, en piscine tout au long de la saison, ou dans une école de plongée en France ou à l'étranger.

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Acquérir les connaissances et les compétences de base

La plongée subaquatique nécessite une formation afin d’être pratiquée en toute sécurité. Durant votre formation, vous apprendrez à :

  • Découvrir l’équipement de plongée : palmes, masque et tuba (PMT), combinaison, bouteille de plongée (contient de l’air comprimé), manomètre (connaître la pression d’air de la bouteille), gilet stabilisateur (porter la bouteille, flotter en surface, aider à se stabiliser sous l’eau, …), détendeur (pour respirer l’air comprimé de la bouteille).
  • Monter et démonter l’équipement (gilet, direct-system, manomètre, détendeur) sur votre bouteille ou “bloc” : on parle de “dégréer et dégréer son équipement”.
  • Communiquer à l’aide des signes de plongée.
  • Palmer, soit pour vous maintenir en surface sans effort (palmage de sustentation), soit pour avancer (palmage ventral, dorsal, costal).
  • Respirer sur un tuba (et le vider).
  • Équilibrer les pression au niveau des oreilles.
  • Vous mettre à l’eau, depuis le bord d’une piscine, un quai, un pneumatique ou un bateau ponté : mettre le bloc dans l’eau puis le mettre sur le dos ; s’équiper avec le bloc puis faire un “saut de droit” ou une “bascule arrière”.
  • Vous immerger, sachant que cette phase nécessite à la fois un effort et une technique : “phoque” ou coulée expiratoire, “canard”.
  • Contrôler votre ventilation (notions).
  • Contrôler votre équilibre (notions) : poumon-ballast.
  • Lâcher et reprendre l’embout (LRE) de votre détendeur sous l’eau.
  • Recevoir de l’air de la part de l’encadrant de la palanquée.
  • Vider votre masque sous l’eau (c’est possible !

S'équiper

Pour des raisons de sécurité et aussi de confort, il peut être intéressant d'investir dans son propre équipement complet de plongée sous-marine. En détenant votre propre matériel, vous avez la certitude d'utiliser un équipement bien entretenu et nettoyé comme vous aimez le faire. Un matériel de meilleure qualité offre un meilleur confort à l’utilisation. Le plus souvent, le matériel d’école proposé à la location destiné à une utilisation intensive est un matériel basique conçu dans un souci de fiabilité et de robustesse.

Le matériel indispensable

  • Le P.M.T. (Palmes, Masque et Tuba) :
    • Masque : Il est rare de tomber du premier coup sur « le bon masque ». En revanche, une fois que vous aurez trouvé un masque à votre visage, vous n’en changerez plus. Pour éviter toute formation de buée, ne pas hésiter à cracher sur la vitre intérieure, étaler la salive, puis rincer. C'est un peu rustique, mais efficace ! Si vous en avez à disposition, vous pouvez également utiliser un spray anti-buée à l’intérieur et à l’extérieur de votre masque.
    • Palmes : Pour une première paire de palmes, choisissez-les de préférence chaussantes avec un chausson confortable. Évitez les palmes réglables à utiliser avec un bottillon doté d’une semelle rigide.
    • Tuba : Choisissez un modèle avec une purge permettant d’évacuer l’eau facilement, un accroche tuba généralement fourni avec ce dernier est indispensable.
  • Le détendeur : C’est un élément très important de l’équipement du plongeur étant donné qu’il nous sert à respirer sous l’eau. Il est important de se poser les bonnes questions avant l’achat de son premier détendeur. En effet, la durée de vie moyenne de cet équipement, correctement entretenu chez un professionnel, est d’une dizaine d’années voire plus. Afin de faciliter l’entretien de vos détendeurs, de trouver facilement des ateliers agréés et les pièces détachées, nous conseillons de s’orienter vers les marques les plus connues dans le monde de la plongée sous-marine.
  • La combinaison : On pourrait classer les eaux en 3 grandes catégories : eaux froides (avec des températures inférieures à 12 °C), eaux tempérées (températures entre 12 à 26°) et eaux chaudes (températures supérieures à 24°). Pour votre première combinaison de plongée sous-marine, privilégiez les combinaisons humides, faciles à enfiler et sans contraintes particulières d’utilisation ou de confort. Choisissez-la confortable et bien ajustée à votre morphologie, de manière à ne pas avoir de poches d’eau trop importantes à réchauffer. C’est votre corps qui réchauffe l’eau entre vous et la combinaison, plus la quantité d’eau est importante entre vous et la combinaison, plus votre corps devra fournir de l’énergie pour la réchauffer.
  • L'ordinateur de plongée : cet achat peut être envisagé par les plongeurs et plongeuses souhaitant aller plus loin dans leur formation et leur pratique de la plongée sous-marine.

Le gilet stabilisateur

Il assure un bon équilibre à votre équipement et permet de fixer votre bouteille de plongée.

