Curieux par nature, l'être humain a constamment aspiré à sonder les milieux naturels, se penchant invariablement vers l'exploration des profondeurs sous-marines. Cette quête incessante a conduit à des innovations remarquables. Depuis l'Antiquité, l'homme tente d'explorer les fonds marins à l'aide de diverses astuces, à l'instar du tonneau d'Alexandre le Grand, appelé "Colympha", construit par l'architecte marin Diognétus au 4e siècle av. J.-C. Mesurant 4 mètres de long et 2,5 mètres de haut dans sa partie médiane, cet engin rudimentaire équipé d'orifices fermés par des plaques de verre aurait permis à Alexandre et à son bras droit Néarque d'atteindre les profondeurs jusqu'à -10 mètres. À cette époque, aucun système d'air ne semblait les connecter à la surface, mais les plongeurs parvenaient à respirer grâce à un système de bulle d'air emprisonnée. Bien que des groupes de plongeurs aient existé chez les Grecs et les Assyriens, c'est aux Romains qu'on attribue la création, au 4e siècle avant J.-C., de la première unité militaire exclusivement dédiée aux opérations sous-marines, composée des ''urinatores''. L'historien Titus Tite-Live raconte comment au 2e siècle avant JC le roi Persée jeta son trésor à la mer pour éviter qu'il ne tombe entre les mains de l'ennemi, puis le récupéra grâce à ces plongeurs entraînés. Pline l'Ancien relate dans son ''Histoire naturelle'' comment ces plongeurs débutaient leur immersion en se lestant de pierres et en insérant une éponge imbibée d'huile dans leur bouche, qu'ils pressaient en descendant.
L'émergence des structures de protection et les prémices du scaphandre
La chronologie de la plongée sous-marine commence dès la Préhistoire pour la pêche sous-marine en apnée alors pratiquée exclusivement en poids constant. L'Antiquité voit l'émergence de la plongée en apnée en poids variable avec l'apparition de la skandalopetra. C'est également à cette période que sont fabriquées les premières cloches de plongée. En 1715, le chevalier Pierre Rémy de Beauve crée un habit-plongeur. Un corset de fer protège le torse du plongeur contre la pression de l'eau. Sur le corset s'emboîte un casque doté de deux verres, destinés à la vision sous-marine, ainsi que deux tuyaux reliés à la surface et alimentés en air par un soufflet. Une jaquette de cuir située sur le corset assure l'étanchéité moyennant une fermeture dorsale constituée de baguettes de cuivre.
En 1765, le registre de la séance du 1er septembre, de l'Académie Royale des Sciences siégeant à Paris, reconnaît le succès de la démonstration que Jean-Baptiste de La Chapelle, dit l'Abbé de la Chapelle, fit dans la Seine, en face de Bercy. De la Chapelle portait un « corset insubmersible » qu'il baptisa d'un mot de son invention : « scaphandre », du grec skaphe (barque) et andros (homme). Il consistait en un corset réalisé en liège et permettant à des soldats ou des naufragés de flotter et de traverser les cours d'eau. En 1772, le premier scaphandre à casque rigide est réalisé en cuivre par le Sieur Fréminet, qui baptise son invention du nom de « machine hydrostatergatique ». Ces avancées successives démontrent la recherche constante d'une isolation mécanique face à un environnement hostile, bien que la notion de confort thermique soit encore absente à ce stade.
La rupture technologique : Du caoutchouc au néoprène
L'histoire de la combinaison moderne prend un tournant décisif au XXe siècle grâce aux innovations en chimie des polymères. En 1930, c’est Wallace Hume Carothers qui invente les deux composants essentiels des combinaisons, le néoprène et le nylon. Au sein de la compagnie DuPont Chemicals aux États-Unis, il élabore le premier élastomère synthétique. Mais son invention n’avait au départ rien à voir avec le sport.
En vérité, le premier inventeur de la combinaison est un universitaire de Berkeley University en Californie, Hugh Bradner, qui travaille pour la Marine américaine. Il avait compris que le corps ne devait pas être complètement sec sous la combinaison et que le néoprène était la matière idéale. À cette époque, les combinaisons sont en néoprène brut sans nylon, épaisses et raides. Elles irritent les surfeurs au niveau des bras. Sans fermetures éclairs, elles étaient très difficiles à enfiler et les surfeurs devaient utiliser du talc pour ne pas les déchirer. Par la suite, du nylon fut collé à l’intérieur des combinaisons, ce qui les rendait beaucoup plus faciles à enfiler. L’apparition du nylon des deux côtés, dans les années 70, permit d’en diversifier grandement les couleurs, qui culminèrent avec du fluo dans les années 80.
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Pendant ce temps, en Californie, Jack O’Neill, concept qu’il inventa, ouvre un surf shop dans un garage proche de la plage, à San Francisco. Son néoprène arrivé, il s’empresse de le recouvrir de PVC pour le solidifier et crée son premier gilet. Alors que son surf shop est florissant, Jack est victime d’un accident de leash en surfant à Santa Cruz. Il se mit alors à arborer un bandeau de pirate qui devint le logo de la marque O’Neill. Il continue ensuite à innover et à améliorer la qualité et le design de ses produits. Simultanément, deux frères, Bob et Bill Meistrell, passionnés de plongée et de surf et ayant eu les échos des expériences de Bradner, découpaient eux aussi du néoprène derrière un frigidaire pour faire leur première combinaison. Au début, ils les appelaient des thermoclines, mais ils ne parvenaient pas à dépasser leur concurrent O’Neill.
