L’annexe bateau est très utile, voire indispensable pour un grand nombre d’entre nous. Que nous naviguions en Bretagne, en Manche, dans les pertuis charentais ou en Méditerranée, nous ne nous amarrons pas toujours le long d’un quai ou sur un catway. Les occasions sont nombreuses de mouiller sur une bouée ou de jeter l’ancre. Dans ce cas, il ne reste plus qu’à mettre l’annexe à l’eau pour rejoindre la terre ferme. L’annexe d’un bateau permet de faire des allers-retours entre la terre et son voilier. Vous en avez besoin quand votre bateau est sur mouillage ou, en croisière, quand vous jetez l’ancre. En grande croisière, on passe moins de 20 % du temps en navigation. Donc l’annexe est utilisée 80 % du temps… C’est le skate, le vélo, la mobylette et l’utilitaire du bord. On en trouve de toutes tailles, de toute construction et de toute sorte. De l’annexe gonflable à la barque en plastique en passant par le kayak, il y en a pour tous les goûts et tous les usages. Pour bien choisir votre annexe de bateau, plusieurs paramètres doivent être pris en considération. Tout d’abord, et cela peut sembler évident, évaluez le nombre de personnes que vous prévoyez d’embarquer régulièrement. Ceci vous permettra de déterminer la taille idéale de l’annexe pour assurer un confort, mais surtout la sécurité adéquats pour l’équipage. Cependant, ne confondez pas l’équipage du bateau et le nombre de personnes qui monteront sur l’annexe. Si cette dernière ne sert qu’à aller chercher le bateau, sur son mouillage, avant d’aller chercher l’équipage sur le quai, inutile d’investir dans une grande annexe.
Les fondamentaux de la conception : rigide ou gonflable
Une prame désigne d’ordinaire l’embarcation robuste que l’on utilise pour rejoindre son voilier lorsqu’il est retenu à son corps-mort. Une annexe rigide tirera d’abord avantage de ses qualités nautiques. Avec une vraie carène, issue d’un vrai dessin, il sera bien plus facile de remonter contre vents et courants, surtout à la rame. « C’est aussi le cas avec une motorisation électrique, souvent moins puissante », explique Laurent Marion, fondateur d’Escale Formation Technique (centre de formation pour la grande croisière) et qui a lui-même pas mal bourlingué à travers l’Atlantique sur un valeureux Sun Fizz. « Une annexe rigide sera plus efficace parce qu’elle traîne moins d’eau. » Le constat semble limpide, mais il subsiste un problème de taille : « Le souci avec l’annexe rigide, c’est qu’on ne sait pas où la mettre, poursuit le formateur. De la même façon, si beaucoup de voiliers de grande croisière dépassent allègrement les 12 mètres, il n’y est généralement pas prévu de logement pouvant accueillir une embarcation rigide. « Ce qui m’a toujours étonné, du côté des chantiers spécialisés dans la grande croisière, c’est la non-intégration de l’annexe dans leur cahier des charges, note Jean-Luc Gourmelen.
Une petite annexe rigide, de quelques kilos, sera largement suffisante pour nombre d’entre nous. C’est notamment le cas si votre bateau est bien abrité, sur mouillage, dans un port. Cette petite annexe, de Type Plastimo ou Bic Sportyak, sera utile pour faire les allers-retours entre la cale et votre bouée. Elle se porte avec une main et une pagaie suffit pour la faire avancer. L’inconvénient est sa stabilité. Idéal pour un homme seul, à deux vous risquez de vous mouiller les fesses, voire plus si la houle s’en mêle. Si votre bateau se trouve dans une zone un moins abritée, dans une zone de mouillage ou dans un avant port, il est préférable de choisir un modèle d’annexe plus grand. Les modèles les plus petits, comme ceux de BIC, sont déjà très stables, avec leur double coque. Vous en trouvez pour 600 euros. Les modèles les plus grands sont de vraies barques multi-usages comme les New-matic et autres Secu-Mer. Ces barques sont disponibles pour des tarifs entre 1000 et 3000 euros.
L’annexe gonflable est le modèle le plus adapté à la croisière. S’il est plus fragile qu’un modèle rigide, il a de nombreux avantages. Tout d’abord un modèle gonflable va pouvoir être rangé dans un coffre de cockpit et pourra donc être emporté partout et utilisé à chaque mouillage. Au plus tard lorsque l'ancre tombe, de nombreux yachts sortent l'annexe du coffre arrière et la gonflent. Sur les yachts de 30 à 40 pieds, un canot pneumatique gonflable est généralement le plus pratique, à moins qu'il n'y ait des bossoirs ou suffisamment de place sur le pont pour un canot semi-rigide. La variante gonflable peut concilier les contradictions supposées d'un faible encombrement et d'un bon espace dans le bateau, ainsi que d'un faible poids et d'une grande stabilité au renversement. C'est pourquoi elle est si répandue. La taille de 2,50 mètres de long, en particulier, tient tout juste dans le coffre arrière de nombreux yachts tout en offrant un volume de transport suffisant pour un petit équipage.
