Avez-vous déjà remarqué ces vilaines cloques ou taches de rouille qui apparaissent sur votre bateau ? Il s'agit de corrosion, et c'est le pire cauchemar de tout plaisancier. Imaginez votre bateau comme une maison flottante : vous ne laisseriez pas la rouille détruire votre habitation, n'est-ce pas ? Il en va de même pour votre fidèle embarcation. La corrosion est comme un monstre marin sournois, qui cherche constamment à affaiblir les défenses de votre bateau. Dans ce guide complet, nous vous fournirons l'arsenal ultime pour combattre la corrosion, en nous concentrant spécifiquement sur un élément essentiel de votre confort à bord : le chauffe-eau. Nous explorerons en détail les mécanismes de ce processus destructeur, nous dévoilerons les stratégies de prévention les plus efficaces, et nous vous donnerons des solutions étape par étape pour traiter la corrosion existante, avec un regard particulier sur les défis que pose le chauffe-eau en milieu marin.
Le Chauffe-Eau de Voilier : Quand le Confort Devient un Défi Technique
Vivant avec mon épouse à bord depuis 4 ans, le chauffe-eau du bateau a beaucoup servi. Il ne pose toujours aucun problème, que ce soit sur la résistance électrique ou le serpentin moteur. Pourtant, la question de l'entretien préventif se pose régulièrement pour de nombreux plaisanciers. Le confort d'avoir de l'eau chaude à bord pour la vaisselle ou pour prendre une douche est un véritable atout. Mais avant de penser à laver, il faut chauffer l'eau, et les systèmes de chauffe-eau, malgré leur robustesse apparente, peuvent rencontrer des défaillances spécifiques nécessitant une attention particulière.
Diagnostiquer une Panne Fréquente : Le Chauffe-Eau qui Fait Disjoncter
Une situation malheureusement courante est celle où, sitôt branché électriquement à la borne de quai, le bateau fait disjoncter soit la borne elle-même, soit parfois un des disjoncteurs de bord. Une fois le chauffe-eau débranché, le 220 V passe, ce qui permet de confirmer l'origine du problème. Le mal vient alors du chauffe-eau. Dans un chauffe-eau, il y a un thermostat et une résistance. Généralement, c'est la résistance qui est à l'origine du problème.
Deux cas principaux peuvent expliquer ce dysfonctionnement :
- La résistance est percée : Le tube blindé qui constitue la résistance est percé. L'eau rentre alors à l'intérieur de la résistance, créant un courant de fuite qui déclenche le différentiel. Dans cette situation, le thermoplongeur est malheureusement mort et il faut le changer.
- La reprise d'humidité : Il peut y avoir eu une reprise d'humidité, ce qui se passe généralement après une longue période sans avoir chauffé. Par la connexion électrique, une quantité infinitésimale d'humidité est rentrée et fait déclencher le différentiel. Il est parfois possible de résoudre ce problème en démontant la résistance et en la faisant chauffer pendant 12 heures dans un four à 170 degrés. Une autre méthode, bien que non recommandée et potentiellement dangereuse, consiste à débrancher la terre et à faire fonctionner le thermoplongeur pendant quelques heures. Sans prise de terre, le différentiel ne va pas déclencher, permettant de chasser l'humidité. Cependant, il est impératif de ne jamais oublier de rebrancher la terre du chauffe-eau après cette opération. Soyons rassurés, il convient de procéder au changement de la pièce sans prendre de risque. Il est vital de ne pas faire fonctionner sans terre car si une perte de courant se produit, elle sortira forcément du bateau en abîmant quelque chose. En plus des risques d'endommagement pour le bateau, c'est très dangereux et vous risquez d'électrocuter un équipier, ce qui, avec du 220 volts, peut être fatal.
Pour nos amis qui maîtrisent moins l'électricité, il est possible de voir si le disjoncteur a ouvert sur un problème de différentiel ou de surintensité dû à un court-circuit à la position du levier de commande, fournissant ainsi une première piste de diagnostic.
