L'Art du Pilotage de Catamaran et la Vie en Mer : Une Quête d'Horizon et de Confort

Faire de l’océan sa maison, des eaux son quotidien et de l’horizon sa seule limite. Vivre à bord d’un catamaran est une aventure de tous les instants qu’il est nécessaire de préparer avec attention pour pouvoir la vivre avec passion. Que vous partiez pour une aventure d’une année ou que vous souhaitiez naviguer au gré de la mer et de vos envies pendant une durée indéfinie, la vie à bord d’un bateau comme un catamaran réserve son lot de questionnements, de mystères et de surprises. Pour faire de cette expérience de vie en mer une expérience réussie, une compréhension approfondie des particularités du catamaran, tant en matière de pilotage que de vie quotidienne, est essentielle.

Le Catamaran : Un Espace de Vie et de Navigation Unique

Rapides, stables et spacieux, avec des tirants d'eau faibles permettant un mouillage sûr et près du rivage, les catamarans se feront de véritables alliés de choix pour de longues traversées de l’océan. Ces unités nécessitent des bateaux confortables, solides et fiables. Pour de longues navigations, l’idéal est de s’orienter vers des catamarans techniques et pensés pour la vie à bord. Les lignes élégantes de modèles comme les Nautitech 40 Open et 44 Open abritent, grâce à leurs spacieux espaces de vie liant cockpit et carré, de vrais espaces de partage pensés pour la vie en collectivité. Leurs nombreuses pièces aux beaux volumes et baignées de lumière naturelle garantissent la sauvegarde de l’espace personnel de chacun tout en promettant de beaux moments de partage. Ces catamarans offrent une plateforme exceptionnellement spacieuse pour un bateau aussi marin, et le volume habitable du carré est très appréciable.

A longueur égale, ces bateaux sont deux fois plus volumineux que les monocoques. Cette caractéristique est cruciale pour ceux qui envisagent un tour du monde en voilier, car on rencontre inévitablement d’autres équipages également en voyage, avec qui l’on se trouve toujours des points communs. Le choix du navire sur lequel effectuer ce voyage est déterminant pour la façon dont l'aventure sera vécue. Bénédicte Héliès, propriétaire du premier Outremer 55, Saga, le confiait à son chantier : « Après un premier tour du monde sur notre Outremer 51, nos enfants grandissant et prenant plus de place, nous souhaitions un carré habitable un peu plus spacieux, mais avec des manœuvres tout aussi faciles. Nous avons été comblés ! Notre nouveau catamaran s’est avéré être très agile dans le petit temps malgré ses volumes, puissant dans la brise, confortable en mer. »

Le confort du bateau est une variable essentielle pour vivre cette aventure de vie en mer de la meilleure des manières. La fiabilité, la performance du catamaran ainsi que la sécurité à bord le sont d’autant plus. Que vous partiez naviguer seul, en couple, en famille ou entre amis, vous ne serez pleinement à l’aise qu’en pleine possession des capacités d’un bateau dont les performances ne sont plus à prouver et correspondent à vos exigences et vos besoins. Allier confort au quotidien et vraies sensations à la barre est l'objectif. Le catamaran, avec ses deux coques reliées par des traverses, offre une grande stabilité, réduisant considérablement le gîte par rapport à un monocoque. Ceci rend les activités quotidiennes, comme la cuisine, beaucoup plus aisées. Les catamarans proposent également un habitat plus spacieux et plus confortable que les monocoques avec une double cabine.

Les catamarans de location, comme ceux proposés par The Moorings et conçus par Robertson & Caine (renommée pour sa marque Leopard), intègrent ces principes. Leurs modèles les plus récents comportent même un niveau supérieur : le flybridge, offrant un espace supplémentaire pour se prélasser et se divertir. Le faible tirant d’eau du catamaran facilite la navigation dans les passages récifaux peu profonds et vous permet de mouiller plus près du rivage, dans presque toutes les baies. C'est un avantage considérable par rapport aux monocoques.

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La Maîtrise du Pilotage : Manœuvres et Systèmes Modernes

En arrivant à bord, la taille d’un catamaran a de quoi impressionner. Cette caractéristique peut générer un brin d’anxiété lors des premières manœuvres de port. Il arrive très vite ce moment où, une fois terminée la mise en main par le chantier, il faut se débrouiller seul. Mais l’angoisse s’envole en un clin d’œil. À bord des catamarans, deux moteurs riment avec bonheur. Parce que le flux des hélices, implantées au plus près des safrans, tout à l’arrière des coques, ne pourrait être plus efficient. Cette disposition confère une maniabilité surprenante à ces spacieux voiliers. Au point qu’en réalité, il est souvent plus facile de les insérer dans une place de port que leurs cousins à une seule coque. Ainsi, quand on inverse la poussée de chacun des moteurs, ces importantes unités réalisent des demi-tours sur place avec des grâces de ballerine. Les manœuvres, notamment à l’intérieur d’une marina, sont simplifiées par la présence de deux moteurs et de deux propulseurs d’étrave.