Analyse comparative de la construction des fonds et planchers
Même si les petits bateaux pneumatiques se ressemblent, il existe de grandes différences. Celles-ci se manifestent particulièrement dans la construction du fond. La variante la plus simple est un film plastique entre les chambres à air, renforcé par des planches insérées pour une meilleure stabilité dans le bateau. Néanmoins, cette construction est plutôt instable et ne forme pas de V dans la zone immergée. Les modèles avec un fond à haute pression ont ici un avantage. Le système mis en place dans le Procédé Drop-Stitch ressemble à un SUP dans sa construction et est inséré dans l'annexe. Bel effet secondaire : l'espace creux avec le tuyau de la quille entre le film de la carène et le fond à haute pression fait office de cale. C'est là que l'eau de pluie ou les éclaboussures s'accumulent et que les pieds restent au sec lorsque l'on monte dans l'annexe.
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Cet avantage disparaît avec la deuxième variante du fond à haute pression - le Fond d'air 3D ou fond en V haute pression. Celui-ci est en forme de V et fait partie de la construction de la coque, il n'est donc pas inséré séparément. Avantage : une pièce en moins et un montage plus facile. Inconvénient : il y a deux surfaces inclinées dans le bateau à cause de la forme en V et pas de fond droit. De plus, une flaque d'eau se forme rapidement au milieu. Dans le groupe avec planches de fond, trois annexes sont testées : un modèle de Plastimo, un de Seatec et un de Yamaha. Ces annexes sont généralement moins chères. Dans le groupe avec fond à haute pression, six modèles sont présents : Osculati, Plastimo, Seatec, Talamex, Yachticon et Yamaha. Dans ce groupe, les bateaux de Plastimo et de Seatec ont un plancher gonflable 3D.
Le plancher à lattes est constitué de lattes horizontales qui sont insérées dans des encoches prévues à cet effet sur les boudins de l’annexe. Ce type de plancher offre une bonne stabilité et est très facile à monter et démonter également. Le plancher plein est une seule et unique pièce qui offre une surface plane et rigide pour se tenir debout ou s’assoir. Le plancher plein est généralement fabriqué en contreplaqué marin, en aluminium ou en matériau composite et peut être installé et démonté facilement. Ce type de plancher est souvent utilisé pour les annexes de taille moyenne à grande et offre une meilleure stabilité et un plus grand confort que le plancher gonflable ou le plancher en lattes. Beaucoup plus rigides que les options précédentes, les fonds en bois ou alu font de parfaits canots, au comportement marin sans reproche. Disposant de carènes en V gonflables, ils excellent en navigation au moteur. Le confort des passagers est optimal. Il est possible de se tenir debout et les embarquements/débarquements se déroulent sans encombre. À noter cependant que ces annexes peuvent être plus difficiles à mettre en place lors du gonflage ainsi que pour le stockage, d’autant que le poids des fonds en bois est assez conséquent.
Paramètres de stockage et gestion de l'encombrement à bord
Considérez l’encombrement une fois repliée, surtout si l’espace de stockage à bord est limité. Optez pour une annexe qui se plie facilement et qui n’occupe pas trop d’espace lorsqu’elle n’est pas utilisée. La dernière question est de savoir si vous laissez l’annexe sur une bouée ou si vous l’embarquez avec vous, à bord du bateau. S'il est possible de traîner son annexe, en remorque, en croisière, ce n’est pas ce qui est le plus simple. Elle va ralentir votre navigation et vous risquez de la perdre. Dans ce cas, il faut la monter à bord. Le plus simple est donc d’avoir une annexe gonflable, qu’on pourra ranger dans un coffre.
La capacité est également directement corrélée à l’encombrement de votre canot : plus il est grand et plus il prendera de place sur le pont du bateau. Si ce dernier est doté de bossoirs, veillez à ce que l’annexe dispose, elle aussi, de l’équipement nécessaire pour y être suspendue (cadènes). Un dernier point peut vous contraindre dans votre choix, c’est la taille de votre bossoir ou de votre plateforme de fixation d’annexe sur votre bateau principal. Ceux qui ont le privilège de pouvoir transporter leur annexe gonflée, suspendue aux bossoirs d’un cata ou rangée dans le « garage à annexe » d’un grand monocoque, pourront opter pour un fond rigide et profiter de sa robustesse sans pareille.
