Vous avez envie de sentir une planche de surf sous vos pieds ? En Suisse, les surfeurs de vagues et les amateurs de sports nautiques peuvent désormais pleinement vivre l’effervescence du surf. Ce pays, souvent associé à ses majestueuses montagnes et à ses vallées alpines, offre en effet des opportunités inattendues pour les passionnés de glisse, bousculant les idées reçues sur la pratique de ce sport. Loin d'être un phénomène marginal, le surf en Suisse s'affirme comme une réalité dynamique et en pleine expansion, attirant un nombre croissant d'adeptes.
La Suisse, un Eldorado insoupçonné du surf
La Suisse est, par essence, le pays des lacs et des rivières, un territoire où les sports nautiques ne manquent donc pas. Cette richesse en cours d'eau et en étendues lacustres fournit un terrain de jeu exceptionnel pour diverses activités. Cependant, ce qui est particulièrement étonnant, c'est de constater que, faisant pourtant partie des pays sans accès à la mer, la Suisse abrite plus de 45 000 surfeurs. Ce chiffre surprenant nourrit la curiosité d’une équipe de journalistes français qui a décidé de s’emparer du sujet et finalement lui consacrer une mini-série. Cette production documentaire, intitulée « Landlocked », dont le premier épisode est diffusé début mai, explore ce phénomène fascinant.
Le concept du surf en Suisse a d'abord été perçu « au départ, cela commence un peu comme une boutade », comme l'explique Patricia Oudit, journaliste spécialisée dans l’outdoor. Toutefois, cette perception initiale a rapidement évolué, la journaliste ayant été amenée « à se rendre compte que le sujet est sérieux ». La genèse de cette prise de conscience collective s’ancre dans des observations concrètes et des initiatives locales. « Dom (Ndlr : Dom Daher, photographe avec qui elle a l’habitude de travailler) qui habite juste à côté du Léman voyait de plus en plus de surfeurs sur le lac », relate Patricia Oudit, soulignant l'augmentation visible de la pratique. En parallèle, « Christophe, (Ndlr : Christophe Margot le futur réalisateur de la série), son voisin helvète, un pur montagnard, s’est mis à fabriquer une planche de surf en bois », illustrant l'engagement personnel et l'ingéniosité des pratiquants. Face à ces constats, l'équipe a conclu : « Nous nous sommes dit qu’il y avait quelque chose à faire sur cette discipline en pleine expansion dans le pays », poursuit Patricia Oudit, marquant ainsi le début de leur exploration.
Il est particulièrement étonnant quand on sait que la Suisse fait partie des 49 pays qui n’ont pas d’accès à la mer, des nations que l'on appelle également « landlocked ». Malgré cette particularité géographique, un fait incroyable se révèle : dans ce petit pays hérissé de montagnes, le taux de surfeur par habitant serait parmi les plus élevés au monde, aux alentours de 45 000. Ce nombre, conséquent pour une nation sans littoral, surpasse même, en proportion, celui de l’Australie, souvent considérée comme la nation « surfique » par excellence. De manière plus raisonnable et comparative, Patricia Oudit constate : « Proportionnellement, il y a quasiment autant de surfeurs en Suisse qu’en France avec ses 5 853 km de côtes ». Cette donnée met en lumière la singularité et l'ampleur du phénomène suisse dans le paysage mondial du surf.
Le nombre d’adeptes en Suisse est difficile à connaître avec précision, mais l’engouement pour le surf est de plus en plus visible. L’Office fédéral du sport a réalisé une étude officielle en 2014, indiquant que 0,6% de la population pratiquait le surf, le kitesurf ou la planche à voile. Cette étude a également révélé que cette catégorie de sports nautiques revêtait le potentiel de croissance le plus élevé par rapport à son nombre actuel de pratiquants. L’Office fédéral du sport explique ce phénomène par le « succès récent du kitesurf, mais aussi par les valeurs sûres que sont la planche à voile et le surf qui fascinent tout autant les foules ». La prochaine évaluation, prévue pour 2020, pourrait bien confirmer cette tendance à la hausse et l'expansion continue de ces disciplines.
