La construction d'un voilier est une aventure qui, pour beaucoup, représente bien plus qu'un simple projet naval ; elle incarne la concrétisation d'un rêve et la recherche d'une perfection rarement atteinte par les productions en série. Il est fréquent d'entendre la fameuse phrase : « Ça ne vaut pas le coup de construire, il y a tellement de bateaux d’occasion pas cher.. ». Cependant, cette perception est souvent le reflet d'un manque de courage pour se lancer dans une telle entreprise, d'une méconnaissance profonde de ce qu’est un véritable bon voilier - que l'on trouve pour ainsi dire jamais dans les productions de série - ou une combinaison des deux. Construire son voilier n'est pas seulement l'accomplissement d'un rêve personnel, mais si l'on y réfléchit quelques instants, c'est tout simplement la seule solution envisageable pour posséder un "vrai" voilier. Un tel bateau est intrinsèquement bien construit, fiable, léger, performant, sûr, et doté d'une courbe de stabilité que les voiliers de série peinent à offrir. Sa stabilité de route est exemplaire, et son ergonomie est pensée précisément pour le programme de navigation de son propriétaire. La liste des avantages est longue. En réalité, même en mettant de côté la notion de budget, un voilier custom se justifie pleinement face à l'offre des bateaux clés en main, tant par ses qualités intrinsèques que par l'adéquation parfaite à ses besoins. L'expérience a d'ailleurs montré que les clients ne prenaient pleinement conscience de la qualité et de la supériorité de leur bateau qu'après avoir eu l'occasion de naviguer avec, constatant sur l'eau la justesse de leurs choix et la profondeur du travail accompli.
La Philosophie Créative de David Réard : Entre Science et Passion Maritime
Au cœur de nombreuses réalisations nautiques exceptionnelles se trouve l'architecte naval David Réard, un personnage dont le profil éclectique et les valeurs sont axés sur l'apprentissage, la création, la découverte et le partage. Doté d'une solide formation scientifique, sa passion inébranlable pour les voiliers l'a naturellement orienté vers le métier exigeant et gratifiant d'architecte naval. Parallèlement à son engagement pour le monde maritime, David Réard est également fasciné par le vol sous toutes ses formes, une curiosité qui l'a conduit à pratiquer diverses activités aéronautiques. Il a commencé par les planeurs, puis a progressivement évolué vers la voltige aérienne, devenant un pilote professionnel et un instructeur de voltige reconnu. Parapentiste occasionnel, il apprécie ce support pour la liberté incroyable qu'il peut offrir, envisageant même comme le « graal absolu » le fait d'avoir un parapente à bord de son voilier, accompagné d'un quiver de windsurf ou de wingfoil.
Lorsqu'on l'interroge sur ses préférences entre multicoques et monocoques, David Réard refuse de trancher, affirmant que tous ces types de bateaux le font rêver, à condition qu'ils soient bien conçus et soignés dans leurs moindres détails. Cette même fascination s'étend des vieux gréements historiques aux voiliers de course océanique les plus modernes, capables de naviguer à plus de 30 nœuds, témoignant d'une appréciation profonde pour l'ingénierie et l'esthétique nautique sous toutes leurs formes. Pour lui, la compétition est un outil formidable de progrès, tant sur le plan humain que technique. Bien qu'il l'ait pratiquée modérément, préférant les navigations libres, rapides et parfois sportives, il s'attache à retenir et à intégrer les solutions techniques issues de la course. Ces innovations, souvent issues des défis les plus extrêmes, sont ensuite appliquées pour apporter une réelle plus-value aux voiliers de croisière, améliorant ainsi leurs performances et leur sécurité.
Cette approche est illustrée de manière éloquente par le Bepox 700, qui a été le premier voilier de croisière commercialisé à intégrer des ballasts puissants, un bout-dehors orientable et une voilure "sur vitaminée". Ce modèle se distinguait également par une courbe de stabilité hors norme et une insubmersibilité qui complétaient ses magnifiques performances. Son impact a été tel qu'il a inspiré de nombreux concepteurs les années suivantes, marquant un tournant dans la conception des voiliers de croisière. David Réard insiste sur le fait que ses bateaux ne font aucun compromis sur la sécurité. Cependant, il ne cache pas son désintérêt pour un voilier insipide à la barre, offrant des performances médiocres au près, car un tel bateau ne suscite, selon lui, ni intérêt ni vibration. C'est pourquoi, à la barre de ses créations, les marins peuvent aller au bout du monde, en prenant un réel plaisir à naviguer, grâce à des designs qui allient sécurité, performance et sensations.
