Le lac d'Aiguebelette, niché dans l'Avant-pays savoyard, est bien plus qu'un simple plan d'eau. C'est un lieu chargé d'histoire, un berceau de l'aviron français et international, et désormais, un centre de préparation olympique reconnu. Son histoire est intrinsèquement liée à l'évolution de l'aviron en France, des premiers balbutiements du canotage aux compétitions de haut niveau.
Aiguebelette : Centre de Préparation aux Jeux Olympiques
C’est officiel, le site de l’Avant-pays savoyard a été reconnu centre de préparation aux Jeux ! Sa mission : accueillir les champions de demain ! Dès cette année et jusqu’aux Jeux olympiques de Paris en 2024, l’élite de l’aviron pourra venir s’entraîner ici dans des conditions optimales, peaufiner sa préparation et faire d’Aiguebelette sa base arrière pendant les Jeux. La base d’aviron savoyarde figurera ainsi au catalogue proposé lors des Jeux de Tokyo aux 206 Comités Nationaux Olympiques (CNO) et aux 182 Comités Nationaux Paralympiques (CNP).
Un Lieu d'Exception pour l'Aviron
Le lac d'Aiguebelette offre des conditions idéales pour l'entraînement à l'aviron. "C’est un lieu d’exception : des eaux calmes et limpides, le rêve de beaucoup de rameurs dans le monde… J’ai la chance d’avoir entraîné le club local pendant 15 ans. Mais avant cela, c’était déjà une belle histoire ! J’ai découvert le lac d’Aiguebelette à 7 ans à vélo avec mon père et je m’en souviens encore… J’y ai participé à ma première compétition à 14 ans et à 27 ans, j’y préparais les JO de Sydney. Il y a un peu de ce site dans la médaille d’or que j’ai décrochée !" témoigne Charles Imbert, ex rameur international et ex entraineur national.
Les Racines Historiques de l'Aviron à Aiguebelette
Le bassin d’Aiguebelette, utilisé pour l’aviron et le canotage depuis la fin du XIXe siècle, avait déjà fait l’objet d’études en 1957 comme bassin de compétition, de la part notamment des Aixois. À partir de 1979, les équipes de France, sous l’impulsion de Jean-Pierre Drivet et Yannick Le Saux, y réaliseront leurs premiers stages. En 1982 et 1983, ceux-ci vont se multiplier à la satisfaction de tous et Aiguebelette servira en 1984 de base de préparation des Jeux Olympiques de Los Angeles.
Une Époque Révolue
Heureuse époque, malheureusement révolue, où il était possible d’embarquer directement de l’hôtel et de naviguer sur tout le lac sans restrictions ni surveillance.
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L'Inauguration Officielle et les Premières Compétitions
L’inauguration officielle par le Ministre de la Jeunesse et des Sports, Alain Calmat, aura lieu le 21 juin de la même année, sous le soleil cette fois. Le site d’Aiguebelette est maintenant prêt à accueillir de grandes régates nationales, telle que la mythique régate de Savoie, et internationales.
Aiguebelette, un lieu chargé d'histoire pour l'aviron
L’histoire de l’aviron puise ses racines à l’origine des temps, dès que l’homme a cherché à se déplacer sur l’eau. Le phénomène sportif date du début de la première révolution industrielle. L’histoire de notre sport est riche d’idées, d’acteurs, d’évènements et d’expériences. Il faut remonter très loin dans l’antiquité pour retrouver les usages de la rame. De nombreux récits témoignent du vif intérêt que les anciens (Égyptiens, Grecs et Romains) portaient aux plaisirs de l’eau. En Égypte, sous le règne de Sésostris, douzième dynastie des pharaons, au XIXe siècle avant JC, la marine possède des bâtiments nommés «Pentecontere» montés par cinquante rameurs actionnant chacun un aviron. Du temps de César, les hommes rivalisent d’ardeur pour la conquête de trophées lors de joutes à rames auxquelles se livrent les galères des patriciens. Par la suite la marine à voile fait des progrès considérables et se substitue petit à petit aux bateaux à rames. De nombreuses embarcations continuent cependant de se déplacer à la rame, comme certains navires de guerre (Drakkars normands et Dromons byzantins) et les galères qui naviguent de façon mixte. La navigation à la rame est également développée chez de nombreux pêcheurs (comme les Terre-Neuvas).