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Diversité des spots et des pratiques : Quand la nature et la technologie se rencontrent
Avec 1 500 lacs et 65 000 kms de cours d’eau, la Suisse offre une multitude d'endroits propices à la pratique du surf. Qu'il s'agisse des vagues générées sur les lacs ou des vagues statiques formées par les rivières, les opportunités ne manquent pas. Les 26 cantons du pays totalisent un impressionnant réseau de 1 500 lacs et 65 000 kms de cours d’eau, faisant de chaque recoin un spot potentiel pour les amateurs de glisse.
Le surf sur les lacs : L'appel des tempêtes
Surfer sur le lac Léman, par exemple, lors d’une tempête n’est pas une nouveauté, mais réussir à prendre des vagues y est rare et dépend de conditions très spécifiques. Le 13 février 2014, la tempête Tini a frappé les côtes du Léman avec des rafales à plus de 100 km/h. Ces vents violents ont balayé l’eau et formé une houle puissante, transformant alors le paisible lac en mer agitée. Dans de telles conditions exceptionnelles, surfer sur le lac Léman est devenu possible.
Pour des passionnés comme Greg Williams et Ludo Jaccard, ces moments sont synonymes de jubilé. Équipés de combinaisons néoprènes intégrales et avec leurs planches de surf chargées dans le van, les deux acolytes ont foncé vers différents lieux autour de Lausanne. Leurs spots de prédilection incluent Bellerive, la plage de Lutry, Cully et finalement Villette, dans l'espoir de prendre les meilleures vagues de la journée. Étudier la topographie des lieux avant de se jeter à l’eau est primordial pour la sécurité et l'efficacité de la session. Villette dispose en effet d’un fond marin profond avec un rehaussement du terrain brutal, une configuration idéale pour provoquer la formation de vagues puissantes d’environ 1m50.
La question se pose : pourquoi diable se jeter dans une eau avoisinant les 10 degrés en hiver ? La réponse est simple pour les surfeurs : pour ressentir cette sensation unique de glisse, pardi ! Surfer est une expérience qui va au-delà des mots, exigeant une maîtrise profonde de l’environnement. Il faut notamment savoir où les vagues se lèvent, comprendre leur fréquence et anticiper leur vitesse. Avant de réussir à surfer, il faut ramer, ramer et encore ramer, franchir la barre des vagues, l’endroit où elles se cassent, pour pouvoir anticiper leur venue. Et soudain, après tous ces efforts, c'est la délivrance, le moment tant attendu où l'on se laisse porter par l'onde.
Le surf de rivière : Dompter les courants helvétiques
Loin de l'océan, la Suisse compte malgré tout plus de 45 000 surfeurs qui domptent les rivières helvétiques. En Suisse, les surfeurs ont l'embarras du choix parmi de nombreux spots. Que ce soit sur la Reuss à Bremgarten, sur le Rhin à Bâle, ou en passant par l'Aar à Thoune, Lucerne ou Berne, ce ne sont pas les spots qui manquent pour pratiquer le surf de rivière.
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Le surf de rivière est un concept très peu répandu en France, mais il regroupe beaucoup d’adeptes chez nos voisins suisses. Cette pratique exige de trouver un cours d’eau formant des vagues statiques, dont la formation dépend de la topographie de son lit. Les surfeurs glissent alors à contre-courant de l’eau qui fuse, défiant ainsi la puissance naturelle du fleuve. Cette discipline n'est cependant pas sans risques, compte tenu des débris qui pourraient s’y cacher, tels que des branches et d'autres déchets plus ou moins naturels.
Le président du River Surf Jam à Thoune, Sandro Santschi, surfeur aguerri, explique que sur les rivières, « les vagues changent de caractère selon les débits et les conditions météorologiques ». Cette variabilité naturelle est l'une des spécificités du surf de rivière, le distinguant des vagues artificielles qui peuvent être mises en marche via un bouton. Surfer à Berne est possible, comme en témoignent de nombreuses vidéos, démontrant la viabilité de cette pratique même dans des environnements urbains.