Si chacune de leur poupe est dotée d’une jupe-plate-forme idéalement placée à hauteur de ponton (à l’instar du Nautitech 44 Open), débarquements et embarquements deviennent simples comme bonjour, ce qui fluidifie grandement les allers et venues lors des manœuvres d’amarrage. Quand l’accès à la place dévolue est compliqué, l’astuce consiste à arriver en marche arrière et en légère oblique par rapport au ponton, présentant ainsi le « coin » du bateau en premier. L’avantage des postes de barre installés à l’arrière des coques est qu'on peut y doser l’approche au millimètre. Il est ensuite très simple de passer une amarre à partir du taquet arrière, de raidir celle-ci sur celui du dock (ou de la passer en double), puis de pousser l’étrave opposée avec le seul moteur de la coque la plus éloignée. Il ne reste plus qu’à peaufiner l’amarrage. Facile à deux équipiers, cette opération peut même s’effectuer sans trembler en solitaire.

En mer, la manœuvre d’un catamaran bénéficie de l’avantage énorme que confère une plateforme stable. Ce qui ne veut pas dire qu’elle ne bouge pas ! Mais largeur et absence de gîte permettent à un couple d’âge mûr, comme à un équipage familial, de se lancer en toute décontraction dans des traversées océaniques. Le couple du Nautitech 40 Open El Gaucho est ainsi parti autour du monde sans arborer au préalable un pedigree nautique modèle Tabarly.

La navigation sur un catamaran est une expérience unique. Pour naviguer efficacement, il faut connaître les principes de base de la navigation à voile. Le barreur est capable d’exécuter presque toutes les manœuvres de navigation à lui seul car le cordage nécessaire est redirigé vers la barre et il peut compter sur le pilote automatique pour lui prêter assistance. Sur les catamarans à voile, du Lagoon 38 au Lagoon Eighty 2, les drisses et écoutes sont ramenées au poste de barre. Ceci permet de gérer l’ensemble du gréement depuis un point unique, éventuellement en solitaire ou en équipage réduit, toujours en sécurité, en confort et avec fluidité.

Pour rouler le solent ou le code zéro, il ne faut pas hésiter à laisser porter franchement. Au large, on a toute la place nécessaire et on diminue ainsi considérablement la force du vent apparent. La distance perdue est insignifiante, mais l’effort réclamé est beaucoup plus faible et l’usure des voiles plus limitée. Pour la prise de ris, la priorité doit aussi consister à s’économiser. Comme le bateau ne gîte pas, les seules alertes reposent sur les sensations et sur les indications de l’anémomètre, qu’il faut surveiller dès que le temps est incertain. Il faut bien entendu respecter le tableau de réduction de voilure fourni par le constructeur. Mieux encore, suivre cette règle imparable : à peine se demande-t-on s’il faut prendre un ris, c’est qu’il est temps de le faire. Au large, anticiper c’est gagner. En facilité (un ris pris avant que le vent ne monte demandera beaucoup moins de transpiration) et en sérénité.

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Autre astuce utile en traversée océanique : chaque fois que l’on réduit ou que l’on renvoie de la toile, vérifier l’usure éventuelle de la drisse de grand-voile. La famille Dolley de Kumbaya, sur leur Nautitech 46 Open, se sert de moins en moins du winch électrique dont elle a préféré s’équiper (il facilite grandement l’envoi de la grand-voile à la sortie du port) : avec l’habitude, parents et adolescents savent comment border ou rouler le solent, prendre des ris ou hisser un code zéro, sans s’épuiser sur les manivelles de winch.

