L'océan, espace de liberté et de défis, forge des liens uniques entre celles et ceux qui le parcourent sur leurs planches. Lorsque la communauté du surf est touchée par la disparition de l'un des siens, un rituel puissant et empreint d'émotion se manifeste : la cérémonie d'adieu en mer, communément appelée "paddle out". Cette pratique, profondément enracinée dans la culture surf, transcende les croyances individuelles pour offrir un moment de recueillement collectif, de partage et d'hommage à la vie vécue au fil des vagues.
Le "Paddle Out" : Un Rituel Universel en Harmonie avec les Éléments
La cérémonie autour d’un défunt tient pour beaucoup à une tradition religieuse, souvent continuée à bon escient qu’on soit croyant ou pas. Ainsi, un peu partout dans le monde, s’expriment désormais ces racines du surf dès lors qu’une communauté tissée autour d’un spot perd un des siens. C'est une tradition renouvelée qui assure aux surfeurs un moment de recueillement et de partage, tant avec l’ami disparu qu’avec cet océan dont chaque surfeur sait, par ailleurs, qu’il se dispute individuellement les vagues.
Le déroulement de ces cérémonies suit généralement un protocole symbolique. Les surfeurs, porteurs d’une fleur, se retrouvent assis en cercle sur leur planche, dans ces eaux que le défunt avait pour habitude de pratiquer en surfant. Au centre, celle ou celui de la famille qui en porte les cendres ou qui en déploie une couronne invite au silence pour qu’on n’entende que la sonorité des éléments, jusqu’à ce que la puissance du recueillement, par un cri d’appel, déborde soudainement en une allégresse collective. Alors, tandis que les fleurs volent, l’eau et les voix jaillissent de toutes parts, formant comme une pluie de joie révélatrice d’un autre état. Parmi les nombreuses activités humaines et sportives tissant spécifiquement une communauté, les surfeurs ont le mérite et la chance de perpétuer la tradition d’une telle cérémonie, à la fois simple et puissante, et propre à eux. Ce rituel émouvant, nommé « paddle out », est une manière de rendre hommage à un membre disparu de la famille de l’océan.
Hommages aux Figures Iconiques du Monde du Surf
Le "paddle out" a marqué les adieux à des personnalités qui ont façonné l'histoire du surf, des pionniers aux légendes contemporaines. Ces rassemblements massifs témoignent de l'impact durable de ces individus sur une culture et une passion partagées mondialement.
Jack O’Neill, le Visionnaire de la Combinaison
La marque O’Neill organisa, simultanément dans neuf pays (États-Unis, Canada, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Belgique, France, Afrique du Sud, Australie, Japon), une cérémonie en mémoire de son fondateur, Jack O’Neill, qui s’est éteint à l’âge de 94 ans. Des surfeurs formant un cercle au large de l'océan, assis sur leurs planches respectives en se tenant les mains, colliers de fleurs autour du cou, qu'ils jetteront au milieu. Après avoir frappé tous ensemble la surface de l'eau, ils rentrèrent sur la plage, non sans avoir pris une vague.
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Cet hommage célébrait celui qui était reconnaissable entre tous, avec son visage barbu barré d’un bandeau dissimulant son œil gauche, perdu à la suite d’un accident de surf. Personnage incontournable de l’histoire du « sport des rois hawaïens », Jack O’Neill, « juste parce [qu’il] voulai[t] surfer plus longtemps », perfectionna et popularisa la combinaison de surf en Néoprène, pour laquelle il imagina le slogan « C’est toujours l’été à l’intérieur ». Par cette innovation, il permit à tous ceux qui, comme lui, devaient se contenter de sessions d’une heure maximum dans les eaux glaciales de Californie et d’ailleurs, de bénéficier d’une seconde peau. En France, la cérémonie eut lieu à l’Anglet Surf Club (Pyrénées-Atlantiques). La marque O’Neill souhaitait voir participer un grand nombre de surfeurs, car, comme disait Jack O’Neill lui-même dans une interview accordée au magazine Surfer en septembre 1972 : « Qu’y a-t-il de mieux que d’aller surfer ? » Cette question rhétorique résonne encore comme un credo pour toute la communauté.