L'essor du canotage
Dans les années 1830-1840, la population savoure une paix bien méritée après les secousses de la Révolution et les guerres du Consulat et de l’Empire. Le canotage vient d’être découvert par quelques originaux, véritables précurseurs qui en lancent la mode. Cette pratique, considérée comme un des premiers loisirs populaires est aussi un des premiers sports athlétiques et mécaniques. Il passionne bientôt toutes les classes sociales. Des innovations techniques le rendent de plus en plus performant et, notoriété aidant, divers constructeurs s’établissent à Paris et dans les environs. À cette époque, de nombreux artistes se passionnent pour le canotage et font beaucoup pour sa renommée. En quelques années, on dénombre dans la région parisienne 2000 canots, 10000 baladeurs et 30 chantiers de construction.
L'antagonisme entre canotage de loisir et aviron sportif
progressivement un antagonisme apparaît entre les «canotiers à canotières» et les «canotiers sérieux», passionnés de sport. Ainsi pouvait-on lire sous la plume de J. MANCHON dans «L’Aviron» de 1911 : «Et c’est pourquoi on doit professer le plus profond mépris pour ces bouffons du sport nautique qu’on appelle des canotiers. En 1838, un groupe d’amateurs passionnés crée la Société des Régates du Havre : elle est la doyenne des sociétés françaises de sport nautique. Il est important de noter que la «Société de Régates» a pour objet l’organisation des régates et des fêtes nautiques, ainsi que l’établissement des règlements nécessaires pour assurer la régularité des épreuves. Il n’existe pas encore de club-houses tels que nous les connaissons aujourd’hui. Les courses à virages, qui se pratiquent en mer et en rivière, sont des spectacles populaires. Des prix en espèces récompensent les vainqueurs et le public participe à des paris mutuels. 1857 voit l’apparition de «jockeys d’eau», mercenaires de course, véritables professionnels sous la férule de bourgeois argentés. Les grands quotidiens relatent les duels nautiques des équipes les plus célèbres comme «La Sorcière des Eaux» ou «Le Duc de Framboisie» qui utilisent la presse pour lancer leurs défis «à tous les rameurs de France».
L'organisation de l'aviron en France
À Paris, il faut attendre 1853 pour qu’apparaisse la première «Société des Régates Parisiennes» (S.R.P.). Celle-ci est à l’origine de bien des progrès, et entend donner une direction unique au canotage en France. Une réforme hardie est entreprise grâce à une réglementation nouvelle, notamment sur le matériel. Construit uniquement en chêne, il peut dorénavant être fabriqué en toutes espèces de bois ou matière, et ceci avec des mesures moins contraignantes. Il y a désormais des courses à un, deux, quatre, six ou huit rameurs. On érige le principe des courses en bord à bord. C’est le début de la confection du programme indiquant après inscription et tirage au sort, l’ordre des départs et les numéros de ligne. Le Rowing Club de Paris devient l’agent de cette nouvelle orientation sportive en créant le championnat de la Seine en skiff. En 1867, les «rowingmen» obtiennent la récompense de leurs efforts : les pouvoirs publics confient à la SRP et au Rowing Club l’organisation des régates de l’Exposition universelle de Paris. Le Second Empire correspond à un âge d’or car, hormis les courses hippiques, les régates sont sans concurrence, elles représentent le sport spectacle. Cette situation amène les dirigeants des trois fédérations les plus importantes à signer une «trêve diplomatique» qui fait naître la FFSA, Fédération Française des Sociétés d’Aviron, en 1890. Certains groupements régionaux n’ont pas encore décidé de rejoindre la FFSA qu’une fédération internationale voit le jour en 1892. Les régates royales d’Henley, considérées comme l’un des «temples de l’aviron», sont quasiment interdites aux rameurs amateurs du continent. En effet, la définition anglaise de l’amateur exclut ouvriers et travailleurs manuels. La FFSA participe à la renaissance des Jeux Olympiques car Pierre de COUBERTIN voit l’aviron comme l’un des sports de base de l’Olympisme. Après la défaite de la guerre franco-allemande de 1870, l’esprit de revanche suscite un essor du mouvement sportif et associatif qui profite à l’aviron. Cinquante sociétés sont fondées de 1872 à 1882. À cette époque, elles sont souvent omnisports ; l’aviron se pratique à côté des «sports conscriptifs» (tirs, escrime, gymnastique militaire…) et des nouveaux sports athlétiques comme le rugby, le football, le tennis ou le vélocipède. En réaction à la domination des rameurs parisiens, les clubs de province se regroupent en fédérations avec leurs propres règlements. Leurs différents codes des courses (définition des embarcations, catégories de rameurs…) rendent difficile et houleux le déroulement de la moindre régate et freinent tous les projets de fédération nationale. Pourtant depuis la fin des années 1870, les tentatives d’union ne manquent pas. Tous les groupements excluent du statut «amateur» les professionnels de l’eau comme les mariniers, pêcheurs ou constructeurs d’embarcations de plaisance, mais aucun accord ne semble possible sur les prix en espèces. Faut-il les refuser en les dénonçant comme un salaire déguisé ou les accepter comme un moyen de financer des embarcations onéreuses ?
