Naviguer du Havre à Toulon : Un Convoyage de Voilier entre Atlantique et Méditerranée, Retours d'Expérience et Conseils Essentiels

La mer, pour beaucoup, est une source inépuisable d'évasion et de renouveau. « Lorsque je me sens las et fatigué de tout, lorsque la vie dans les grandes villes me pèse sur l’âme, au lieu de faire du scandale, de bousculer les gens en signe de mépris ou de provocation, je décide de faire un petit voyage en mer. Là, au milieu des vagues et du vent, j'oublie mes malheurs et ma tristesse et je retrouve mon équilibre. Je suis heureux. Ah! la mer est pour moi un excellent médecin. Il n'y a pas que moi qui aime la mer. » Cette attirance universelle pour le grand large conduit de nombreux propriétaires de voiliers à envisager des traversées ambitieuses, parfois bien au-delà de leur port d'attache. Que ce soit pour un voyage en mer de courte durée, l’organisation de vos vacances, ou le déplacement d'une embarcation d'un bassin de navigation à un autre, le convoyage professionnel est une solution privilégiée.

Des spécialistes comme Midi Nautisme, expert en location de voiliers depuis 1976, ou ALL SAILING YACHT SERVICES proposent des services de skippage et convoyage. Leur équipe est dédiée à l’organisation de votre croisière, depuis le choix de la destination jusqu’au choix du bateau, en passant par la mise en relation avec les équipes locales. Que votre bateau nécessite plusieurs interventions, que vous ne soyez pas rassuré par les grandes navigations, ou que vous cherchiez une idée différente pour un événement d’entreprise, ces professionnels définissent ensemble les points essentiels du convoyage de votre bateau. Le transport routier de bateau est également une option efficace pour acheminer une embarcation, avec des spécialistes localisés dans le Finistère en Bretagne, intervenant à travers tout l'hexagone pour offrir un accès rapide et fiable aux principaux ports côtiers. Cependant, pour les longues distances maritimes, le convoyage à la voile reste une expérience unique, riche en apprentissages et en défis.

La Préparation Méticuleuse : Clé de Voûte de Tout Convoyage Réussi

Un convoyage n'est pas seulement un déplacement d'un point A à un point B ; c'est une entreprise qui exige une préparation rigoureuse, tant pour le bateau que pour l'équipage. La sécurité est primordiale, et de nombreux retours d'expérience soulignent l'importance de l'anticipation et de l'optimisation.

Préparation du Bateau et Équipement IndispensableAvant de larguer les amarres, le voilier doit être au meilleur de sa forme. Des opérations telles que la remise à l’eau de la « Comtesse » après son refit intégral d’hiver par un skipper, la transformant "comme un bateau neuf après 30 ans de navigations", illustrent l'ampleur des travaux nécessaires. Pour des unités neuves, une prise en main propriétaire, préparation et optimisation sont souvent organisées, comme pour un Hallberg Rassy neuf sorti du chantier et mis à l'eau 15 jours auparavant d'Ellos Suède au chantier à Roscoff Bretagne.

La liste des équipements de sécurité doit être complète. Embarquer un gros couteau et un coupe-orin est fortement recommandé, car on risque fort d'en avoir besoin. Des situations comme les bouts le long du Portugal ou les bouts de filet dans le Golfe de Gascogne sont des réalités auxquelles il faut faire face. L'AIS est également crucial pour repérer les cargos dans des zones de fort trafic maritime.

Formation et Compétences de l'ÉquipageL'expérience des convoyages met en lumière l'importance d'un équipage bien formé ou d'un skipper professionnel expérimenté. Des sessions de coaching et de formation sont souvent proposées : « Coaching / Formation pour couple sur First 31.7. Brest. Appréhender la navigation en solitaire, techniques manoeuvres, la navigation de nuit. » ou encore des « Séances de coaching propriétaire niveau 2 sur un classique de 31 pieds en méditerranée. »

