Course Nautique : Un Voyage au Cœur de la Voile Sportive

La course nautique, plus communément appelée course au large, est une discipline de la voile qui transcende la simple compétition. C'est un défi de longue distance, une aventure humaine et technologique, un voyage au cœur des éléments. Ces compétitions, souvent transocéaniques ou autour du monde, se disputent en solitaire, en double ou en équipage, à un rythme variable, généralement annuel, bisannuel ou quadriennal.

Les Différentes Classes de Course au Large

Le monde de la course au large s'est structuré au fil des ans, donnant naissance à différentes classes de bateaux, chacune avec ses spécificités et ses défis.

La Classe Mini : L'École de l'Aventure

Apparue en 1994, la Classe Mini rassemble les plus petits voiliers de la course au large, avec une longueur de seulement 6,50 mètres. Ces embarcations, bien que de taille réduite, sont extrêmement compétitives. La Mini Transat, par exemple, propose un parcours reliant la France à l'Espagne, puis aux Antilles, tous les deux ans (années impaires). De nombreuses autres courses permettent aux skippers de cumuler des milles tout au long de la saison. La Mini-transat est une transatlantique qui fait rêver de très nombreux voileux, jeunes et moins jeunes. Cette course est synonyme de petits budgets, de camaraderie, d’aventure et d’innovations techniques. Le début de l’histoire de ces petits voiliers débute en 1977. Une course, au départ du Royaume Uni, réuni une vingtaine de voiliers de 6.50, pour une transat en solo. Les premiers voiliers sont des Muscadets et des Serpentaires. Parmi les kippers qui prennent le départ, de grands noms comme Halvard Mabire, Bruno Peyron et Jean-Luc Van Den Heede. Aujourd’hui, la Mini-transat est devenue française et fait partie de l’histoire de la course au large. Des voiliers, et des architectes ont marqué cette course.

La Classe Figaro Bénéteau : L'Égalité des Chances

La classe Figaro Bénéteau, plus récente (1990), réunit des monotypes (voiliers identiques pour tous) d'une dizaine de mètres. Plusieurs designs se sont succédé, jusqu'au Figaro 3 de VPLP, équipé de foils. La devise de cette classe est de se battre à armes égales. Les Figaro Bénéteau sont moins connus du public mais indissociables de monde de la voile, surtout en France. L’histoire de ce voilier est étroitement liée aux half Toners. Dans les années 90, l’idée de créer un monotype pour remplacer les half-toners se concrétise, avec le groupe Finot, puis Jean Berret qui vont dessiner un voilier qui sera construit par le chantier Bénéteau. En 2003, Marc Lombard dessine la deuxième version.

La Class40 : Le Tremplin Vers le Professionnalisme

La Class40 est une classe proche de la Classe Mini, mais destinée aux professionnels et aux amateurs éclairés. Ces monocoques de 40 pieds, conçus pour la course et la croisière, suivent une jauge stricte, permettant ainsi l'accès à tous les budgets. La class40 est souvent vue comme la petite sœur de la classe Imoca. Je n’ai jamais aimé ce raccourci. En effet, si les voiliers des cette classe ressemble à des petits IMOCA, la comparaison s’arrête là. Le circuit est beaucoup plus ouvert et dynamique que la première. Le nombre de courses est très important et les types de parcours très variés. Aujourd’hui, les grands noms de cette classe sont ceux des architectes que l’on retrouve aussi en IMOCA.

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Les IMOCA : L'Élite de la Course au Large

La classe IMOCA est la classe par excellence du Vendée Globe, née en 1991. Ces voiliers de 18,28 mètres (pas plus) offrent rapidité, robustesse et représentent un véritable défi technologique. Véritable laboratoire où se rencontrent folie, sérieux, artisanat et hyper-technologie, cette classe ne cesse d'évoluer et de propulser sur le devant de la scène des marins aux profils variés. Depuis peu, l'apparition des foils a ouvert de nouveaux défis, tant pour les marins en solitaire que pour les suiveurs et les régatiers digitaux. La fragilité des appendices (foils, etc.) et l'ambition de tous offrent désormais un plateau de rêve tous les 4 ans, ainsi qu'à travers la The Ocean Race, qui se joue en équipage. Les voiliers de la classe Imoca sont sans doute les voiliers de course au large les plus connus du grand public. Et pour cause, il s’agit, tout simplement, des voiliers utilisés par les skippers du Vendée Globe, entre autres. Ces voiliers de 18 mètres, généralement appelés 60 pieds IMOCA, sont devenus, au fil des éditions, des bateaux de plus en plus techniques et performants. Les grands noms de cette classe sont des cabinets d’architecture comme Finot-Conq, FARR Yacht Design, VPLP/Verdier ou encore l’architecte Marc Lombard.