Lire aussi: Piscine Chauffée Écologiquement
Le Dilemme du Détartrage et la Longévité du Chauffe-Eau
La question de l'entretien préventif d'un chauffe-eau de voilier est souvent débattue. Certains témoignages soulignent une longévité remarquable : "Le mien fonctionne depuis presque 30 ans, sans broncher. Les précédents propriétaires l'ont beaucoup utilisé, et nous même pendant 8 ou 9 ans en vie permanente à bord." D'autres préfèrent une approche plus proactive.
Au bout de quelques années, l'équivalent de 5 ans de vie continue, il pourrait être envisagé de faire un détartrage, surtout si l'eau est très calcaire. Cependant, par définition, un bateau bouge, donc l'eau n'est jamais la même, ce qui réduit l'accumulation de calcaire par rapport à un chauffe-eau terrestre. Le détartrage avec un produit adéquat peut fonctionner, mais très souvent le remède est pire que le mal et l'on se retrouve peu de temps après avec une cuve percée. Cette observation concerne surtout les chauffe-eau terrestres bas de gamme avec des cuves en acier. Les chauffe-eau marins, vue leur prix, ont peut-être des cuves en inox, qui sont plus résistantes.
Un point d'entretien crucial, souvent négligé, est la soupape de sécurité. Il est recommandé de la "digonner" un peu tous les ans, comme indiqué dans les manuels. Elle peut, avec le temps, s'entartrer et fuir. C'est un élément de sécurité essentiel qu'il convient de vérifier et, si nécessaire, de changer, comme cela a été le cas après sept ans de fonctionnement pour une soupape qui était d'origine.
Procédure de Remplacement d'une Résistance Défectueuse
Quand une panne survient, il est souvent difficile de savoir si le défaut provient du thermostat (plus facile à changer) ou de la résistance. La probabilité est forte que la résistance soit l'origine du problème après plusieurs années de fonctionnement. Le thermostat est là pour réguler la température et, avant qu'il ne se casse, il doit généralement donner des signes de mauvais fonctionnement. Il y a 8 chances sur 10 que le problème soit dû à la résistance.
Pour procéder au remplacement, suivez ces étapes :
Lire aussi: Installation d'un panneau chauffe-eau solaire
- Préparation et diagnostic : Il est fortement recommandé de remplacer en premier la résistance, car c'est la pièce la plus chère et souvent la cause du problème. Pour être sûr, il est possible de tester le thermostat une fois démonté, par exemple en l'alimentant en 220V et en le plongeant dans une eau très chaude pour voir s'il cause un court-circuit ou s'il donne l'ordre de passage du courant à la résistance suivant la consigne. Cependant, cette opération ne présente pas un grand intérêt vu le prix du thermostat et la forte probabilité que la résistance soit en cause.
- Vidange du ballon : Vous devez vider le reste du contenu du ballon. Pour cela, fermez l'arrivée d'eau et ouvrez le robinet d'eau chaude. Cependant, la sortie d'eau chaude du ballon ne se faisant que par l'arrivée d'eau froide, vous ne pourrez pas vider tout le ballon. Si le chauffe-eau n'a pas de vanne de purge spécifique (comme c'est le cas pour certains modèles comme le Quick), il y a une soupape qui sert à évacuer le surplus d'eau en cas de montée en pression. Attendez-vous à devoir éponger une grosse quantité d'eau, environ la moitié du ballon, surtout si les ballons sont posés horizontalement.
- Démontage : L'opération de changement de résistance n'est pas trop compliquée une fois que l'on a la bonne pièce et la clé adaptée pour ouvrir la pièce concernée. Le technicien du concessionnaire utilise généralement une grosse clé à tube pour démonter la résistance.
- Installation de la nouvelle résistance : Installez la nouvelle résistance avec l'ancien thermostat. Si cela fonctionne, vous avez économisé le prix d'un thermostat. Sinon, vous pourrez commander un nouveau thermostat et l'installer plus facilement sans démonter la résistance. De cette façon, vous partez avec un chauffe-eau entretenu, une résistance et un thermostat neufs.
