# Ghislain Vaginay : Parcours et Influence d'un Champion de France de Bodyboard

Le monde du bodyboard français est riche en talents, en compétitions intenses et en figures emblématiques qui façonnent la discipline. Parmi elles, Ghislain Vaginay se distingue par un parcours notable, à la fois en tant que compétiteur de haut niveau et, désormais, en tant qu'acteur essentiel de la transmission et de la promotion de ce sport exigeant. Son engagement témoigne de la vitalité d'une pratique qui, bien que parfois éclipsée par le surf, ne cesse de produire des athlètes d'exception et des passionnés dévoués.

Ghislain Vaginay : D'Ancien Champion à Formateur Engagé

Ghislain Vaginay, âgé de 39 ans, est une personnalité bien connue dans le milieu du bodyboard, sa réputation ayant été forgée par des performances remarquables. Ancien compétiteur de haut niveau en bodyboard, il a notamment brillé en étant champion de France. Cette expérience de la compétition au plus haut niveau national lui a permis d'acquérir une expertise inestimable, qu'il met aujourd'hui au service de la nouvelle génération.

Après avoir raccroché les lycras de compétition, Ghislain Vaginay a canalisé sa passion et son savoir-faire dans la création de son école de surf, baptisée Longeville-sur-Mer Inside. Située sur la plage des Conches, cette structure est devenue un point de ralliement pour les jeunes talents et les amateurs désireux de perfectionner leur technique. L'école incarne l'esprit de partage et de transmission cher à l'ancien champion. C'est d’ailleurs à son invitation qu’Amaury Lavernhe, double champion du monde en 2010 et 2014, a eu l'occasion d'encadrer un stage de perfectionnement. Ce stage, qui s'est déroulé les 9, 10 et 11 novembre derniers sur les plages des Conches et de Bretignolles, a permis à Amaury Lavernhe de diffuser son savoir auprès d'une douzaine de stagiaires. Ces participants, dont l'âge variait de 13 à 42 ans pour les plus expérimentés, sont venus de diverses régions, du Morbihan à la Charente-Maritime, pour bénéficier de conseils éclairés. Florent Piffeteau, 41 ans, était l’un de ces élèves et a résumé l'ambiance avec enthousiasme : « Faire du bodyboard avec un champion du monde c’est le plus beau moment de ma vie. » Pour Amaury Lavernhe, de telles initiatives sont cruciales pour « mettre en avant le bodyboard qui est trop souvent éclipsé par la pratique du surf », un objectif partagé par Ghislain Vaginay dans son rôle de formateur.

L'Émergence des Talents : Le Rôle des Clubs et des Coachs

L'engagement de Ghislain Vaginay ne se limite pas à son école. Il fait également partie des figures tutélaires qui guident les jeunes pousses du bodyboard français. Arthur Morel, un jeune bodyboardeur prometteur, a par exemple exprimé sa gratitude envers ses mentors. Membre du Longeville Surf Club (LSC) depuis cinq ans, Arthur Morel s'est distingué lors de la première étape de la coupe de France de bodyboard en 2015, qui s'est déroulée sur la côte landaise, à Mimizan, les 2 et 3 mai. Originaire de Vertou, en Loire-Atlantique, Arthur Morel a découvert les sports de glisse sur l'eau à Longeville-sur-Mer. Détecté par le LSC pour son fort potentiel en bodyboard, il a connu une progression rapide, participant à ses premières compétitions après seulement deux ans de pratique. En 2012, à l'âge de 13 ans, il s'était déjà classé second du circuit coupe de France dans la catégorie minimes. Entraîné par Ronan Juhel dans le cadre de son lycée, et par Irwin Cloarec au sein de son club, Arthur Morel est pleinement conscient de devoir sa réussite sportive au soutien de son entourage. Il a tenu à remercier ses parents pour leur « soutien matériel, mental, logistique » et à exprimer sa gratitude envers « tous ceux qui [le] coachent, Irwin Cloarec, Ronan Juhel et Ghislain Vaginay », ainsi qu'à ses sponsors. Cette reconnaissance souligne l'importance des coachs comme Ghislain dans le développement des athlètes et la pérennité du bodyboard.

Les Championnats de France : Scène de l'Excellence Nationale

Les Championnats de France de Surf sont chaque année le théâtre de performances exceptionnelles, mettant en lumière la richesse des talents dans les différentes disciplines de glisse, dont le bodyboard. Ces événements sont des moments clés pour les compétiteurs, offrant une vitrine à leur travail et à leur passion.

