La plongée sous-marine, activité fascinante explorant les profondeurs aquatiques, exige une attention particulière à la sécurité et à la condition physique des pratiquants. Au cœur de cette démarche se trouve la nécessité d'obtenir un certificat médical de non contre-indication, document essentiel garantissant l'aptitude d'un individu à s'immerger sans risque. En France, la Fédération Française d'Études et de Sports Sous-Marins (FFESSM) encadre rigoureusement cette pratique, combinant exigences sanitaires et démarches administratives, dont beaucoup sont désormais accessibles en ligne pour simplifier le parcours des plongeurs. Cet article détaillera les rouages de cette réglementation, de l'obtention de la licence aux critères médicaux spécifiques.
La Licence FFESSM : Un Passeport Indispensable pour la Plongée
Pour toute personne souhaitant pratiquer la plongée sous-marine encadrée ou en autonomie, l'obtention d'une licence FFESSM est une étape fondamentale. Cette licence, bien plus qu'une simple carte, représente une adhésion à une fédération reconnue, garantissant un cadre réglementaire et des assurances de base.
Types, Coûts et Validité de la Licence
La FFESSM propose différents types de licences, adaptés à l'âge du pratiquant, avec des tarifs distincts pour assurer l'accessibilité à tous les publics. Il existe ainsi une LICENCE ADULTE (à partir de 16 ans) au prix de 48,50 €, une LICENCE JEUNE (de 12 à 16 ans) à 30,50 €, et une LICENCE ENFANT (moins de 12 ans) pour 14,00 €. À ces montants s'ajoutent des frais de traitement de 27.60€ TTC par licence délivrée, couvrant les aspects administratifs liés à son émission.
La validité de la licence FFESSM s'étend du 1er septembre de l'année en cours jusqu'au 31 décembre de l'année suivante. Elle peut donc être valide jusqu'à 16 mois, offrant une flexibilité appréciable pour les plongeurs qui planifient leurs activités sur plusieurs saisons.
Le Processus d'Acquisition ou de Renouvellement en Ligne
L'ère numérique a grandement simplifié les démarches pour les plongeurs. Pour acheter ou renouveler votre licence FFESSM, le processus est entièrement réalisable en ligne, garantissant rapidité et efficacité. Les étapes sont les suivantes :
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- Sélectionnez le type de licence en fonction de votre âge.
- Cliquez sur "Ajouter au panier".
- Identifiez-vous ou créez un espace client si vous n'en avez pas déjà un.
- Remplissez le formulaire en ligne avec les informations requises.
- Cliquez sur "Valider" pour confirmer votre demande.
- Procédez au paiement de votre licence, généralement par carte bancaire pour un traitement quasi immédiat. En revanche, si vous choisissez de régler par virement bancaire, votre commande de licence FFESSM ne sera validée qu'une fois votre virement reçu sur le compte bancaire.
Une fois la commande validée et le paiement reçu, votre licence FFESSM sera créée sous 12 heures, y compris le dimanche et les jours fériés. Une attestation de licence en format PDF est immédiatement disponible après la création de celle-ci, sur le site diveboutik.com dans votre Espace Client à la rubrique "Mes documents". Vous pourrez la télécharger et l'imprimer.
La Licence Dématérialisée et le Numéro de Licencié
Désormais, les nouvelles cartes de licence FFESSM sont dites dématérialisées. Cela signifie que des informations telles que la date de validité de la licence ou l'assurance optionnelle souscrite ne figurent plus directement sur la carte physique. Ainsi, vous gardez la même carte de licence à vie. L'accès aux informations vous concernant, à la date de validité de la licence, à la date de votre certificat médical ainsi qu'au niveau de vos assurances le cas échéant, se fait en flashant le QR code présent sur la carte. Si vous avez déjà reçu une carte de licence avec QR code les années précédentes, vous n'en recevrez donc plus de nouvelle. Bien entendu, si vous abîmez ou égarez votre carte, la FFESSM pourra vous en éditer une nouvelle.
