La quête de liberté, qu'elle soit géographique à bord d'un voilier ou professionnelle à travers l'entrepreneuriat, constitue un moteur puissant pour nombre d'individus cherchant à briser la routine du « métro-boulot-dodo ». Si les échelles de valeur diffèrent entre une traversée océanique et le développement d'un business en ligne, les principes de gestion, d'anticipation et de rationalité restent les piliers de toute réussite. Ce guide explore les réalités économiques de la navigation de haut niveau, les nuances de la co-navigation, et les stratégies de vie inspirées par des parcours atypiques comme celui d'Olivier Roland.
La réalité économique de la voile de compétition : les Imoca
Apparus sur le Vendée dès la première édition en 1989, les Imoca, monocoques de 60 pieds (18,28 m), constituent toujours l'intégralité de la flotte du Vendée Globe. Quarante seront sur la ligne de départ de la dixième édition de l'épreuve, ce dimanche. Parmi eux, treize sont de dernière génération. Président de la classe Imoca, Antoine Mermod précise les prix de ces embarcations parées à sillonner les océans à toute vitesse et à braver les conditions les plus extrêmes dans le grand Sud.
C'est, selon Antoine Mermod, la fourchette de prix pour un bateau neuf, sorti de chantier depuis la dernière édition du Vendée : entre 5 et 7 millions d'euros. Le plus « ancien » de ces bateaux de dernière génération est Groupe Dubreuil, lancé en 2021 sous le nom de 11th Hour Racing. Les derniers nés sont Vulnérable, Paprec-Arkéa, Macif et Stand As One, tous lancés l'an dernier. Les moins chers sont les deux modèles à dérives : le Tout commence en Finistère-Armor-lux de Jean Le Cam et le Stand As One d'Eric Bellion. Selon Antoine Mermod, les tarifs grimpent jusqu'à 7 millions pour les modèles à foils, plus rapides. Une fois ce dixième Vendée Globe achevé, dans 2 à 3 mois, le prix de ces bêtes de course subira une décote de 30 %, comme chaque génération précédente.
Les composants techniques : des investissements colossaux
La performance technologique a un prix. Une paire de foils, appendices aérodynamiques qui permettent au bateau de survoler les flots, coûte jusqu'à 500 000 euros. Apparus pour la première fois sur le Vendée en 2016, ils se sont beaucoup développés depuis. Le mât, élément structurel critique, affiche un coût de 300 000 euros ; tous les Imoca sont équipés d'un mât en carbone monotype respectant le tirant d'air de 29 mètres et fourni par la société lorientaise Lorima.
L'électronique à bord (pilote automatique, batteries, instruments de mesure du vent, antennes satellites, radars, etc) peut beaucoup varier selon les options choisies, oscillant entre 150 000 et 450 000 euros. Enfin, le budget voiles, moteur du bateau, représente une enveloppe de 150 000 à 220 000 euros pour une garde-robe complète de huit types de voile maximum. Chaque Imoca est également équipé de deux safrans relevables, dont le coût unitaire varie entre 25 000 et 40 000 euros ; la casse de l'un des deux suffit à réduire considérablement la maniabilité du bateau.
Lire aussi: Tout savoir sur le remplacement du liner de piscine
La plaisance au long cours : entre rêve et réalité budgétaire
Au-delà de la compétition pure, partir en croisière en voilier demande de réaliser quelques dépenses. Différents frais sont à considérer avant de partir, à chacune des étapes de la croisière : avant, pendant et après. Si vous n’êtes pas vous-même propriétaire, il vous faudra envisager le budget d’une location de bateau. Les prix varient en fonction du modèle de voilier ou de catamaran désiré, de la période de l’année, de la zone de navigation à visiter et du souhait, ou non, de faire appel à du personnel navigant professionnel.