Andy Irons, l'Icône Inoubliable et Symbole de Fraternité
La communauté des surfeurs n’avait jamais été aussi soudée qu’après la disparition d’Andy Irons. Il existe une réelle fraternité entre les surfeurs du monde entier, indépendamment de leur origine, leur appartenance politique ou leurs croyances. Et c’est peut-être cette union internationale qu’est venue sublimer la mort d’Andy Irons qu’il faut retenir de toute cette tragédie. Andy adorait dire qu’il fallait « répandre l’amour » : tout ce qu’il a accompli de son vivant aura servi à répandre l’Aloha Spirit sur la planète surf et bien au-delà.
À Hanalei Bay, des centaines de surfeurs étaient venus accompagner la famille Irons dans cette douloureuse épreuve. Les cendres d’Andy Irons retournèrent à l’océan. Il y a quelque chose de fort ici : la vie vient de la mer, Andy Irons a passé sa vie dans l’océan et il y retourne à la fin comme pour mieux renaître de ses cendres. Pendant qu’elles se diluent dans l’eau, les cellules de son enfant à naître dans les jours prochains baignaient alors dans le liquide amniotique de sa femme Lyndie. La souffrance de Lyndie, la compagne d’Andy qui s'est retrouvée seule à élever son fils avec le fardeau de la perte de l’être aimé, est partagée. La douleur des parents qui perdent leur aîné, sans comprendre comment un sportif de haut niveau souffrant probablement de dengue a pu décéder seul dans une chambre d’hôtel alors qu’il aurait pu bénéficier de tous les soins médicaux nécessaires pour guérir de son mal, est également ressentie avec compassion par cette communauté unie.
La Communauté Française en Deuil : Récits d'Adieux Émouvants
La scène française du surf, vibrante et passionnée, a également été le théâtre de nombreux hommages en mer, rendant compte de la force des liens qui unissent ses membres, qu'ils soient champions, éducateurs ou simples amoureux de la glisse.
Philippe Alonso, le Maître Shaper et Kneeboarder Inoubliable
Le surfeur et shaper Philippe Alonso est décédé en début de semaine d’une longue maladie. La Fédération Française de Surf, qui ne publie pas tous les jours un article pour saluer la mémoire d’un surfeur, a tenu à lui rendre un vibrant hommage. Philippe Alonso était licencié au Surf Club de la Presqu’île du Cap Ferret depuis des années et avait même été membre de son conseil d’administration avant d’intégrer, il y a quelque temps, le conseil des sages du club. C’était une figure du surf sur le bassin d’Arcachon, et, plus généralement, en France.
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« Neuf fois champion de France de kneeboard, un record, et membre de l’équipe de France sur plusieurs championnats d’Europe et du monde dans les années 1990-2000, » a écrit la fédération française de surf dans son post, « shaper de renom à Als Brothers, Philippe Alonso a marqué de son empreinte l’histoire de notre sport et de la fédération. » Il était en effet un remarquable surfeur, « mais uniquement en kneeboard, » comme en témoigne Xavier Bernard, responsable du Surf Club de la Presqu’île du Cap Ferret. « C’est une discipline à part entière, à genoux sur la planche. » Encore recordman du nombre de titres de champion de France, il a aussi été plusieurs fois vice-champion d’Europe de kneeboard en 1993, 1995, 1997 et 1999.
