Le mythe du surfeur aux cheveux blonds et bouclés, coiffé par le vent, le regard perdu dans les vagues scintillantes sous le soleil couchant, une planche sous le bras musclé et bronzé, continue de fasciner. Cette figure emblématique de la culture populaire, véritable symbole de liberté et d’insouciance, renvoie à une image « cool » et proche de la nature. Mais qu’en est-il réellement derrière ce fantasme esthétique ? Cet article explore les raisons derrière cette image, démystifiant les idées reçues tout en offrant des conseils concrets pour entretenir une chevelure inspirée du monde du surf, qu’elle soit blonde ou non, longue ou courte.
L’origine culturelle d’une icône : Le mythe du « beach bum »
Si l’image du surfeur blond est profondément ancrée dans l’imaginaire collectif, elle ne représente en réalité qu’une infime minorité de la communauté internationale du surf, qui regroupe des profils extrêmement variés. Cette image de « cheveux de surfeur », fortement associée à la culture hippie, serait vraisemblablement née dans les années 1950 ou 1960 aux États-Unis. C’est le fameux « beach bum », qui passe son temps à surfer et à flâner en bord de mer. Il a une chevelure épaisse et un brin sauvage, des boucles formées par les vagues et le sel de l’océan, des mèches éclaircies par le soleil, et sans doute une barbe assez drue.
Bien que le surf ait été créé bien plus tôt, probablement du côté d’Hawaï au XVIIIe siècle, il est entré dans la culture populaire après la Seconde Guerre mondiale. Si dans les villes californiennes se développaient petit à petit la culture hippie, sur la côte, c’est la culture surf qui faisait son apparition. Liberté, nature et aventure sont devenus les mots d’ordre d’une culture qui s’est imposée au monde par la musique des Beach Boys ou le film The Endless Summer. Si le surf a considérablement changé depuis, il conserve toujours cet impact dans la culture populaire mais aussi capillaire.
La réalité du « Salty Hair » : Un cocktail d’agressions
Le fameux blond californien ondulé fait rêver plus d’une personne, mais il n’est pas toujours facile à obtenir, à moins de passer l’année au soleil à surfer. Le célèbre « Salty Hair, Don’t Care » peut sembler cool sur Instagram, mais dans la vraie vie, cela tue les cheveux. C’est vrai que c’est joli les cheveux salés après le surf, mais au bout de quelques heures, on a les cheveux ultra-secs, pas doux du tout et pleins de nœuds, bien loin de l’image de la chevelure de sirène désirée.
Que ce soit en été ou en hiver, les cheveux des surfeurs sont soumis à rude épreuve. Le sel, le soleil, les nœuds et les frottements du néoprène sont autant d’agressions qui peuvent les abîmer durablement. Le sel attire l’eau et est donc hautement déshydratant. Lorsque l’on expose ses cheveux au soleil, ce sont les pointes, de façon unie, qui ont tendance à virer au blond. Surf, plage, soleil, ce cocktail estival joue sur la chevelure, la faisant tendre vers le blond, ce que l’on appelle l’« effet soleil ». Cependant, ce combo oxyde la fibre capillaire. En rentrant de vacances, on perd naturellement ce blond particulier.
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Protéger et nourrir : La routine du surfeur averti
Pour celles et ceux qui souhaitent arborer ce look sans sacrifier la santé de leur fibre capillaire, une discipline rigoureuse est nécessaire. Avant la session de surf, il est crucial d’hydrater. Vaporisez vos cheveux d’eau claire, puis appliquez une crème sans rinçage vegan et sans paraben, non toxique pour l’océan, des racines aux pointes. Dans un endroit tropical, le lait de coco frais est un allié précieux. Pour les cheveux longs, il est recommandé de les attacher en une tresse lâche, en utilisant un élastique entouré d’une gaine pour éviter de casser les pointes fragiles.
Après la session de surf, rincez systématiquement et abondamment vos cheveux à l’eau minérale pour éliminer le sel de mer ou la transpiration. Appliquez ensuite le même soin sans rinçage que celui utilisé avant la session. Pour le démêlage, privilégiez une « Wet brush », idéale pour démêler sans arracher ou casser le cheveu fragile.
Une routine de soin hebdomadaire est également indispensable. Réalisez un bain d’huile : une fois par semaine, avant de se coucher, appliquez de l’huile de coco bio préalablement chauffée dans la main, mélangée à quelques gouttes d’huile essentielle de lavande et de romarin en racines, puis de l’huile de coco seule en longueur. Massez le cuir chevelu pour faire pénétrer les huiles. La lavande a un effet calmant et relaxant, tandis que le romarin active la circulation sanguine, ce qui nourrit le bulbe du cheveu et active sa pousse. Enroulez les cheveux dans une serviette et laissez poser toute la nuit. Le lendemain, lavez vos cheveux deux fois avec un shampooing doux, puis appliquez un après-shampooing.
L’art de l’effet wavy sans l’océan
L’effet ondulé, esprit retour de plage, est un rêve pour beaucoup. Pour obtenir des cheveux de surfeuse en hiver ou loin de l’océan, il existe plusieurs astuces. Les sprays salés (« Surf Spray », « Beach Spray ») sont composés d’eau de mer dans le but de reproduire sur votre chevelure le fameux « effet plage ». Vaporisez le spray sur l’ensemble de votre chevelure puis froissez vos cheveux pour les décoller du cuir chevelu. Pour gagner en volume, séchez vos cheveux au sèche-cheveux, tête en bas.
Les techniques de tressage, comme le fait de tresser les cheveux humides avant de dormir et de les défaire le matin, permettent aussi d’obtenir de belles ondulations souples. Pour un résultat plus maîtrisé, l’utilisation d’un fer à friser ou d’un fer plat ondulant reste une option efficace. Cependant, n’oubliez pas que le sel peut assécher la fibre capillaire. Il est donc important d’hydrater régulièrement ses cheveux avec des masques et des soins nourrissants pour maintenir l’éclat de votre coiffure.
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Sublimer la couleur : Le balayage comme alternative naturelle
Si les chevelures de surfeuse qui nous font rêver sont souvent blondes, la décoloration naturelle due au soleil et au sel est agressive. Alors, pour afficher des reflets de lumière telle une surfeuse pro, l’astuce, c’est le balayage. Contrairement à la coloration classique, le balayage éclaircit ou fonce votre couleur naturelle seulement sur certaines mèches et non sur l’ensemble de la chevelure. La teinture s’applique à l’aide d’un pinceau spécial sur l’extrémité des cheveux, ce qui donne un effet naturel et discret.
En tant que coiffeuse et adepte du naturel, l’idéal est d’opter pour un balayage naturel qui ne démarre pas à la racine, pour un effet soleil/océan subtil et sans démarcations disgracieuses à la repousse. Il ne faut pas croire que cette technique soit réservée aux femmes ; le style surfeur est universel. À noter toutefois : vous ne pouvez les utiliser que si vous êtes blondes ou châtain.
Soins naturels maison : Des alliés pour la santé du cheveu
Il est tout à fait possible de réaliser des soins naturels maison pour nourrir et hydrater les cheveux en profondeur. Parmi les recettes recommandées, on trouve le soin au lait d’amande, composé de lait d’amande maison, d’huile d’amande douce, de miel et d’avocat, ou encore le soin au yaourt et à l’Aloe Vera, mélangeant un yaourt nature entier et une cuillère à soupe de gel d’Aloe Vera. Laissez poser ces soins jusqu’à 1 heure pour une hydratation optimale.
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