La Lagune de Oualidia : Sanctuaire du Surf et Berceau de Champions au Maroc

L'écrin naturel de Oualidia

Protégée par les dunes, la lagune de Oualidia capte l’énergie de l’océan par une petite ouverture. Lorsque la marée remonte, les vagues passent par cette ouverture et se déroulent vers la plage. Avec du beau temps presque toute l’année, une lagune de 8 km et des plages désertes, OUALIDIA est l’une des perles du Maroc. Cette configuration géographique unique permet à la lagune de filtrer les vagues à travers une passe naturelle, réduisant ainsi leur taille et leur puissance avant qu'elles ne déferlent sur les bancs de sable. C’est un lieu idéal pour apprendre à surfer pour les adultes et les enfants (dès 6 ans). Cette configuration permet une introduction au surf qui est douce, évolutive et sécurisée, avec une garantie de succès et une pratique quotidienne, quelle que soit la taille de la houle.

Une expertise historique : Surfland

Surfland, la première école de surf marocaine, a été fondée en 1991 par Laurent Miramon, un homme de la mer natif et accompli. Il a choisi de s’installer à Oualidia précisément parce que sa baie et sa lagune offrent des conditions idéales pour l’apprentissage. L’importance de cette structure a été telle qu’elle a servi de tremplin à de futurs grands noms de la discipline. S’ensuit un départ au « Oualidia Surfland, chez Laurent Miramont, qui m’a fait prendre conscience que j’avais un potentiel et qui l’a dit à mes parents ». Cette école a joué un rôle déterminant dans la structuration de l’enseignement du surf au Maroc, offrant un cadre où les bénéfices de la pratique du surf sur le bien-être sont nombreux : amélioration de l’endurance, travail des muscles du dos, des jambes et de la posture.

Au-delà de la lagune : Spots de renommée internationale

Si la lagune offre un apprentissage serein, les conditions sont également favorables aux surfeurs expérimentés, avec des spots de renommée internationale notamment côté océan. « Les Tomates » est situé à 15kms au sud de Oualidia. Les experts iront chercher l’une des plus belles et plus longues vagues d’Afrique, « le Tube », près du port de pêche de la ville de Safi, située à 50kms au sud. Oualidia est à 53 km (33 miles) de Safi. Si vous prévoyez des vacances au centre du Maroc, cherchez des hôtels et autres hébergements à Safi. Les prévisions météorologiques numériques issues du modèle GFS, calculé 4 fois par jour, permettent aux pratiquants d'anticiper ces conditions. Le modèle WaveWatch III®, développé par la NOAA et le NCEP, diffère de ses prédécesseurs sur de nombreux points importants tels que les équations qui régissent, la structure du modèle, les méthodes numériques et les paramètres physiques. Les prévisions de surf pour Oualidia sont uniques car elles fournissent une valeur de l’énergie des vagues (puissance) donnant une meilleure idée de la force réelle des vagues plutôt que seulement leur hauteur ou leur période. N'oubliez pas de tenir en compte que les prévisions sont en eau libre près des côtes et que des facteurs locaux à chaque spot de surf peuvent influencer la hauteur réelle des vagues déferlantes.

Ramzi Boukhiam : L'icône du surf marocain

Il a démocratisé le surf dans son pays, le Maroc. À 30 ans, Ramzi Boukhiam fera encore la fierté de son pays lors des épreuves de surf aux JO. Ça aide évidemment de faire parler de soi quand on est qualifié pour les Jeux olympiques. C’est ce qui arrive à Ramzi Boukhiam, 30 ans. Il vient de décrocher le titre de vice-champion du monde de surf à Porto-Rico (au World Surfing Games) et il sera de l’aventure parisienne. Ramzi Boukhiam est né le 14 septembre 1993 aux Pays-Bas, sa mère était en effet néerlandaise et son père marocain. Il a grandi à Agadir, a passé toute son enfance au bord de l’océan et est tombé amoureux de ce sport tout petit. « J'ai commencé à 8 ans, 8 ans et demi sur les plages d'Agadir. Mon père allait à la plage pour aller pêcher et il nous emmenait moi et mon frère qui faisait du surf. Moi je faisais déjà un peu de body board. Et un jour, mon frère m'a dit d'essayer et c'est parti crescendo ». Il dit aussi dans « The New Arab » : « quand j’ai eu ma première planche, je dormais carrément avec pendant mes premières nuits. Et pareil pour les autres planches, je pense que ça a duré pendant au moins un an, j’étais complètement surexcité ».

Parcours d'un champion : Entre le Maroc et le Pays basque

Ramzi Boukhiam a franchi le cap du professionnalisme il y a plus de dix ans. Depuis, il a été le premier surfeur marocain à participer à des Jeux olympiques, c’était à Tokyo en 2021. Ça fait une décennie aussi qu’il prend part aux plus grandes compétitions internationales de surf et le 1er décembre 2022, il a même rejoint le circuit élite, événement qu’il avait célébré en surfant avec le drapeau marocain sur le dos. Sa première maison, c'est le Maroc. La deuxième, c’est le Pays basque. En particulier la Côte basque donc, où sa mère et lui choisissent de s’établir, précisément dans le quartier Blancpignon, à Anglet. « On a trouvé un appart’, on l’a toujours aujourd’hui, ma mère vit entre Blancpi’ et le Maroc. » Il a passé douze, treize ans au Pays basque, c’est énorme et il y revient encore. « J’ai adoré surfer tout ce temps sur les spots de l’Océan et de La Madrague, à Anglet. Je prenais mon petit scoot’, je partais de chez moi à Blancpi’ et en deux, trois minutes, j’arrivais à la plage. » Avant lui, les Marocains n’avaient jamais vu de surfeur de leur pays à ce niveau. Ils seront tous derrière lui à Tahiti pour les épreuves de surf des JO de Paris.

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