La Caravelle est un dessin de 1953 du célèbre architecte de l'époque - et fin régatier - Jean-Jacques Herbulot. Comme le Vaurien ou encore l'Argonaute, il est de ces dériveurs qui ont permis de démocratiser la plaisance dans les années soixante. En effet, avec une longueur de 4,60 m, la Caravelle - qui se mène à l'aviron ou à la godille - est une prame de servitude pour les pêcheurs. Construite en contreplaqué, la Caravelle ne remporte pas l'adhésion des thoniers. C'est alors que Philippe Vianney - fondateur de l'école de voile des Glénans - décide de l'utiliser comme bateau accompagnateur. Les moniteurs s'en servent pour rejoindre les différentes zones de navigation, marquant ainsi l'histoire de la plaisance moderne.
Mécanique des appendices : la quille et son rôle fondamental
La quille est comme une lame plate, fixée au fond d’un voilier, qui s’enfonce dans l’eau. Les quilles ont plusieurs styles. Les bateaux traditionnels sont dotés de quilles intégrées à la forme de la coque. Le ballast est fixé au bas de la quille ou est placé à l’intérieur. La quille est fabriquée du même matériau que le bateau - habituellement fibre de verre, aluminium ou bois, et le ballast est fabriqué de plomb. Cette conception est robuste et a fait ses preuves au fil du temps.
La plupart des voiliers modernes ont une quille en « aileron ». Ces « appendices » à haut rendement et à taux de traînée restreint sont normalement coulés en plomb et fixés au fond assez plat de la coque. Certains bateaux en fibre de verre ont un petit « moignon » moulé dans la coque, et c’est là qu’est fixé l’aileron. Les ailerons donnent le ballast requis, mais sont encore plus efficaces que les quilles traditionnelles pour prévenir la dérive, ce mouvement latéral du bateau causé par le vent dans les voiles.
La dérive cause un problème surtout si le bateau vogue dans le vent. Les voiliers dérivent toujours un peu, même si ce n’est que de quelques degrés. Pourtant, cette dérive minime est suffisante pour créer un « angle d’attaque » entre l’eau qui passe et l’aileron, ce qui à son tour crée une pression différente des deux côtés de l’aileron. Cette pression est comme celle du vent sur l’aile d’un avion, ou dans les voiles d’un voilier, sauf qu’elle se produit sous le bateau. La quille est attirée vers le côté accusant le moins de pression qui, heureusement, est le côté face au vent. La plupart des débutants en voile pensent que la quille ne sert que de ballast, mais la réalité est toute autre.
Enjeux des systèmes de relevage et quilles mobiles
La quille relevable me parait une bonne solution lorsqu'on veut pouvoir, à l'occasion, bénéficier d'un petit tirant d'eau. Je penche pour une quille mobile en translation, avec son bulbe au bout, un plan de dérive profilé, un puits de dérive dans le bateau, et un système de relevage électro-hydraulique. Quelqu'un pourrait-il m'aiguiller vers un chantier ou un sous-traitant qui a l'expérience de la fabrication de ce type de quille, avec son puits, son mécanisme de guidage ou de relevage ? Ou un bureau d'études mécanique qui a déjà réalisé ce type d'ingénierie et peut prendre en charge l'étude ?
Lire aussi: Matériaux des cordes de ski nautique
Sur le plan mécanique, ce n'est pas très compliqué, mais faire en sorte que ça fonctionne à long terme avec l'eau de mer, les coquillages qui vont aller s'y loger, les algues, etc., nécessite une expertise poussée. Le concept de quille télescopique ou de quille basculante demande une attention particulière sur la structure du puits, car la reprise des efforts dynamiques sur un appendice mobile est bien plus contraignante que sur une quille fixe intégrée. Les discussions entre experts navals soulignent souvent l'importance du calcul de la résistance des matériaux face à la corrosion saline et au développement d'organismes marins dans les zones de friction du mécanisme.
#
Lire aussi: Accessoires de mode masculine : les bracelets
Lire aussi: La corde de nage : dimensions, installation, avantages