Pour les propriétaires qui s'engagent dans un nouveau bateau avec peu d'expérience, c'est « toujours un challenge et un questionnement. Se pose des questions de sécurité, de trajet, de navigation, de connaissances liée, de prise en main de son bateau, de diagnostic évaluation compétences. La question est en situation comment vais je réagir ? L'objectif est de faire et de se donner les moyens de l'accès à cette connaissance pour ne pas se mettre en danger et de facto aussi la vie des autres ainsi pouvoir s'ouvrir à de futures navigations à venir heureuses et maîtrisée, en responsabilité pour soi et les amis embarqués et sans appréhensions. »Des journées de formation / coaching propriétaire sont également dédiées à la navigation dans la brise (19/27 nœuds de vent), couvrant des aspects essentiels : « Comment naviguer et anticiper en navigation en solitaire, manœuvres port, préparer et adopter la voilure du temps, évaluation vent moyen, vent rafales, mesures de sécurité, prise de ris, mise en place étai largable, installation trinquette, les allures près, travers, petit et gd largue, vent arrière, notion de panne, naviguer au près en utilisant les rafales pour faire du cap, avoir un bateau confortable pour vivre à la mer tout en faisant de la route, tenir une allure portante dans la brise, empannages préparé, virement de bord en solo. »

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La Santé à BordL'éloignement des secours sur les grandes routes maritimes impose une autonomie totale en matière de santé. Le « Guide médical de bord » est systématiquement recommandé dans la préparation d'un tour du monde.

Stratégies de Routage et Maîtrise de la Météo : L'Art de la Navigation

La réussite d'un long convoyage repose en grande partie sur une planification météorologique et un routage stratégique. La compréhension des phénomènes météorologiques et la capacité à interpréter les prévisions sont des atouts inestimables.

L'Indispensable Météorologie MarineLa mer est imprévisible, et même les professionnels sont confrontés à des défis inattendus. Le livre de Jean-Yves Bernot, "MÉTÉO & STRATÉGIE, croisière et course au large", est une référence pour progresser dans les stratégies et choix de route en analysant de manière autonome les informations météo. Les prévisions actuelles offrent une fiabilité variable selon leur échéance :

  • Les prévisions sur les deux premiers jours sont souvent très précises, la nature et la position des phénomènes étant décrites très correctement.
  • Les prévisions sur les 3 et 4 jours sont souvent bonnes, la nature des phénomènes étant bien décrite et leurs déplacements correctement prévus, mais avec "un peu de jeu".
  • Les prévisions sur les 5 et 6 jours sont indicatives, elles indiquent le type de situation à laquelle on va avoir à faire face, avec une idée du trajet et du rythme de passage des individus météorologiques. Par exemple, on saura que l'on se trouve plutôt dans un courant d'Ouest avec un passage dépressionnaire sur la Manche au jour 5, d'une traîne active et de l'établissement d'une dorsale puissante au jour 6.Ces performances, valables pour l'Atlantique Nord, se dégradent dans des zones à densité d'observation moindre, comme sur l'océan Austral, où les prévisions à 4 jours marquent la limite de ce que l'on peut raisonnablement utiliser. Jean-Yves Bernot met également en garde sur le fait que les anticyclones, bien que se déplaçant plus lentement que les dépressions, peuvent déployer ou rétracter à grande vitesse leurs tentacules, c'est-à-dire leurs dorsales, un élément très important à prendre en compte pour le routage.

Choix d'Itinéraire et Adapation aux ConditionsLe choix de la route est déterminant, notamment pour la remontée sud-nord le long de la côte du Portugal ou la traversée du Golfe de Gascogne. Des convoyeurs ont partagé leurs expériences :