Le Processus de Conception avec David Réard : Du Rêve à l'Esquisse Détaillée
Lorsqu'un constructeur amateur envisage de donner vie à son propre voilier, le choix de l'architecte naval est une étape cruciale, déterminante pour la réussite du projet. David Réard, reconnu pour ses conceptions novatrices et son écoute attentive, se positionne comme un partenaire privilégié dans cette aventure exigeante. Sa capacité à comprendre les attentes, même les plus spécifiques, des futurs propriétaires est un atout majeur, transformant des idées souvent abstraites en plans concrets et réalisables.
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L'expérience d'Antonin Revelard en témoigne : "J’ai contacté l’architecte naval David Réard." Après une rencontre approfondie, qui a duré plusieurs heures au domicile de l'architecte, David Réard a su proposer un plan qui correspondait précisément aux attentes d'Antonin. Ce plan intégrait des caractéristiques très spécifiques, notamment "une jolie carène planante à neuf bordés, un gros volume d’étrave inspiré des scows qui se développaient à cette époque et une tonture inversée". Au-delà des lignes générales, l'architecte a également apporté un soin particulier aux détails techniques essentiels. "Pour les appendices, quille et safrans, David a réalisé un gros travail pour permettre à ma quille d’être bien calée dans son puits et un système facile pour la remonter." De plus, pour faciliter la construction des safrans, "il m’a fourni des moules pour les réaliser", illustrant son engagement à accompagner l'amateur dans chaque étape technique.
De même, l'histoire de Jean-François (Jeff) illustre ce partenariat fructueux. Face à un besoin familial grandissant et à l'impossibilité de trouver un bateau de série adéquat sur le marché, "Une fois l’idée à maturité, il choisit de s’appuyer sur le travail de l’architecte David Réard, père des Bepox et des Classic pour un voilier de 10 m." Jeff explique ce choix par une double motivation : « On s’est tourné vers lui parce qu’on voulait un bateau performant, mais aussi un bateau moderne. » Un autre facteur déterminant dans la décision de Jeff fut le taux de réussite exceptionnel des projets conçus par David Réard. "Selon lui, ce choix était aussi guidé par le taux imbattable de chantiers terminés : 100 % !", une statistique rassurante pour tout constructeur amateur s'engageant dans une entreprise de longue haleine. La première étape, pour ces projets, est invariablement "de choisir et d’acheter un plan parmi les plans existant au catalogue", une base solide sur laquelle s'appuyer pour bâtir son rêve.
Témoignages d'Architectes Constructeurs Amateurs : L'Aventure de la Réalisation Personnelle
A. Le Projet d'Antonin Revelard : Un Bateau Performant et Polyvalent sur Mesure
L'histoire d'Antonin Revelard est celle d'une passion inextinguible pour la voile, nourrie dès l'enfance. "Construire un voilier était un rêve depuis tout jeune." Enfant, il s'adonnait à la construction de maquettes de bateau en bois, et plus tard, adolescent, lors de navigations familiales, il dessinait inlassablement des bateaux, "rêvant un jour de construire le mien et de partir seul sur des mers inconnues." Pour Antonin, profondément "amoureux et passionné de bateaux", construire un voilier transcendait la simple fabrication : cela signifiait "réaliser une œuvre dans sa globalité." Le processus, de "l’imagination, la conception et la réalisation," impliquait "un très gros travail de réflexion autour d’un objet de voyage idéal." Il admet néanmoins, avec pragmatisme, que "malgré tout, c’est toujours une histoire de compromis, le bateau parfait n’existant pas."