Philippe Alonso était aussi connu comme « master shaper », c’est-à-dire comme concepteur de planches de surf. Il avait fondé avec son frère Didier à Lanton « AL’S brothers surfboards ». « Beaucoup de surfeurs français ont posé leurs pieds sur leurs créations, » écrivait Viral Surf, un des grands distributeurs européens de planches. Le Surf Club de la Presqu’île du Cap Ferret ne veut pas que son nom soit oublié : « Nous réfléchissons à organiser un événement pour commémorer sa mémoire, » a précisé Xavier Bernard, soulignant la volonté de perpétuer le souvenir de ce grand nom du surf.
Poeti Norac, une Étoile Filante du Longboard Français
La Fédération Française de Surf a eu le regret d'annoncer, en accord avec sa famille, la disparition de Poeti Norac. La jeune et talentueuse surfeuse était partie s'installer en Australie depuis plusieurs mois. Elle nous a quittés sur la Sunshine Coast, à l'âge de 24 ans. Elle avait commencé le surf avec son père à l'âge de 6 ans, aux Sables d'Olonne d'où elle était originaire. D'abord en shortboard avant de tomber sous le charme du longboard. Elle faisait de la compétition dans cette discipline avec succès depuis une dizaine d'années : vice-championne de France en 2018 et 3e en 2016, Poeti avait disputé quatre finales nationales et remporté 10 victoires en Coupe de France, dont la 100% filles en 2017 devant Justine Dupont. Titulaire du BPJEPS Surf à l’âge de 18 ans, elle était une éducatrice hors pair et transmettait sa passion de la glisse et de l'océan. Son départ prématuré a laissé un vide immense au sein de la communauté qu'elle a tant inspirée par son talent et son dévouement.
Jules Prou, la Jeunesse Envolée
Toute la communauté du surf s’est retrouvée, un samedi matin, en ouverture de l’étape finale de l’Open de France de shortboard à Plomeur (Finistère), pour rendre hommage à Jules Prou, surfeur disparu tragiquement dans l’archipel des Açores. Au petit matin, plus de 300 surfeurs se sont réunis à La Torche (Plomeur, Finistère) pour rendre hommage à Jules Prou, 16 ans, décédé après un accident de plongée. Face à la baie d’Audierne, avec pour fond le bruit des vagues, Ronan Chatain, responsable de l’Open de France de shortboard, a évoqué la mémoire de ce surfeur hors pair. « Du haut de ses 16 ans, il était doté d’un haut potentiel et d’une étonnante maturité. Au sein de l’École de surf de Bretagne (ESB), en moins de deux ans, il était devenu un modèle d’inspiration pour tous les jeunes qui le côtoyaient. Jules, a-t-il dit, est parti dans un moment de parfaite communion avec le grand bleu et les siens. » Avant qu’Owen Andro, surfeur et champion de Bretagne de biniou bras, ne joue en guise d’adieu l’Amazing Grace, Xavier Renaudin, de la Fédération Française de surf, a lu un message de Tony Estanguet, président des JO Paris 2024. Après un long moment de silence suivi d’applaudissements, la finale de l’Open a été lancée, un geste symbolique pour honorer la passion qui animait Jules.
François Lartigau, un Adieu Ordonné par l'Océan
Une autre cérémonie marquante fut celle organisée pour François Lartigau, membre important d'un club et surfeur historique et charismatique. Ayant accepté avec dignité le voyage final auquel le conduisit sa maladie, François avait dûment pré-organisé le déroulement de la cérémonie qu’il entendait qu’on lui fasse. Rien ne fut vraiment différent à ce que font habituellement les surfeurs, si ce n’est qu’il demandait à ce que la cérémonie ait lieu dans des conditions météorologiques propices. Pour diverses raisons, celle-ci ne pouvait se dérouler qu’à partir d’une certaine date. Or, précisément les conditions, jusqu’alors de mer très forte, se calmèrent à cette date, pour offrir finalement le lendemain un jour ensoleillé et radieux, avec de magnifiques vagues offshore. La concordance de la majesté des éléments avec la date envisagée de la cérémonie était, par ailleurs, un bel écho de cette même concordance d’un temps magnifique et de lumières crépusculaires époustouflantes ayant aussi accompagné François Lartigau dans les dernières semaines de sa vie. C'était comme une alliance dans la sérénité entre celui-ci et l’océan qui l’habita toute sa vie. Le cercle dans l’océan réunit plus d’une centaine de personnes, rendant le recueillement autour des enfants au centre et la dispersion des fleurs sous la pluie des eaux, encore plus prenants. Puis la plupart des surfeurs filèrent sur le spot pour prolonger la cérémonie en une session de surf dédiée à François, durant laquelle sa fille se défia à surfer la grande planche de son père avec une audace et un talent inédits. De quoi évidemment la rendre radieuse à la sortie de l’eau, témoignant d'une transmission et d'une force exceptionnelles.
