La pratique de la plongée sous-marine offre des expériences inoubliables, mais elle comporte également des risques inhérents qui exigent une vigilance constante et une préparation minutieuse. La gestion des risques nécessite une attention permanente, car même les plongeurs expérimentés ne sont pas à l’abri de tout risque. Certains incidents et/ou accidents de plongée surviennent alors que toutes les conditions et règles de prudence et de sécurité sont respectées. Cependant, il est souvent possible d'éviter ces situations en respectant quelques conseils simples et terriblement puissants. L'amélioration de la connaissance entre les sauveteurs afin de maintenir les bons réflexes pour préserver un maximum de vies en mer est un objectif central, comme l'a démontré un exercice récent dans la grande rade de Cherbourg-en-Cotentin.
La Sécurité en Plongée : Principes Fondamentaux et Préparation Essentielle
Pour une pratique sereine et durable de la plongée, l'adoption de bonnes pratiques et une préparation rigoureuse sont primordiales. On ne le dira jamais assez, une plongée se prépare, se planifie et il convient de respecter ce qui a été prévu. Il est crucial de ne rien changer à ce que vous avez planifié. Par exemple, si vous avez décidé de plonger à maximum -35 m lors du briefing, il est inutile de modifier la profondeur en cours de parcours. Une exception cependant à cette règle survient si les conditions une fois sous l’eau sont différentes de celles annoncées. Dans ce cas, il faudra revoir certains paramètres, tels que le temps, les profondeurs ou la direction, en choisissant une alternative allant vers plus de sécurité.
C’est une erreur que la quasi-totalité des plongeurs et plongeuses feront au moins une fois dans leur activité de plongée. Il est malheureusement souvent constaté que ces expériences débouchent régulièrement sur des petits incidents, ou parfois des frayeurs qui en soi ne sont pas toujours importantes. Pour continuer à plonger avec plaisir, il est recommandé de s'habituer à réaliser des briefings avant chaque plongée, même s’ils sont rapides et succincts. Une fois sous l’eau, communiquer régulièrement les informations à vos binômes est essentiel, par exemple votre consommation d’air ou le temps restant avant le palier.
En plus de ces règles de base, il est également bénéfique de ne pas se limiter à sa seule formation en termes de connaissances. Il est important de continuer à faire preuve de curiosité et à apprendre tout au long de votre vie de plongeur pour une meilleure prévention des accidents de plongée.
Concernant le matériel, il est inutile de continuer aujourd’hui à plonger avec du matériel usé ou désuet. Le matériel de plongée s’est depuis longtemps démocratisé. De la même manière, il ne faut pas oublier que votre matériel de plongée est votre assurance sécurité.
Lire aussi: Devenir Plongeur Démineur : Guide Complet
Dans le même état d’esprit, on verra souvent sur les sites de plongée des « vieux plongeurs ». Certains continuent à plonger aujourd’hui comme hier. On les retrouve d’ailleurs malheureusement trop souvent dans les titres d'accidents de la presse, et ce, bien qu’ils soient pourtant expérimentés. Cela souligne l'importance que l'expérience ne dispense pas de la prudence et de l'adaptation aux nouvelles normes de sécurité et aux évolutions technologiques.
L'Exercice de Simulation à Cherbourg : Un Exemple Concret de Prévention Locale
La préparation aux situations d'urgence est un élément clé de la prévention des accidents de plongée. Vendredi 19 avril 2024, un exercice de simulation de recherche et de sauvetage a été organisé conjointement par plusieurs entités dans la grande rade, au large de Cherbourg-en-Cotentin (50). Le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Jobourg, l'académie de Normandie (Délégation régionale académique à la jeunesse, à l'engagement et aux sports - DRAJES) et le comité régional et la fédération départementale de plongée ont participé à cette initiative. Cet exercice impliquait plusieurs plongeurs, dont un soumis à un accident de décompression.
L'objectif principal de cette simulation était d'améliorer la connaissance entre les sauveteurs, constituant ainsi la chaîne de secours, afin de maintenir les bons réflexes pour préserver un maximum de vies en mer. Cet événement s'inscrivait également dans la préparation de la saison estivale et de l'arrivée sur la façade maritime des nombreux pratiquants des loisirs nautiques. L'intervention portait sur un plongeur victime d'un accident corporel. La préfecture maritime rappelle en effet la vigilance et la préparation nécessaire face au danger que peuvent représenter les loisirs nautiques en mer et les sorties de plaisance. L'académie de Normandie (DRAJES) fait de la sécurité des pratiquants sportifs une priorité de son action en s'assurant que les publics évoluent dans un environnement qui apporte toutes les garanties de sécurité.
