Construction d'un Voilier Modèle Réduit IMOCA 60 Pieds pour le Vendée Globe : Un Guide Détaillé et Approfondi

Introduction : L'IMOCA 60, Symbole de la Course au Large et Défi de Modélisme

Le monde de la course au large est dominé par des navires d'exception, parmi lesquels l'IMOCA 60 pieds se distingue comme une icône incontestée. Nés d'un besoin simple et radical : permettre à un marin solitaire de faire le tour du monde, sans escale, sur un monocoque assez puissant pour affronter les mers du Sud, ces voiliers sont rapidement devenus le support emblématique du Vendée Globe. Leur constante évolution technique en a fait de véritables "Formule 1 des mers" ou "bateaux de l'extrême", conjuguant performance et innovations architecturales poussées. Cependant, l'ingéniosité de ces machines ne se limite pas aux océans ; elle inspire également les passionnés de modélisme, qui se lancent le défi de reproduire ces bijoux de technologie à échelle réduite. Cet article propose un regard détaillé sur la construction d'une maquette radiocommandée d'IMOCA 60, en s'appuyant sur des retours d'expérience concrets et des conseils pratiques pour surmonter les embûches techniques.

L'IMOCA 60 : Architecture et Évolution Technologique

L'International Monohull Open Class Association (IMOCA) gère la classe des monocoques de 60 pieds (18,28 mètres) en établissant les règles d'équité sportive et de sécurité des bateaux. La jauge IMOCA fixe quelques règles claires - longueur limitée à 60 pieds, monocoque, capacités de redressement, solidité renforcée - tout en laissant une vraie liberté aux architectes. Cette jauge ouverte permet une innovation technique constante de ce type de voilier. Au fil des générations, l'IMOCA 60 a évolué en profondeur. Les carènes sont devenues plus larges et plus puissantes. L’apparition de quilles pendulaires a amélioré l’équilibre du bateau, tandis que les foils, ces grands appendices latéraux, soulèvent partiellement le bateau et augmentent les vitesses moyennes. Ces avancées ont parfois conduit à des architecturaux très éloignés et à une complexité accrue, comme l'expliquait Juan K, où la coque présente une légère inflexion sur l’arrière.

L'évolution est constante, comme en témoigne PRB, le 60' d'Isabelle Autissier, qui montre l'évolution des formes des IMOCA depuis 16 ans. Les voiliers contemporains peuvent glisser sur une surface quasiment plate dans certaines conditions, mais à l'arrière, le voilier creuse un sillon vertigineux lorsqu'il atteint des vitesses élevées. En matière d’aérodynamique, ces bateaux sont conçus pour fendre l'air, mais ils prennent aussi les embruns de plein fouet, nécessitant des solutions robustes pour protéger le cockpit. La quille trop centrée sur d'anciens modèles a pu freiner le bateau, le ralentissant brusquement, une erreur d’interprétation corrigée sur les nouvelles conceptions. Les IMOCA 60 participent à plusieurs grandes courses océaniques, telles que le Vendée Globe, qui reste l’épreuve la plus célèbre, la Transat Jacques Vabre ou la Route du Rhum.

La Jauge IMOCA et la Stratégie des Voiles

La jauge IMOCA impose aux marins un nombre maximum de voiles à embarquer sur le Vendée Globe, traditionnellement fixé à huit. Parmi celles-ci, on retrouve nécessairement la grand-voile, qui reste hissée pendant toute la course, et le tourmentin, une petite voile d’avant de tempête de 25m² maximum d’une couleur fluo, qui est obligatoire et parfois appelée J4. Pour le reste, les skippers sont libres de choisir les voiles qu’ils souhaitent embarquer. Chaque marin travaille avec différentes voileries pour confectionner des voiles 100% sur mesure. Les navigateurs et leurs équipes choisissent où mettre le curseur en termes de surface, de forme (plus ou moins creuse) et d’installation sur leur bateau (en tête de mât ou sur un autre point de fixation, sur le pont ou sur le bout-dehors).