Concernant votre numéro de licence, en souscrivant une licence FFESSM par l'intermédiaire de plateformes agréées, si vous avez déjà été licencié, vous garderez votre ancien numéro de licence à vie. Il est néanmoins important de ne pas faire de fautes de frappe dans vos nom, prénom et date de naissance lors de votre premier achat ou renouvellement pour éviter toute erreur. Pour cette raison, communiquer votre numéro de licence, si vous le connaissez, est toujours recommandé, bien que ce ne soit pas indispensable, car vos nom, prénom, date de naissance et adresse suffisent généralement pour le renouvellement.
Accessibilité Internationale et Spécificités pour les Moniteurs
La pratique de la plongée sous-marine est une passion universelle. Ainsi, il est possible de souscrire une licence FFESSM quelle que soit votre nationalité ou votre lieu de résidence dans le monde.
Pour les moniteurs de plongée, il est tout à fait possible de souscrire une licence FFESSM par l'intermédiaire de distributeurs partenaires. Cependant, il est important de noter que vous ne pourrez en aucun cas délivrer des brevets ou qualifications de plongée par l'intermédiaire de certaines plateformes comme la SCA DiveBoutik si vous n'avez pas vous-même enseigné ces certifications. Ces plateformes ne délivrent ou ne valident à leurs adhérents aucun brevet ou certification FFESSM qu'elles n'ont pas directement enseignés.
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Par ailleurs, dans les cas où la licence sollicitée vous permettrait d'accéder aux fonctions d'encadrant et/ou de dirigeant d'établissement d'activités physiques et sportives au sens des articles L. 212-1 et L. 322-1 du code du sport, vous êtes informé que les éléments constitutifs de votre identité de licencié seront transmis par la FFESSM aux services de l'État. Cette démarche vise à effectuer un contrôle de votre honorabilité au sens de l'article L. 212-9 du code du sport, assurant ainsi la sécurité et l'intégrité de l'encadrement des activités subaquatiques.
L'Assurance, une Couverture Essentielle pour le Plongeur
La plongée sous-marine, bien que généralement sûre lorsqu'elle est pratiquée dans le respect des règles, n'est pas exempte de risques. C'est pourquoi l'aspect assurantiel est un pilier essentiel de la pratique sécurisée.
Responsabilité Civile et Assurances Complémentaires
Avec votre licence FFESSM, vous bénéficiez déjà d'une assurance Responsabilité Civile. Cette couverture vous protège contre les conséquences financières que vous pourriez être amené à connaître dans la pratique des activités reconnues par la FFESSM, si vous causiez un dommage à autrui et que vous en étiez déclaré responsable. Par exemple, si votre équipement endommageait celui d'un autre plongeur ou si une de vos actions entraînait une blessure à un tiers.
Cependant, cette assurance Responsabilité Civile ne couvre pas les dommages que vous pourriez subir en tant que victime d'un accident. Aussi, vous avez la possibilité de souscrire une des assurances individuelles proposées dans le cadre d'une licence FFESSM. Ces assurances complémentaires offrent une protection plus étendue pour le plongeur lui-même en cas d'accident personnel.
Souscription et Paiement de l'Assurance Optionnelle
Si vous souhaitez souscrire une assurance optionnelle, la souscription et le paiement se font directement chez l'assureur fédéral après la création de votre licence. Une fois licencié à la FFESSM, si vous souhaitez souscrire une assurance complémentaire, vous devrez le faire directement sur le site de l'assureur fédéral AXA Lafont. Le paiement de cette assurance optionnelle se fera sur le site de l'assureur. Pour certaines démarches spécifiques, il est indiqué de joindre un chèque de 20€ à l'ordre de la FFESSM à l'adresse suivante : FFESSM - Service des cartes - 24 QUAI DE RIVE-NEUVE 13284 MARSEILLE CEDEX FRANCE. Il est crucial de suivre ces instructions pour une bonne gestion de votre dossier.
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Le Certificat Médical de Non Contre-Indication (CMNCI) : Une Exigence Légale et de Sécurité
Le certificat médical de non contre-indication (CMNCI) est sans doute le document le plus critique pour tout plongeur. Il atteste de l'aptitude physique et psychique d'une personne à supporter les contraintes spécifiques de l'environnement sous-marin.
Obligation et Validité du CMNCI
Depuis le 24 juillet 2017, même pour un renouvellement de licence FFESSM, vous devez fournir un certificat médical de non contre-indication à la pratique de la plongée sous-marine. Ce certificat doit impérativement être daté de moins d'un an au moment de la souscription de la licence. Cette exigence souligne l'importance d'une évaluation régulière de la santé des plongeurs, car l'état physique peut évoluer avec le temps.