Cette approche collaborative et proactive est essentielle pour anticiper et gérer les incidents, y compris ceux impliquant des plongeurs expérimentés, qui, comme mentionné, ne sont pas à l'abri de tout risque.
L'Accident de Décompression : Une Menace Complexe et Ses Implications Profondes
L'accident de décompression (ADD), souvent désigné sous l'acronyme ADD, est un trouble au cours duquel l’azote, qui s’est dissous dans le sang et les tissus lorsque la pression était élevée, forme des bulles gazeuses lorsque la pression diminue. C'est l'un des risques les plus graves et les plus complexes associés à la plongée. Pour mieux gérer la sécurité des plongeurs, il importe de connaître les blessures les plus courantes et d'utiliser ces connaissances pour orienter les efforts et l'attention là où ils s’avéreront les plus efficaces.
Lire aussi: Votre guide de la nage avec palmes à Cherbourg
Comprendre le Mécanisme de l'Accident de Décompression
L’air est composé principalement d’azote et d’oxygène. L’air sous forte pression est comprimé, ce qui signifie que l’air inspiré en profondeur contient beaucoup plus de molécules que celui inspiré en surface. L’oxygène étant continuellement utilisé par l’organisme, les molécules d’oxygène inspirées en excès sous haute pression ne s’accumulent généralement pas. Par contre, les molécules d’azote en excès sont stockées dans le sang et les tissus.
Lorsque la pression externe diminue, lors de la remontée ou à la sortie d’un milieu sous air comprimé, l’azote accumulé qui ne peut pas être expiré immédiatement forme des bulles gazeuses dans le sang et les tissus. Ces bulles peuvent augmenter de volume et léser les tissus ou obstruer les vaisseaux dans de nombreux organes, directement ou en formant de petits caillots. Cette obstruction des vaisseaux sanguins cause une douleur et divers autres symptômes. Les bulles d’azote entraînent aussi une inflammation, produisant un œdème et une douleur au niveau des muscles, des articulations et des tendons.
Facteurs de Risque de l'Accident de Décompression
Le risque de développer un accident de décompression augmente avec la présence de plusieurs facteurs. Ces facteurs peuvent être liés à la physiologie du plongeur ou aux conditions et pratiques de la plongée.
Parmi les facteurs physiologiques ou individuels, certaines malformations cardiaques, telles qu’un foramen ovale perméable ou une communication interatriale, peuvent augmenter le risque. La déshydratation, l'effort intense, la fatigue, et l'obésité sont également des éléments qui accroissent la vulnérabilité d'un plongeur. L'âge avancé est aussi un facteur contributif.
Concernant les pratiques de plongée, une augmentation importante de pression, c’est-à-dire une plongée à grande profondeur, ainsi qu'un temps prolongé passé dans un environnement pressurisé augmentent la quantité d'azote dissous. Une remontée rapide et le non-respect des procédures de décompression appropriées sont des causes directes de formation excessive de bulles. Plonger en eau froide peut également augmenter le risque. L’excès d’azote restant dissous dans les tissus de l’organisme pendant au moins 12 heures après chaque immersion, les plongées répétées au cours d’une journée augmentent considérablement le risque d’accident de décompression.
Lire aussi: Horaires des cours d'aquagym
Un voyage en avion après la plongée, particulièrement dans les 12 à 24 heures (comme, par exemple, à la fin des vacances), expose les personnes à une pression atmosphérique encore plus basse, accentuant légèrement le risque d’accident de décompression. Les bulles d’azote peuvent se former dans les vaisseaux de petit diamètre ou dans les tissus mêmes. Les tissus à forte teneur lipidique (graisse), comme ceux du cerveau et de la moelle épinière, sont particulièrement exposés, car l’azote se dissout facilement dans les graisses.
Symptômes de l'Accident de Décompression : Variété et Gravité
Les symptômes de l’accident de décompression surviennent généralement plus lentement que ceux de l’embolie gazeuse et du barotraumatisme pulmonaire. La moitié seulement des personnes subissant un accident de décompression présentent des symptômes une heure après la plongée, mais 90 % présentent des symptômes dans les 6 heures. Les symptômes se développent progressivement et prennent un certain temps avant d’atteindre leur maximum. Les premiers symptômes peuvent être une fatigue, une perte d’appétit, des céphalées et une vague sensation de malaise.
