Isabelle : De la haute mer aux sommets, une vie sous le signe de l'aventure

Une enfance tournée vers le large

Isabelle naît en 1956 dans le XIIème arrondissement de Paris. Sa jeunesse se déroule à Saint Maur, dans la banlieue parisienne, au sein d'une famille de cinq filles. Dès l'âge de 6 ans, en 1962, elle découvre la voile en Bretagne à bord du petit croiseur familial, une première immersion qui allait façonner le destin de cette future navigatrice.

La rigueur scientifique comme socle

Après ses études, Isabelle obtient son diplôme d'ingénieur agronome spécialisée dans l'halieutique à l'Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Rennes en 1979-1980. Elle mène, en Bretagne, un programme de recherche sur les langoustines et les crustacés pour le compte du CORPECUM, une organisation professionnelle de pêcheurs. Entre 1980 et 1982, elle rejoint l'IFREMER pour des recherches sur les pêcheries du Golfe de Gascogne à La Rochelle, port qui devient sa ville d'adaptation. Par la suite, de 1984 à 1990, elle enseigne à l'école Maritime et Aquacole de La Rochelle.

L'appel de la compétition océanique

Parallèlement à ses activités scientifiques, elle se construit son premier bateau en 1985, « Parole », un sloop en acier de dix mètres, avec lequel elle mène des croisières hauturières en Atlantique et effectue une première traversée océanique en solitaire. Fin 1987, elle participe à la Mini-Transat, course en solitaire reliant la France, les Canaries et les Antilles sur des monocoques de 6m50. Remportant la première manche, elle termine 3ème au classement général à bord d'Ecureuil Poitou-Charentes. Cette épreuve marque son entrée officielle dans le monde de la course au large. Elle enchaîne en 1988 et 1989 avec la Solitaire du Figaro, où elle termine respectivement 12ème et 11ème.

Pionnière du tour du monde en solitaire

En 1990-1991, Isabelle s’attaque à un premier tour du monde en solitaire : le BOC Challenge à bord d'Ecureuil Poitou-Charentes I. Elle termine 7ème au classement général. À l'issue de ce périple, devenant la première femme à avoir couru autour du monde en solitaire, Isabelle abandonne l’enseignement pour se consacrer à part entière à la course au large. En 1993, elle participe à la construction du premier bateau conçu spécifiquement pour elle : Ecureuil Poitou-Charentes II. Dessiné par Jean Berret, il est le premier 60 pieds muni d'une quille basculante. Terminant 2ème de la Course de l'Europe - Open UAP, elle remporte trois étapes sur six.

Records et résilience dans les mers australes

Le 23 avril 1994, à la tête d'un équipage composé de Lionel Lemonchois, Luc Bartissol et Pascal Boimard, elle bat le record New-York - San Francisco par le Cap Horn. En 62 jours 5 heures et 55 minutes, Isabelle pulvérise l'ancien record de 14 jours. Pour sa deuxième participation au BOC Challenge en 1994-1995, elle triomphe dans la première étape (Charleston-Cape Town) en précédant son second de cinq jours. Hélas, dans la 2ème étape, elle démâte, parvient à rejoindre les îles Kerguelen sous gréement de fortune, et fait finalement naufrage le 28 décembre à 1000 milles au sud de Sydney. Elle est secourue par un hélicoptère des Forces Royales Australiennes, mais son bateau est perdu.

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En 1996-1997, Isabelle prend le départ du Vendée Globe avec le PRB. À l'approche de l'Océan Indien, elle est deuxième avant qu'une avarie de gouvernail ne la contraigne à faire escale à Cape Town. Elle boucle néanmoins son tour du monde après 105 jours de navigation, à 24 heures du vainqueur. En 1998, elle participe à la Route de l'or, épreuve en équipage, et termine 2ème. Au printemps, elle est invitée à participer aux deux dernières étapes de la Whitbread en tant que météorologue et tacticienne à bord d'EF Education.

Transition vers l'engagement et la transmission

En 1999, lors de la course « Around Alone », son voilier chavire dans le Pacifique. Elle est secourue par Giovanni Soldini. À l'issue de cette course, Isabelle annonce qu'elle ne fera plus de course en solitaire autour du monde. Elle diversifie alors ses activités : collaboration avec France Inter, traversée à pied des îles Kerguelen, et implication dans l'éducation à l'environnement marin en devenant présidente de l'Association de l’Ecole de la Mer à La Rochelle.

Dans les années 2000, ses projets mêlent navigation, art et science, comme avec « Pourquoi pas l’Antarctique » initié avec André Bronner. Elle continue de naviguer sur des courses comme la Transat AG2R ou le Tour de France à la Voile. En 2006, son voyage en Antarctique avec Erik Orsenna donne lieu au livre « Salut au Grand Sud ». Elle est cooptée comme Ecrivain de Marine et multiplie les expéditions, notamment en Géorgie du Sud. En décembre 2009, elle devient Présidente du WWF-France, portant son engagement environnemental au plus haut.

Une autre facette : Isabelle Fabre et l'univers du kitesurf

À côté du parcours de la célèbre navigatrice, l'univers du kitesurf moderne est incarné par des personnalités comme Isabelle Fabre. Âgée de 33 ans et ingénieure généraliste diplômée de l'ENSEM, elle a radicalement changé de vie après avoir travaillé cinq ans dans une grande entreprise. Passionnée de sport, ex-gymnaste et ceinture noire de judo, elle est aujourd'hui pilote de drone professionnelle, influenceuse et globe-trotteuse.

L'excellence dans le kitespeed

Isabelle Fabre est une star du kitesurf, reconnue pour ses trois titres mondiaux en vitesse et son statut de femme la plus rapide sur l’eau à la voile. Elle a établi un record du monde à 50,43 nœuds de moyenne sur 500m (93 km/h). Elle pratique également le surf et considère que la persévérance est la clé pour atteindre des objectifs qui semblent inaccessibles. Sa pratique est tournée vers le plaisir pur et la recherche de conditions extrêmes, comme la navigation dans 40 nœuds. Elle met en avant les réseaux sociaux comme un outil de liberté et de partage, sans pour autant en faire une fin en soi.

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La philosophie du dépassement de soi

La transition d'une carrière d'ingénieure vers une vie de nomade digitale pour Isabelle Fabre repose sur la volonté de développer ses passions. Qu'il s'agisse de photo, de vidéo, de réseaux sociaux ou de création textile, elle valorise la notion de progrès constant. Son parcours montre qu'il n'est pas nécessaire d'attendre "la bonne idée" pour quitter un emploi qui ne convient pas. Elle souligne que le plus important est de se lancer et d'être authentique dans ses engagements professionnels.

Diversité des spots et culture du vent

Le monde du kitesurf offre une variété de terrains de jeu impressionnante. Pour les passionnés, des lieux comme Leucate en France sont recommandés pour le vent fort, le Brésil pour le freestyle, et Madagascar ou Oman pour les vagues et le vent. Cette culture de la compétition et du plaisir sur l'eau réunit des pratiquants de tous horizons. Que ce soit au travers de l'encadrement structuré par des spécialistes ou par une pratique autodidacte, l'important reste la passion pour la glisse. La mixité est également un pilier de ce sport, où les performances féminines reçoivent une reconnaissance croissante.

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