Le raft EZ des Pays-Bas est un cas particulier. Il ne peut être classé dans aucun groupe, sa coque se compose de trois chambres à air et ressemble à un trimaran. Le grand avantage du EZ Raft est son faible poids et son encombrement extrêmement réduit. Si l'espace à bord est très limité ou si le bateau est très sensible au poids, le EZ Raft n'a peut-être pas d'alternative, malgré ses faiblesses. L'avantage de son faible poids est qu'il peut être facilement soulevé d'une main par-dessus le bastingage pour être mis à l'eau. Avec le Talamex et son poids de plus de 30 kilos, il est plutôt conseillé d'utiliser la grande drisse pour descendre l'annexe.
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Matériaux, durabilité et résistance aux environnements marins
La qualité de fabrication est également un critère important. Choisissez une annexe fabriquée avec des matériaux durables et résistants pour assurer sa longévité et sa fiabilité en mer. Si vous prévoyez de l’utiliser fréquemment, investissez dans une annexe robuste et bien conçue qui pourra résister à une utilisation régulière. Les fabricants peuvent utiliser différents matériaux, techniques de production et niveaux de qualité. Plus un tissu sera qualitatif et plus il acceptera une pression de gonflage élevée lui conférant la rigidité nécessaire. Les annexes gonflables de haute qualité sont généralement fabriquées avec des matériaux durables et résistants tels que le PVC, le Hypalon ou le Polyuréthane, qui sont capables de résister aux intempéries, aux UV et à l’abrasion. Les coutures sont également renforcées pour éviter les fuites et les ruptures.
Si vous avez la chance de partir vers les îles, pensez aussi aux UV sans merci des latitudes tropicales qui vous imposent soit une annexe en « Hypalon », soit une sérieuse protection des boudins. Privilégiez les traitements anti-UV pour les tissus et PVC si vous naviguez sous les tropiques. Dans ce cas, l’Hypalon (ou polyéthylène chlorosulfoné) est particulièrement recommandé. De la même manière, s’agissant de la construction, vous seront proposés différents diamètres de flotteurs. Plus ils sont gros, et plus l’annexe sera stable et confortable. Si vous avez souvent des jeunes enfants à bords, préférez les gros boudins très sécurisants d’une Honwave, par exemple.
Pour des options plus résistantes, nous vous conseillons nos annexes aluminium à fond rigide qui assurent leur solidité, ce qui en fait un choix de fiabilité. Malgré un poids plus important, leur carène en V permet de meilleures performances en navigation. Ces dernières demandent un certain entretien, contrairement à l’aluminium, qui ne nécessite pas d’attention particulière. Gardez en tête que la durabilité de vos flotteurs, et de votre annexe plus généralement, dépend de l’entretien qui leur est apporté.
Évaluation des performances à la rame et ergonomie de nage
Pour ramer, il est d'abord important d'avoir une bonne position assise. Pour cela, la distance entre le banc, le miroir et les dames de nage est déterminante. Viennent ensuite les sangles : la longueur et la taille des pales conviennent-elles ? Si les courroies sont trop courtes, le dos se voûte, si elles sont trop longues, on se cogne les genoux en ramant. Les modèles d'Osculati et de Talamex sont ceux qui ont le mieux ramé. Mais les courroies de ce dernier sont un peu étroites. Le Yamaha 240 T avait une position de flottement assez lourde à l'avant, ce qui l'obligeait à ramer avec beaucoup de force. Le Seatec Nemo était dans le même cas, avec beaucoup d'éclaboussures d'eau dans le bateau par la proue. Sur le modèle 250 AMF de Yachticon, un œillet pour la poignée latérale était placé de telle sorte que les sangles s'y heurtaient à chaque traction.
Les Twin Air qui vont du modèle 180 à 290 sont aussi très légères et d’un design recherché. Les sensations de rame sont satisfaisantes avec un banc de nage bien positionné. Il n’est pas besoin de fournir beaucoup d’efforts pour déhaler ces annexes au devis de poids bien pensé. En revanche, l’espace entre le banc de nage et le tableau arrière n’est pas optimal sur certains modèles pour permettre de ramer confortablement. Highfield adapte le principe de construction de ses semi-rigides alu à ses annexes gonflables, ce qui offre un poste de nage très confortable du fait d’une grande envergure de rame.