Le J2 est une voile très importante, installée sur l’étai principal (câble tenant le mât) qui est fixe. Il peut être roulé mais pas affalé et reste donc tout le temps « en l’air ». Cette voile fait un peu plus de 100m² et s’utilise surtout au près mais aussi au vent de travers et éventuellement au portant lorsque le vent est très fort. Le J3 est un foc de brise, une trinquette que l’on utilise au près et au reaching (vent de travers) lorsqu’il y a du vent fort. Il mesure un peu plus de 50m². Quand le vent est très fort au portant, il est aussi possible de naviguer sous J3.

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Le Spi ou A2 est une très grande voile de portant très ronde, une voile « ballon ». Sur les IMOCA, il s’agit d’un spi asymétrique qui s'amure sur le bout dehors. On le retrouve de moins en moins sur les nouveaux bateaux à foils, mais Paul Meilhat, par exemple, a déclaré en avoir embarqué qu’il définit comme son « arme secrète » ! Cette voile fait près de 400m². Le Mast head 0 ou MH0, appelé aussi grand gennaker, est amuré au bout dehors allant en tête de mât. Cette voile est fixée sur les « jockey poles » qui sont des sortes de « bras/tangons » pour écarter l’écoute de la coque du bateau. Elle mesure près de 300m², soit l’équivalent de 1,5 fois un terrain de tennis.

Le Code 0 est un grand gennaker amuré au bout dehors et qui va en tête de mât. Il est utilisé sur des allures portantes, dans le petit temps et le vent médium. Il est plus facile à manier que le Mast head 0 car il n’est pas amuré au « jockey pole », ces bras/tangons qui écartent l’écoute de la coque du bateau. Cette voile mesure environ 200m². Le J0 est une voile un peu hybride, qui s’utilise sur des allures de vent de travers mais aussi sur des allures portantes avec du vent fort et au près lorsqu’il n’y a pas beaucoup de vent. Elle est amurée sur le bout dehors et monte en tête de mât, mesurant environ 180m².

Le FR0 (lire « fro »), pour fractionnal Code 0, est amuré sur le bout-dehors mais ne monte pas en tête de mât. Il est fixé un peu plus bas, au niveau de l’étai de J2. Cette voile est creuse et mesure environ 150m², c'est un petit gennaker. Enfin, l'A7 est un très petit gennaker pour les grosses conditions, amuré au bout dehors et au niveau de l’étai de J2. On le retrouve sur les bateaux à dérives droites, et il est bon de savoir que plus le chiffre de la voile est grand, plus la voile est petite ! Une voile assez semblable à l'A7 est le Jib top ou mule, une petite voile de portant amurée au bout dehors.

Préparer son Projet de Maquette RC IMOCA 60

Le lancement d'une maquette RC d'Imoca 60 est un projet ambitieux qui nécessite une préparation rigoureuse. Le choix du modèle et l'obtention de plans fiables sont les premières étapes cruciales. Certains passionnés se tournent vers les plans originales d'IMOCA réels, comme ceux du Banque Populaire VIII ou du projet Corum, mais il est essentiel de s'assurer de leur complétude. Un des problèmes rencontrés par les débutants est que plein d'éléments essentiels peuvent être manquants dans les plans, ce qui rend la construction difficile. Pour les personnes débutant dans le domaine du voilier modèle réduit, il est recommandé de chercher un bateau pour maquette RC débutant avec des plans complets pour pouvoir prendre de l'expérience. Des options comme le Luco 39, le Ocean 70 (qui peut avoir des plans rognés et difficilement exploitables), ou l'OPEN 60 sont des pistes à explorer. Concernant l'Open 60, il est possible de construire avec des plans ne comprenant pas forcément une vue en plan du dessus, car d'autres vues peuvent suffire.

