Choix Optimaux des Anneaux, Cannes et Tresses pour le Surfcasting

L'assemblage d'une canne à pêche peut, au premier abord, sembler être une entreprise ardue. Tous les créateurs de cannes se sont un jour posé les mêmes questions lors de l'assemblage de leur première canne. Parmi ces interrogations, la manière de choisir les divers composants qui constitueront la poignée, et surtout, quels anneaux sélectionner, est prépondérante. Le point qui semble revenir le plus souvent concerne précisément le choix et le placement des anneaux. Bien que cette étape puisse paraître complexe, elle est en réalité probablement la plus simple. Faire le choix d’un produit en particulier doit être motivé par une réflexion approfondie afin de ne pas le regretter plus tard, une démarche essentielle, notamment pour renouveler son matériel de surfcasting lourd en vue de réussir des lancers de 150 à 200 mètres, comme l'expérience l'a démontré lors d'une compétition nationale en Algérie où le matériel précédent avait déçu. Pour aborder cette question cruciale, il est nécessaire de se pencher sur les finitions des anneaux de canne, les caractéristiques des cannes elles-mêmes, et enfin, les spécificités des lignes, en particulier la tresse.

L'Anneau de Canne : Un Élément Fondamental pour la Pêche

Considérer les anneaux d’une canne à pêche comme un simple tunnel qui consiste à maintenir sa ligne le long de sa canne à pêche serait lui faire offense. En effet, ses rôles sont multiples et ont parfois une importance capitale sur le comportement mais aussi l’efficacité de votre outil au bord de l’eau. Un anneau est un élément très simple de votre canne. Son rôle est de renvoyer les efforts de la canne, c'est-à-dire de permettre à la tresse de suivre la courbe naturelle du blank lorsqu'il est en flexion. Sur une canne, les anneaux sont nombreux, de tailles et de formes différentes. S’ils assurent plusieurs rôles généraux, ils ont aussi, en fonction de leur position sur la canne, des missions différentes. Il ne faut pas oublier que les anneaux sont les seuls accessoires représentant du poids sur la partie de votre canne qui travaille lors des lancers, des animations et du combat. Pour une canne de surfcasting, les anneaux sont très importants ; ils permettent la glisse du fil ou de la tresse et surtout d'accompagner le montage à la fin du lancer. Toutes les formes d’anneaux sont pensées pour éviter les emmêlements lors des lancers, et ceux visant à écarter la ligne du blank ont pour objectif de favoriser les distances de lancers.

L'armature des anneaux, qui constitue la partie la plus lourde de cet accessoire, peut être en acier, en inox, en titane ou en carbone. Il convient de prendre en compte ce critère pour les cannes les plus légères. Sur le marché, on peut trouver des armatures monopattes et bipattes. Pour des cannes légères et des pêches fines nécessitant un retour d’informations important, les armatures en titane et en carbone sont particulièrement indiquées pour leur légèreté et leur rigidité. Pour les cannes lourdes destinées aux gros poissons, il est possible d'opter pour des anneaux en acier, mais il faudra veiller surtout au nombre de pattes de fixation afin de privilégier la solidité de l’ensemble. Les anneaux sont soumis à rude épreuve lors des combats puissants.

Les Céramiques d'Anneaux : Cœur de la Performance

Avant d'entrer dans les détails de l'assemblage lui-même, il est pertinent de se concentrer sur les différentes finitions des anneaux de canne. Rodhouse, par exemple, distribue la marque Fuji et a sélectionné les meilleures finitions pour une distribution en France. Ainsi, deux types d'armatures, INOX 316 et Titane, et trois types de céramiques, Alconite, SIC et Torzite, sont disponibles. Initialement métalliques, les anneaux sont aujourd'hui remplacés par des anneaux en céramique, les plus répandus, ou en aluminium, considérés comme les plus performants selon certaines perspectives. Il est crucial de noter que le plus important est sans doute la garniture pour la partie intérieure des anneaux, laquelle est soit en oxyde d'aluminium (AOL), soit en carbure de silicium (SiC). Des anneaux en oxyde d'aluminium contraignent le pêcheur à utiliser du fil en nylon, la tresse étant trop fragile pour ce type d'anneaux. Les anneaux en céramique, de manière générale, auront tendance à s'user plus rapidement que les anneaux en aluminium, qui sont plus résistants et plus légers.