Le certificat médical est obligatoire pour la délivrance de la première licence à la FFESSM et fortement conseillé avant un baptême de plongée pour prévenir les effets des contraintes cardiovasculaires et ventilatoires liées à l'immersion et les risques barotraumatiques présents dès les premiers mètres.
Soumission en Ligne et Confidentialité
La copie de votre certificat médical doit être transmise lors de la souscription ou du renouvellement de votre licence. Tout se fait en ligne : sur la page du formulaire de souscription en ligne, après avoir scanné votre certificat médical, il suffit de l'uploader. Si vous n'avez pas de scanner, il est tout à fait possible de prendre votre certificat médical en photo avec votre téléphone, à condition que l'image soit claire et lisible.
Pour des raisons de confidentialité, les certificats médicaux des licenciés FFESSM ne sont pas archivés par les distributeurs de licences. La copie de votre certificat médical est supprimée dès la création de votre licence FFESSM. Cela assure que vos données médicales sensibles ne sont pas conservées inutilement par des tiers.
Prérogatives de Sécurité du Directeur de Plongée
Un point crucial de la réglementation est la capacité du personnel encadrant à intervenir en cas de doute sur l'état d'un plongeur. Le Président d'un club, d'un Organisme Déconcentré, d'un jury d'examen, l'exploitant d'une SCA ou un directeur de plongée qui, de manière évidente, soit constate chez un plongeur ou un encadrant un comportement particulier susceptible à ses yeux d'être générateur d'une conduite à risque pour le plongeur ou sa palanquée, soit considère que ce licencié puisse ne pas être en état physique ou psychique de participer à une activité prévue par le règlement fédéral ou le code du sport, peut s'opposer à cette pratique. Cette prérogative est une mesure de sécurité essentielle, permettant d'éviter des incidents potentiellement graves.
Qui Peut Délivrer le Certificat Médical de Plongée ? Les Différents Interlocuteurs
La qualification du médecin délivrant le certificat médical est un aspect clé de la réglementation, variant selon le niveau de plongée envisagé, l'âge du plongeur et d'éventuelles conditions médicales préexistantes.
Le Médecin Généraliste et les Niveaux Initiaux
En juin 2014, le comité directeur national de la FFESSM a modifié ses directives en matière de certificat médical en autorisant tout médecin inscrit à l'Ordre des médecins à délivrer un certificat pour les formations de niveau 1 (y compris chez l'enfant de plus de 12 ans), de niveau 2, de niveau 3 et l'ensemble des qualifications. Cette mesure a simplifié l'accès à la plongée pour de nombreux pratiquants, en rendant l'examen médical plus facilement accessible.
Néanmoins, la FFESSM conseille de privilégier chaque fois que possible, le recours à un médecin fédéral, et ce, même dans les cas où le certificat de non contre-indication peut être délivré par tout médecin. Les médecins fédéraux possèdent une connaissance approfondie des spécificités de la plongée et de ses impacts physiologiques, offrant ainsi une expertise plus pointue.
Cas Spécifiques Requérant une Expertise Médicale Approfondie
Pour certains niveaux de formation ou conditions de pratique, une expertise médicale plus spécialisée est requise. Les passages du niveau 4 et des monitorats fédéraux, ainsi que la pratique du recycleur ou du trimix, requièrent un examen par un médecin fédéral. Un médecin fédéral est un médecin titulaire d'une licence fédérale, présenté par un président de club et participant à des actions de formations, d'enseignements et de surveillance médicale de compétition. Les médecins diplômés en médecine du sport, en médecine de plongée ou en médecine hyperbare sont également habilités à délivrer ces certificats pour ces activités avancées.
La reprise de la plongée après un accident ne peut se faire qu'après avis d'un médecin fédéral, d'un médecin de plongée ou d'un médecin hyperbare. De même, le certificat pour l'enfant de 8 à 14 ans doit être délivré par l'un de ces spécialistes. Cette exigence est due à la vulnérabilité accrue des enfants aux contraintes de la plongée et à la nécessité d'une évaluation pédiatrique spécifique. Il est important de noter que pour les jeunes de moins de 18 ans, bien que la notion de "Certificat d'Absence de Contre-Indication (CACI)" sous sa forme standard ne soit pas toujours exigible au même titre que pour les adultes, un certificat médical attestant de la non-contre-indication est bel et bien requis et doit être délivré par un professionnel qualifié selon l'âge et le niveau de pratique.