  • Pour la remontée du Portugal, il est conseillé de « serrer la côte d'assez près pour éviter de se trouver dans le flux principal des alizés portugais et du courant contraire associé. » Près de la côte, l'alizé n'a "jamais, près de la côte, dépassé force 4" lors de certaines expériences, et le courant contraire est assez faible. Cependant, « l'Alizé Portugais rend-il cela un louvoyage pénitence ou est-ce généralement maniable? » La question se pose.
  • L'option de tirer un bord sur Sao Miguel aux Açores est parfois envisagée. Le consensus est que, « sauf balade, [le détour par les Açores] n'est absolument pas justifié » pour un convoyage direct. Néanmoins, certains suggèrent de « tirer un bord vers les Açores….le vent molira et virera à l'ouest à sud ouest vous permettant de tirer un bord direct vers la Bretagne…..vous ralongerez de 2 a 3 jours mais après vous irez vite…. »
  • Concernant le Golfe de Gascogne, c'est souvent la partie la plus délicate, recevant « sans doute avec du NE ». L'option large, sans aller jusqu'aux Açores, a été testée : « En restant au près tribord amures jusqu'à ce que la rotation des vents me permette tranquillement de virer et rejoindre l'entrée de la Manche bâbord amures. Bilan: pas vu un bateau de toute la nav, pas de stress avec les rails, ou la cote. »Le choix entre l'option large et l'option côte doit être dicté par la situation météo, en particulier la position du cyclone des Açores et de ses dorsales associées. La côtière est plus courte et rapide jusqu'au Cap Finisterre, mais peut obliger à attendre une météo favorable pour traverser le Gascogne si le NE est établi. L'option large, prise au Cap St Vincent ou avant, avec une prévision météo incertaine, peut être une bonne option si le vent de NE vire à l'W ou SW, mais peut s'avérer très difficile si le vent s'établit à l'ENE ou à l'Est.

Itinéraires et Expériences de Convoyage : Du Havre à Toulon et au-delà

Le convoyage d'un voilier du Havre à Toulon représente une traversée significative entre la Manche, l'Atlantique et la Méditerranée, cumulant les défis spécifiques à chaque bassin de navigation.

De la Manche à l'Atlantique : Le Premier SegmentLe départ du Havre implique la navigation en Manche, une zone caractérisée par un trafic maritime important, des courants complexes et des marées fortes. C'est un excellent terrain d'apprentissage : « Entre les courants, les marées, les balises et cardinales, il y a de quoi apprendre énormément de choses à proximité de Dunkerque, et on compte bien en profiter. »

La descente le long de la côte française vers l'Atlantique peut être jalonnée d'escales, mais il faut être prêt pour des conditions météorologiques variées. Un convoyage de Ballycastle, nord Irlande, vers Le Havre de 600 milles nautiques sur "Pleg Mor", un Plan Cornu de 1961 et de 41 pieds entièrement restauré, témoigne des réalités de ces eaux.

Le Redoutable Golfe de GascogneLa traversée du Golfe de Gascogne est une étape clé et souvent redoutée. Des expériences rapportent des conditions très rudes : « 1 dépression costaud non prévue météo dans le Gascogne 46 nds rafales mer forte, 5 mètres environ. Avec un 29 pieds cela fait… » Dans de telles situations, des manœuvres comme « endrailler un tourmentin sur étai largable » et une « cape courante pendant 4h au plus fort sous tourmentin seul GV arrisé » deviennent indispensables. Une « jolie traversée rapide du Gascogne avec cerise sur le gâteau le croisement au petit matin avec le peloton des participants à la mini Transat la Boulangère des conditions météo bonnes et ensoleillé sauf sur la fin, pluie » montre que ce golfe peut aussi offrir des navigations agréables si la fenêtre météo est favorable.

La Côte Portugaise et le Détroit de GibraltarAprès le Gascogne, la descente le long de la côte portugaise demande de l'attention. Les alizés portugais peuvent rendre la remontée vers le nord délicate, mais la descente est généralement plus favorable. Des convoyages comme celui d'un Dufour 385 Grand Large du Havre à Figueira Da Foz, Portugal, ont pu être réalisés en « quelques semaines bien remplies hivernales ». La houle peut être importante, et « quand elle est forte, l'entrée de certains ports du Portugal est fermée ». Les récits mentionnent une surprise en entrant à Povoa de Varzim : « vent de 8/10 nœuds et une houle de 1,50. Dans la passe juste avant le sémaphore une déferlante (je pense 1 mètre) s'est formée devant mon voilier. »

Le passage du détroit de Gibraltar est un moment fort du parcours. Large de 14 km, il est la voie maritime la plus fréquentée du monde après la Manche, de quoi impressionner. C'est un point de transition majeur entre l'Atlantique et la Méditerranée. Le « Convoyage Nautitech 395 de Port St Louis du Rhône à Cadix via Gibraltar » souligne l'importance d'un routage météo précis.