La plupart des cannes commerciales sont équipées d'anneaux en acier inoxydable avec une céramique Alconite. Ces anneaux sont disponibles auprès de distributeurs et se déclinent en finitions Métallique ou Noire. Ces guides de canne sont considérés comme les plus basiques. Ils sont les moins chers, mais aussi les plus lourds, présentant l'avantage d'un prix attractif. Le premier, l'Alconite, présente l’avantage d’être peu cher et résistant. Il convient très bien pour une pêche avec de la tresse.

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Pour ceux qui souhaitent monter en gamme, il existe deux finitions intermédiaires. Les anneaux SIC Gunsmoke, par exemple, sont dotés d'une armature en acier inoxydable et d'une céramique SIC. Leur finition mate évite les reflets, ce qui est très intéressant pour les pêches nécessitant une discrétion absolue. La céramique SIC est nettement plus dure que l'Alconite. Le SIC, ou carbure de silicium, est plus dur et donc plus résistant aux passages répétés de la tresse. Les anneaux Titanium SIC, comme leur nom l'indique, sont composés d'une armature en Titane et d'une céramique SIC. Ces anneaux, avec leur armature totalement inoxydable, sont clairement haut de gamme. Les anneaux givrés remplaceront progressivement les Alconite à finition Métallique de Fuji. Pour les amateurs de "bling-bling", de strass et de paillettes, les anneaux Gold SIC offrent une armature en acier inoxydable avec une finition or et une céramique SIC.

Enfin, les anneaux Torzite représentent le summum de la technologie. Leur armature est en Titane, et leur céramique est en Torzite. Ce matériau est encore plus dur que le SIC, et également plus léger. La céramique est plus fine que sur les autres anneaux, ce qui permet, pour une taille équivalente, un diamètre interne de l'anneau plus petit, facilitant le passage du nœud de raccord. Le Torzite est le plus haut de gamme. On me demande souvent s'il est nécessaire d'équiper sa canne d'une rampe Torzite. La réponse est la suivante : si l'on recherche le meilleur, la performance maximale, la légèreté ultime, alors le Torzite est la solution. L'analogie avec la Formule 1 est pertinente : pour gagner 5 km/h, les ingénieurs sont prêts à installer des pièces valant des millions d'euros. Il en va de même pour la pêche. Le Torzite n'est pas essentiel, on peut prendre du poisson sans, mais il incarne l'excellence.

Critères de Choix des Anneaux : Poids, Sensibilité et Budget

Le choix des anneaux est influencé par plusieurs facteurs déterminants. Un critère essentiel qui doit guider ce choix est la puissance et la légèreté du blank. Le second critère qui doit inciter à la recherche de légèreté est le besoin de résonance et de sensibilité. Dans le même esprit que pour l’armature, pour des cannes légères et des pêches fines, il faut privilégier les modèles les plus légers, donc le Torzite. Cependant, pour les pêches lourdes et les cannes puissantes, la légèreté de la garniture ne constitue pas le critère de choix principal. Enfin, le prix est aussi un facteur déterminant dans la décision d'acquisition. Entre toutes les finitions existantes, le rapport peut aller de 1 à 5 (de 25 à 125 euros le pack d'anneaux) entre une rampe d'anneaux Fuji premier prix et une rampe d'anneaux Torzite. Un fil tressé ne sera pas forcément choisi par les débutants, car cela représente un budget important.

La Canne de Surfcasting : Conception, Matériaux et Actions

La canne à pêche moderne, notamment pour le surfcasting, est le fruit d'une ingénierie avancée. Pour les cannes de surfcasting, deux principaux types de blank existent : les modèles en carbone, classés selon leur résistance, leurs aptitudes à emmagasiner et restituer l’énergie en fonction du processus utilisé, du pourcentage de fibres et donc de leur rigidité. On trouve également les modèles hybrides, qui sont une association de carbone et d'une autre fibre, généralement la fibre de verre, pour pallier aux inconvénients du carbone seul. Le fabricant dispose de plusieurs outils pour construire une canne : une table à rouler, qui est une immense table métallique extrêmement plane, un four de cuisson et divers accessoires. Chaque canne est issue d’un mandrin, une pièce métallique circulaire et conique qui vient en fait prendre place à l’intérieur de la canne. La forme du mandrin et sa conicité vont en partie déterminer l’aptitude de la canne. Initialement, ce mandrin est nu et accueille une grande feuille de fibres tressée carbone ou hybride découpée qui s’enroule autour.