- Remplissage et purge : Pour le remplissage, remettez en route l'arrivée d'eau et demandez l'eau chaude au robinet. Attention ! Ne mettez en route l’alimentation du chauffe-eau que lorsque vous aurez vidé l'air du circuit. Le circuit d'alimentation moteur est indépendant et ne sera pas affecté ; c'est un serpentin dans le ballon, donc pas de problème de ce côté-là.
Solutions Modernes : La Technologie au Service de la Durabilité
Pour obtenir de l'eau chaude en bateau, il existe plusieurs solutions techniques et les fabricants proposent des modèles de plus en plus adaptés aux contraintes du milieu marin. La société Plastic et Formes en France importe par exemple des chauffe-eau allemands de la marque Elgena. Ces modèles, qui vont de 6 à 50 litres, sont construits avec un corps en inox. Ce métal offre un double avantage : non seulement il est plus durable et rouille moins vite, mais surtout le calcaire n'arrive pas à se fixer dessus. Du coup, il tombe simplement dans le fond du chauffe-eau, facilitant son élimination.
Tous les chauffe-eau de la gamme sont parfaitement isolés, ce qui leur permet de conserver l'eau chaude à plus de 80° pendant au moins 48 heures (avec une température extérieure de 18°). Les modes de chauffe sont au nombre de trois et sont combinables :
- On peut chauffer à l'aide d'une résistance en courant continu de 12 ou 24 volts, alimentée par la batterie du bord.
- Le serpentin peut aussi avoir un échangeur avec l'eau du circuit de refroidissement du moteur. L'eau est alors chauffée au moment où l'on utilise le moteur du bateau.
- Enfin, le serpentin peut également être connecté au circuit du chauffage carburant à circulation d'eau.
C'est la force de ce constructeur allemand de proposer des chauffe-eau adaptables aux besoins de chacun, idem dans la taille et la forme des ballons où l'on trouve un large choix.
Comprendre la Corrosion à Bord : L'Ennemi Invisible
Au-delà des spécificités du chauffe-eau, la corrosion est un problème omniprésent sur un voilier. C'est un processus électrochimique naturel qui dégrade les métaux et autres matériaux au contact de leur environnement. Ce processus est le pire cauchemar de tout plaisancier, attaquant insidieusement la structure et les équipements.
Les Différentes Formes de Corrosion
La corrosion n'est pas un phénomène unique, elle se manifeste sous diverses formes, chacune avec ses spécificités :
Lire aussi: Les alternatives aux tapis solaires pour chauffer votre piscine
- Corrosion galvanique : Ce type de corrosion se produit lorsque deux métaux différents sont en contact en présence d'un électrolyte, comme l'eau salée. Le métal le moins noble (le plus actif électrochimiquement) se corrode préférentiellement pour protéger l'autre.
- Corrosion par piqûres : Elle se caractérise par la formation de petites cavités ou piqûres à la surface du métal. Ces piqûres peuvent sembler minimes, mais elles sont très dangereuses car elles peuvent pénétrer profondément dans le matériau et provoquer des fuites ou des défaillances structurelles inattendues.
- Corrosion caverneuse : Ce type de corrosion se développe dans les espaces confinés ou difficiles d'accès, où l'oxygène ne circule pas librement. Sous les rondelles, entre deux plaques jointes, ou dans des creux, l'eau stagne et crée un environnement propice à cette forme de dégradation.
- Corrosion sous contrainte : Elle se produit lorsqu'un métal est soumis à une tension mécanique (par exemple, une charge ou une flexion) dans un environnement corrosif. La combinaison de la contrainte et de l'environnement agressif accélère la fissuration et la défaillance du matériau.
Impacts Financiers et Structurels
Les conséquences de la corrosion vont bien au-delà de l'esthétique. Les coûts élevés liés aux réparations et au remplacement des pièces corrodées peuvent grever lourdement le budget d'un propriétaire de bateau. De plus, elle affaiblit la structure du navire, compromettant sa sécurité et sa navigabilité. J'ai effectué plusieurs croisières sur des paquebots et j'ai eu l'occasion d'assister à l'entretien des peintures sur les parties ferreuses du navire, ce qui m'a fait comprendre l'ampleur du travail nécessaire pour lutter contre ce phénomène.