La Navigation en Méditerranée vers ToulonUne fois Gibraltar passé, le voilier entre dans le bassin méditerranéen. Si « naviguer en Méditerranée est plus simple que traverser l’Atlantique car on ne s’éloigne jamais réellement des côtes », il ne faut pas sous-estimer ses difficultés. Cette mer offre des conditions météo très changeantes. Outre un trafic maritime important, la Méditerranée est connue pour ses mers courtes et hachées, notamment sous l'effet du Mistral dans le Golfe du Lion. « La houle Méditerranéenne, très courte, rapidement soulevée par le coup de Mistral naissant croisant la houle de sud restante rend la mer chaotique. » Des expériences évoquent des vents dépassant les 35 nœuds, rendant une « configuration de trois ris dans la grand-voile et un génois arisé indispensable pour être confort. »

Des convoyages sont régulièrement effectués dans cette zone : « Convoyage en méditerranée. 20 h pour traverser le golfe du Lion, Toulon > Argeles sur Mer 20 nds vent journée pour 30 nds nuit, Bavaria 47 Cruiser. » Un client, récemment opéré de l'épaule, a trouvé en un skipper un professionnel « très compétent », « vraiment professionnel et à l'écoute du propriétaire qui a su gérer un coup de vent imprévu dans le golfe du Lion. »Marseille, la deuxième plus grande ville de France, est située le long de la mer Méditerranée en Provence, et est une destination idéale. Les calanques marseillaises, les îles de Lérins, Bandol, la baie d'Agay, Port-Man à Port-Cros, Porquerolles, la calanque de Morgiou sont autant de lieux de mouillage magnifiques. Toulon, le port d'arrivée, est également une porte d'entrée vers les Îles d'Or, où l'on peut opter pour une location de catamaran à Hyères.

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Autres Itinéraires et Expériences MarquantesLes convoyages peuvent prendre des formes très diverses, reflétant la richesse du monde de la voile :

  • Convoyages Transatlantiques : De Toulon à Pointe à Pitre, Caraïbes, un Bavaria 50 a parcouru 3014 milles nautiques en 17 jours 6 heures depuis Las Palmas, après 39 jours depuis Port Pin Rolland pour 4650 milles. La partie méditerranéenne et le départ vers les Canaries furent « très difficiles avec beaucoup de vent contraire, puis un alizé bien établi de Nord Est tout du long. »
  • Transats Retour : Un Catamaran Lagoon 39 a réalisé Fort de France > Sao Miguel Acores > Cadix, une traversée de 20,5 jours avec « une majorité de vents faibles à modérés de 10 à 15 nds. 40% de portant vent faible, modéré. Quelques passages en bordure éloignée de fronts dépressionnaire 25/30 nds. »
  • Expéditions Scientifiques : Le skippage de "Zeebreak", un ketch de 12 mètres, fut l'occasion d'une expédition scientifique sur l'étude des polluants en Méditerranée, notamment le mercure, et l'environnement marin, visant aussi à échanger sur le milieu marin et communiquer sur une recherche scientifique participative.
  • Convoyages Hauturiers en Océan Indien : Un JPK 10,80 a parcouru 3594 milles nautiques dans l'océan Indien depuis Bali jusqu'à la Réunion sur un seul bord, en 22 jours et 15 heures. Le skipper y a vécu « ma plus belle impression de cette course océanique, la houle du sud-est croisée avec celle du vent puissante à 30/35 nds de vent dont on comprends d'où elle vient, c'est à dire les hautes latitudes australes, le grand sud. »

La Vie à Bord : Entre Confort, Découverte et Remise en Question

Un convoyage ou une croisière de longue durée est une immersion totale dans le monde marin, où le confort, la découverte et parfois les défis personnels s'entremêlent.