La Classe OCEAN Fifty (ex-Multi50) : L'Attrait des Multicoques Accessibles

La classe OCEAN Fifty est la petite sœur des Ultim. Elle réunit des multicoques dits "accessibles". Avec une longueur de 50 pieds (15,24 mètres de large maximum), la course se veut attractive et compétitive. Les jauges, bien que strictes, laissent la place aux innovations architecturales et de construction navale. Les trimarans sont nombreux et performants.

La Classe ULTIMES : Le Graal de la Performance

La classe ULTIMES est la dernière née, celle de tous les rêves et de tous les records, en équipage ou en solitaire. Réservée à l'élite des marins depuis leur première apparition lors de la Route du Rhum 2010, la classe Ultime 32/23 regroupe des bateaux de haute technicité et d'innovation, capables d'atteindre des vitesses impressionnantes. Les multicoques de course sont des bateaux qui ont fait rêver de très nombreux plaisanciers. Ces voiliers, souvent mythiques, sont de véritables machines de courses. Les premiers multicoques de courses sont apparus dans les années 70, avec Pen Duick, d’Eric Tabarly. Acapella est une série de 5 trimarans construits entre 1978 et 1982. Jet Service, un catamaran construit en 1987. Ce plan Gilles Ollier sera skippé par Serge Madec puis Bruno Peyron. C’est un peu le premier géant des mers. Geronimo, un trimaran de 21m, construite en 2001. IDEC Sport. Ce bateau, construit en 2006, s’appellera d’abord Groupama, skippé par Franck Cammas. Il prendra ensuite le nom de Banque Populaire, skippé par Armel Le Cleac’h, avant d’être racheté, en 2015, par Francis Joyon. Aujourd’hui, on retrouve trois grandes classes de multicoques. Les Ultim’s, ces immenses trimarans de de 23 à 32 mètres. La Class Ocean-Fifty, anciennement Multi50, représente plusieurs trimarans de 15 mètres.

Les Courses Mythiques

Certaines courses au large sont devenues mythiques, marquant l'histoire de la voile et attirant les meilleurs skippers du monde.

Le Vendée Globe : L'Everest des Mers

L'expression Vendée Globe désigne une course nautique autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, qui se déroule tous les quatre ans depuis 1989. Cette course, particulièrement difficile, est réservée aux skippers les plus expérimentés. Le parcours, long de plus de 40 000 kilomètres, comporte des passages emblématiques tels que le cap de Bonne-Espérance, les cinquantièmes hurlants, le point Nemo et le cap Horn. Pour participer au Vendée Globe, les concurrents ont besoin de sponsors, notamment pour obtenir un navire tout équipé.

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La Route du Rhum : La Transatlantique en Solitaire

La Route du Rhum est une course transatlantique en solitaire qui relie Saint-Malo (France) à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Créée en 1978, cette course est réputée pour ses conditions météorologiques souvent difficiles et pour la diversité des bateaux qui y participent.

The Ocean Race (Anciennement Volvo Ocean Race) : Le Tour du Monde en Équipage

The Ocean Race est une course autour du monde en équipage, considérée comme l'une des plus difficiles et des plus prestigieuses de la voile. Les équipes s'affrontent sur des monocoques de haute performance, naviguant à travers les océans dans des conditions extrêmes. En 1973, a lieu au départ de Portsmouth, la première course autour du monde en équipage sur la route des Clippers.

La Transat Anglaise (OSTAR) : Pionnière de la Course en Solitaire

Lors de la première OSTAR en 1960, le navigateur CHICHESTER marque la première course transatlantique en solitaire comme une date dans l’histoire de la course et en devient une figure emblématique, le premier « athlète maritime ».

L'Évolution de la Course au Large : De l'Aventure au Professionnalisme

La course au large a connu une évolution considérable depuis ses débuts. Autrefois réservée à quelques aventuriers fortunés, elle s'est démocratisée et professionnalisée, attirant des skippers de tous horizons.