Il faut choisir le bon bateau. On peut présenter les voiliers par ordre de prix croissant, soit quasiment de zéro à l’infini, en mixant les voiliers neufs et d’occasion. Cela permet de se rendre compte que chacun peut trouver chaussure à sa pointure. Commençons par tordre le cou à une idée qui résiste au temps : non, construire son voilier soi-même ne fait pas économiser d’argent dans la grande majorité des cas. Même quand il mesure moins de 10 mètres, le budget final, sans compter ses heures de main-d’œuvre, peut être élevé. Une autre possibilité consiste à acheter une unité à petit prix nécessitant de gros travaux. L'avantage ? Le propriétaire connaît désormais sa monture sur le bout des doigts et a acquis des compétences qui lui serviront toujours. Le plus courant sur nos côtes reste le plaisancier qui arrive à la retraite avec un 12-14 mètres équipé petit à petit ; financièrement parlant, c’est le parcours idéal, l’investissement total étant réparti sur des dizaines d’années.
Parfois, des exploits personnels marquent les esprits. Le navigateur français Yann Quénet a bouclé un tour du monde de trois ans à bord d’un voilier d’à peine quatre mètres, "Baluchon", conçu et construit par ses soins pour 4 000 euros. Partant du rêve pur, ce type de projet démontre que la navigation est accessible au-delà des budgets millionnaires des Imoca, pourvu que la volonté soit présente.
La gestion financière de la co-navigation
De nombreux équipiers se demandent combien coûte un embarquement via une bourse aux équipiers ou une co-navigation. Il n’existe pas de réglementation spécifique sur le sujet mais des usages qui existent et évoluent depuis aussi longtemps que les bateaux de plaisance naviguent. Il est essentiel de calculer le nombre d’heures moteur effectué par l’équipage, donc le nombre de litres consommés, puis de multiplier ce dernier par le prix du litre de carburant.
La méthode la plus équitable est l'organisation d'un pot commun : une somme d’argent est mise en commun par l’équipage et toutes les dépenses du bord sont réglées avec cet argent. À la fin, il est effectué le total des frais à l’aide des justificatifs, et le montant est divisé par le nombre de personnes à bord. Au surplus du partage de la caisse de bord, certains propriétaires demandent une « participation aux frais » (le plus souvent forfaitaire et journalière). Il existe un calcul très simple permettant d’évaluer le montant des frais de fonctionnement annuel d’un bateau de plaisance : ces frais sont au minimum égaux à 10% du prix d’achat du bateau (ou jusqu’à 30% si le bateau est ancien). La co-navigation ou la bourse aux équipiers n’est pas un business. Tant que les sommes demandées sont raisonnables et justifiables, elles ne sont pas considérées comme des revenus imposables.
Lire aussi: Tout savoir sur le coût d'une piscine
Philosophie de vie et liberté : l’approche d’Olivier Roland
La quête d’indépendance, qu’elle soit maritime ou entrepreneuriale, nécessite souvent de briser la routine. Olivier Roland, entrepreneur, auteur et conférencier, a marqué des milliers de vies avec son approche unique de l’entrepreneuriat. Il incarne la liberté professionnelle, prouvant que réussir sans suivre les parcours classiques est non seulement possible, mais souhaitable. Ayant quitté le lycée à 19 ans, une décision controversée à l'époque, il a compris que l’éducation académique traditionnelle ne constituait pas le seul chemin vers l’épanouissement.
Le concept central de son succès repose sur l'automatisation. Après une première expérience dans la maintenance informatique qui s'apparentait à une « prison dorée », il a découvert La Semaine de 4 Heures de Tim Ferriss. Cette influence a été capitale : Olivier a appris la possibilité de créer un business automatisé qui ne repose pas sur son intervention quotidienne. Le lancement de son blog, Des Livres pour Changer de Vie en 2008, puis de la formation Blogueur Pro en 2010, illustre cette transition vers l'indépendance. Avec plus de 3000 blogueurs formés, son impact sur l’écosystème entrepreneurial francophone est considérable.
L'une des facettes les plus marquantes de sa philosophie est l'adhésion au minimalisme. Inspiré par ses voyages et son exploration de diverses cultures, il a développé une vision où la simplicité est reine. Il applique cette philosophie à sa vie personnelle et professionnelle, préférant rester plusieurs mois dans un même endroit plutôt que de bouger constamment, ce qui lui permet de mieux appréhender la culture locale tout en travaillant efficacement. Pour lui, accumuler des possessions matérielles superflues encombre l’esprit et nuit à la créativité.
#
Lire aussi: Remplacement de skimmer : Tarifs et facteurs