Le Confort du BateauLe choix du bateau influence grandement l'expérience à bord. Yannick et sa famille, partis pour une croisière à Toulon, ont « voulu à tout prix un catamaran pour le confort. On était quatre, cinq en comptant le skipper, et on a opté pour le Bali 4.0. Nous n’avons pas du tout été déçus de notre choix : le bateau était confortable, il y a une vraie différence par rapport à un monocoque. On ne se marchait pas dessus. De cette façon, le skipper aussi était à son aise. Le carré pour manger était spacieux, c'était vraiment agréable. » Sur un Bali 4.0, « chacun avait la possibilité d’avoir son propre espace et donc de faire un peu ce qu'il voulait. »

Cependant, même un "60 Open" peut être « un peu moins bien à l’intérieur… toujours des grains jusqu'à 35 nœuds, toujours secoués… Je ne parle même pas de la brutalité des mouvements du bateau. »

Le Rôle du Skipper et l'Expérience HumaineL'intégration d'un skipper professionnel est souvent un atout majeur, surtout pour une première navigation. Yannick confie : « Avoir un skipper était bien entendu plus rassurant. On attendait aussi de lui qu'il nous guide un peu. Pour être honnête, nous avions quelques craintes quant à la cohabitation avec, disons-le, un inconnu. D'autant plus qu'un bateau est un espace clos et relativement restreint et qu'il s'agissait de vivre ensemble pendant tout de même une semaine. » Finalement, tout s'est bien passé : « Il a parfaitement joué son rôle ! Nous avons apprécié sa discrétion et il a tout fait pour que notre navigation se passe le mieux possible. Il a cherché à nous faire découvrir des endroits magnifiques, des petites criques, des mouillages calmes, et la navigation en elle-même bien sûr. » Grâce à lui, ils ont « gagné du temps ! »

Les mouillages calmes et propices à la déconnexion sont particulièrement appréciés : « La grande partie du temps, nous étions dans des mouillages où il y avait très peu de bateaux, et ça, c'était très appréciable ! »

Les Imprévus et la Philosophie du VoyageLa navigation, surtout sur de longues distances, est synonyme d'imprévus. Des « arrêts techniques météo qui s'enchaînent », des « dépressions atlantique sur dépressions », des « Gribs météo souvent dans les choux malgré les croisements de données et sources » sont des réalités fréquentes. Le climat et le changement climatique apportent aussi leur lot de surprises, avec des alertes cycloniques en des périodes inhabituelles : « Une alerte cyclonique au 20/05 localisée par 67W / 31N se déplaçant vers notre trajectoire se transformant en tempête tropicale, vent rafales annoncé 50 nds… petit nom "Andrea" et s'écoulant avant de nous atteindre. Rappelons que la saison officielle cyclonique commence le 1er juin ! »

Partir en tour du monde en voilier, ou même pour un long convoyage, c'est aussi accepter un changement radical de style de vie : « Ne plus avoir de port d’attache et bouger régulièrement d’un lieu à l’autre sera complètement nouveau. Ça génèrera de l’excitation mais certainement aussi du stress et de la fatigue au début. Il ne faudra donc pas négliger le temps d’acclimatation que cela nécessitera et ne surtout pas se sentir soumis à une quelconque pression. »L'objectif n'est pas toujours la vitesse ou la performance. Pour certains, « tout est possible, et nous n’écartons aucune option. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous n’avons pas défini une date de retour et un itinéraire spécifique à suivre. C’est l’esprit avec lequel nous souhaitons vivre cette aventure. » Cela signifie qu'on peut rester « plus longtemps que prévu dans un village portugais car nous serons tombés sous le charme pittoresque de l’endroit. Ou qu’on rencontre des gens au fil de l’eau qui nous donnent envie d’explorer un autre endroit d’abord. Ou qu’on ait des réparations imprévues à faire sur notre voilier qui retarde notre départ ou notre progression. »

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