Les Premières Courses : L'Ère des Aventuriers

Les premières courses à la voile étaient souvent organisées par nos amis anglais. La transat Anglaise ou le Golden Globe Challenge étaient des courses qui réunissaient plus des aventuriers que des sportifs professionnels.

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La Structuration du Monde de la Course

Aujourd’hui, le monde de la course à la voile s’est structurée et les différents bateaux de courses se sont sont structurés en classes ou en jauges. Il est loin le temps des premières courses à la voile, souvent organisées par nos amis anglais. La transat Anglaise ou le Golden Globe Challenge étaient des courses qui réunissaient plus des aventuriers que des sportifs professionnels. Aujourd’hui, les choses ont bien changé. La Route du Rhum ou le Vendée Globe accueillent de nombreux voiliers de courses qui se sont structurés en classes et jauges.

L'Impact du Sponsoring

Dès lors, les français adoptent la recette du sponsoring autrement dit les skippers se voient confier une importante somme d’argent en échange du nom de leur voilier.

La Course au Large et la Terminologie Nautique

Le domaine nautique possède un vocabulaire riche et précis, indispensable pour comprendre les spécificités des différents types de bateaux et de courses. Voici quelques exemples de termes fréquemment utilisés :

  • Acon, Flat, flattie : Petite plate, utilisée pour se déplacer sur la vase dans le travail sur les parcs à huîtres. Synonyme : pousse-pied.
  • Allège, Lighter: Bateau de servitude destiné à « alléger » les navires sur rade. À Arles, désigne un bateau de charge à fond plat, gréé de voiles latines, faisant le lien entre le Rhône et la mer, ou effectuant le transport de bois et de matériaux de construction, le long de la côte.
  • Annexe, Tender: Petite embarcation destinée à faire le va-et-vient entre le bateau principal et le quai.
  • Aviso, Advice vessel: Petit bâtiment de guerre gréé en goélette, en brick ou en corvette, utilisé pour assurer la liaison et porter les ordres entre les différents bâtiments d’une escadre.
  • Bac, Ferry, fiat, punt: Embarcation à fond plat destinée au passage en rivière d’une berge à l’autre. Désigne parfois un bateau local, comme à Arcachon où ce type de bateau, gréé d’une voile au tiers ou à corne, et équipé d’une dérive centrale, est utilisé par les ostréiculteurs.
  • Bacop, Saint-Omer punt: Barque à fond plat utilisée sur l’Aa, dans la région de Saint-Omer, pour le transport des produits maraîchers.
  • Balancelle, Bilancella: Bateau pointu des deux bouts, généralement à deux mâts gréés de voiles latines, dont un tape-cul nommé méjane ; la balancelle est utilisée pour le cabotage en Méditerranée.
  • Baleinière, Whaler: Embarcation fine et légère, pointue aux deux extrémités, utilisée pour la chasse à la baleine, tant à l’aviron qu’à la voile ; par extension, désigne un bateau de service.
  • Barge, Sailing barge: Fort bateau à fond plat, gréé d’un ou de deux mâts, utilisé pour le transport en mer ou en rivière : les barges à livarde de la Tamise sont équipées de grandes dérives latérales.
  • Barque, Skiff, punt: Ce mot désigne couramment une petite embarcation de rivière ; dans le langage des marins, il s’applique plutôt à des bateaux plus importants comme les sloups de pêche ou les barques méditerranéennes. Le mot barque (bark) est associé au type de gréement, trois ou quatre-mâts barque : un grand voilier gréé de phares carrés sauf au mât d’artimon. Si le mât d’artimon est également gréé carré, on dit trois ou quatre-mâts carré.
  • Barque catalane, Catalan fishing boat: Grande barque latine pontée, d’une dizaine de mètres, gréée d’un seul mât avec voiles de mestre et de polacre ; elle possède une quille centrale et deux petites quilles latérales. La catalane est utilisée par les pêcheurs du Roussillon et de Catalogne pour la pêche à la sardine et aux anchois.