Prévention de la Corrosion Marine : Les Gestes Essentiels
La meilleure façon de traiter la corrosion est de la prévenir. Une stratégie de prévention rigoureuse et multifactorielle est essentielle pour assurer la longévité et la sécurité de votre voilier.
Inspection et Nettoyage Réguliers : La Première Ligne de Défense
Une inspection régulière de votre bateau est essentielle pour détecter les signes de corrosion à un stade précoce et prévenir des dommages plus importants. Inspectez visuellement la coque pour détecter les cloques, les fissures, la rouille ou d'autres signes de corrosion. Un nettoyage et un entretien réguliers sont également essentiels pour prévenir la corrosion, car ils éliminent les dépôts de sel, les algues et autres substances corrosives qui s'accumulent sur les surfaces.
La Protection Cathodique : Le Sacrifice des Anodes
La protection cathodique est une méthode efficace pour prévenir la corrosion galvanique. Elle consiste à utiliser des anodes sacrificielles, qui sont des pièces métalliques plus électro-négatives que les autres parties du bateau. Ces anodes sont conçues pour se corroder à la place des autres parties métalliques du bateau, protégeant ainsi les composants essentiels tels que les hélices, les arbres d'hélice et la coque. Leur inspection et leur remplacement réguliers sont impératifs.
Le Rôle Crucial des Revêtements et Peintures
Les revêtements jouent un rôle fondamental dans la protection des surfaces du bateau contre la corrosion.
- Primaires époxy : Les primaires époxy sont utilisés comme base avant l'application de la peinture antifouling. Ils offrent une excellente barrière contre l'eau et les agents corrosifs.
- Peintures antifouling : Les peintures antifouling sont appliquées sur la coque pour empêcher la fixation des organismes marins (algues, coquillages, etc.) et réduire la traînée. En plus de leur rôle antifouling, elles contribuent à la protection de la coque.
- Vernis : Les vernis sont utilisés pour protéger et embellir les surfaces en bois, qui, bien que non sujettes à la rouille, nécessitent une protection contre l'humidité et les UV pour éviter leur dégradation.
Le Choix des Matériaux : Une Décision Fondamentale
Le choix des matériaux est un facteur important dans la prévention de la corrosion, car certains métaux sont plus sensibles à la corrosion que d'autres.
- Acier inoxydable : L'acier inoxydable est un alliage de fer, de chrome et de nickel qui offre une excellente résistance à la corrosion. Il est largement utilisé en milieu marin. Les aciers de nuance A2 sont les aciers inoxydables les plus répandus. Cependant, les aciers de nuance A4, alliés en molybdène, sont résistants à l’acide et donnent une meilleure résistance à la corrosion. L’A4 est beaucoup utilisé dans l’industrie car il est résistant à l’acide sulfurique et aux environnements chlorés. La différence entre ces deux inox est principalement la présence de molybdène, qui confère à l'A4 une robustesse supérieure dans les environnements marins les plus agressifs.
- Aluminium marine : L'aluminium marine est un alliage d'aluminium spécialement conçu pour résister à la corrosion en milieu marin. Léger et résistant, il est privilégié pour certaines structures et coques de bateaux.
- Plastiques renforcés de fibres de verre (PRV) : Les PRV sont des matériaux composites constitués de fibres de verre et de résine polyester ou époxy. Insensibles à la corrosion des métaux, ils sont très utilisés pour les coques et les superstructures.
Gestion de l'Humidité et Ventilation : Garder le Bateau au Sec
L'humidité est un facteur clé dans le développement de la corrosion. Assurez-vous que votre bateau est bien ventilé pour éviter l'accumulation d'humidité et de condensation, en particulier dans les espaces confinés. Les déshumidificateurs sont des appareils qui permettent de réduire le taux d'humidité à l'intérieur du bateau. Ils peuvent aider à prévenir la corrosion en réduisant l'humidité, la condensation et la moisissure à l'intérieur du bateau. Lors du choix d'un déshumidificateur, tenez compte de la taille de votre bateau, du taux d'humidité ambiant et de votre budget. Les déshumidificateurs électriques sont généralement plus efficaces, mais ils sont aussi plus chers et consomment de l'énergie.