La finalité du bateau est une autre considération majeure : sera-t-il conçu pour la vitesse, l'initiation à la navigation, ou simplement pour l'exposition ? Cette décision influencera le choix des matériaux et de l'échelle. Si une longueur de 18,28 divisé par 60 donne 30cm, ce qui est très très petit pour un voilier navigant, une maquette de 50cm reste également petite et sensible aux petites rafales de vent. Il est généralement admis que plus le voilier est grand, plus il est stable. Une échelle de 1/18ème, qui donne une coque d'un mètre de long, est souvent préférée car elle permet un bateau encore très facilement transportable et d'un poids raisonnable, tout en offrant une meilleure stabilité sur l'eau.

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Le choix des matériaux est également primordial. Certains projets débutent en dépron et balsa, mais se posent rapidement des questions sur la résistance du bateau et le risque qu'il ne soit trop léger pour résister sur l'eau. Pour étanchéifier et reboucher le dépron ou le balsa, des solutions comme la résine époxy sont utilisées avec succès. D'autres optent pour du contreplaqué, un matériau plus robuste, surtout pour les couples. Il faut aussi anticiper les difficultés avec les foils et la stabilité sur l'eau, car les foils peuvent ralentir beaucoup le bateau dans certains cas.

Construction de la Coque : Étapes et Techniques

La construction de la coque est le cœur du projet de maquette d'IMOCA 60. Elle débute par la préparation minutieuse du chantier et l'assemblage des couples.

Le Chantier et les Couples

Un chantier est généralement constitué d'une planche en aggloméré, d'environ un mètre cinquante, sur laquelle l'axe de la coque et le positionnement exact des couples sont tracés au préalable. Les couples, une fois décalqués soigneusement sur des feuilles de papier blanches et collés sur du contreplaqué de 4mm et 5mm (pour les couples 6 et 7, plus sollicités), sont fixés solidement sur des tasseaux en pin. Ces tasseaux viennent eux-mêmes se fixer sur le chantier. Il est impératif que l'alignement et l'équerrage soient absolument parfaits pour garantir la symétrie et l'intégrité structurelle de la coque. Dans certains projets, un nombre plus important de couples en CP plus léger est utilisé pour garantir le respect des formes, la coque étant construite lisse sur couple. Une autre approche consiste à découper les couples en dépron, en traçant les trous pour les clipser au fond de coque, puis en découpant le fond de coque en deux exemplaires et en les collant pour plus d'épaisseur. Cependant, attention au dépron qui peut gonfler si une colle inadaptée est utilisée. Il est aussi possible d'utiliser du balsa pour solidifier certains couples, mais il faudra le protéger mécaniquement et contre l’eau. Pour couper proprement le balsa, l'utilisation d'un cutter ou d'une lame très tranchante est recommandée. Dans le fil du bois, la coupe est facile ; dans l'autre sens, il faut y aller doucement pour ne pas écraser les fibres, en faisant des essais pour avoir le coup de main.

Réalisation des Appendices : Safrans, Dérive et Lest

Les appendices, à savoir les safrans, la dérive et le lest, sont des éléments cruciaux pour la navigation et la stabilité du modèle réduit.

Les safrans sont constitués de deux épaisseurs de contreplaqué multiplis collées l'une à l'autre. Avant le collage, il est indispensable de préparer la mèche de safran et son logement à l'intérieur de ces deux demi-parties, assurant ainsi une rotation fluide et sans jeu. Un module vient d'ailleurs sur l'arrière pour supporter les deux safrans rétractables.