Les cannes à pêches sont aujourd’hui quasiment toutes constituées de carbone ou d'un amalgame de fibres qui ont définitivement remplacé la fibre de verre "pure", jugée trop souple et trop lourde. Plus légère et plus nerveuse, la fibre de carbone permet de produire des cannes très techniques et relativement solides, en fonction de la qualité du carbone utilisé. Les matériaux composites utilisés pour les cannes modernes peuvent être très complexes, les constructeurs faisant preuve d'une ingéniosité sans borne pour allier des composants de propriétés différentes. La fibre de verre est aujourd'hui délaissée, étant lourde et peu performante par rapport aux fibres de carbone. On distingue principalement des matériaux carbone de deux types : le carbone Haute Résistance (HR) et le carbone Haut Module (HM). Le carbone HR est le plus utilisé dans les cannes de moyennes gammes ; il est léger et confère à la canne une grande résistance, bien qu'il reste moins rigide que le carbone HM. Le carbone HM compose les cannes haut de gamme ; il est très léger, très rigide, mais plus fragile que le carbone HR. Plus le pourcentage de carbone sera élevé, plus la canne ou les scions seront rigides. Un scion creux sera également près de 3 fois plus résistant à la torsion qu'un tube plein de même masse et de même matière, et pour la flexion, des conclusions similaires sont atteintes.

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La puissance d'une canne, indiquée en grammes, est déterminée par sa raideur et donc par sa capacité à propulser des poids plus ou moins lourds. Si la conicité est faible, la canne est souple et donc moins puissante. Il s’agit en général d’une fourchette correspondant au grammage optimal recommandé par le fabricant. Ainsi, une canne de surfcasting donnée pour une puissance de 100-200 grammes permettra de pêcher idéalement en utilisant des plombs dont le poids est compris dans cette plage. On utilise le plus souvent une puissance entre 100 et 200g. Cependant, voici quelques indications : entre 60 et 120g, on parle de surfcasting léger ; entre 80 et 150g, il s'agit du surfcasting mi-lourd ; entre 100 et 200g, c'est le surfcasting lourd ; et entre 140 et 240g ou entre 300g et 800g, c'est également un surfcasting lourd. Si l'on apprécie les pêches en finesse, un bon compromis sera une canne pour le surfcasting léger, avec une fourchette de puissance entre 35 et 100 grammes.

On trouve principalement trois types d'action : parabolique, semi-parabolique ou de pointe. Plusieurs déclinaisons, avec des modèles intermédiaires, incluent également l'action progressive.Les cannes à action de pointe, aussi appelées progressives ou rapides (fast), se caractérisent par un talon très rigide qui travaille graduellement sur les ¾ du blank. Elles sont sensibles à l’extrémité du scion. La pointe plie, puis le milieu de la canne délivre sa puissance et encaisse les chocs. La finesse de la pointe permet d’optimiser de façon considérable la détection visuelle des touches. Ces cannes sont recommandées pour les pêches à longue distance où il est nécessaire de brider le poisson. La canne à action de pointe est une canne rapide, c’est le troisième élément à travailler, et elles donnent au pêcheur la meilleure sensibilité ainsi que les meilleurs lancers. La puissance de la canne est renvoyée dans le scion, ce qui procure des lancers rapides et souples. L’utilisation de la tresse est préconisée avec ce type d'action.Les cannes à action semi-parabolique ne plient que sur les trois quarts de la longueur, la partie au niveau du talon restant raide. Ces cannes, qui fléchissent du scion au milieu de la canne, sont les plus polyvalentes, offrant un bon compromis pour toutes les pêches et pour débuter. Les distances obtenues par ces cannes sont correctes, entre 80m et 100m, et elles conservent une bonne tenue dans les vagues. En action de pêche, la canne travaille sur les 2/3 du blank.Les cannes à action parabolique ou lente (slow) sont des cannes très souples. La courbure se fait sur toute la longueur de la canne, formant un arc de cercle de la pointe au talon sous la contrainte. Cette flexibilité permet de lancer des appâts très fragiles sur de courtes distances, mais avec moins de précision. Par mer agitée, il peut être difficile de faire la différence entre une touche et les vagues. Elles sont utilisées pour le surfcasting léger et sont trop souples lorsque les vagues ou le vent sont trop importants. Ces cannes sont particulièrement appréciées des débutants.Enfin, on trouve également à la marge des cannes à action progressive qui plient en fonction de la puissance transmise.