L'architecture et le design, les choix techniques, les équipements embarqués sont pensés pour des navigations plus simples, plus sûres et plus confortables. Au cœur de l’expérience de navigation, le poste de barre est ergonomique, et conçu pour offrir une visibilité optimale. La hauteur et le dégagement offrent une vue à couper le souffle, en toute situation. Sur un catamaran, on peut anticiper chaque situation et manœuvre. Sur les grands modèles à voile, comme le Lagoon Sixty 5 et le Lagoon Eighty 2, le double poste de barre permet de choisir son emplacement pour naviguer et manœuvrer toujours confortablement. Le foc autovireur, par exemple, supprime la nécessité de choquer et de border à chaque changement d’amure, et facilite les virements de bord. Quelle que soit la distance à parcourir, en navigation côtière ou au grand large, le pilote automatique est souvent un membre à part entière de l’équipage. Pour naviguer en tranquillité, les écrans multifonctions centralisent les informations essentielles. À partir du catamaran Lagoon 46 Iconic et sur les modèles récents de plus grande taille, les informations peuvent aussi être affichées simultanément sur plusieurs écrans : au poste de barre et à la table à cartes. Un radar, proposé en option sur tous les modèles à voile récents et intégré d'office sur les plus grands catamarans, est également recommandé.

À tribord se situent l’écran multifonction avec ses fonctionnalités de navigation ainsi que l’ensemble du management de boat system. On y retrouve également les écoutes des voiles d’avant (gennaker, code 0, code 3) et le réglage de la dérive tribord. À bâbord, nous retrouvons les écoutes des voiles d’avant et du solent auto-vireur ainsi que le réglage de la dérive bâbord. Deux écrans répétiteurs renvoient la direction du vent, la vitesse et les contrôles de pilote automatique. L’écoute de grand-voile et la drisse de grand-voile sont, quant à elles, positionnées sur le winch central.

La Vie à Bord au Quotidien : Confort, Avitaillement et Énergie

Passés les premiers moments d’éventuelle gêne voire de nausées, la mer décuple l’appétit ! Et l’avantage incomparable des catamarans, c’est qu’ils permettent à tout l’équipage de s’asseoir à table et de prendre ensemble les trois repas principaux. En particulier à bord des Nautitech, tout comme leur carré intérieur, leur cockpit parfaitement protégé des embruns, de la pluie et même du soleil ardent des tropiques, autorise une vision quasi-complète sur l’horizon. On peut donc s’y restaurer tout en assurant la veille. Respecter des horaires fixes pour ces trois rendez-vous les plus gastronomiques possibles contribuera à la bonne harmonie du bord.

On admet généralement que les besoins énergétiques moyens d’une adulte s’élèvent à 2 200 calories par jour, quand ils atteignent 2 500 calories pour un homme. Comme la dépense physique augmente en mer, même à bord d’un catamaran - ne serait-ce que pour compenser les mouvements du bateau - certains spécialistes considèrent qu’il serait judicieux de retenir les valeurs respectives de 2 600 et 3000 calories. Il est important de bien garder en tête qu’il s’agit là de moyennes. Les besoins des enfants sont inférieurs et ceux des grands adolescents, parfois nettement supérieurs.

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Pour composer son avitaillement, avant même de songer à composer les menus sur une semaine ou plus et à doser les apports en glucides, protéines et lipides (en respectant la règle 421 GPL recommandées par les nutritionnistes, soit à chaque repas quatre portions de glucides, deux de protides et une de lipide), la sagesse recommande de questionner chacun sur ses goûts et habitudes. Questions que ne se poseront pas les familles, en général bien au courant de ces préférences. Quand viendra le moment de remplir les chariots de supermarché, il ne faudra pas hésiter à prévoir large. Pour parer à tout imprévu qui allongerait la traversée envisagée et parce qu’un catamaran offre des volumes de rangement importants.

Si, comme la famille de Kumbaya, on dispose d’un congélateur, on pourra stocker largement viandes, poissons, légumes et fruits surgelés. Voire desserts et crèmes glacées ! Le réfrigérateur permettra de conserver les laitages, les boissons, et autres produits frais. Il ne faut pas oublier qu’à l’air libre, sous les tropiques, légumes et fruits frais ne tiendront guère plus de cinq à dix jours grand maximum. Il est judicieux de prévoir des filets suspendus pour les y placer. Enfin, il ne faut pas hésiter à embarquer, en plus des conserves classiques, des plats autochauffants pour les jours où le mauvais temps privera quiconque à bord de l’envie de cuisiner.

Pour l’eau de boisson, il convient de prévoir très large. Même si un dessalinisateur est présent à bord, même si l’eau des réservoirs peut être consommée, une solide réserve d’eau minérale en bouteille n’est jamais superflue : bien dosée en sels minéraux, cette eau aura bon goût et aidera chacun à bien mesurer son hydratation en mer. Deux litres par jour et par personne constituent un minimum. Sachant que si le mal de mer sévit en début de traversée, l’eau sucrée constitue souvent le seul « aliment » que ses victimes accepteront d’ingérer. Quant à la quantité d’eau totale quotidienne consommée, il faudra surveiller l’usage de la douche, tellement confortable en catamaran, mais qui emmène facilement les volumes usés bien au-delà des 10 litres par jour.

