La combinaison de plongée représente sans doute l’équipement dont un plongeur fréquent fait rapidement l’acquisition après le masque, le tuba, les palmes et l’ordinateur. L’intérêt d’avoir sa propre combinaison réside dans le confort d’un équipement ajusté à sa taille, une considération majeure pour les plongeurs sensibles au froid, ainsi que pour des raisons d'hygiène. Le choix final se fondera, outre le budget, sur la température de l’eau, la morphologie du plongeur et ses besoins spécifiques.
Les principes fondamentaux du néoprène et de la protection thermique
La matière composant la majorité des combinaisons est le néoprène, un polymère de caoutchouc rempli de bulles d’air, se déclinant en épaisseurs variables de 0,5 mm à 8 mm. Les générations récentes dites « compressées » offrent une performance isolante supérieure à épaisseurs comparables. Scientifiquement nommé Polychloroprène, ce matériau protège grâce aux molécules de gaz d’azote emprisonnées dans ses cellules, créant une barrière thermique essentielle.
Il existe deux types de structure de néoprène :
- Néoprène à cellule fermée : Renferme les bulles d'azote, faisant de la combinaison un excellent isolant thermique.
- Néoprène à cellule ouverte (ou « refendu ») : Issue d'une découpe à lame chaude, cette matière lisse et brute colle directement à la peau. Elle offre un confort et une chaleur accrus, typiques des combinaisons de chasse sous-marine, mais demande une grande précaution lors de l'enfilage pour éviter les déchirures dues aux ongles ou à un étirement excessif.
Sélectionner sa combinaison selon la température de l’eau
La règle générale veut que l'épaisseur de la combinaison soit proportionnelle à la froideur de l'eau. Cependant, tout dépend aussi de la corpulence, de la masse graisseuse, de la fatigue et de la fréquence des plongées. À titre indicatif, voici les recommandations d'équipement :
- Supérieure à 28 °C (eau chaude) : Shorty ou combinaison humide de 1,5 à 3 mm.
- De 25 à 28 °C : Combinaison humide de 3 mm.
- De 21 à 25 °C (eau tempérée) : Combinaison humide de 5 mm.
- De 15 à 20 °C : Combinaison humide de 7 mm avec cagoule et chaussons.
- De 13 à 15 °C (eau fraîche) : Combinaison humide de 5 ou 7 mm avec surveste, cagoule et chaussons, ou combinaison semi-étanche avec cagoule.
- De 10 à 13 °C (eau froide) : Combinaison semi-étanche avec cagoule, chaussons et gants, ou combinaison étanche.
- Inférieure à 10 °C : Combinaison étanche impérative.
Les différents types de combinaisons de plongée
Les combinaisons humides
C’est la catégorie la plus répandue. Par définition, elles laissent entrer une fine pellicule d'eau qui, une fois réchauffée par le corps, crée la barrière thermique. Plus la combinaison est épaisse, meilleure est la protection, mais cela s'accompagne d'une réduction de la souplesse.
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Les combinaisons semi-étanches
Elles représentent le compromis idéal entre protection thermique et étanchéité. Munies de manchons lisses ou canadiens aux extrémités (poignets, chevilles, cou) et d'un zip étanche, elles empêchent le renouvellement de l'eau. Le corps ne réchauffe ainsi l'eau qu'une seule fois. Elles sont particulièrement indiquées pour des eaux comprises entre 10°C et 20°C.
Les combinaisons étanches
Conçues pour les eaux très froides, les lacs ou les plongées longues, elles empêchent toute circulation d'eau. Il en existe trois variantes :
- En néoprène (7 mm) : Confort thermique élevé, mais perd de sa flottabilité et de son isolation avec l'écrasement dû à la pression en profondeur.
- En néoprène compressé (4 mm) : Offre une meilleure mobilité et ne s'écrase pas, garantissant une flottabilité constante.
- En trilaminé : Matériau résistant composé de trois couches sans propriété isolante propre. Elle permet au plongeur d'ajuster ses sous-vêtements thermiques (polaires, gilets chauffants) selon les conditions. Légère et rapide à sécher, elle est très appréciée pour la liberté de mouvement qu'elle procure.
Le dispositif des combinaisons étanches inclut un inflateur sur le buste pour éviter le phénomène de « squeeze » (écrasement dû à la pression) et une purge d'épaule pour évacuer l'air lors de la remontée. Cette technique nécessite une formation professionnelle.
Accessoires thermiques : gants, chaussons et cagoules
La protection thermique ne dépend pas uniquement du corps de la combinaison. En eau froide, les extrémités doivent être protégées. Les gants, les moufles épaisses, les chaussons et les cagoules sont indispensables.
Pour les combinaisons étanches, la protection des pieds est souvent intégrée via des bottillons renforcés à semelles antidérapantes. Pour les combinaisons humides ou semi-étanches, l'ajout d'une cagoule ou d'un gilet avec cagoule (2 à 5 mm) sous une monopièce est une solution modulaire efficace pour s'adapter à des variations de température sans multiplier les combinaisons.
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Conseils d'ajustement et port de sous-vêtements
Bien choisir sa combinaison revient à trouver une « seconde peau ». Un vêtement trop serré oppresse, tandis qu'un modèle trop grand crée des poches d'eau impossibles à réchauffer. Il est crucial de consulter les guides des tailles des fabricants, car certaines coupes (medium large, large long, XL court) sont spécifiquement conçues pour différentes morphologies.
Concernant le port de vêtements sous la combinaison :
- Aucune couche : C'est souvent l'option la plus efficace, car le néoprène agit mieux directement sur la peau.
- Sous-vêtements techniques : Dans une eau très froide, un t-shirt en néoprène, un haut thermique ou un rashguard (matière à séchage rapide) peut faire la différence.
- À éviter : Les sous-vêtements en coton (absorbent l'eau, sèchent lentement, provoquent des irritations) et les tissus synthétiques sans élasticité (limitent les mouvements).
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