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L'évolution de la FFSA
La vie fédérale reprend néanmoins un cours normal. En 1919 est posé le principe de la licence et les années suivantes voient l’élaboration définitive des statuts fédéraux. Alors que le rowing britannique puise dans le vivier des écoles et des universités ses champions, l’aviron français dépend étroitement de la santé des clubs pour alimenter ses succès internationaux. En fait, les principaux succès de cette période reposent sur des individualités ramant en solitaire ou en double comme Hermann BARRELET (champion olympique en 1900), Gaston DELAPLANE (quatre fois champion d’Europe en skiff avant 1914) ou encore POIX et MONNEY - BOUTON (champions d’Europe en deux avec barreur en 1913 et en 1920). Les équipes mixtes, composées des meilleurs rameurs de l’hexagone, sont rares : aucun congé particulier ne permet aux athlètes de se regrouper pour s’entraîner ensemble. Pendant la guerre, malgré les difficultés, l’aviron maintient une activité sous forme de critériums. Cette année là verra la création du premier tank à ramer, construit au CA Marseille. En 1949, à l’initiative de l’Italie, se dispute à Milan le premier match des nations fondatrices de la FISA : Belgique, Suisse, Italie, et France (la fédération de l’Adriatique ayant disparu). La première promotion du brevet de moniteur d’aviron voit le jour le 15 avril 1956. À la même époque, une nouvelle forme de palette apparaît aux championnats d’Europe de Mâcon. La France, elle, vit une véritable débâcle sportive, toutes disciplines confondues, aux Jeux Olympiques de Rome de 1960. La représentation française aux championnats internationaux a pendant longtemps été assurée par les clubs parisiens, car les rameurs de valeur pouvaient s’y regrouper facilement. Avec la concurrence, nos résultats déclinent. En 1960, Pierre SAUVESTRE est nommé Directeur de l’Équipe de France, épaulé par les entraîneurs Jean TARCHER et Ernest CHERRIER. Grâce à ces hommes d’exception, l’aviron français connaît une période de gloire. À Lucerne, en septembre 1962, les rameurs français ramènent des premiers championnats du Monde une médaille d’or, deux médailles d’argent et une de bronze, plaçant ainsi la France aux côtés des grandes puissances de l’aviron: l’Allemagne, l’URSS et les USA. La réforme se poursuit également sur le plan administratif et l’arrêté HERZOG, en 1963, conduit à la première élection du président fédéral par l’assemblée générale. L’année suivante, le CA Vichy organise sa première régate internationale. En cette année 1965, la France gagne les «cinq nations junior» et la FFSA poursuit son développement grâce à la nomination de conseillers techniques au niveau national pour l’entraînement des équipes de France et au plan régional et départemental pour le développement des clubs et la formation des bénévoles. L’entraînement devient méthodique : le nombre de séances d’entraînement augmente considérablement, la formule des stages se généralise afin d’uniformiser le coup d’aviron et les sélections s’effectuent en bateaux courts. La Fédération favorise la pratique des jeunes catégories, en créant des championnats de France cadets et scolaires. Elle encourage aussi toutes les actions