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La dérive est réalisée en contrecollant deux pièces de contreplaqué de 5 mm. À l'extrémité inférieure de la dérive, un lest en plomb en forme de bulbe est ajouté. Pour cela, il faut commencer par réaliser un master, qui servira à créer une empreinte dans un bloc de plâtre. Dans cette demi-empreinte sera coulé le plomb. Pour la coulée du lest en plomb, après avoir préalablement calculé son volume et son poids, plusieurs tronçons d'un ancien tuyau d'écoulement en plomb sont découpés en petits morceaux (environ 2x2 cm). Le tout est placé dans une casserole en inox sur un réchaud à gaz et en plein air. Pour éviter un maximum de respirer les vapeurs toxiques du plomb en fusion, il est vivement conseillé de porter un masque de protection. Après avoir laissé chauffer jusqu’à obtenir une masse en fusion sur laquelle flottent inévitablement quelques déchets et impuretés, ces impuretés sont éliminées à l'aide d'une cuillère. Lorsque la masse en fusion est prête, il est alors possible de la verser lentement et précautionneusement dans les deux moules, préalablement disposés bien à plat et parfaitement de niveau sur une table. Après avoir laissé refroidir une heure, vient le démoulage. Il faut ensuite limer et égaliser la surface plane des deux demi-formes pour les réunir au moyen de trois vis traversantes et avec de la colle Epoxy 5 minutes. Il faut également usiner, sur quelques millimètres de profondeur, la forme de la base de la dérive dans ce lest, puis mastiquer pour reboucher les trous de vis et les petites imperfections de la surface. Le lest reçoit ensuite une couche de protection de vernis deux composants gris. Un nouveau léger ponçage et le tout est maintenant prêt pour la peinture définitive. Ces moules sont intacts et parfaitement réutilisables pour d'autres fabrications si nécessaire. Le bulbe ainsi formé sera collé et maintenu en place sous la dérive par une tige filetée ancrée dans la dérive et qui va traverser le bulbe.

Finitions et Étanchéité de la Coque

Une fois la structure principale de la coque et les appendices assemblés, les étapes de finition et d'étanchéité sont fondamentales pour assurer la durabilité et la navigabilité du modèle réduit.

Fibrage et Résine Époxy

Après le fibrage de l'extérieur de la coque, celle-ci peut alors être démontée du chantier. Pour une protection optimale, un doublage avec une toile fine de 20 g sur toute la coque est une solution couramment adoptée. La pose de résine époxy est utilisée avec succès dans de nombreux projets. C'est une technique relativement simple, mais il faut impérativement respecter les pourcentages du mélange. On l'applique avec un pinceau et on laisse sécher. Il est important de noter que cette résine n'est pas dangereuse, n'ayant pas d'odeur ni de vapeur irritante. Pour la résine + fibre en intérieur, il est judicieux de prévoir des segments de pont avec trappe qui seront fermés et étanches une fois l'intérieur de la coque traité. De petites trappes sont également prévues pour l'accès technique. Après séchage et ponçage du pont, toute la coque et le pont seront enduits d'une couche de fond deux composants de couleur grise.

Problèmes Courants et Solutions

Lors de l'utilisation de matériaux comme le dépron, un problème courant peut être le gonflement de ce dernier à cause de la colle. Il est donc essentiel d'utiliser une colle adaptée au matériau pour éviter de devoir recommencer le travail. Pour le balsa, même s'il est utilisé de manière structurelle (par exemple, pour les couples), il faudra le protéger mécaniquement et contre l’eau, notamment par l'application de résine époxy. Pour une coque en balsa, un doublage de la coque avec du tissu et de la résine époxy est recommandé, et l'intérieur peut être protégé par de la résine appliquée au pinceau.

Le Pont et la Cabine : Détails et Fonctionnalité

La construction du pont et de la cabine est une étape où le souci du détail et la fonctionnalité sont primordiaux, tout en préparant l'intégration des systèmes électroniques et du gréement.

Construction du Pont

Avant de fermer la coque avec le pont, il est prudent de vérifier si tout est en ordre en montant provisoirement le jeu de voiles petit temps. Ceci permettra d'effectuer éventuellement une retouche ou une modification beaucoup plus facilement. Le pont est ensuite entièrement recouvert de contreplaqué de 1mm. Ce contreplaqué sera ensuite fibré au 25gr/mm2 avec une couche de résine époxy. Après séchage et ponçage, le pont est prêt pour la peinture. Le pont reçoit deux couches d'une peinture synthétique à séchage rapide, satinée, de couleur blanc crème, RAL 9001.