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Le Bataclan : Quand l'Océan Répond à la Tragédie Humaine
Des cérémonies océanes sont organisées pour des surfeurs dont eux-mêmes ou les proches ont voulu qu’hommage leur soit fait. Lors de l’attentat terroriste au Bataclan à Paris en novembre 2015, un surfeur régulier de Guéthary fut abattu. Des membres du club sollicitèrent l'organisation d'une cérémonie océane, également à la demande de la famille. Dans le contexte national des circonstances tragiques de ce décès, les proches voulurent que cela se passe dans la discrétion et décidèrent eux-mêmes, pour des raisons pratiques, du jour et de l’heure de la cérémonie.
Arrivant d’un peu partout en France et en Europe à la veille de l’évènement, accablés par la soudaineté et l’inimaginable d’une telle disparition, la plupart d’entre eux, non surfeurs, n’en connaissait pas vraiment la teneur. Jusque-là rien d’insurmontable, d’autant que les locaux amis surfeurs du défunt étaient présents aussi. Mais c’était oublier l’océan qui précisément ce jour-là s’annonçait en furie (3,50 m de houle, vent onshore à 60 km/h, averses…), comme l’écho peut-être d’une rage nécessaire des éléments face à la violence arbitraire et injuste des faits. Ce qui invitait d’autant plus à maintenir coûte que coûte cette cérémonie d’un ordre exceptionnel, malgré les difficultés réelles de son organisation.
Ce fut ainsi qu’en fin de matinée et à marée basse, avec des vagues déferlant à l’entrée du port, plus de quarante personnes se retrouvèrent devant le club, résolues à affronter les eaux glacées d’une mer en tempête, en hommage au surfeur défunt. Parmi elles, nombreux étaient des néophytes en matière de surf, voire en matière d’océan. Mais, habillées de combinaisons prêtées, les planches sous le bras, elles ramèrent cahin caha, dans le courant, à une trentaine de mètres du bord en vue du cercle à former. Dans le même temps, le père du défunt, équipé d’un gilet de tow-in car mauvais nageur, rejoignait le cercle à bord de la pirogue du club, en proie à la douleur et portant les cendres de son fils. À l’entendre, on pourrait croire à l’ineptie de cette cérémonie en de telles circonstances, mais tout se passa bien, les nuages se dissipant en temps voulu et la pirogue ne chavirant qu’après que tout le monde se fût relâché dans le jaillissement floral et aquatique final. Le père, sans crainte, rentra accompagné à la nage. Et devant le club, ce fut alors un incroyable assemblage de visages plus radieux les uns que les autres, chacun y allant de son sourire et de son commentaire heureux pour exprimer son émotion. L’océan, bien que n’ayant pas facilité la solennité de la cérémonie, avait joué son rôle salvateur et permit une échappée de bonheur dans la tristesse accablante de cette tragédie.
Destins Tragiques et la Force du Soutien Communautaire
Le surf, bien qu'il soit une source de joie et de vitalité, n'est pas exempt de drames. Les disparitions soudaines, parfois dans l'océan même, rappellent la fragilité de la vie et renforcent d'autant plus la nécessité de ces rituels collectifs.