Le marché actuel propose des cannes de surfcasting pour tous les budgets. Les cannes à emmanchement, en 2 ou 3 brins, sont les plus utilisées par les passionnés et les pêcheurs confirmés. Leur puissance, généralement comprise entre 100 et 250 grammes, permet de lancer le bas de ligne au-delà des vagues, où stationnent souvent les poissons. Les cannes de 4m20, les plus courtes, concentrent les principales innovations de ces dernières années. Plus courtes et plus légères que les cannes de surfcasting traditionnelles, elles sont extrêmement maniables et leur nervosité permet des lancers à une distance suffisante. Ces cannes sont généralement puissantes et possèdent une très bonne sensibilité, et on les retrouve principalement dans les compétitions. Les cannes de 4m50 sont les plus fréquentes ; leur polyvalence en fait un accessoire incontournable, aussi bien pour le loisir que pour la compétition. Ces cannes sont relativement rigides, mais elles peuvent parfois manquer de sensibilité, ce qui pourra d'ailleurs repousser certaines espèces comme les mulets ou les dorades. La plupart des cannes de surfcasting vendues mesurent entre 4.20 et 4.50m. Les cannes en 4,50m s’utilisent en Atlantique où il faut atteindre de grandes distances. On pourra également trouver des cannes de 5m et plus. Si celles-ci sont plus lourdes, elles permettent cependant d'atteindre des longueurs de lancer plus importantes. Les cannes de cette longueur ont également un autre intérêt : elles permettent au fil de rester au-dessus des rouleaux ou des secteurs encombrés (algues, rochers, etc.). Il convient de noter que la longueur n'est pas le seul critère à prendre en compte pour la longueur des lancers ; les matériaux et le type d'action sont tout aussi essentiels. Les cannes surfcasting télescopiques, quant à elles, ont l'avantage d'être peu encombrantes. Une fois dépliées, il suffit de monter les bas de ligne pour être prêt à pêcher. Il existe deux grandes familles de cannes de surfcasting : les cannes traditionnelles et les cannes à répartition. Les cannes à répartition sont très peu utilisées ; elles permettent des lancers à des distances astronomiques, jusqu'à 300 mètres, mais nécessitent un entraînement particulier. Tout dépend du secteur de pêche, des coefficients de marée, des courants, des conditions climatiques et de la taille des poissons recherchés. À la base, le surf léger était surtout utilisé en Méditerranée, et le surf lourd en Atlantique et en Manche. Depuis quelques années, ce matériel moins puissant, plus fin et surtout plus sensible commence à arriver sur nos secteurs de pêche. Il n'en reste pas moins adapté à ce pour quoi il était destiné à l'origine, une pêche légère avec des montages fins et discrets qui procure plus de sensations, réservée aux zones calmes, mais qui conviendra peu aux forts courants de l'Atlantique et trouvera ses limites pour contrer les rushs des gros poissons. De toute façon, la meilleure des cannes est celle qui prend du poisson, et il n'est pas certain qu'elle soit le seul critère de réussite.

Le Fil de Pêche en Surfcasting : Nylon ou Tresse ?