Aménagement de la Cabine

À ce stade de la construction, la cabine doit également être réalisée. Elle est généralement composée d'une base en contreplaqué de 2mm sur laquelle sont placés quelques couples qui permettront de recouvrir le tout d'un contreplaqué de 0.8mm. La cabine sera prolongée sur l'arrière par des montants entourant la baignoire, permettant ainsi de placer, tout à l'arrière, une vis de fixation. À l'avant de la cabine, deux pattes de fixations viennent se crocher sous le couple situé à cet endroit. La cabine va recevoir plusieurs fenêtres et deux demi-sphères en plexi, réalisées avec des BULDO après un travail de limage et de polissage pour faire disparaître les inscriptions, qui donnent au skipper une vue à 360 degrés depuis l'intérieur de la cabine. Tout à l'arrière de la baignoire, pour masquer la vis de fixation, on trouvera le Randome du radar satellite, réalisé avec une balle de pin-pong et posé sur un support amovible.

Accastillage et Installation Radio-Commandée

L'intégration de l'accastillage et des systèmes de radiocommande est une phase délicate qui allie esthétique, fonctionnalité et performance.

Accastillage Fonctionnel

Pour l'accastillage, une approche sobre, simple et fonctionnelle est souvent privilégiée. Peu d'accastillage visible permet d'éviter les éléments superflus. On ne trouvera donc pas de rambardes, considérées comme des "bêtes à chagrins" auxquelles on s'accroche sans cesse et qui sont de merveilleuses sources d'infiltration d'eau dans la coque.

Système RC

L'installation RC est conçue pour être à la fois efficace et accessible. Un treuil de 3 tours et demi commande un circuit d'écoute fermé monté sur un profilé aluminium. Sur ce profilé circule un petit chariot sur lequel sont attachées les écoutes de foc et de grand voile. L'écoute de foc passe par un renvoi (une poulie sur roulement) puis est guidée par un tube jusqu'à sa sortie sur le pont. Le tout peut, en cas de besoin, être entièrement sorti de la coque après avoir dévissé seulement trois vis.

L'interrupteur, bien que de la grosseur d'un interrupteur mécanique classique, renferme un système BEC miniature qui a deux fonctions essentielles. Il transforme la tension de la batterie Li-Po 2 éléments de 7,4 volts en tension maximum utilisable pour les servos, à savoir 6 volts. Il surveille également la tension de la batterie et donne un premier avertissement sonore et visuel lorsque celle-ci est au-dessous de 7 volts. En dessous de 6,6 volts, le rythme de l'avertissement devient plus rapide et plus rapproché dans le temps, et en dessous de 6 volts, l'avertissement devient très rapide et rapproché, alertant ainsi l'opérateur de la nécessité de recharger ou de changer la batterie.

Gréement et Essais en Navigation

La mise en place du gréement et les premières navigations constituent l'apogée du projet, permettant de valider les choix techniques et d'ajuster le comportement du voilier.

Choix du Gréement

Le gréement est une composante très particulière sur ces modèles réduits, souvent soumis à des expérimentations. Sur une coque Open60, il est possible de tester une voilure prévue pour un autre voilier, comme le voilier 3x1 commercialisé par Stockmaritime, pour lequel existent plusieurs types de voiles. On peut se borner à tester la voile petit temps (celle qui offre le plus de surface) et la voile temps moyen, un peu plus petite. La particularité de ce gréement réside souvent dans le fait que le mât et les bômes sont en fibre de carbone. Le voilier est toutefois prévu pour recevoir également un gréement typique de l'Open. Après avoir testé les voiles de la classe 3x1 Stockmaritime, l'étape suivante peut être de réaliser une mâture spécifique avec un jeu de voile Open 60, conçu directement par le modéliste.