L'accident de décompression est classifié en types selon sa gravité et les systèmes d'organes affectés.
Accident de Décompression de Type I (moins sévère)
La forme la moins grave, ou forme musculosquelettique, de l’accident de décompression est souvent appelée « bends ». Elle provoque généralement une douleur qui se situe en général au niveau des articulations des bras et des jambes, du dos ou des muscles. Parfois, la localisation de la douleur est difficile. Celle-ci peut être légère ou intermittente dans une première phase, mais elle augmente ensuite de façon constante et devient intense. Elle peut être aiguë ou décrite comme une « douleur profonde » ou une « sensation douloureuse pénétrant dans l’os ». Elle est souvent pire pendant les déplacements.
Les symptômes les moins fréquents incluent des démangeaisons, des mouchetures de la peau, une éruption cutanée, un gonflement du bras, de la poitrine ou de l’abdomen, et une fatigue extrême. Bien que ces symptômes ne soient pas mortels, ils peuvent précéder des troubles plus graves.
Accident de Décompression de Type II (plus sévère)
Le type le plus grave d’accident de décompression (type II) entraîne en général des symptômes neurologiques, qui varient d’un léger engourdissement à la paralysie et à la mort. La moelle épinière est particulièrement vulnérable.
Les symptômes d’atteinte de la moelle épinière peuvent comprendre un engourdissement, des picotements, une faiblesse, ou une combinaison de ces derniers dans les bras et/ou les jambes. Une légère faiblesse ou des picotements peuvent se transformer en paralysie irréversible en quelques heures. Une incapacité d’uriner ou de contrôler les mictions ou les défécations peut également survenir. Des douleurs de l’abdomen et du dos sont également fréquentes.
Les symptômes d’atteinte cérébrale, dont la plupart sont similaires à ceux de l’embolie gazeuse, comprennent des céphalées, de la confusion, un trouble de l’élocution et une vision double. La perte de connaissance est rare.
Les symptômes d’atteinte de l’oreille interne, tels que des vertiges sévères (tête qui tourne), un bourdonnement dans les oreilles et une perte auditive, surviennent lorsque les nerfs de l’oreille interne sont affectés.
Les symptômes d’atteinte pulmonaire, provoqués par les bulles de gaz qui atteignent les poumons par les veines, provoquent une toux, une douleur thoracique, ainsi qu’une gêne respiratoire qui s’aggrave progressivement, pouvant aller jusqu'à la suffocation. Dans les cas graves, qui sont rares, un état de choc et le décès peuvent survenir.
Lorsqu’ils sont graves, les symptômes de l'accident de décompression peuvent ressembler à ceux d’un accident vasculaire cérébral (AVC) ou inclure un engourdissement, des picotements, une faiblesse des bras ou des jambes, une perte d’équilibre, des vertiges, des difficultés respiratoires et une douleur thoracique.
Effets Tardifs et Conséquences à Long Terme de l'ADD
Au-delà des symptômes immédiats, l'accident de décompression peut laisser des séquelles à long terme. L’ostéonécrose dysbarique, parfois appelée nécrose avasculaire de l’os, peut être un effet tardif d’un accident de décompression, ou peut survenir même en l’absence d’accident de décompression. Elle implique la destruction du tissu osseux, en particulier au niveau de l’épaule et de la hanche.
L’ostéonécrose dysbarique peut provoquer une douleur persistante et une invalidité dues à l’arthrose provoquée par la lésion. Ces lésions sont rarement observées chez les personnes qui pratiquent la plongée comme un loisir, mais elles sont plus fréquentes chez celles qui travaillent en milieu sous air comprimé ou dans un habitat sous-marin. Souvent, aucun événement initiateur spécifique ne peut être identifié comme source des symptômes, une fois que ceux-ci se sont manifestés. Ces plongeurs professionnels sont exposés à de hautes pressions pendant de longues périodes et peuvent présenter des cas non détectés de maladie des caissons (aéroemphysème). Ils plongent à de plus grandes profondeurs que les plongeurs amateurs et peuvent être exposés à des risques plus élevés que ces derniers. L’ostéonécrose dysbarique ne provoque généralement aucun symptôme, mais si elle survient près d’une articulation, elle peut progressivement évoluer vers une forme grave et invalidante d’arthrite après plusieurs mois ou plusieurs années. Quand des lésions articulaires graves apparaissent, la prothèse articulaire est souvent le seul traitement disponible.