d’initiation en subventionnant l’équipement des clubs ou l’achat de yolettes. Préparation olympique oblige, le premier Directeur Technique National est nommé : Bernard BOURANDY. En perpétuelle évolution, la fédération lance au printemps 1969, à Cahors, la journée nationale des minimes, et en 1970, à Bellecin, son nouveau site d’entraînement pour ses équipes nationales. Au plan sportif, 1975 est marqué par le premier titre mondial du quatre sans barreur poids léger à Nottingham. L’équipage est composé des frères André et Michel PICARD, André COUPAT et Francis PELEGRI. Au cours de la même année est créé un fonds d’aides aux sportifs de haut niveau. Les JO de Montréal en 1976 voient le premier bateau français finaliste depuis 12 ans : le deux de couple. Remarquable : en 1989 les deux huit juniors sont argentés au mondial de Szeged. Fin 1990, le président de la FFSA obtient la nomination d’un nouveau directeur technique national et d’un nouveau directeur des Équipes de France. L’assemblée générale qui se réunit à Rouen le 18 février 1992 adopte à l’unanimité le texte de politique générale de la FFSA. Notre discipline se développe alors de manière remarquable dans et hors de nos clubs. À Sydney, l’aviron, avec ses deux médailles d’or et une de bronze, redevient l’une des disciplines phare de l’Olympisme français. Cinquante ans d’insuccès sont effacés par les victoires de Jean-Christophe ROLLAND et Michel ANDRIEUX en deux sans barreur et de Xavier DORFMAN, Yves HOCDÉ, Jean-Christophe BETTE et Laurent PORCHIER en quatre sans barreur poids léger. En 2013, la Fédération Française des Sociétés d’Aviron (FFSA) devient la Fédération Française d’Aviron (FFA), un changement de nom qui symbolise l’ouverture aux licenciés individuels, non affiliés à une association. Près de la moitié des clubs disposent désormais de professionnels, qui animent des programmes adaptés à tous les âges. Lancé en 2015 à l’occasion des championnats du monde sur le lac d’Aiguebelette, le programme « Rame en 5e » est aujourd’hui un pilier de l’éducation sportive en milieu scolaire.
L'aviron moderne
Aviron de mer : La pratique explose avec la multiplication des clubs et compétitions nationales (Coastal Rowing, Enduro). Aviron indoor : L’usage des rameurs Concept2 se généralise, avec des programmes comme AviFit, RoWning ou les challenges en ligne. Le championnat MAIF Aviron Indoor est l’un des plus grands au monde. Le para-aviron (anciennement handi-aviron) est intégré dès 2005 avec les premiers championnats de France.
Les Championnats du Monde d'Aviron 1997 à Aiguebelette
En 1993, la Fédération française des Sociétés d'Aviron (FFSA) candidate auprès de la Fédération internationale des sociétés d'aviron (FISA). Le 28 août 1993, la FISA organise un congrès à Prague. Plusieurs pays ont candidaté pour l'organisation de ce championnat : la Savoie (France), la ville de Cologne (Allemagne) et Plovdiv (Bulgarie). Durant ce congrès, la Savoie est élue au premier tour de scrutin pour organiser les championnats du monde d'aviron sénior, homme et femme, de 1997 au lac d'Aiguebelette. Les entraînements des candidats ont eu lieu du 23 au 30 août 1997. Les championnats du monde d'aviron se sont déroulés du 31 août au 7 septembre 1997.