Lorsque le débit de la rivière est faible et que les vagues naturelles ne sont pas au rendez-vous, des alternatives existent, comme le bungee surfing. Cette forme de surf sur rivière est aidée d’une corde élastique. Depuis le plus vieux pont de Berne, l’Untertorbrücke, les passants peuvent apercevoir des surfeurs sur l’Aar pratiquer leur passion en toute légalité grâce à une corde attachée au pont de Nydegg, juste en face. David Fonjallaz, producteur originaire de Lausanne et lui-même surfeur, raconte qu'« au début des années 2010, un championnat de Bungee surf a même été organisé ». Cet événement a rassemblé entre 300 et 400 amateurs, prouvant l'attrait de cette variante. Il existe également une association qui œuvre pour aménager un espace sur la rivière et créer une vague naturelle dans une commune près de Berne, témoignant de la volonté d'optimiser les conditions de pratique.
Les vagues artificielles : L'avenir contrôlé de la glisse
À défaut d’un océan pour surfer, la solution pour beaucoup réside dans l’apparition et la multiplication de vagues artificielles. En effet, le surf en rivière est exposé aux limites météorologiques et n’est donc pas praticable toute l’année à cause des chutes de températures et des crues. Les bassins à vagues artificielles sont moins sujets à ces contraintes, et se popularisent à grand pas en Suisse, offrant une alternative fiable et accessible. L’argument qui séduit le plus les surfeurs est la possibilité de choisir ses vagues et de les adapter en fonction de son niveau, ce qui rend la pratique plus sûre et plus progressive pour tous.
Le premier spot artificiel a ouvert en 2018 au Mall of Switzerland à Ebikon, marquant une étape importante dans l'histoire du surf suisse. En septembre 2018, le Mall of Switzerland, un grand centre commercial à Ebikon, dans le canton de Lucerne, a inauguré avec Oana la première vague artificielle en salle du pays. Les dimensions de ce bassin sont semblables à celles d’une piscine, offrant un espace dédié à la glisse. Huit pompes permettent à 800 000 litres d’eau de former une vague pouvant atteindre 1m40. Six mois après son inauguration, plus de 13 750 personnes l’avaient déjà essayée, même si les sensations sont difficilement comparables avec celles ressenties en pratiquant le surf traditionnel.
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Cette vague artificielle a fait des émules, avec plusieurs projets qui ont suivi. L’un d'entre eux est Wave Up à Regensdorf, près de Zurich, qui est sorti de terre en mai 2021. D'autres projets majeurs sont Alaïa Bay, près de Sion, dans le canton du Valais, créé également en mai 2021. Ce projet représente « un rêve qui devient réalité » pour Adam Bonvin, Marc-Antoine Burgener et Romain Magnin, les trois Romands cofondateurs de cette initiative portant le nom d’Alaïa. Le bassin a été financé par une campagne de financement participatif sur internet, démontrant l'engagement communautaire autour de ce développement. La vague à Alaïa Bay est modulable en fonction des heures et des niveaux, avec une longueur de 90 mètres et une hauteur maximale d’environ 1m80, offrant une expérience adaptée à chaque surfeur. Après un investissement de 20 millions de francs et quatre mois d'exploitation, le bilan est supérieur aux attentes. Le prix de 109 francs pour une heure de surf n'a pas freiné les inconditionnels de la glisse, confirmant la forte demande pour ce type d'infrastructure.
Côté sensations, les vagues artificielles sont ludiques, plaçant le plaisir avant tout. Elles conviennent autant aux débutants qu’aux surfeurs confirmés, grâce à leur caractère contrôlé et prévisible. Cependant, Sandro Santschi, surfeur et président du River Surf Jam à Thoune, apporte une nuance : « Même si je me réjouis de chaque vague supplémentaire, il faut admettre que les vagues artificielles ne sont pas très économiques ni écologiques. Il faut plutôt soutenir les projets de vagues dans les rivières », explique-t-il, soulignant l'importance des alternatives plus naturelles et durables.