Le choix de la ligne est un composant fondamental de l'équipement du pêcheur. Pour information, c’est la marque Stren, introduite en 1959, qui a popularisé l’utilisation de ligne en Nylon chez la majorité des pêcheurs récréatifs. En surfcasting, le Nylon a l’avantage d’être très discret, ce qui lui permettra de déjouer la vigilance de poissons « tatillons » comme les sparidés, généralement très méfiants vis-à-vis de la ligne. Grâce à son élasticité, il permet aussi d’effacer quelques erreurs commises par le pêcheur lors d’un combat. Il ne permet cependant pas de ressentir les coups de tête des poissons ou encore les touches avec la même acuité que la tresse. Les fils devront en effet être le plus visible possible pour le pêcheur et le plus discret possible pour les poissons.

De son côté, la tresse offre des possibilités que le Nylon ne pourrait atteindre. Il s’agit de fils indépendants assemblés par le moyen d’un tissage (tressage). Nous trouvons sur le marché de la tresse composée de 4, 8 ou même 12 brins. Une tresse lisse, donc serrée et régulière, sera de meilleure qualité. Sa résistance n’en est qu'améliorée, mais pas seulement ! Une tresse bien régulière, comme une composée de 8 brins, permet une bonne glisse dans les anneaux de la canne. La conséquence directe est une distance de lancer supérieure à une tresse basique de 4 brins. Il existe également des tresses que l’on nomme « fusionnées », dont le tissage ne fait pas partie du procédé de fabrication. En effet, une tresse fusionnée est composée de brins parallèles, assemblés par un processus chimique permettant une bonne résistance, mais elles n’égalisent en rien les tresses tissées. Pour la pêche en surfcasting, la tresse va avoir de sérieux avantages vis-à-vis du Nylon. Pour commencer, nous avons à disposition un matériau permettant d’obtenir un faible diamètre pour une grande résistance à la pression et à l’abrasion. La tresse permet aisément d’atteindre de très belles distances de lancer. Avec la tresse, on peut miser sur un diamètre plus fin pour une résistance égale, la tresse étant plus résistante. Cela permettra alors de bénéficier d’une distance de lancer plus lointaine grâce à une diminution des frottements sur les lèvres de la bobine ou encore dans les anneaux. Nous avons là une ligne reliant ainsi directement le poisson au pêcheur. L’intérêt va être de pouvoir déceler la moindre touche et de mieux tendre la ligne une fois le lancer effectué, offrant des sensations nouvelles et intenses.

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Cependant, la tresse présente quelques inconvénients majeurs. Les algues s’y accrochent très facilement. Il n’est pas rare de ramener un gros paquet d’algues sur sa ligne, et lorsque la végétation est dense, le poids ainsi agrippé à la tresse peut amener la plombée à se décrocher du fond et donc la ligne va se déplacer. Gardons aussi à l’esprit que la tresse va provoquer beaucoup plus de bruit dans l’eau qu’un monofilament. Cette friction eau/tresse peut parfois déranger le poisson difficile. Plus le courant est fort, plus les vibrations dans l’eau sont importantes. Dans ces situations, le Nylon sera un atout majeur pour la discrétion. De plus, la « raideur » de la tresse peut jouer des tours à un pêcheur débutant ne sachant pas maîtriser son poisson, car il sera plus facile de le perdre. Attention également, les lancers très appuyés peuvent entraîner des coupures importantes au niveau des doigts.

Maintenant que les bases permettant d’opter pour de la tresse sont établies, il faudra faire l’achat en conséquence. Les bobines des moulinets pour le surfcasting sont particulièrement larges et possèdent une bonne contenance. Il faudra alors opter pour des conditionnements qui seront en adéquation totale avec cela. La couleur peut être également un élément de choix, il est courant d’utiliser du fluorocarbone en bas de ligne ou des arrachés pour gagner en discrétion. Le nombre de brins devra aussi être regardé. Suivant le secteur de pêche, il est possible de choisir une 4 brins pour les secteurs les plus encombrés, jouant sur une plus grande résistance à l’abrasion. Enfin, il restera l’épineux sujet du diamètre de fil à utiliser. Généralement, si l'on veut que ce soit un bénéfice par rapport au nylon, il sera important d’avoir une diminution du diamètre. Généralement, les pêcheurs trouvent un bon compromis sur du 20/100, certains feront un peu moins et d’autres un peu plus.

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