En cas de pathologie préexistante (telle que valvulopathie, arythmie, coronaropathie, shunt droite-gauche, surdité, asthme, pneumothorax spontané, hémophilie, diabète insulinodépendant…) ou de traitement particulier (antiarythmique, bêtabloquant…), la visite ne peut être réalisée que par un médecin expert fédéral, un médecin de plongée ou un médecin hyperbare. Leur spécialisation permet d'évaluer précisément les risques associés à ces conditions.
En situation de handicap, le médecin rééducateur est également autorisé à délivrer un certificat, apportant une expertise adaptée aux besoins spécifiques de ces plongeurs. Pour le compétiteur, le certificat de non contre-indication des activités en compétition peut être validé par un médecin du sport, un médecin fédéral, un médecin de plongée ou un médecin hyperbare. Le sportif de haut niveau doit, en outre, respecter la liste et la périodicité des examens établies par la commission médicale.
Enfin, le moniteur salarié est considéré comme un travailleur intervenant en conditions hyperbares. Au moindre doute, le médecin examinateur peut faire appel à un médecin fédéral ou à un médecin expert exerçant dans l'un des centres hyperbares français dont les coordonnées sont accessibles sur le site de Medsubhyp. Il peut également utiliser des algorithmes d'aide à la décision ou la liste indicative des contre-indications disponibles sur le site Internet de la commission médicale de la FFESSM.
L'Examen Médical Approfondi : Critères et Contre-indications pour la Plongée
L'examen médical pour la plongée est une évaluation minutieuse de l'état de santé du futur plongeur, visant à identifier toute condition susceptible de compromettre sa sécurité sous l'eau. Il va bien au-delà d'un simple bilan général, s'attardant sur les systèmes physiologiques particulièrement sollicités par l'environnement hyperbare.
L'Interrogatoire et les Antécédents
L'examinateur effectue un interrogatoire approfondi à la recherche d'éventuels antécédents personnels ou familiaux. Ces informations sont cruciales pour déceler des prédispositions ou des fragilités (par exemple, épilepsie, asthme, pneumothorax, cardiopathie, mort subite inexpliquée…). Il vérifie également le statut vaccinal (antitétanique, anti-poliomyélite et éventuellement antileptospirose pour certaines expositions). L'interrogatoire peut être précédé par la lecture du carnet de santé et la réalisation d'un autoquestionnaire, permettant de préparer le terrain pour l'examen clinique.
Système Neurologique et Psychique
La plongée exige une stabilité psychique et neurologique. Des facteurs de vulnérabilité au stress, tels que des antécédents psychiatriques ou une addiction, doivent être recherchés. Ils peuvent être à l'origine d'une attaque de panique lors de plongées profondes ou d'une situation inhabituelle dans des conditions de plongée défavorables. Les troubles psychiatriques sont généralement incompatibles avec la plongée, tout comme les addictions ou la prise de psychotropes qui peuvent majorer la narcose à l'azote, modifier le seuil épileptogène et altérer l'adaptation cardiovasculaire à l'effort.
La réalisation d'un électroencéphalogramme (EEG) avec hyperpnée et stimulation lumineuse intermittente doit être discutée en cas d'antécédent de pertes de connaissance inexpliquées, de crises d'épilepsie, d'un traumatisme crânien sévère, d'une infection cérébrale ou d'un accident vasculaire cérébral. Ces examens visent à écarter tout risque de dysfonctionnement cérébral qui pourrait avoir des conséquences dramatiques sous l'eau.
Sphère ORL (Oreilles, Nez, Gorge)
L'oreille est particulièrement exposée aux variations de pression. Une variation brutale du volume gazeux dans l'oreille moyenne peut provoquer une atteinte grave de l'oreille interne, d'où l'importance de pouvoir équilibrer les pressions. L'otoscopie avec manœuvre d'équilibration active de la caisse du tympan est un élément essentiel dans le dépistage de la dysperméabilité tubaire (difficulté à équilibrer les oreilles). Elle permet également de vérifier l'état et la perméabilité du conduit auditif externe. La présence d'exostoses, fréquentes chez les nageurs et les surfeurs, ne nécessite une prise en charge chirurgicale avant la plongée que si elles sont associées à des otites externes récidivantes ou à une baisse d'audition.