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Les 61èmes Championnats de France de Surf : Une Édition Mémorable

Les 61èmes Championnats de France de Surf, organisés par la Banque Populaire, ont vu les bodyboardeurs clore les festivités le samedi, après le spectacle offert par les shortboardeurs et les longboardeurs. Sur le spot du Santocha à Capbreton, les athlètes, hommes et femmes, ont pu s’exprimer dans des vagues qui, bien que brouillonnes, se sont révélées exploitables, permettant de décerner les trois derniers titres nationaux de cette édition.

Les Performances en Bodyboard Ondines : le Doublé Inédit d'Émie PadoisÉmie Padois s’est brillamment imposée en bodyboard Ondines. Quelques jours auparavant, elle avait été sanctionnée d’une interférence en finale du bodyboard Ondines Espoirs, mais cette fois, Émie Padois n'a pas laissé passer sa chance sur le spot du Prévent. Au terme d’une finale qui réunissait exactement les mêmes concurrentes que celle des Espoirs, la jeune bodyboardeuse a livré une performance de grande envergure. En s’adjugeant le titre en Ondines Open, elle a réalisé un doublé inédit, ayant déjà remporté ce titre national l'année précédente chez les juniors. Émie Padois, championne de France de bodyboard ondines et originaire de Nouvelle-Aquitaine, a partagé son ressenti sur sa victoire : « Tout s’est bien passé, j’ai réussi à trouver quelques bonnes vagues avec des combinaisons et de petits rolos. Je suis très contente d’avoir remporté cette finale, d’autant plus que ma copine termine deuxième (Mathilde Coudeyrat). Cela me fait d’autant plus plaisir que, lors de ma dernière finale en Espoirs il y a quelques jours, nous étions déjà les mêmes filles en compétition et j’avais été sanctionnée d’une interférence, terminant alors quatrième. Cette fois, je gagne, en Open en plus. Ce n’est pas une revanche, je n’étais pas dans cet état d’esprit, mais c’est une belle satisfaction. J’avais déjà été championne de France l’an dernier en Ondines Espoirs et vice-championne en Ondines Open. Remporter ce titre aujourd’hui me rend vraiment très heureuse. »

Le Triomphe en Bodyboard Open : Un Quatrième Titre pour Ethan CapdevilleEthan Capdeville a conquis le titre en bodyboard Open, marquant son quatrième sacre national. Sa saison sur le tour mondial n’aura pas été de tout repos. En plus de résultats en demi-teinte, Ethan Capdeville s'est blessé à la tête quelques jours auparavant aux Canaries, alors qu’il avait choisi de prolonger son séjour après avoir participé au Fronton King. C’est donc avec quelques points de suture et un bonnet de bain sur la tête que le bodyboardeur s’est présenté sur le spot du Santocha pour sa première série du bodyboard Open. Mais cette histoire a eu une fin heureuse : ce samedi, sur ce même spot du Santocha, Ethan Capdeville a décroché un quatrième titre de champion de France, se rapprochant ainsi du record détenu par son père, Nicolas Capdeville, qui compte cinq titres. Ethan Capdeville, également de Nouvelle-Aquitaine, a exprimé sa satisfaction : « Je suis très content de cette victoire. Les conditions étaient assez compliquées et physiques. Je m’étais fait un peu mal à la tête la semaine dernière, mais j’ai pris deux ou trois jours de repos, et le léger décalage de la compétition est finalement tombé à point nommé pour moi. La finale a été particulièrement stressante, on n’entendait rien dans l’eau. Elle durait 30 minutes, mais j’ai commencé à sortir au bout de 25 minutes, pensant qu’il s’agissait encore d’un format de 25 minutes comme en demi-finale. Je suis finalement retourné à l’eau, et heureusement, tout s’est bien terminé. Ce quatrième titre me fait d’autant plus plaisir que j’égalise bientôt le record de mon père ! » Le Landais Nicolas Capdeville, par ailleurs, est trois fois champion du monde de bodyboard et dirige une école de surf à Mimizan Plage.

La Maîtrise en Dropknee : Martin Mouradian Récupère sa CouronneMartin Mouradian, quant à lui, a récupéré son titre en dropknee. Champion de France dropknee à douze reprises, Martin Mouradian avait à cœur de reprendre sa couronne perdue l’année précédente au profit de Morgan Le Quellec. Mission accomplie ce samedi sur le spot du Prévent, dans des vagues désordonnées mais propices à scorer. Le Guadeloupéen a cependant dû faire preuve de patience pour s'offrir ce 13ème sacre national, un record national absolu en espoirs et open confondus. Il a surfé ses deux plus belles vagues en toute fin de finale. Martin Mouradian (Guadeloupe) a déclaré : « Je suis très heureux de reprendre le titre à Morgan (Le Quellec), qui l’avait remporté l’année dernière. Les vagues n’étaient pas simples, mais le vent est tombé, ce qui a permis de nettoyer un peu le plan d’eau. Ce n’était pas évident, ça bougeait beaucoup, mais on a essayé de saisir les meilleures opportunités. C’est mon treizième titre de champion de France, mais la saveur reste la même à chaque fois. J’espère peut-être en décrocher un quatorzième un peu plus tard dans la journée, en bodyboard Open ! »