Une communauté passionnée et organisée
La passion pour le surf en Suisse ne se manifeste pas uniquement par le nombre de pratiquants et la diversité des spots, mais aussi par une communauté bien structurée et dévouée. Loin d'être des « hurluberlus isolés » en territoire helvétique, comme on pourrait le penser de Greg Williams et Ludo Jaccard, respectivement graphiste et réalisateur pour l’émission 120 minutes sur la RTS, les surfeurs suisses sont organisés et connectés. Si surfer sur le lac Léman lors d’une tempête n’est pas une nouveauté, l’envie de se réunir entre surfeurs de Suisse romande a donné naissance à une structure formelle. En l’espace de deux semaines seulement, 250 personnes se sont inscrites pour créer une association. Le 6 avril 2014, l’Association romande de surf a émergé officiellement, devenant un pilier pour la communauté francophone.
Associations et fédérations
Depuis sa création en 2014, l’Association romande de surf a organisé des voyages axés sur le surf dans différents pays, comme aux Maldives en août 2016, élargissant ainsi les horizons de ses membres. Plusieurs de ses adhérents ont également participé au championnat suisse de surf, une compétition qui, symboliquement, a lieu en octobre en Espagne, rappelant que le surf garde ses lettres de noblesse sur la mer. Cette compétition est organisée par la Swiss Surfing Association (SSA), l’Association suisse de surf, qui existe depuis 1992. La SSA, reconnue par l'International Surfing Association (ISA), organise chaque année les Championnats de Suisse de surf en Espagne, et les Championnats de Suisse de wavepool sur son territoire. Ces événements contribuent à soutenir le niveau d’athlètes suisses sélectionnés pour participer aux mondiaux de surf de l’ISA. Benedek Sarkany, son président en 2019, explique qu’il est difficile de connaître le nombre exact de surfeurs, mais la vitalité des associations et des compétitions témoigne d'un dynamisme certain.
L'influence des pionniers et la culture de la glisse
L'engouement pour la discipline est tel que, depuis quelques années, des acteurs privés n'hésitent pas à investir des sommes colossales pour créer des bassins à vagues artificielles, témoignant de la confiance dans ce marché en pleine croissance. « Avec le ski et surtout le snowboard, les Suisses sont de vrais glisseurs », indique la spécialiste des sports extrêmes Patricia Oudit, mettant en avant une culture de la glisse profondément ancrée dans le pays.
Cette culture du surf suisse ne date pas d’hier, elle existe depuis un certain nombre d’années, comme un secret bien gardé par les surfeurs locaux qui ne divulguent pas leurs spots de prédilection si facilement. L'équipe de « Landlocked » a décidé de s’attarder aussi sur les pionniers des années 80, ceux qui ont posé les premières pierres de cette pratique. Les origines de cette passion sont parfois attribuées à la proximité de la Suisse avec de grosses organisations internationales, notamment américaines. Dans les années 70, beaucoup d’Américains, de Californiens, sont venus s’installer ici, amenant avec eux la culture des vagues, mais aussi tout ce microcosme autour des sports de glisse. Ces influences ont façonné le style de vie d’une partie de la population suisse et dévoilent aujourd’hui toute une communauté passionnée et impliquée.
Un lien étroit existe également entre le snowboard et le surf. Nicolas Hale Woods, directeur du Freeride World Tour (FWT, une compétition internationale de ski et de snowboard freeride née en Suisse), a créé à l’époque la première association de surf du pays. Ce n’est qu’ensuite qu’il a imaginé le FWT et non l’inverse, ce qui est assez étrange finalement dans un territoire de montagnes.
Médiatisation et reconnaissance
Pour donner corps à leur sujet, au départ un documentaire et finalement une mini-série baptisée « Landlocked », la journaliste Patricia Oudit, le photographe Dom Daher et le réalisateur Christophe Margot sont rentrés en contact avec deux jeunes surfeurs du Valais : Valentin Millius et Esteban Caballero. Dans leur rutilant pick-up rouge avec les planches à l’arrière du véhicule, ils font un surf trip en quête du meilleur spot et de la meilleure vague du pays. À travers le parcours de ces deux intrépides, rois du système D, « Landlocked » s’attarde aussi sur les pionniers des années 80 ainsi que sur les futures stars du surf helvète, offrant un véritable voyage au cœur du surf suisse.