  • Barque du Léman, Lake Geneva barge: Grande barque de transport utilisée sur le lac Léman, gréée de deux voiles latines. Sa coque très large et son pont débordant révèlent une origine architecturale inspirée de la galère.
  • Barquet, Hattie: Petite embarcation à fond plat des étangs du Languedoc, utilisée à la voile et à l’aviron, pour la pêche.
  • Barquette, Barquette: Petit bateau creux à arrière pointu, utilisé pour la pêche côtière, très répandu en Méditerranée. La barquette marseillaise, gréée d’une voile latine et d’un foc, est la plus connue.
  • Bateau, Boat, craft: Nom générique désignant indifféremment tous les types de bateaux, quels que soient leurs modes de propulsion, leurs dimensions et leur gréement. Désigne parfois un type de bateau local précis comme le bateau berckois, le bateau-bœuf sérois, etc.
  • Bateau berckois, Berck lugger: Fort bateau à clins, non ponté, équipé d’une grande dérive sabre, gréé en bourcet-malet (misaine et tape-cul au tiers), utilisé pour la pêche côtière en mer du Nord : filet de dérive, corde, chalut. Il est tiré à terre après chaque marée.
  • Bateau de jauge, Rating class yacht, class racer: Bateau de course dont les éléments : longueur, largeur, tirant d’eau, déplacement, etc., déterminent un ratio, permettant à des bateaux différents de régater entre eux. Les classes telles que les 5,50 ID, 6 m, 8 m, dépendent de la jauge internationale : J.L.
  • Bateau-bœuf: Forte barque latine pontée, à un mât, originaire de la région séroise et martégale, utilisée dans le golfe du Lion pour la pêche en bœuf, avec le filet de chalut nommé gangui, remorqué par deux bateaux.
  • Bateau-feu, Light-vessel: Bateau équipé d’un feu (phare), mouillé dans des parages dangereux, où l’on n’a pas pu édifier de phare.
  • Batteliku, Basque fishing punt: Embarcation légère du Pays basque, utilisée essentiellement à l’aviron par les pêcheurs, parfois gréée d’un mât court et d’une voile au tiers.
  • Bautier: Grande barque pontée, gréée en côtre, utilisée par les pêcheurs de Barfleur dans le Cotentin, pour le travail des palangres appelées baux. Synonyme : cordier.
  • Bétou, Hettie: Petite embarcation à fond plat des étangs du Languedoc, utilisant les avirons et portant une voile latine.
  • Bette, Lateen rigged dory type: Grande embarcation à fond plat du golfe du Lion, pointue aux deux extrémités, utilisée en mer et sur les étangs par les pêcheurs ; elle est gréée d’une voile latine et d’un foc ; la plus connue est la bette martégale. Des bettes fortement toilées ont été utilisées en régate dans la région de Marseille.
  • Bisquine, Lugger: Type de gréement, comportant deux ou trois mâts gréés au tiers avec huniers, proche de celui du lougre ou du chasse-marée. Sont ainsi gréées les bisquines de Cancale et de Granville, utilisées à la pêche et pour la drague des huîtres, ainsi que les bisquines de cabotage normandes.
  • Blin, Brière flattie: Embarcation à fond plat et arrière pointu, construite à clins, gréée d’une ou de deux voiles à livarde, utilisée en Brière pour le transport.
  • Bocq, Well smack: Bateau de Bretagne Nord gréé en côtre, souvent équipé d’un vivier pour le transport des crustacés dans la région de Paimpol.
  • Bombarde, Bomb vessel: Caboteur méditerranéen gréé de deux mâts : le plus grand est situé au centre du bateau et porte des voiles carrées ; l’artimon est gréé d’une brigantine.
  • Bombotte: Embarcation d’aviron à voile au tiers et tape-cul à livarde, reconnaissable à sa marotte, utilisée pour le passage, dans le port des Sables-d’Olonne.
  • Borneur, Inshore coaster: Petit bâtiment de transport limité à des navigations proches du port d’attache. Les borneurs sont souvent gréés en cotre, sloup, dundée, ketch et chasse-marée.
  • Brick, Brig: Navire à deux mâts et deux phares carrés complets, gréant en outre une brigantine sur le grand-mât à l’arrière, et trois focs à l’avant. Il mesure une trentaine de mètres ; il est utilisé au long cours et au cabotage.
  • Brick de guerre, Brig of war: Petit bâtiment militaire à deux mâts gréés carré, mât de misaine et grand-mât, armé de bouches à feu.