L'apport de Beuchat et la démocratisation de l'exploration subaquatique
Découvrez l’histoire de l’invention révolutionnaire de la combinaison isothermique, le vêtement qui a permis aux passionnés de plongée d’explorer les fonds marins avec sérénité et confort tout au long de l’année. Une invention de BEUCHAT qui célèbre ses 70 ans d’existence. Passionné de la mer, Georges Beuchat souhaite explorer les fonds marins à tout moment de l’année. Cependant, à l’époque les équipements existants ne permettaient pas de se protéger du froid. En 1952, avec son ami Albert Falco, il teste son premier prototype de vêtement sous-marin. Un an plus tard, en 1953, la première combinaison de plongée isothermique est finalisée, confectionnée avec de la toile de caoutchouc.
La première série sera utilisée par des entreprises de travaux sous-marins et par l’équipe du Commandant Cousteau. Les premières productions ont été utilisées par le commandant Cousteau dans son expérience de vie sous la mer Précontinent, et dans son célèbre film : Le monde du silence (1955). Cette innovation a été fondamentale dans le monde de la plongée, elle a joué un rôle clé dans le développement des activités subaquatiques. Mais ce nom était déposé à l’international par les studios hollywoodiens MGM, propriétaires des droits sur le personnage Tarzan, à l’origine une bande dessinée. Georges Beuchat fut assigné en justice par la MGM et contraint par les tribunaux à abandonner l’usage de ce nom. Il fabriqua ensuite les célèbres combinaisons à bandes jaunes qui apparaissent si souvent dans les films de Cousteau.
Diversification, spécialisation et avancées techniques contemporaines
L'évolution du vêtement isothermique ne s'est pas arrêtée à la simple protection thermique ; elle a intégré des besoins ergonomiques spécifiques. En 1966, le tout premier vêtement est conçu spécialement pour s’adapter à la morphologie féminine : un ajustement optimal et un design qui répond aux besoins particuliers des passionnées.
La progression technologique se poursuit en 2005, lorsque le premier modèle de la combinaison phare de chez BEUCHAT a été lancé : la FOCEA COMFORT, une combinaison qui a été réalisée pour offrir confort, durabilité et performance aux passionnés de plongée. Elle est devenue rapidement la référence parmi les vêtements humides pour la pratique de la plongée. Au fil du temps les versions de la combinaison FOCEA COMFORT, des améliorations ont été apportées pour offrir un niveau de confort et performance plus grands. Chaque nouvelle version est composée de matériaux de plus en plus avancés permettant une isolation thermique de plus en plus améliorée et une combinaison de plus en plus flexible.
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En 2012, avec le concept Mycolors, Beuchat offre la possibilité de se différencier grâce à une large gamme de couleurs. Toujours à la quête d’innovation, Beuchat propose en 2014 une solution unique en termes de vêtement : Le Precut system. Cette fonctionnalité permet de transformer en toute sécurité un pantalon haut en pantalon bas afin de répondre aux besoins individuels. Avec le Precut system, les utilisateurs peuvent rapidement découper le pantalon haut sans abîmer le produit. Mais Beuchat continue d’innover en proposant une autre nouveauté révolutionnaire appelée le Braca Concept. Cette solution simple, efficace et hygiénique permet aux pratiquants de chasse sous-marine d’uriner sans avoir à enlever leur combinaison.
Enfin, en 2019, Beuchat est la première marque à proposer des combinaisons à un camouflage photographique 3D innovant créé par un logiciel de calcul trigonométrique : le camouflage trigocamo. Cette innovation permet d’obtenir un camouflage amélioré et plus efficace grâce à l’effet de mélange subtil entre réalisme et profondeur de champ. Puisque l’innovation est une valeur fondatrice de la marque Beuchat, les femmes et les hommes de Beuchat imaginent et créent des produits qui répondent aux besoins de chaque individu depuis 70 ans. Cela passe par la recherche sur l’amélioration du confort, de la performance et de la résistance pour que chaque pratiquant vive l’expérience la plus enrichie possible. En tant que spécialiste nous sommes pleinement conscients de l’importance de la qualité des combinaisons de plongée qui sont dans notre ADN. L’assemblage est une des forces de Beuchat, jour après jour les équipes de R&D travaillent sur l’amélioration des méthodes afin d’atteindre l’assemblage le plus performant et le plus confortable pour le pratiquant. Nous apportons un grand soin aux finitions des vêtements puisqu’elles reflètent leur qualité et jouent un rôle essentiel dans la protection thermique, le confort et la durabilité de l’ensemble des vêtements Beuchat. Le choix du néoprène et du tissu résistance, élasticité et chaleur. Tous nos patronages sont dessinés au sein de notre bureau de style de Marseille par notre équipe de designers et patronniers.
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