Le futur plongeur doit, dans tous les cas, être sensibilisé sur l'importance de signaler dans les plus brefs délais à son médecin de plongée tout épisode médical intercurrent pouvant modifier la fonction tubaire, afin de mettre en place des mesures préventives pour éviter un barotraumatisme de l'oreille. En cas de doute sur une hypoacousie clinique (baisse de l'audition), l'examen doit être complété par une audiométrie tonale et un avis spécialisé. En fonction des résultats, une autorisation peut être discutée par le médecin fédéral selon les recommandations de la FFESSM, téléchargeables sur Internet. Cette décision dépendra du niveau d'hypoacousie et de l'état de l'oreille controlatérale. La présence d'une anomalie clinique vestibulaire (touchant l'équilibre) ou d'un antécédent de vertige nécessite un avis spécialisé et des explorations vestibulaires complémentaires. Enfin, la palpation sinusienne doit être indolore, signe de l'absence d'inflammation ou de congestion des sinus, qui peuvent également être affectés par les variations de pression.
Vision
La vision est primordiale pour la sécurité du plongeur et de sa palanquée. Le futur plongeur doit être informé qu'une vision binoculaire avec correction inférieure à 5/10 ou une acuité d'un œil inférieure à 1/10 et de l'autre avec correction inférieure à 6/10 contre-indique la plongée en autonomie à plus de 20 m de profondeur. Le port de lentilles est compatible avec la plongée, tout comme la mise en place de verres correcteurs sur le masque.
En cas de chirurgie oculaire, des délais de récupération sont à respecter avant de reprendre la plongée, sous couvert de l'accord de l'ophtalmologiste traitant. Le délai minimum de contre-indication à la plongée est d'1 mois pour une opération de la myopie, de 2 mois pour une opération de la cataracte, du glaucome ou après une chirurgie vitréo-rétinienne, et de 8 mois pour une greffe de cornée. Ces délais sont essentiels pour permettre une cicatrisation complète et éviter des complications liées à la pression.
Système Cardiovasculaire
Les modifications neurovégétatives et l'augmentation des régimes de pressions intracardiaques inhérentes aux contraintes d'immersion doivent écarter tout sujet à risque de syncope, d'ischémie myocardique, d'insuffisance cardiaque ou de rupture vasculaire. L'environnement aquatique, le froid, l'effort physique et les variations de pression peuvent tous solliciter fortement le système cardiovasculaire.
Plusieurs conditions cardiovasculaires constituent des contre-indications absolues : l'insuffisance cardiaque symptomatique, la cardiomyopathie obstructive, la tachycardie paroxystique, le bloc auriculoventriculaire (BAV) II ou complet non appareillé, et la maladie de Rendu-Osler. La présence d'une coronaropathie, d'une prise de bêtabloquants, d'une valvulopathie, d'un trouble du rythme, d'un trouble de la conduction ou d'un pacemaker impose une évaluation par un médecin fédéral.
Des antécédents familiaux de mort subite inexpliquée ou de coronaropathie à un jeune âge, ainsi que toute anomalie auscultatoire en dehors d'un souffle systolique bénin, doivent faire l'objet d'un avis spécialisé. La réalisation d'un électrocardiogramme de repos avant 40 ans permet d'éliminer la plupart des cardiopathies arythmogènes familiales, souvent silencieuses mais potentiellement dangereuses. Au-delà de 40 ans chez l'homme et de 50 ans chez la femme, l'épreuve d'effort est fortement recommandée, en particulier en cas de tabagisme actif ou sevré depuis moins de 5 ans, de dyslipidémie avec un taux de LDL > 1,5 g/L ou d'obésité avec un IMC > 30, car ces facteurs augmentent le risque cardiovasculaire.