Des troubles neurologiques permanents, comme la paralysie partielle, proviennent souvent d’un traitement tardif ou inadéquat des symptômes de la moelle épinière. Cependant, les lésions sont parfois trop graves pour pouvoir être corrigées, même par un traitement adapté et rapide. Dans certains cas, des traitements répétés avec de l’oxygène en caisson de recompression sont parfois utiles pour traiter une lésion médullaire.
Diagnostic et Traitement de l'Accident de Décompression
Un diagnostic rapide et un traitement approprié sont cruciaux pour minimiser les conséquences d'un accident de décompression.
Diagnostic Médical
Les médecins posent le diagnostic d’accident de décompression en fonction de la nature des symptômes et du délai de leur apparition après une plongée. Des examens comme la tomodensitométrie (TDM) ou l’imagerie par résonance magnétique (IRM) mettent parfois en évidence des troubles cérébraux ou médullaires mais ils ne sont pas fiables pour un diagnostic initial. Le traitement en caisson de recompression est entrepris avant d’avoir les résultats de la TDM ou de l’IRM, sauf dans les cas où le diagnostic est incertain ou si l’état des plongeurs est stable. L’IRM permet généralement de poser le diagnostic d’ostéonécrose dysbarique.
Protocoles de Traitement
Le traitement de l'accident de décompression repose principalement sur l'oxygénothérapie et la thérapie de recompression. La majorité des personnes se rétablissent complètement si le traitement est instauré rapidement et correctement.
OxygénothérapieDe l’oxygène pur, administré à l’aide d’un masque étanche, est recommandé et peut procurer un soulagement immédiat. Les plongeurs qui présentent exclusivement un prurit, une peau marbrée et une fatigue, n’ont en général pas besoin d’être placés dans un caisson hyperbare, mais doivent toutefois rester en observation, car des troubles plus graves peuvent se manifester.
RecompressionTout autre symptôme d’accident de décompression indique la nécessité d’un traitement en chambre à haute pression (chambre de recompression ou hyperbare). La recompression rétablit une circulation sanguine normale et l’apport d’oxygène aux tissus affectés. Après recompression, la pression est réduite progressivement avec des pauses programmées pour permettre l’évacuation sans danger des gaz en excès dans l’organisme. Les personnes qui présentent de la douleur ou des signes neurologiques légers ou transitoires sont également traitées, car les symptômes peuvent réapparaître ou s’aggraver dans les premières 24 heures.
La recompression est plus efficace lorsqu’elle est instaurée rapidement. Pendant l’attente et le transport vers le caisson hyperbare le plus proche, on administre de l’oxygène avec un masque étanche et des liquides par voie orale ou intraveineuse. Le traitement tardif accroît le risque de lésions permanentes. La recompression peut être efficace jusqu’à 48 heures, voire plus, après la plongée ; elle doit être pratiquée même si le trajet est long pour atteindre le caisson hyperbare.
Lors d’un vol en avion, la pression de l’air dans le compartiment passagers est plus basse que celle au sol, et cette différence de pression peut parfois aggraver l’accident de décompression. Cependant, chez les personnes présentant des symptômes sévères, le bénéfice d’un traitement plus précoce dans une chambre hyperbare est bien plus important que le risque de ne pas être traité. Les experts recommandent généralement de voler dans un avion commercial, qui peut être pressurisé, ou de voler à basse altitude si l’avion n’est pas pressurisé.
Prévention de l'Accident de Décompression : Stratégies et Bonnes Pratiques
La prévention est la pierre angulaire de la sécurité en plongée. Les plongeurs essaient d’empêcher les accidents de décompression en évitant la formation de bulles de gaz.
Pour ce faire, ils limitent la profondeur et la durée de la plongée, de façon à ne pas avoir à effectuer de paliers de décompression pendant la remontée. Les plongeurs disent qu’ils « restent dans la courbe de sécurité ». Si les paramètres de la plongée l'exigent, il faut effectuer les paliers de décompression spécifiés dans les guides officiels, comme dans les tables de plongée du chapitre Décompression du Manuel de plongée de la Marine américaine. Les tables de plongée fournissent un programme de remontée qui permet d’éliminer l’excès d’azote sans risque.