Patricia Oudit résume l'entreprise : « Nous avons débuté le tournage l’été dernier. Via notre chaîne YouTube, le premier épisode sera diffusé début mai. Sur la base d’une dizaine d’épisodes, l’idée est d’en proposer un par mois ». En attendant, des teasers et autres making-of sur les réseaux sociaux sont là pour faire patienter les internautes, suscitant l'intérêt pour cette série. Les vidéos de « Landlocked » résultent d’une enquête journalistique approfondie. Elles racontent ce qu’est le surf suisse dans ses dimensions historiques et sociologiques, mais elles évoquent aussi son futur. Autour de cela, l'équipe s’est demandé ce qu’était la quête du surfeur, cette quête incarnée par les deux personnages singuliers, Valentin et Esteban, et leur road trip à la recherche de la vague parfaite. Dom Daher, qui joue les poils à gratter dans chaque épisode, amène la touche Neuf Dixième, un peu décalée. Ce documentaire n’est pas adressé qu’aux surfeurs, mais bien à tout le monde. Le but est aussi d’y apprendre des choses, même si l’on n’est pas pratiquant.
Tout est parti d’une volonté de travailler ensemble, de créer un projet commun. À l’heure où l'équipe était confinée et que le monde avait enclenché le mode « pause », les cerveaux de la fine équipe eux étaient loin de se poser. Ils réfléchissaient à un sujet qu’ils pourraient creuser ensemble et, au cours d’une de leurs nombreuses conversations, Dom dit : « Il y a de plus en plus de surfeurs sur le lac, ce serait bien qu’on en parle ». D’abord, les rires des deux autres ont fusé, puis, finalement, l’enthousiasme s'est installé. Surtout que le voisin de Christophe Margot, qui apparaîtra dans la série, est l’un de ces spécimens surfeurs du pays. C’est bon, ils tiennent leur sujet ! Patricia Oudit a confié : « Ça a suffi à aiguiser ma curiosité ! J’ai commencé à faire des recherches et je me suis aperçue qu’il y avait plusieurs dizaines de milliers de surfeurs en Suisse pour un pays de 8,7 millions d’habitants, ce qui est statistiquement assez énorme ». Le projet est auto-produit, car être indépendants comme ils le souhaitent, c’est aussi avoir les moyens financiers de produire sans sponsors. Tout est pour ainsi dire fait-maison : Christophe gère la réalisation, Dom les images et la comédie (où il fait régulièrement des apparitions « remarquées » dans les vidéos), Patricia le storytelling et le fil rouge de l’histoire. Il y a même le fils de Patricia qui participe au projet en créant la musique sur chaque épisode. Finalement, ce format, divisé en plusieurs actes, leur convient bien. Il permet d’aborder chacun sous un angle différent, de raconter une histoire de façon brève, fun et décalée, une option idéale pour parler d’un sujet aussi méconnu que doté de multiples ramifications qui les emmèneront aux quatre coins du pays. En tout, ce sont une dizaine d’épisodes qui sont prévus, relayés sur YouTube et ce, dès le mois de juin 2021.
La passion du surf en Suisse est également célébrée à travers des événements culturels. Le Swiss Surf Film Festival (Festival suisse du film de surf) à Lucerne en est un exemple. La première édition a eu lieu du 26 au 28 avril, offrant une plateforme pour les créations cinématographiques liées au surf. Alena Ehrenbold, sa fondatrice, a réalisé plusieurs documentaires en plus d’être l’une des meilleures surfeuses du pays. En 2014, elle a produit « I Wanna Surf » (Je veux surfer), considéré comme le « premier documentaire du surf 100% suisse », marquant l'histoire du cinéma de surf helvétique.