L'hypertension artérielle doit être dépistée minutieusement en réalisant en cas de doute des contrôles itératifs et/ou une mesure ambulatoire de la pression artérielle. En cas de confirmation, un bilan cardiaque est indispensable avec a minima une exploration cardiaque anatomique et fonctionnelle, au repos et à l'effort. Le traitement doit être adapté à la plongée, en évitant si possible les diurétiques et les bêtabloquants qui peuvent avoir des effets indésirables en immersion. L'hypertendu doit être stabilisé et maintenir une activité physique régulière avant de débuter la plongée. Lors des activités subaquatiques, il doit limiter le stress psychique, le froid et l'hyperoxie, autant de facteurs pouvant exacerber l'hypertension.
La recherche d'un shunt droite-gauche (comme un Foramen Ovale Perméable) par échographie transthoracique et carotidienne ou transcrânienne avec injection de produit de contraste et manœuvre de sensibilisation n'a aucune indication en prévention primaire dans la population générale des plongeurs. Cependant, en cas de découverte fortuite, une contre-indication ou une plongée avec restriction doivent être proposées, en raison du risque accru d'accident de décompression.
Système Respiratoire
Toute pathologie pouvant être à l'origine d'une fragilisation du parenchyme pulmonaire (tissu pulmonaire) ou d'une gêne à l'expiration doit être dépistée. Ces conditions peuvent entraîner des barotraumatismes pulmonaires ou des difficultés respiratoires critiques en plongée. L'auscultation vérifie l'absence de bruits anormaux ou atténués compatibles avec un asthme, une bronchite chronique ou une maladie bulleuse. Elle doit être complétée par une exploration fonctionnelle respiratoire au moindre doute. La radiographie thoracique systématique n'est pas indiquée en l'absence de symptômes.
La présence de bulles pariétales, en particulier chez le fumeur, doit faire discuter une contre-indication absolue en raison du risque de rupture sous l'effet de la pression. La plongée est possible après un pneumothorax traumatique ou iatrogène après un délai minimum de 3 mois et en l'absence d'une atteinte ventilatoire en spirométrie ou d'un kyste gazeux séquellaire au scanner.
La réalisation d'une boucle débit volume avec un test de réversibilité aux bêta-2-mimétiques peut permettre au médecin fédéral d'autoriser un asthmatique léger à la pratique de la plongée, selon les recommandations de la FFESSM téléchargeables sur Internet. Cependant, une contre-indication doit être prononcée en cas d'asthme d'effort, d'asthme au froid, d'antécédent de crise d'asthme grave, d'asthme non stabilisé avec un traitement de fond, d'insuffisance respiratoire, de pneumopathie fibrosante, de vascularite pulmonaire, de chirurgie pulmonaire ou de pneumothorax spontané. La restriction de profondeur ne peut pas être considérée comme une alternative, puisque le gradient de pression, et donc le risque barotraumatique, est le plus important dans les 10 premiers mètres.
Au-delà de la Plongée Loisir : Exploration et Choix
La plongée sous-marine ne se limite pas aux explorations classiques et peut prendre des formes variées, allant des activités récréatives avancées à la découverte de sites spécifiques.
Formes Spécifiques de Plongée
Au-delà de la plongée loisir classique, certains plongeurs s'aventurent dans des domaines plus techniques ou des environnements particuliers. On parle ici par exemple de plongées profondes au Nitrox, des explorations dans la zone des 40 à 60 mètres avec des PpO2 (pressions partielles d'oxygène) supérieures à 1.6, souvent réalisées avec une mono-bouteille dans le dos et sans bloc de décompression. Ces pratiques exigent une formation et une condition physique accrues.
Les histoires de plongée et les voyages plongée révèlent également la diversité des expériences. On plonge le plus souvent en eau de mer, plus rarement en eau douce. Mais combien d'entre vous ont plongé dans les deux, voire les trois, en même temps ? Il s'agit de ces mélanges d'eaux, de ces étonnants changements de phases rencontrés parfois au sein du milieu : haloclines, thermoclines… et même l'argile liquide.
Une autre facette est la plongée en carrière. Aujourd'hui, ces carrières désaffectées sont devenues le paradis de certains plongeurs, offrant un milieu unique et souvent très préservé. Vous êtes de plus en plus nombreux à tenter la plongée en carrière, une expérience qui diffère grandement de la plongée en milieu naturel marin par ses spécificités (visibilité, température, environnement).
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