Le Stand-Up Paddle (SUP), cette discipline qui consiste à se tenir debout sur une planche et à se déplacer à l’aide d’une pagaie, a pris d’assaut les plages du monde entier. Plus qu’un simple sport de loisirs, le SUP est désormais un sport de compétition à part entière, avec des championnats du monde annuels qui rassemblent les meilleurs athlètes de la planète. Le SUP est un sport qui, bien que très récent, connaît un succès fulgurant en France et dans le monde. Il faut dire que ce sport, qui puise ses origines dans le surf, offre une expérience unique aux pratiquants, leur permettant de contempler la beauté des paysages qui les entourent tout en travaillant leur équilibre et leur endurance. On pense que le SUP est originaire d’Afrique et qu’il est devenu très populaire à Hawaii dans les années 1940. En France, c’est une discipline d’eau calme, d’eau vive et de mer qui se développe dans de nombreux clubs affiliés à la FFCK et Sports de Pagaie, dans le cadre de l’initiation aux sports de pagaie, du loisir, du tourisme ou de la compétition. Le.la compétiteur.trice doit être debout sur la planche pendant toute la durée de la course. Des exceptions peuvent par exemple être faites lors des phases de changement de direction où l’athlète peut exécuter jusqu’à cinq coups de pagaie à genoux ou assis sur la planche. En compétition, le SUP se pratique sous différentes formes. Les gouvernails ou les foils ne sont pas autorisés.
L’essor des compétitions internationales et l’ISA
En raison de cette popularité grandissante, les compétitions de SUP se sont multipliées ces dernières années, avec notamment la création des Championnats du monde de SUP, organisés par l’International Surfing Association (ISA). Rappelons qu’après l’entrée du surf dans le programme olympique, l’ISA milite pour l’introduction du Sup en 2024. Avec 30 équipes, ces championnats du monde de Stand Up Paddle, organisés par l’International Surfing Association, vont écrire une nouvelle page de l’histoire de ce sport.
Immersion aux Championnats du monde de SUP aux Fidji
Les Championnats du monde de SUP se sont déroulés dans l’archipel des Fidji, un véritable paradis pour les amoureux des sports de glisse et des plages de rêve. Les compétitions ont eu lieu sur le célèbre spot de Cloudbreak, réputé pour ses vagues impressionnantes et ses eaux cristallines. L’équipe de France était aux Fidji où se sont disputés les championnats du monde de Stand Up Paddle. Pour la première fois en 5 participations, les Bleus étaient au complet et pouvaient légitimement prétendre au podium du classement des nations. Forte de son titre de championne d’Europe, l’équipe de France s’était déplacée dans le Pacifique Sud pour la 5e édition des World SUP and Paddle Board Championships, les championnats du monde de stand up paddle et de prone paddle (rame allongé ou à genoux), avec la ferme intention de réussir un coup. Lors de ces championnats, les disciplines en compétition étaient le SUP race, avec des épreuves de distance et de slalom, ainsi que le SUP surfing.
Les forces en présence et les performances françaises
Emmenée par ses leaders expérimentés Titouan Puyo (champion du monde longue distance) et Caroline Angibaud (vice-championne du monde), la France avait de réelles chances de médailles individuelles en Sup surf, Sup race et en prone paddle, catégorie où elle disposait de représentants pour la première fois. Les racers à l'affût, avec Puyo mais aussi Arthur Arutkin et Olivia Piana, les Bleus du Sup race pouvaient faire des dégâts sur la longue distance et la technical. Pas forcément favoris mais challengers de certaines stars, les Français ont prouvé qu’ils pouvaient s’immiscer sur le podium en individuel, voire mieux. Il leur fallait composer avec un parterre de stars de la discipline comme les Hawaïens Connor Baxter, Mo Freitas, Kai Lenny, Zane Schweitzer, le Danois Casper Steinfath, le Tahitien Georges Cronstead, l’Américaine Candice Appleby, l’Australienne Terrene Black, la Slovène Manca Notar.
En surf, les Français étaient aussi très solides : Angibaud, Ben Carpentier et Jérémy Massière ont attaqué la gauche de Cloudbreak de dos et leur surf backside a laissé penser qu’ils pouvaient aller loin. Là aussi, une belle adversité avec notamment Kai Lenny qui a doublé avec la race, le Tahitien Poenaiki Raioha, les Américains Sean Poynter, Izzy Gomez, les Australiens Jackson Close, Harry Maskell, Shakira Westdorp, les Brésiliens Caio Vaz, Nicole Pacceli, l'Espagnole Iballa Ruano, championne d'Europe. En prone paddle, les trois Français se nommaient Julien Lalanne, Jérémie Camgrand et Flora Manciet. S’ils découvraient l’atmosphère des Bleus, ils avaient déjà une belle expérience de la compétition internationale dans leur discipline et pouvaient vraiment venir jouer les trouble-fête dans un concert américano-australien qui domine sans partage ces Mondiaux depuis cinq ans.