La perspective d'acquérir un bateau standard pour devenir propriétaire "ne m’a jamais effleuré l’esprit." Antonin explique cette réticence par la nature même des bateaux de série : "Tous les bateaux ont des imperfections qu’on ne maîtrise pas, de problèmes impossibles à résoudre, de points inaccessibles." En contraste, même s'il reconnaît que "le bateau que j’ai construit n’est pas parfait, loin de là," il a l'avantage inestimable de "connaître chaque centimètre carré par cœur." Son projet était défini avec clarté : "J’ai toujours voulu réaliser un petit bateau performant et polyvalent." Ses ambitions de navigation étaient ancrées dans la pratique méditerranéenne : "Mon idée première était de naviguer l’été en Méditerranée, puis de le stocker sur une remorque l’hiver dans un parking à bateau, des endroits bien moins chers et bien moins compliqués à trouver en Méditerranée."
Les choix techniques pour son voilier reflétaient cette quête de polyvalence et d'autonomie. "J’ai voulu dessiner un bateau à quille relevable, des safrans relevables et surtout un mât basculant pour démâter en autonomie grâce à mon bout-dehors que j’utilise comme chaise." Ces fonctionnalités permettaient une grande adaptabilité. Du point de vue de la législation routière, la taille du bateau était également un critère important : "En termes de législation routière, avec un bateau de 7,50 mètres par 2,98, je restais sous la catégorie des convois exceptionnels," évitant ainsi des contraintes trop lourdes.
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Fort de sa double formation de "charpentier de marine et ébéniste," Antonin était également "amoureux des Bepox pour leurs lignes tendues et leurs bouchains vifs." Souhaitant un bateau "performant très inspiré des minis," il avait décidé de construire "en contreplaqué-époxy." C'est dans ce contexte qu'il a sollicité David Réard, dont les plans ont permis de concrétiser sa vision. Le début de l'aventure fut marqué par un défi logistique crucial : trouver un lieu de construction. "J’ai voulu me lancer à la fin de ma saison d’été 2016, mais il me fallait un lieu." Une proposition initiale de son voisin s'est malheureusement rétractée : "Mon voisin de l’époque, qui détenait une ancienne usine, m’avait proposé un bout de son terrain, en octobre 2016, il s’est néanmoins ravisé quand je suis allé le voir." Antonin a dû persévérer, cherchant "un autre endroit : n’importe où, du moment que je pouvais avoir accès à de l’électricité, que je ne me fasse pas voler mes outils et bien sûr pour un prix raisonnable," une illustration des réalités pratiques de la construction amateur.
B. L'Odyssée de Jean-François (Jeff) : Neuf Ans pour un Bateau Familial Moderne
Loin des idées reçues, les chantiers amateurs ne sont pas toujours synonymes d'ennuis et de rêves inaboutis. L'expérience de Jean-François, surnommé Jeff, en est une parfaite illustration. "Lorsqu’il a fait le choix - mesuré - de se lancer dans l’assemblage d’un voilier de 10 m, Jean-François savait pourquoi et dans quoi il s’embarquait." Ce qu'il ne pouvait anticiper, en revanche, c'est la durée de cette entreprise : "Ce qu’il ne pouvait imaginer, en revanche, c’est qu’il y passerait 9 années au lieu des 4 initialement prévues."
Son projet, un Bepox, a finalement trouvé son emplacement dans le port du Légué, sur les côtes d'Armor, mis à l'eau par Jeff lui-même au terme de ce chantier de neuf années. Souvent, "quand on pense construction amateur, on a en tête l’image d’un chantier long et fastidieux à la réussite incertaine. Un doux rêve comme un violon d’Ingres, qui ne goûtera sans doute jamais l’eau salée." Pourtant, l'histoire de Jean-François dément cette image, et "à entendre Jean-François (aussi appelé Jeff) raconter son histoire, on aurait presque envie de rassembler ses outils." Ce qui impressionne d'emblée chez Jeff, "c’est sa détermination à finir, une force de caractère encore palpable aujourd’hui." Dès 2010, année du lancement de ce qui allait devenir "le chantier de sa vie, il savait qu’il irait jusqu’au bout… Même si ce serait long."