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Les avirons sont l’option la plus simple et classique. Avec leur légèreté et leur facilité de transport, les rames peuvent être facilement stockées à bord de votre bateau principal et déployées en quelques minutes. Les rames permettent un exercice physique bénéfique, parfait pour rester en forme pendant que vous naviguez. Elles peuvent également être pratiques pour naviguer dans des eaux peu profondes, des zones où les moteurs ne peuvent pas être utilisés en toute sécurité. Une pagaie suffit parfois pour faire avancer les plus petits modèles rigides.
Tests de propulsion motorisée et aptitude au déjaugeage
Pour tester les capacités motrices, nous avons utilisé un moteur hors-bord Yamaha de 4 CV. Avec une petite propulsion électrique, tous les Dingi étaient faciles à manœuvrer. En revanche, les différences sont apparues lors de la navigation au planing. Les petits bateaux commencent à glisser à une vitesse d'environ 20 kilomètres par heure. Les modèles avec plancher en lattes ont également bien glissé. Le Plastimo Raid II P240 était le plus rapide, avec 22,2 kilomètres par heure. Le Talamex, le modèle le plus lourd et le plus large, a eu besoin d'un peu de temps pour prendre son élan, mais il s'est ensuite montré convaincant à 20,8 kilomètres à l'heure avec une sensation de conduite particulièrement sûre et peu de dérive dans les virages.
Sur le Yamaha 240 T, le miroir est très haut, il faudrait ici un hors-bord avec un arbre long. L'hélice a aspiré de l'air lors du test. Sur l'EZ Raft, le miroir est très étroit, ce qui fait qu'il est tordu par la poussée de l'hélice et le couple qui en résulte. Ce modèle super léger n'est définitivement pas conçu pour un véhicule thermique lourd. Mais il se conduit bien en mode électrique. La propulsion ne se limite pas qu’à la rame, de petits moteurs - thermiques ou électriques - peuvent s’y adapter. Certains modèles disposent de cônes arrière renforcés pour faciliter l'usage du moteur. Ce pack annexe Horizon et moteur Suzuki DF2.5S ou DF4S offre une combinaison parfaitement adaptée afin de profiter au mieux de votre embarcation. Le moteur électrique Minn Kota Riptide TRANSOM pour la mer est équipé du système Cool Quiet Power dissipant la chaleur et générant moins de bruit, même dans des conditions extrêmes, allongeant ainsi la durée de vie de la batterie et du moteur.
Comportement dynamique lors du remorquage
Lors d'une croisière d'été, l'annexe ne doit pas être emballée et rangée chaque jour dans le coffre arrière, alors qu'elle peut être facilement remorquée. Il est essentiel qu'elle suive bien le yacht et qu'elle ait une résistance de remorquage aussi faible que possible. Cela a été mesuré à l'aide d'une balance de traction à une vitesse de remorquage de 6,5 nœuds. La longueur du câble de remorquage est déterminante. Elle ne doit pas être trop courte, environ dix mètres, et doit être réglée avec précision. En effet, il suffit que l'annexe soit un peu plus à l'arrière ou à l'avant pour qu'elle descende la vague arrière ou reste coincée dans le creux de la vague.
Les valeurs sur la balance se situaient entre 3,4 et 7,4 kilos. Ce n'est pas énorme, mais la différence est importante. Avec 3,4 kilos, le Plastimo Raid II était le plus léger et avec 7,4 kilos, le Yamaha 240 Air était le plus lourd. Étonnamment, l'annexe la plus lourde du test, le Talamex, était encore en dessous de cette valeur avec 6,9. On constate ici que la résistance au remorquage ne peut pas être simplement déduite du poids du bateau. C'est bien sûr la forme de la coque qui a la plus grande influence. L'EZ Raft, de loin le bateau le plus léger du test, avait une résistance moyenne au remorquage de 5,3 kilos. Le comportement de l'annexe derrière le yacht est également décisif. Les modèles avec une carène bien formée sont plus performants que les bateaux à fond plat pour le remorquage. Le Seatec Nemo et le Yamaha 240 T ont suivi une trajectoire cahoteuse, en décrivant des lignes sinueuses.
Équipements de série, accessoires et aspects pratiques
En commençant par des petites choses comme le kit de réparation, dans lequel il manquait souvent quelque chose au lieu des rustines, de la colle et d'une clé de valve. C'est le cas de l'annexe d'Osculati, de Talamex et de Yachticon. En ce qui concerne les pompes, le Talamex est le seul à avoir une pompe à pied à double course, tous les autres ont une pompe à pied. Seuls les modèles de Yamaha ont une pompe à pied encore plus simple. La pression ne peut être contrôlée que par un manomètre, qui était fourni avec le Plastimo Fun, le Seatec Aerotend et le Yamaha 240 Air. Une astuce pour atteindre la pression souhaitée est de gonfler l'annexe une nouvelle fois lorsqu'il fait frais, c'est-à-dire le soir. C'est alors qu'elle se gonfle au soleil en raison du réchauffement de l'air.