Austin Gibbons, la Fragilité de la Vie dans les Vagues
Le monde du surf pleure une nouvelle perte tragique. Le surfeur new-yorkais Austin Gibbons, 27 ans, est décédé à Long Beach, après avoir été victime d’une crise d’épilepsie dans l’eau. Austin Gibbons surfait sur son home spot de Long Beach lorsqu’il a été pris d’une crise d’épilepsie. Malgré l’intervention rapide des secours, le jeune homme s’est noyé. L’annonce de sa mort a bouleversé toute la côte Est, et bien au-delà.
« Nous avons le cœur brisé par la perte d’Austin Gibbons, membre de la famille Skudin Surf depuis plus de 15 ans, » a déclaré un représentant de la communauté. « Il a commencé comme jeune campeur avant de devenir un instructeur exceptionnel. Surfeur talentueux, sauveteur, mais surtout être humain lumineux, il a marqué chaque personne qu’il a encadrée. » Le destin d’Austin avait déjà frôlé le drame quelques mois auparavant, sur les vagues de Pipeline, à Hawaï. Alors qu’une houle historique déferlait - au point que la WSL avait annulé l’épreuve du Pipe Pro - Gibbons avait osé se mettre à l’eau. Sa dernière vague du jour avait failli lui coûter la vie : il avait été repêché inconscient, placé en coma artificiel, avant de revenir miraculeusement à lui. Ce miracle avait renforcé son aura. Ce drame n’est pas sans rappeler la disparition d’un jeune surfeur à Biarritz, également victime d’une crise d’épilepsie dans l’eau, et retrouvé inconscient sur le sable de la Grande Plage sans que les secours n'aient pu intervenir. L’enquête avait révélé qu’il souffrait d’épilepsie, mais n’avait jamais renoncé à sa passion pour les vagues. À Long Beach comme à Biarritz, ces drames rappellent la fragilité de la vie, même pour les surfeurs les plus aguerris. Pour Austin Gibbons, plusieurs cérémonies furent prévues à New York, où des centaines de proches, amis, élèves et surfeurs se rassemblèrent pour lui dire adieu. Il est des noms qui ne quittent jamais les esprits d’une communauté. Austin Gibbons en fait partie.
Adam D'Esposito, un Combat contre la Maladie Mentale
Adam D'Esposito est mort. Briana D'Esposito a confirmé la triste nouvelle. L'Équipe l'a relayé et traduit avec les mots suivants : « Les raisons de sa mort ne sont pas encore totalement connues. On vous demande gentiment du respect pendant cette période compliquée. Nos cœurs sont lourds. C'était une personne très charismatique et un amoureux du surf. » D'après le quotidien sportif, le Californien de 39 ans a été retrouvé mort au Mexique. Selon SurferToday.com, Adam D'Esposito souffrait de troubles bipolaires. Cette même source ajoutait que celui qui était adepte du surf libre avait été vu pour la dernière fois par le propriétaire d'un magasin de surf sur une autoroute torse nu, pieds nus et l'air effrayé. Le site spécialisé a également rapporté que Briana d'Esposito avait déclaré : « Il s'est débattu avec la maladie mentale et nous avons fait de notre mieux pour lui venir en aide. La vie n'est pas toujours facile. » Comme l'explique la1ere.francetvinfo.fr, celui qui était surnommé « Biff » était recherché depuis plusieurs semaines. Il était bien connu dans le monde du surf et avait même été nommé pour le « Wipeout of the year Award. » Émus, plusieurs surfeurs, dont la légende Kelly Slater, s'étaient mobilisés afin d'essayer de le retrouver. Certains, comme le Tahitien Steven Pierson, lui ont rendu hommage sur les réseaux sociaux, témoignant de l'ampleur de la perte et de la solidarité qui anime la communauté.