Accessoires

Gants et chaussons en Néoprène® : notam­ment si vous plon­gez en eaux froides, mais égale­ment pour vous proté­ger d’éven­tuelles coupures. Une petite lampe ou un phare pour voir au mieux toute la richesse des paysages sous-marins. Un appa­reil photo étanche ou, si vous plon­gez plus profond, un cais­son étanche pour votre appa­reil, afin de rame­ner un maxi­mum de souve­nirs.

Les règles de sécurité à respecter

  • Ne jamais plonger seul : Plon­gez toujours au mini­mum en binôme, que vous soyez des plon­geurs débu­tants ou un peu plus expé­ri­men­tés, c’est la règle pour que la pratique de la plon­gée se déroule en toute sécu­rité.
  • Informer un proche : Infor­mez un proche de votre mise à l’eau, de votre heure prévue de retour en sécu­rité ainsi que du site de plon­gée.
  • Être en bonne condition physique : Avant de plon­ger, assu­rez-vous de ne pas être fati­gué, de ne pas avoir froid ou de ne pas être enrhumé. Ne consom­mez pas d’al­cool, de drogue ni de médi­ca­ments avant une plon­gée. Ne plon­gez avec un scaphandre auto­nome que si vous êtes en bonne condi­tion physique.
  • Respirer normalement : Sous l'eau, il faut respirer normalement, sans jamais chercher à économiser son air. D'ailleurs, vous en trimbalez une grande quantité sur votre dos ! Pour vous rassurer, prenez l’habitude de regarder toutes les 5 min votre manomètre, qui indique la quantité d’air restante dans votre bouteille.
  • Équilibrer ses oreilles : En plongée, on ressent l'effet de la pression de l'eau, particulièrement sur les tympans. Ainsi, pendant la descente - fréquemment et avant même qu'une gêne apparaisse -, il faut souffler doucement en se pinçant le nez et en fermant la bouche pour équilibrer ses oreilles (la manœuvre de Valsalva). Vous sentirez un mouvement au niveau de vos tympans et pourrez entendre un petit « pop ». Il ne faut jamais attendre d’avoir mal, soufflez à nouveau chaque fois que vous ressentez une gêne, même très légère.
  • Respecter les paliers de décompression : Lors de la remontée, ne vous brusquez pas et marquez bien les différents paliers. Pour être sûr de ne pas remonter trop vite, ne pas dépasser les bulles au-dessus de vous.
  • Signaler sa présence : P signa­lez votre présence en surface à l’aide d’un pavillon appro­prié (pavillon Alpha, croix de Saint-André ou rouge avec une diago­nale blanche).
  • Attendre avant de prendre l'avion : Après une plon­gée, atten­dez 24 heures avant de prendre l’avion.
  • Bien s'hydrater : Réhy­dra­tez-vous bien après être sorti de l’eau, car la plon­gée déshy­drate.

Respecter l'environnement marin

Au fond, regardez autour de vous en oubliant presque le moniteur, qui gère intégralement votre sécurité et guide vos rencontres avec les gentils habitants du "monde du silence". Emportez avec vous des plaquettes plastifiées présentant faune et flore du spot… Respectez l'environnement délicat qui vous entoure. N'apportez pas de nourriture aux poissons, ne touchez à rien, et attention où vous mettez vos palmes !

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Les meilleurs spots de plongée en France

On peut plon­ger partout en France, le terri­toire français abrite d’ailleurs de magni­fiques spots de plon­gée. Il n’est pas forcé­ment néces­saire d’al­ler à Bali ou dans les Caraïbes pour faire de belles décou­vertes.

  • Mer Méditerranée : Des eaux trans­lu­cides qui regorgent de faune, de flore et d’épaves : le golfe de Porto (Corse-du-Sud), le parc natio­nal de Port-Cros (Var), la réserve marine de Cerbère-Banyuls (Pyré­nées-Orien­tales), le golfe d’Ajac­cio (Corse-du-Sud), la réserve natu­relle des îles Lavezzi (Corse-du-Sud), le parc natu­rel des Calanques (Bouches-du-Rhône).
  • Côte Atlantique : Elle abrite des eaux magni­fique­ment turquoise, notam­ment en Bretagne sud, pour décou­vrir des reliefs et une faune extra­or­di­nai­re­ment variés : la rade de Brest et Le Conquet (Finis­tère), Belle-Île-en-Mer (Morbi­han), archi­pel des Glénan (Finis­tère).
  • Manche : Des eaux froides et sombres, avec une faune variée et d’in­nom­brables épaves de bateaux du débarque­ment améri­cain en Norman­die : les plages du débarque­ment (Norman­die), pour les amateurs d’épaves. Arro­manches (Calva­dos).
  • Alpes : Il n’y a pas que l’eau salée ! Décou­vrez dans les Alpes la plon­gée souter­raine (plon­gée spéléo) ou la plon­gée en eau froide. Ces pratiques hors du commun néces­sitent toute­fois des forma­tions spéci­fiques: Le lac de Tignes (Savoie), Crest, Grotte du Grou­nier (Vercors), La Grotte de Choranche (Vercors).

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