Un Score Historique : le 10 de Louka ZaninottoCes championnats ont également été marqués par un fait exceptionnel : Louka Zaninotto a décroché un 10, le seul et unique de toute la compétition, toutes catégories confondues, démontrant le très haut niveau technique atteint par les jeunes athlètes.

Les 60èmes Championnats de France de Surf : Révélations et Confirmations

La 60ème édition des Championnats de France de Surf, également par la Banque Populaire, s'est tenue à Hossegor, sur le spot des Gardians, et a vu la remise de sept titres de champions de France, les derniers de ces Championnats, le mercredi 30 octobre. Dans des conditions toujours aussi belles, l'événement a confirmé l'excellence de nombreux athlètes.

La Domination Bretonne en Bodyboard MinimesLa Bretagne a terminé la compétition en force, en décrochant le titre en bodyboard minimes, SUP espoirs et dropknee. Une analyse plus approfondie de la finale bodyboard minimes révèle qu'elle était entièrement composée de quatre Bretons ! Orion Christ s'est adjugé le titre en bodyboard minimes, tandis que William Sparfel s'est imposé en SUP espoirs et Morgan Le Quellec en dropknee, faisant flotter fièrement le drapeau noir et blanc. Le jeune Orion Christ a été l'auteur d’une vague « complètement folle », récompensée d’un 9,33 points au buzzer. Il avait besoin au minimum de 9 points pour s’emparer de la première place et a réussi à décrocher ce score sur sa dernière vague, prise dans les ultimes secondes. Il a ainsi « chipé le titre aux yeux et à la barbe de son compère Yohann Bachelard, en tête pendant toute la série ». On savait la succession au phénomène Louka Zaninotto (désormais en catégorie cadet) ouverte. On savait aussi que les Bretons du Minou Surf Club, notamment Yohann Bachelard, Orion Christ, Maelan Christ et Glenn Lhostis, étaient les mieux classés pour prétendre à un premier titre national. Favoris, ils n’ont pas déçu en atteignant tous la finale. La finale était donc « world-class et 100% bretonne », finalement remportée par Orion Christ.

Le Retour en Force du Dropknee : Morgan Le QuellecAvec cinq titres sur les dix dernières années, Martin Mouradian était sans conteste le grand favori de la catégorie dropknee. Cependant, il savait que le principal danger pouvait venir de Morgan Le Quellec, tenant du titre et qui s'était déjà illustré cette année en remportant l'Open de France à Royan. Et comme il pouvait le craindre, c’est bien Morgan qui s’est emparé du titre pour la deuxième année consécutive. Sur un spot des Gardians très agréable, bien que plus petit que la veille, Morgan Le Quellec a fait preuve de son sens marin aiguisé pour se positionner idéalement. Avec un score de 7 points, il a su trouver et scorer la meilleure vague de cette finale pour s’imposer une fois de plus, cette fois à Hossegor. Martin Mouradian a tout de même pris une très belle deuxième place. Morgan Le Quellec a confié : « Journée un peu stressante aujourd’hui à cause notamment de la présence de Martin Mouradian, multiple détenteur du titre. L’objectif était forcément de lui passer devant, c’est chose faite je suis content. On a eu de belles vagues mais ce n’était pas évident, les séries ont mis du temps à venir. Les autres n’ont malheureusement pas eu les bons scores, mais j’ai réussi à tirer mon épingle du jeu. Si j’avais une technique ? Non je n’avais pas de plan. Je suis parti sur la gauche, je sais surfer les gauches. Pour moi l’option était là-bas. »