De nombreux plongeurs portent un ordinateur de plongée qui leur indique en continu la profondeur et le temps de plongée. L’ordinateur calcule le programme de décompression pour une remontée en toute sécurité, et propose les paliers de décompression lorsqu’ils sont nécessaires. En plus de l’observation des indications données par les tables de plongée ou par l’ordinateur de plongée, de nombreux plongeurs font un palier de sécurité de quelques minutes à environ 15 pieds (4,5 mètres) sous la surface.
Il est important de noter que le respect de ces procédures n’élimine cependant pas totalement le risque d’accident de décompression. Un petit nombre de cas d’accident de décompression se développent après des plongées sans paliers. La persistance des accidents de décompression peut être due au fait que les tables de décompression et les programmes d’ordinateur ne tiennent pas totalement compte des différences dans les facteurs de risque attribuables aux différents plongeurs, et au fait que certaines personnes refusent de se soumettre aux recommandations de ces tables ou programmes.
D’autres précautions sont également nécessaires. Prendre l’avion dans les 12 à 24 heures suivant la plongée (ce qui est fréquent après des vacances) augmente le risque d’accident de décompression. Après plusieurs jours de plongée, il est souvent recommandé d’attendre 12 à 24 heures (par exemple, 15 heures) en surface avant de prendre l’avion ou d’aller en altitude.
Les personnes complètement rétablies d’un accident de décompression doivent s’abstenir de plonger et être examinées par un médecin avant de plonger à nouveau. En cas d’accident de décompression, alors qu’elles ont respecté les tables ou les indications données par l’ordinateur, ces personnes ne doivent recommencer à plonger qu’après une évaluation médicale complète des facteurs de risque sous-jacents qui leur sont propres, comme un trouble cardiaque.
DAN (Divers Alert Network) joue un rôle essentiel dans la prévention. DAN tient une base de données des incidents de plongée depuis 1989. Limitée à l'origine aux incidents liés à la plongée sous-marine, elle englobe désormais les incidents liés à la plongée en circuit ouvert, à l'apnée et au recycleur. DAN collecte, analyse, anonymise et publie ces données dans les rapports annuels de plongée et dans des résumés de cas au profit de la communauté des plongeurs. Souvent commentés par des experts, ces résumés aident les plongeurs de tous niveaux à améliorer leurs compétences en matière de gestion des risques et à identifier les pratiques de plongée sécuritaires. DAN s'appuie sur les plongeurs pour signaler volontairement les cas et les accidents évités de justesse, assurant qu'aucune personne ne sera identifiée dans les rapports de cas publiés ou présentés oralement.
Autres Incidents et Blessures Courantes en Plongée : Au-delà de la Décompression
Si l'accident de décompression est l'une des préoccupations majeures, d'autres types d'incidents et de blessures peuvent survenir en plongée et nécessitent une attention préventive. Ce n’est un secret pour personne que les lésions aux oreilles représentent la pathologie la plus habituelle parmi les plongeurs, aussi bien débutants que professionnels.
Lésions Auriculaires (Barotraumatismes)
L’équilibrage des oreilles n’est pas une aptitude innée ; la plupart des personnes n’ont jamais essayé d’équilibrer leurs espaces aériens avant de prendre des cours de plongée. Il est facile d’oublier à quel point l’équilibrage est naturel pour un plongeur professionnel, mais une répétition constante est essentielle pour la rendre tout aussi naturelle pour les élèves plongeurs. Il est important de donner à vos élèves l’opportunité de s’entraîner à l’équilibrage en surface jusqu’à ce que cela devienne une mémoire musculaire. Mentionnez et répétez le besoin d’appliquer cette technique lors de votre briefing pendant la mise en place de l’équipement jusqu’à ce que ce soit devenu une partie intégrante de chaque plongée.
Dangers Liés aux Échelles de Bateau
Les échelles de bateau existent sous une variété surprenante de formes et de tailles différentes et représentent une source de lésions courantes et même parfois graves sur les bateaux de plongée. Des doigts coincés dans les charnières, des orteils écrasés contre la coque du bateau et des commotions en raison de chutes d’échelles, sont des causes fréquemment énoncées dans les rapports transmis à DAN. Pour prévenir ces incidents, il est essentiel de donner des instructions claires et précises sur l’approche et l’escalade de l’échelle. L’approche de l’échelle par mer agitée représente souvent le plus grand risque. Les plongeurs doivent être entraînés à enlever leurs palmes, ainsi qu’à faire la queue pour remonter sur le bateau dans des courants ou des conditions difficiles.
#