Conception pour le Drainage : Éviter l'Accumulation d'Eau
Une bonne conception du bateau inclut des mesures pour anticiper l'écoulement de l'eau, notamment par condensation. On crée des "anguillers" dans les lisses, dans les varangues et les carlingues. Ces passages permettent à l'eau de s'évacuer naturellement et d'éviter les stagnations qui favorisent la corrosion caverneuse et l'humidité ambiante.
Traitement de la Rouille Existante : Réparer pour Protéger
Même avec une prévention rigoureuse, il peut arriver que la corrosion s'installe sur votre bateau. Dans ce cas, un traitement approprié est nécessaire pour stopper sa progression et restaurer l'intégrité des surfaces.
Diagnostic et Évaluation de la Corrosion
Avant de traiter la corrosion, il est important de déterminer le type et l'étendue de la corrosion. La corrosion peut souvent se développer dans des zones difficiles d'accès, telles que les cales, les moteurs ou les espaces confinés, rendant le diagnostic initial plus complexe. Une évaluation précise permet de choisir la méthode de traitement la plus adaptée.
Traitement de la Corrosion Superficielle : Méthodes Manuelles et Chimiques
La corrosion superficielle se manifeste par la présence de rouille ou de piqûres légères sur la surface du métal. Elle peut être traitée de manière efficace.
- Préparation mécanique de la surface : Le traitement local des surfaces rouillées se fait à la main (grattoirs, petit marteau, brosse métallique, papiers de verre adaptés…) ou avec de petits appareils électro portatifs de type meuleuse et ponceuse. Outre ces méthodes, le sablage ou l'hydrogommage, déjà décrits en détails sur ce site, sont des techniques puissantes pour nettoyer de grandes surfaces ou des zones fortement atteintes.
- Application d'un convertisseur de rouille : Après la préparation mécanique, appliquez un convertisseur de rouille sur la zone nettoyée. Sa mise en œuvre se fait au pinceau (masque obligatoire et à l'air libre). Une fois sec, il fait changer de couleur la rouille, indiquant qu'il a agi. Il convient ensuite de bien rincer et de bien essuyer la surface traitée.
- Produits spécifiques :
- Rustol : Contrairement à ce que diffuse "radio-ponton" régulièrement, le "Rustol" basique est compatible avec tous les vernis, peintures, laques et lasures à liant gras (alkydes) séchant et restant à l’air, peintures à l’huile, peintures glycérophtaliques, uréthanes monocomposants, peintures à base d’asphalte pétrolier, enduits gras… Tant que le Rustol n'est pas vraiment sec, il reste élastique, offrant une certaine flexibilité au revêtement. Cependant, si vous avez bien lu l'étiquette, il n'est pas recommandé de couvrir le Rustol avec des produits bi-composants, une information cruciale pour éviter les problèmes d'adhérence et de durabilité du revêtement final.
- FEROSE : De même, ce produit concurrent du précédent, mais de couleur noire, est prévu uniquement sur la partie émergée des bateaux (eaux mortes). Il est important de noter qu'il n'est chimiquement pas compatible avec la majorité des peintures époxy de carène. Pour l'application, il convient d'appliquer très peu de FEROSE au pinceau, à la brosse, au rouleau ou au pistolet, en repassant plusieurs fois afin d'éviter les coulures, garantissant ainsi une couche fine et uniforme.
Corrosion Avancée : Quand Faire Appel à un Professionnel
La corrosion avancée se caractérise par des trous, des fissures ou une perte importante de matière métallique. Dans ce cas, les traitements superficiels ne suffisent plus. Il est préférable de faire appel à un professionnel pour effectuer les réparations nécessaires, car cela peut impliquer des soudures, le remplacement de pièces ou des interventions structurelles complexes qui nécessitent un savoir-faire et un équipement spécialisés.