L'organisation des championnats
Cette association a été créée afin d'assurer l'organisation des championnats du monde d'aviron 1997. D'abord, le comité d'organisation a pour mission de coordonner l'évènement. Les membres de l'association se réunissent et produisent des comptes rendus. Par ailleurs, la FISA et la FFSA sont les premiers interlocuteurs de l'association. Des droits commerciaux sont au cœur des échanges, donnant lieu à la signature de contrats et à des correspondances. Ensuite, le comité d'organisation s'occupe de l'aménagement du site avec notamment les aménagements : pour les courses, pour le public et pour la presse et les collaborateurs. Des plans illustrent l'aménagement spatial. Puis, le comité d'organisation prépare l'évènement. Il faut accueillir les athlètes et donc réfléchir à leur hébergement et leur restauration. Pour cela, des prestataires sont retenus avec la signature de conventions et une carte de tous les hébergements disponibles dans la région est dressée. Pour accueillir tous les participants et spectateurs, le comité d'organisation recrute des équipiers. Des listes nominatives les recensent. Ses membres réfléchissent aux différents postes à pourvoir en créant des fiches de poste. Des réunions sont organisées pour former ces équipiers et leur expliquer leurs missions. Pour mener à bien ce projet, le comité d'organisation contacte des collaborateurs ainsi que la presse. L'association devient partenaire de France info et de France télévision. Tous les moyens de communication sont utilisés : l'affichage, la presse écrite, la radio, la télévision et un site internet. Toutes les conventions et les correspondances effectuées avec les collaborateurs et la presse sont présentes dans le fonds. Pour accueillir les spectateurs, des espaces d'accueil sont créés. Une grille tarifaire est instaurée pour la vente de billets. En outre, ce fonds contient le déroulement de compétitions. Le programme officiel est une source d'information essentielle. De plus, les cassettes contenues dans le fonds sont des enregistrements des courses. Ces enregistrements permettent de les visualiser. De la documentation autour de l'évènement est aussi comprise.
Les Avantages du Lac d'Aiguebelette
Le lac d'Aiguebelette possède plusieurs avantages. Il est bien desservi puisqu'aux alentours se trouve : une autoroute, une gare, un aéroport. Sa position géographique est centrale.
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Le Lac d'Aiguebelette : Un Site Naturel Protégé
Le lac d'Aiguebelette se situe dans l'avant-pays savoyard. Il est présent dans plusieurs communes : Aiguebelette-le-Lac, Lépin-le-Lac, Saint-Alban-de-Montbel, Novalaise et Nances. Sa superficie est de 5,45 km et sa profondeur maximale de 71 m. Ses berges sont longues de 14 km. Son altitude est de 373 m. Le lac d'Aiguebelette est privé parce qu'il appartient à la famille Rivérieulx de Chambost de Lépin et à EDF. Par ailleurs, il est le troisième lac naturel de France. Son environnement est protégé, rendant la circulation de bateau thermique interdite. Depuis 1990, un arrêté publié par le Conservatoire du patrimoine naturel, protège les roselières. Un contrat a aussi été signé entre les communes du bassin versant et le Conseil général pour œuvrer à sa protection.
Les Défis et les Controverses
Ici et là, affiches d'opposants et manifestations d'humeur se font entendre. Et les retombées économiques promises par cette compétition sportive au budget de 8,4 millions d'euros n'ont pas permis de faire taire les ronchons. La manne ne devrait en effet pas bénéficier à tous de la même manière. Mais un peu plus loin, le ton est moins rose. "On a peut-être des retombées mais ce n'est pas transcendant. C'est le beau temps qui nous fait bosser, pas l'aviron", ajoute-t-elle.Celui qui a une cabane de jardin, il la loue!"Selon l'office de tourisme, les 6.000 lits marchands autour du lac sont "pleins à 90%" pendant la semaine des championnats. "En ce moment, celui qui a une cabane de jardin, il la loue. Pour le tourisme local, "l'impact est nul", tacle Martine Schwartz, du collectif SOS Lac d'Aiguebelette, à la tête de la fronde. Selon elle, la fermeture des plages les plus fréquentées depuis la mi-août a fait fuir les touristes. Depuis, une nouvelle procédure a été lancée pour régulariser les installations. Le collectif demande le démontage des installations après les épreuves, soulignant que le lac est un site classé, devenu en mars 2015 réserve naturelle régionale. "Les Championnats du monde se déroulent sur des installations qui sont légales", rétorque Rémy Charmetant, président exécutif du comité d'organisation, qui assure que tout a été régularisé. Pour lui, Savoie et Haute-Savoie vont gagner en notoriété grâce à ces championnats. En termes d'image, il s'agit en effet de promouvoir le tourisme estival sur une terre plutôt connue pour le ski.