Premières Navigations

La première sortie se fera idéalement avec le jeu de voiles temps moyen. Les essais en navigation sont des moments clés. Il peut être difficile de conduire la barque suiveuse, de piloter le voilier et de filmer en même temps. Lors des premières sorties, on peut traverser un lac aller et retour, soit 2 km, pour tester le comportement du bateau. Des petits problèmes d'infiltration d'eau par la cabine peuvent survenir, nécessitant alors de modifier le système de joint d'étanchéité. Malgré ces ajustements initiaux, l'objectif est d'obtenir un voilier sain et fonctionnel qui marche bien, afin de pouvoir ensuite capturer ces moments en vidéo.

Professionnels et Maquettes Commerciales d'IMOCA 60

Au-delà des projets de construction amateurs, le monde du modélisme d'IMOCA 60 est également enrichi par le travail de professionnels qui offrent des maquettes d'une qualité exceptionnelle.

Mistral Maquettes : l'Officielle IMOCA 60

L’International Monohull Open Class Association (IMOCA) s’associe à Mistral Maquettes pour proposer une maquette officielle d’un IMOCA 60. Ces maquettes reprennent fidèlement les lignes emblématiques de la classe reine du Vendée Globe et sont réalisées aux couleurs officielles de l’Association IMOCA, affirmant clairement leur lien avec leur classe et les grandes courses auxquelles elles participent. La voile, imprimée sur un matériau spécialement choisi, s’inspire de l’équilibre entre rigidité et souplesse des voiles de course modernes, assurant un rendu élégant pour la décoration. Ces maquettes de bateaux de course reposent sur deux pieds fins qui soutiennent la coque tout en la valorisant au maximum. Elles sont livrées assemblées, prêtes à être exposées sur un meuble, une étagère ou un bureau.

La plupart des coques de ces maquettes de bateaux sont en bois. Elles sont conçues comme celles des bateaux anciens et réalisées par pose de lattes sur couples. Seules exceptions, certains « runabout » dont la forme spécifique impose une réalisation en fibre de verre recouverte de lames d’acajou. L'entreprise utilise des matériaux nobles et respectueux de l’environnement, tels qu'un bois blanc imputrescible, une espèce très abondante au Vietnam et non menacée, ainsi que, pour certaines pièces, du pin, du peuplier, du sapelli et de l’acajou importés. Les voiles sont en toile cousue main, les cordages sont en ficelles teintées, et des peintures et vernis haut de gamme sont utilisés pour préserver les couleurs et les surfaces au fil des années. Les pièces de décoration et d'accastillage peuvent être en résine, en bois, en métal blanc injecté ou en laiton estampé ou coulé, avec un plaquage chromé.

Mistral Maquettes, fondée par François Finelle en 2017, s’est d’abord spécialisée dans les maquettes de bateaux historiques prêtes à exposer, proposant des modèles comme l’Hermione ou le Belem. Avec l’évolution de la navigation, l’intérêt pour les bateaux modernes grandit, et l’IMOCA 60 s’impose naturellement dans cette démarche. Pour concevoir cette maquette, Mistral Maquettes a fait évoluer ses méthodes de fabrication. Ce choix permet de reproduire plus facilement les formes complexes des IMOCA, et les artisans ajustent ensuite les éléments à la main. Les éléments techniques du bateau restent bien visibles, et les voiles utilisent un matériau qui combine souplesse et rigidité, offrant un rendu adapté à l’exposition intérieure.

Toutes les maquettes sont expédiées en toute sécurité dans un emballage adapté, soit par Colissimo, soit sur palette par transporteur. L'emballage spécifique est très protecteur, incluant une cage en bois, des fixations sur mesure, un double emballage carton, de la mousse et du polystyrène, avec un étiquetage approprié indiquant qu'il s'agit d'un colis fragile. Grâce à la qualité de ces emballages, les détériorations liées au transport restent totalement marginales.

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