  • Brick-goélette, Schooner brig: Navire à deux mâts portant un phare carré complet sur le mât de misaine ; le grand mât est dépourvu de voile carrée, il est gréé d’une brigantine et d’un flèche.
  • Brigantin, Brigantine: Goélette gréée de huniers carrés aux deux mâts. Également bateau latin à deux mâts, gréant polacre et mestre ; proche de la felouque.
  • Bugalet: Petit bâtiment de la taille d’une gabare, gréant deux mâts et des voiles carrées, dont la silhouette rappelle celle d’un vaisseau ; il est utilisé, en rade de Brest principalement, pour le transport des officiers, des marchandises et approvisionnements de bord.
  • Bulb-keel, Bulb keel: Yacht dont la quille est composée d’un aileron métallique très fin, portant le plus bas possible un lest renflé en forme de bulbe.
  • Caboteur, Coaster: Bâtiment de commerce utilisé au petit ou grand cabotage. Les caboteurs sont souvent gréés en chasse-marée, lougre, bisquine, ketch, dundée, goélette en Manche et Atlantique, et en tartane, bombarde, pinque en Méditerranée. Les caboteurs les plus forts, utilisés au grand cabotage, sont les bricks ou bricks-goélettes.
  • Caïque: Fort canot de pêche aux cordes et au filet de dérive, construit à clins, de la région d’Étretat et d’Yport, d’abord gréé en lougre à trois mâts au tiers, puis à deux mâts gréés en bourcet-malet. En l’absence de port, les caïques devaient être tirées sur la plage puis remises à l’eau à chaque marée.
  • Carnin: Canot à clins de la région du Havre, utilisé pour la petite pêche, puis à la plaisance ; il est gréé au tiers en bourcet-malet.
  • Canoë, Canoe: Embarcation fine, construite en écorce à l’origine par les Indiens d’Amérique du Nord. Le canoë canadien en bois a été utilisé au cours du siècle pour la navigation de plaisance, principalement en rivière et le long des côtes, à la pagaie et parfois à la voile. Le canoë français est un fin bateau d’aviron utilisé en compétition.
  • Canot, Boat, small boat: Nom général donné à un bateau creux, ayant un arrière à tableau, propulsé tant à la voile qu’à l’aviron. Peut désigner un type précis, suivant son gréement : canot à misaine, canot voile-aviron, ou suivant un type régional : canot jaguin, canot à misaine bigouden, etc.
  • Canot à misaine, Small lugger: Canot de pêche gréé d’un seul mât et d’une voile au tiers nommée misaine, très répandu en Bretagne. Les plus forts canots à misaine portent, en plus, un tape-cul, on dit alors : canot à misaine-tape-cul.
  • Canot voile-aviron, Rowing and sailing boat: Petite embarcation de plaisance, utilisant pour sa propulsion les avirons et une voile, généralement au tiers.
  • Cap-hornier, Cape horner: Grand voilier utilisé au long cours, dont les voyages obligent à passer le cap Horn. Les cap-horniers sont des navires à phares carrés à trois, quatre ou cinq mâts ; ce mot désigne aussi tout marin, professionnel ou plaisancier, qui a franchi le cap Horn.
  • Catalane: Voir barque catalane.
  • Catboat, Catboat: Nom donné à un type de voilier ne portant qu’un seul mât, situé très à l’avant, gréé avec grand-voile à corne, et dépourvu de foc.
  • Chaland, Barge: Terme générique désignant un fort bateau à fond plat, utilisé pour le transport, propulsé à l’aviron, ou halé. Certains chalands étaient gréés, comme le grand chaland de Loire, bordé à clins, portant une grand-voile carrée, utilisé au bornage, ou le petit chaland de Brière, gréé d’une voile à livarde, utilisé pour le transport local.
  • Chalibardon, Adour barge: Chaland à voile de grande taille, pointu à l’étrave, à fond plat très cintré, utilisé sur l’Adour pour le transport. Il est propulsé à l’aide d’une voile carrée et dirigé avec un long aviron de queue. Comme tous les bateaux de l’Adour, son mode de construction comporte une particularité : l’assemblage du bordé à queue d’aronde.