L'Émergence des Nouvelles Pépites Féminines : Émie Padois et Mathilde CoudeyratLa très jeune Émie Padois a confirmé qu’elle était bien la nouvelle pépite du bodyboard féminin français. Avant ces Championnats de France, Mathilde Coudeyrat avait un objectif ambitieux : devenir la première à remporter quatre titres nationaux consécutifs dans la catégorie. Impériale depuis 2021, on la pensait presque intouchable. Mais c’était sans compter sur Émie Padois. Éliminée en demi-finale, Mathilde Coudeyrat a laissé le champ libre à Émie Padois qui a saisi cette opportunité. En finale, cette dernière a pris le temps de choisir les bonnes vagues pour ne partir que sur les plus prometteuses. Battue quelques minutes plus tôt en bodyboard espoirs, alors qu’elle était la grande favorite, Mathilde Coudeyrat s’est consolée en s’adjugeant, en milieu d’après-midi, le titre en bodyboard ondines ! Pourtant, Lisa Labadie, vainqueur de trois des quatre dernières éditions, était la grande favorite à sa propre succession. Malheureusement pour la Basque, elle s’est faite éliminer en demi-finale. Cette situation n'a pas offert un boulevard à Mathilde Coudeyrat vers le titre, puisque la toute récente championne de France de bodyboard espoirs, Émie Padois, était elle aussi dans cette finale, et, quelques minutes après son titre, a bien failli signer un doublé, étant en tête jusque dans les dernières secondes. Mathilde Coudeyrat a décrit les conditions : « Les vagues étaient compliquées, il y a eu de longues accalmies et les grosses fermaient un peu. Il a bien fallu choisir les bonnes. Concernant ma dernière vague, j’ai un peu paniqué car je ne voyais rien venir. Je ne m’attendais pas du tout à mettre un rollo comme ça qui transperce la vague, je ne pensais pas le remettre mais j’ai bien tenu ma planche. »

Autres Titres Marquants et PerspectivesDans la catégorie SUP espoirs, Lucas Winter Dreux, champion sortant, étant désormais en open, quatre compétiteurs se sont disputés le titre. Dans des conditions toujours aussi solides, William Sparfel s’est montré le plus habile pour décrocher son tout premier titre de Champion de France. Il évoluera en open dès l’année prochaine. William Sparfel a partagé son expérience : « C’était vraiment cool car j’ai eu un petit temps avant ma finale avec Benoît Carpentier qui m’a aidé à me placer et à imaginer cette finale. La mise à l’eau fut un peu compliquée, le shorebreak envoi du lourd ici. J’ai réussi à avoir une bonne première vague et heureusement car le passage de barre n’était vraiment pas simple. C’est la première fois où je trouve que les vagues sont aussi propres. »

Canelle Lebreton étant désormais en Open, sa succession était grande ouverte. Largement en tête du classement fédéral, Margaux Vieuge, finaliste de l’EuroSurf junior cet été et membre du Bidarteko Surf Club, était logiquement la favorite pour remporter son premier titre. Non seulement elle a tenu son rang, mais elle y a mis aussi la manière. Dans de solides conditions, la Basque s’est engagée dans les vagues bien creuses des Gardians, récoltant un 8,5 points qui, combiné à son backup de 6,17 points, lui a permis de survoler cette finale. Anae Lacour (2ème), Jeanne Arnoux (3ème) et Anna Malayika Danielou (4ème) ont terminé loin derrière, la première courant après un 9,68 points tandis que les deux dernières de cette finale étaient combo. Une belle récompense et un premier titre pour Margaux, qui a pu fêter ça sur la plage avec les membres de son club et son coach Sammy, lui aussi ému. Margaux Vieuge a exprimé son émotion : « Je n’ai pas les mots (émue). Je suis très contente d’avoir gagné, c’était super important pour moi. On a eu des vagues un peu compliquées à gérer, on a bouffé pas mal de séries, mais c’était top. Je suis assez à l’aise dans ce genre de conditions, j’aime ça. Je termine ma saison en beauté, je ne pouvais pas rêver mieux. »

Parmi les autres champions récompensés, le Martiniquais Noah Lamarche a décroché le titre en longboard espoirs. Raony Portilla était le champion en titre et grand favori à sa propre succession, mais c’était sans compter sur Noah Lamarche. Au terme d’une finale parfaitement maîtrisée, le Martiniquais a remporté son tout premier titre de champion de France, lui qui effectuait sa dernière année chez les espoirs. Avec un 8,17 points et un 7,27 points, il a survolé cette finale, obligeant Raony Portilla (2ème) à aller chercher un 8,12 points pour être premier et mettant combo Teiva Portilla (3ème) et Colin Breton (4ème). À la sortie de l’eau, les larmes ont coulé sur son visage et sur celui de Jérémy Brasset, dit « Gégé », son coach avec qui il s’entraîne depuis de nombreuses années. Noah Lamarche a témoigné : « C’était à la fois hyper intense et à la fois très long. Les minutes ont mis un temps fou à s’écouler. C’était parfait, il y avait de très belles vagues, on était entre copains. Je n’avais jamais atteint la finale en Championnat de France, c’était toujours ma hantise de ne faire que 5ème. Gégé, mon coach, est celui qui m’a appris à surfer depuis tout petit, c’est le grand frère de mon meilleur pote, c’est génial de faire ça avec lui. »

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