Le Plastimo Fun PI230 VB ne dispose ni d'une amarre ni de poignées. Il n'est pas pratique de mettre le bateau à l'eau en n'utilisant que les poignées latérales. La majorité des modèles sont plus faciles à soulever, mais c'est le EZ Raft qui a le plus de poignées, avec 31 boucles. La plupart des autres dériveurs sont également équipés de bandes de protection et de renforts sur la quille. Ces derniers protègent le matériel lorsque le bateau est remorqué sur la plage. Sur de nombreux dingis, la bande de protection a une double utilité : elle est dotée d’une lèvre anti-éclaboussures sur le côté inférieur. Le sac de transport du modèle Plastimo à fond gonflable est de bonne facture. Celui de l'annexe Orange Marine est également d'un sac à dos facile à endosser. Le sac multi-poches pour annexe de bateau Plastimo est compatible avec toutes les annexes Plastimo et permet de ranger facilement tous vos effets.
Synthèse par marque et modèles spécifiques
C'est le Talamex Comfortline qui obtient systématiquement les meilleurs résultats. Mais c'est aussi le plus grand bateau. Le Seatec Aerotend et l'Osculati ont également obtenu de bons résultats. L'annexe la moins chère du test, avec ses 430 euros, est le Nemo de Seatec. Cependant, il y a de nettes réductions au niveau de la stabilité, de l'ergonomie à la rame, de la flottabilité et du comportement de remorquage. Le Yamaha 240 T est le dernier de la classe. La position sur les lattes étroites du plancher n'est pas sûre, ramer est pénible, glisser n'est pas possible.
La marque 3D Tender propose des modèles bien finis et d’une grande simplicité. Faciles à gonfler et à plier, les Twin Air sont aussi très légères. Orange Marine indique des tarifs défiant toute concurrence avec une qualité de finition de ses modèles tout à fait raisonnable. La marque Gala nous a fait bonne impression avec son fond latté d’apparence robuste. L’annexe Uship de 2,70 m, proposée avec un fond et une quille gonflables, garde toujours une bonne assiette même lorsque l’on est en position debout. Les Horizon sont les annexes d’entrée de gamme chez Plastimo qui commencent au prix de 540 euros. Le modèle à plancher gonflable se distingue par un tableau arrière particulier, où seule la chaise moteur est rigide. Les deux annexes Mercury ont une belle présentation générale et de l’envergure. Malgré une taille importante, le poids reste maîtrisé. Highfield adapte le principe de construction de ses semi-rigides alu à ses annexes gonflables, c’est-à-dire avec des quilles en V bien prononcées. La Roll Up 250 essayée est très stable au moteur ou lors de l’embarquement. Revers de la médaille, cette annexe prend pas mal de place et affiche un poids non négligeable.
Alternatives et usages spécifiques : kayaks et annexes innovantes
Il ne faut pas oublier le kayak gonflable. En effet, certains plaisanciers utilisent un kayak gonflable comme annexe. Cette idée est excellente. Au-delà d’être une annexe pour une personne qui se range facilement dans un coffre, le kayak est un loisir nautique. Avec un dériveur intégral, on peut mouiller dans moins d’eau, plus près de la côte, on a donc moins besoin du moteur d’annexe. Ici la petite annexe gonflable du Boréal 47 Sir-Ernst, dans le mouillage de Dorian Bay, montre cette polyvalence. Le choix dépendra de votre capacité à stocker votre annexe sur place et si l’embarcation peut rester à flot ou non.
Certains modèles d’annexes gonflables sont équipés de lattes en bois ou aluminium, ce qui permet de se mettre debout plus facilement. Car l’autre avantage de l’annexe gonflable est qu’elle est très stable, plus que certains modèles rigides. Les pêcheurs trouveront le fond gonflable adéquat, bien qu’il soit risqué de manipuler des hameçons sur ce type de plancher. Constituant le haut de gamme, les annexes semi-rigides sont de vrais canots pouvant se suffire à eux-mêmes. Elles trouveront leur place d’annexe sur les navires disposant de suffisamment de place pour les stocker. Avec leur carène en V, ils peuvent accueillir console, siège et de grosses motorisations. Ils offrent un espace de vie plus conséquent.