  • Chaloupe, Lugger: Type de bateau à arrière pointu, portant deux mâts, le plus petit sur l’avant, avec voiles au tiers, misaine et taillevent. De nombreux bateaux locaux ont ainsi été gréés : chaloupe de Plougastel, chaloupe sardinière de Douarnenez, sinago et forban du golfe du Morbihan, chaloupe de Billiers, chaloupe de basse-Loire, chaloupe du bassin d’Arcachon.
  • Chasse-marée: Petit navire à trois mâts gréés de voiles au tiers, proche du lougre ou de la bisquine ; il a donné son nom à un type de borneurs ou de caboteurs très largement utilisés en Bretagne, du XVIIIe jusqu’au début du XXe siècle. Il doit son nom à son activité, qui était d’aller chercher (chasser) la marée sur les lieux de pêche, pour la rapporter au plus vite sur les lieux de vente.
  • Chatte: Ancien bateau de pêche de basse-Loire, notamment de La Bernerie, pointu aux deux extrémités, à trois mâts et voiles carrées, remplacé par les chaloupes. Sa silhouette particulière, avec un grand mât central, un mât de misaine à l’avant et un mât de tape-cul à l’arrière, tous trois barrés de leurs vergues, le faisait appeler « bateau calvaire ».
  • Chébec, Xebec: Bâtiment de cabotage utilisé en Méditerranée, gréant trois mâts à voiles latines. C’était aussi un bâtiment de guerre et de course, utilisé par les pirates barbaresques et les corsaires français, armé de 18 à 26 bouches à feu.
  • Chippe: Petite embarcation pointue aux deux extrémités, gréée d’une voile au tiers et utilisée à l’aviron sur la Rance.
  • Clipper, Clipper: Voilier de commerce fin et toilé, construit en vue de la vitesse. Les grands trois-mâts carrés de grande marche, utilisés pour les courses transocéaniques du thé ou du café…, toutes cargaisons demandant une livraison rapide, sont appelés clippers. Les petits clippers de plaisance à dérive, étaient, quant à eux, parmi les premiers yachts fluviaux utilisés au XIX’ siècle.
  • Coche, Passage boat, fly boat: Grand chaland de rivière à fond plat, halé le long de la berge, utilisé pour le transport des passagers.
  • Cochère, Lake Geneva boat: Petite barque de transport utilisée sur le lac Léman ; sa coque à fond plat la distingue de la grande barque ; elle porte une ou deux voiles latines.
  • Cordier, Longliner: Tout type de bateau utilisé pour la pêche aux cordes (les palangres) comme les bautiers, caïques… Synonyme : palangrier.
  • Corsaire, Privateer: Petit bâtiment rapide armé en guerre par des particuliers ayant reçu une lettre de marque, leur donnant autorisation de traquer à leur compte les navires d’une nation ennemie ; il pouvait être gréé en cotre, lougre, brick…
  • Corvette, Sloop of war, corvette: Petit navire de guerre à trois mâts carrés, intermédiaire entre la frégate et le brick, comprenant 20 à 30 bouches à feu. Corvette désigne aussi le bateau des pilotes du port de Dunkerque. Les corvettes ont été utilisées pour le commerce, les missions scientifiques et de découvertes.
  • Cotre de guerre, Naval cutter: Petit bâtiment à un mât, avec mât de hune et de perroquet pour les plus grands, pourvu d’une fortune carrée, et portant un armement de 6 à 8 bouches à feu.
  • Cotre, Cutter: Type de gréement à un mât, avec grand-voile à corne généralement surmontée d’un flèche, ou bermudienne, et portant sur l’avant un foc sur bout-dehors, et une trinquette. Pour les bateaux de travail utilisés à la pêche ou au cabotage, ce mot est parfois utilisé comme synonyme de sloup. En plaisance, il est réservé aux bateaux gréant deux voiles d’avant. Le cotre à tape-cul prend le nom de yawl. Les rapides cotres pilotes du Havre portaient le nom d’Hirondelles.
  • Couralin, Adour ferry: Petite embarcation fluviale à fond plat et à marotte, gréée au tiers, à vergue horizontale, utilisée sur l’Adour pour le passage.
  • Coure au, Barge: Gabare de transport à fond plat originaire de la Gironde et de la Dordogne, gréée d’une voile au tiers ou d’une voile à corne, sur un mât à bascule lui permettant de passer sous les ponts.
  • Couroleur: Sloup ponté utilisé à la pêche et pour le travail ostréicole dans les coureaux et pertuis de Saintonge.

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