La motivation de Jeff était avant tout pragmatique : "La raison première, c’est que le bateau amené à naître répondait à un besoin concret : ses filles grandissent et la tribu se trouve à l’étroit dans le RM 800 familial." Face aux réalités économiques du marché nautique, "Au vu du marché, Jeff et Françoise, son épouse, comprennent vite qu’ils ne pourront pas changer de catégorie." C'est cette contrainte et ce besoin spécifique qui l'ont poussé vers la construction amateur. Une fois l'idée mûrie, il s'est tourné vers David Réard. "Il choisit de s’appuyer sur le travail de l’architecte David Réard, père des Bepox et des Classic pour un voilier de 10 m." Jeff justifie ce choix par la volonté d'avoir « un bateau performant, mais aussi un bateau moderne. » Une autre raison de son choix de David Réard était le taux de réussite exemplaire des chantiers basés sur ses plans : "Selon lui, ce choix était aussi guidé par le taux imbattable de chantiers terminés : 100 % !" La première étape concrète de ce long processus fut "donc de choisir et d’acheter un plan parmi les plans existant au catalogue."
Une Galerie de Créations : La Diversité des Plans David Réard
L'œuvre de David Réard se distingue par une remarquable diversité, couvrant un large éventail de voiliers, de multicoques et même de navires à moteur, tous conçus avec un souci constant de performance, de sécurité et d'innovation. Chaque plan est le fruit d'une réflexion approfondie, adapté à des programmes de navigation variés et aux aspirations de ses futurs propriétaires.
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Voiliers Performances et Innovations : La Signature Réard
La gamme des voiliers de performance imaginée par David Réard est particulièrement riche en modèles qui ont marqué leur époque ou proposé des solutions techniques avant-gardistes.
Le Rocket 800 est un exemple frappant d'innovation, étant "Le premier scow de croisière de 8 mètres." Ce design capitalisait sur "tous les avantages de la formule Scow," offrant un confort inégalé, un volume intérieur généreux, et des "performances ahurissantes."
Le Bepox 700, quant à lui, est une icône dans l'histoire de la plaisance, ayant été "Elu Voilier de l'année 2000." Il se distinguait comme "le premier croiseur de 7 m, insubmersible, équipé de ballasts d'eau douce," et possédait "une courbe de stabilité sans concurrence." Ses "performances fabuleuses, sécurité et ergonomie" en ont fait un modèle de référence.
L'évolution de la gamme se poursuit avec le Bepox 990, un voilier conçu pour la "simplicité, efficacité, plaisir pur de la voile." Destiné à la croisière plaisir, il a démontré sa compétitivité en "remportant la Transqudra 2018 aux mains de l'incroyable Alex Ozon." Son successeur, le Bepox 995, représente une "évolution du fameux Bepox 990," doté d'une "carène beaucoup plus puissante et toujours aussi tendue."
Pour les adeptes de la navigation côtière ou ceux qui cherchent la facilité de transport, le Bepox 650 est décrit comme "un joli petit voilier transportable," offrant une grande liberté. Le Bepox 850 se positionne pour "la croisière côtière en toute simplicité," promettant "de beaux et longs surfs" pour le plaisir de la glisse.
La série des Bepox a connu diverses déclinaisons et optimisations. Le Bepox 750 est "une évolution plus sage du Bepox 700," se présentant comme "voilier plus raisonnable mais néanmoins ultra performant pour la croisière côtière." Le BPX 750 est une "évolution croisière du Bepox 750 pour Antoine," intégrant une "quille relevable" et un "rouf plus volumineux." Le Bepox 751 marque une modernisation supplémentaire, étant "un Bepox 750 revu à la sauce moderne." Il conserve "toujours la quille relevable," mais dispose d'une "carène plus large et plus puissante," avec des "rouf et aménagements personnalisés par Antonin," illustrant la collaboration avec les constructeurs.
Pour les amateurs de sensations fortes, le Custom 800 est conçu pour les "sorties à la voile pour le plaisir de la glisse sur un voilier extrême." Dans un esprit de course et de technologie avancée, le Classic 845 Racing est "tout en sandwich verre époxy, voile de quille epoxy," et doté d'un "mat rotatif carbone," assurant des performances de haut niveau.
Le Solidus 39 est un exemple de polyvalence, conjuguant "le tirant d'eau d'un dériveur et les performances d'un quillard." Pour les croisières rapides et élégantes, le Classic 35 est conçu pour des "journées à plus de 250 milles par jour," avec "confort et élégance inclus." Le Classic 38 XL est une interprétation encore plus radicale, "conçu dans l'esprit du Classic 38 mais encore plus radical. Largeur augmentée, échantillonnage optimisé. Équipement minimum. À peine 3,5 tonnes pour presque 12m de longueur. Une machine à traverser les océans au planning."