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Le déroulement des épreuves sur le spot de Cloudbreak
Les championnats du monde de Stand Up Paddle se sont ouverts aux Fidji avec la catégorie Sup surfing. Sur les vagues de Cloudbreak, un des spots les plus célèbres de la planète, les trois Français engagés ont connu des fortunes diverses. Au terme de la première journée, seul le Breton Ben Carpentier a continué sa route dans le tableau principal de la compétition. Bien dans le rythme des rares très belles vagues de la journée, Ben Carpentier a pu s’exprimer pleinement au cours de cette première journée. Très actif et pertinent dans son choix de vagues, le Breton s’est offert le luxe de s’imposer sur une série particulièrement relevée en fin d’après-midi à Fidji, pour se qualifier en quarts de finale de ses premiers Mondiaux avec le deuxième meilleur total de la journée (16,44 pts). Un total acquis dans la série de Jérémy Massière. Le Landais, pourtant solide en matinée, n’a pas été dans la même veine en fin de journée. A contre-temps, il aura surfé les vagues avec le moins de potentiel alors que ses adversaires sautaient sur les plus belles. Constat identique pour Caroline Angibaud qui est pourtant connue pour sa patience et son choix de vague. En toute fin de journée, la Vendéenne a longtemps cru voir les demi-finales du tableau féminin avant de se faire doubler par la Japonaise Horikoshi dans les dernières minutes de sa série.
Bilan et héritage des performances tricolores
Les performances des athlètes français lors des Championnats du monde de SUP ont été remarquables, avec plusieurs podiums et des titres de champion du monde remportés dans différentes disciplines. Parmi les faits marquants, on peut notamment citer la victoire d’Arthur Arutkin en SUP race distance, qui s’est imposé face au redoutable champion australien dans des conditions difficiles. En SUP surfing, les Français n’ont pas démérité, avec notamment les belles performances de Flora Manciet et Antoine Delpero, qui ont atteint les demi-finales de leur catégorie respective. Ces championnats ont confirmé l’engouement grandissant pour ce sport en France et dans le monde. Les athlètes français ont su briller lors de ces compétitions, démontrant que le Stand-Up Paddle est désormais une discipline majeure dans l’Hexagone.
Dynamique nationale : La relève et la structuration du SUP en France
Face à l’île de Ré, la station balnéaire de La Tranche-sur-Mer accueille les Championnats de France de SUP Race, rassemblant 80 athlètes venus de tout l’Hexagone pour trois jours de compétition intense. Au programme : Longue distance le samedi, Technical Race le dimanche et Sprints le lundi, trois formats exigeants qui mettent à l’épreuve la polyvalence et la stratégie des meilleurs athlètes français. Parmi eux, des figures de proue du SUP français : Ethan Bry et Iona Rivet, sélectionnés en Équipe de France pour les Championnats du Monde ISA. Ils retrouvent sur la ligne de départ des noms majeurs du circuit, comme Ludovic Teulade, venu défendre son statut face à une concurrence de plus en plus jeune et affûtée.
Chez les femmes, Iona Rivet prend les commandes dès les premiers coups de pagaie. Les autres favorites pour le podium répondent présentes dans un premier temps et arrivent à rester dans le draft de la Bretonne sur les premières minutes. Mais Iona s’envole très vite loin devant. Chez les hommes, un groupe compact d’athlètes se détache dans la section upwind, mené par Ludovic Teulade, Ethan Bry, Simon Ackerman et le jeune Louka Brard, sans oublier Greg Limelette, en pleine ascension. Dans le premier downwind, Ethan Bry creuse l’écart devant Ludovic, suivi de Louka et Greg. Au second tour, Limelette revient fort, avant qu’un duel serré n’oppose Teulade à Brard. Iona Rivet et Ethan Bry confirment leur suprématie en remportant la technical race. Chez les femmes, Iona Rivet (Club Stand Up Paddle 29) s’impose avec autorité devant la cadette Julia Risso, et Lola Pelletier. Chez les hommes, Ethan Bry (Crozon Waterman Club) domine, devançant Ludovic Teulade et Simon Ackermann.
Les conditions annoncées poussent parfois les organisateurs à opter pour une solution de repli. Pour les sprints, au programme, 100 m pour les benjamins et minimes et 200 m pour les Open. Tous les favoris sont au rendez-vous. C’est Simon Ackermann, auteur de gros départs, qui signe souvent le meilleur temps. Il élimine tour à tour ses concurrents en quart, puis en demi. On retrouve régulièrement des finales disputées entre Ludovic Teulade et Simon Ackermann. Chez les féminines, en l'absence de certaines leaders, la Gersoise Gaëlle Paponnaud signe parfois le meilleur temps du premier round, devant Julia Risso. Les demi-finales permettent à Julia Risso et Gaëlle Paponnaud de se retrouver une nouvelle fois. À seulement 15 ans, Julia Risso a su décrocher des titres de championne de France Open, illustrant le renouvellement constant des talents au sein de la discipline.
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