Enfin, des modèles comme le Classic 28 aurique, avec "une coque et des appendices résolument modernes" et une "quille à bulbe plomb relevable," ou le Mini 650 V9 N392, spécifiquement "un mini pour mon ami Ludo," complètent cette gamme axée sur la performance et l'innovation, même pour les petites unités.
Voiliers de Grande Croisière et Voyage au Long Cours : Robustesse et Autonomie
David Réard a également développé une impressionnante série de voiliers destinés au grand voyage, où la robustesse, l'autonomie et la capacité à affronter les conditions océaniques les plus rudes sont primordiales.
Le Phil 43 rouf long est un "voilier de grand voyage" qui excelle par sa "solidité superlative pour le voyage sans limite," conçu pour des aventures telles qu'un "tour du monde par les trois caps." Le Phil 43 est sa version moderne, "voilier de grande croisière moderne par excellence," capable "de vous emmener au bout du monde et de rentrer de Polynésie via l'île de Pâques au près dans les vents les plus forts," un bateau qu'il a "dessiné pour mon ami Philippe, marin humble et remarquable."
Le Budelli 38 est un "38 pieds de grande croisière aux qualités superlatives." Sa construction "full sandwich epoxy," sa "quille relevable composites," et sa "courbe de stabilité auto stable" en font un navire exceptionnel. L'endurance de ce modèle est confirmée par le témoignage d'Alain, qui "enchaîne les transats depuis la mise à l'eau de son Budelli 38," avec "déjà 5 transats et 2 aller retour La Rochelle Dakar."
Le Walkabout 43 est présenté comme "voilier de croisière moderne par excellence," tandis que le Walkabout 39 en est "une évolution méditerranéenne du Budelli 38," adaptée aux spécificités de cette mer. Le Classic 395 allie "élégance" et "performances à toutes les allures," avec une "charge utile suffisante" pour les longues traversées.
Le DB 43 QR est décrit comme "un proche cousin du Phil 43, revisité et quille relevable," offrant une flexibilité accrue pour les mouillages peu profonds sans compromettre les capacités hauturières. L'Alaska 40 met en avant "l'efficacité sous voiles, la charge utile, la solidité," des qualités essentielles pour les voyages exigeants. Enfin, le Solaire 34 est un voilier taillé pour "tour du monde sans escale au programme," soulignant son autonomie et sa fiabilité.
Pour les grands voiliers intégrant des fonctionnalités innovantes pour la flexibilité, le Classic 43 a été conçu pour ceux qui "ont rêvé d'un Classic 38, mais en plus grand, plus puissant, plus confortable." Sa particularité est "une quille relevable juste en appuyant sur le bouton pour ne plus avoir à choisir entre performances exceptionnelles et faible tirant d'eau pour des mouillages paradisiaques."
Multicoques et Concepts Spécialisés : Diversité des Approches
L'ingéniosité de David Réard s'exprime également à travers ses conceptions de multicoques et de navires à usages spécifiques, démontrant sa capacité à innover au-delà du monocoque traditionnel.
Le Bepox 333 est un "trimaran mixant des flotteurs sandwich epoxy, coque centrale en CP, et bras en strip planning red cedar carbone." Un exemplaire s'est même distingué par l'installation d'un "mat aile rotatif en bois epoxy carbone." Ce multicoque est conçu pour être "aussi à l'aise en transat que pour l'école de voile et la croisière," soulignant sa polyvalence. Le Trek 42 est un autre trimaran, décrit comme "rustique et solide," pour ceux qui privilégient la robustesse.
La catégorie des catamarans de grande croisière est également bien représentée. Le Bohème 50 est un "catamaran de grande croisière" qui offre "confort sans compromis sur des performances au top autour du monde," avec une "capacité à remonter au vent digne des meilleurs monocoques." Le Gombé 48 est également un "catamaran de grande croisière," conçu pour l'exploration lointaine.
Pour les marins préférant les biquilles, le Twin 990 est proposé comme un "biquilles de croisière rapide," alliant stabilité et vélocité. Enfin, le RS 57 Trawler représente une incursion dans le monde des navires à moteur, étant un "trawler de grand voyage" offrant une "vitesse modérée mais très grand rayon d'action," idéal pour l'exploration sans hâte.
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