La gestion de l'énergie électrique est une considération primordiale en grand voyage. Un avantage certain des catamarans est qu'ils sont dotés de deux moteurs, facteur de consommation de fuel supérieure, certes, mais aussi de sécurité. Et, bien sûr, source de production d’énergie électrique, grâce à leurs alternateurs. Lesquels ne doivent pas servir à couvrir tous les besoins quotidiens. Qui a envie d’entendre les moteurs ronronner trois heures par jour en traversée ? Avant de passer en revue les autres sources potentielles d’énergie à bord, il convient donc de dresser le bilan électrique du catamaran. Les conseils des professionnels sont précieux à cet égard.

En attendant, voici quelques repères utiles sur la consommation des appareils présents à bord. Sachant que la plupart des propriétaires de catamarans en grand voyage ont choisi de conserver une tension de 12 volts pour le circuit électrique, il est temps de prendre une calculette et d’additionner en priorité les besoins des gros consommateurs du bord, ceux qui fonctionnent vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Il faut compter cinq ampères en moyenne pour le pilote automatique, le frigo (jusqu’à dix pour un congélateur, selon la qualité de l’isolation) et les écrans du traceur GPS et des instruments. Ajoutons-y les intermittents : l’eau sous pression (6 ampères), l’ordinateur (4 à 6 ampères), le radar (3 ampères environ), le dessalinisateur (1 ampère pour 1 litre d’eau douce produite) et éventuellement le lave-linge (80 ampères), très gourmand, donc à utiliser avec parcimonie. Pour éviter les mauvaises surprises, on peut décider que le winch électrique (150 ampères) ne fonctionnera, à l’instar du guindeau (90 ampères), que moteur en route. Grâce aux LEDs, la consommation des feux de route, du projecteur de pont et de l’éclairage intérieur est désormais bien plus faible qu’autrefois.

Une fois les calculs réalisés avec l’universelle formule P (en watts) = U (en volts) x I (en ampères), les besoins sur 24 heures précisés, on choisira la capacité des batteries. En gardant en tête que les accumulateurs classiques au plomb vieillissent très vite s’ils tombent en dessous de 50 % de charge, contrairement aux modules lithium, plus compacts, plus légers mais beaucoup plus chers. À titre d’exemple, le catamaran Kumbaya dispose d’un parc de batteries AGM de 810 ampères heure. Pour assurer la charge de ce parc, là encore, l’avantage des catamarans saute aux yeux : on peut couvrir de panneaux solaires leur grande surface de roof. Ceux de Kumbaya délivrent 1200 watts. Néanmoins, compte tenu des jours de grisaille où les cellules débitent peu et des nuits où elles ne débitent pas du tout, l’ajout d’un hydrogénérateur peut constituer une solution très efficace. À huit nœuds, vitesse moyenne aisément tenue par les Nautitech, un appareil de ce type couvrira l’essentiel des consommations du bord. Quant aux éoliennes, il faut garder en tête deux inconvénients : lorsqu’on traverse les océans par la route des alizés, on navigue la plupart du temps au grand largue (voire, comme Kumbaya, au vent arrière, grand-voile ferlée, avec un spi hyper-stable de type Parasailor), allures où le vent apparent est faible. Quant aux mouillages, les meilleurs se situent souvent le long des côtes sous le vent, bien à l’abri du souffle d’Éole.

Le générateur Diésel peut alors apparaître comme la réponse absolue aux besoins en énergie électrique. Certes. Avec plusieurs réserves, cependant : outre son prix, ce matériel contraint d’embarquer le fuel supplémentaire nécessaire à sa consommation. Il signifie donc du poids en plus. Et génère - c’est le cas de le dire - éventuellement un souci supplémentaire : sa maintenance n’est pas toujours aisée dans les îles reculées.

Sécurité, Entretien et la Sérénité du Large

Qu’ils voyagent en famille, entre amis ou en couple, les équipages des catamarans Nautitech témoignent tous d’un fait sur lequel les terriens se trompent souvent : la vie au large est à la fois plus facile et plus sereine qu’en cabotage le long des côtes. Parce qu’une fois pris le rythme, les soucis s’envolent. Il ne reste plus qu’à profiter à fond d’un temps fluide, avec pour seuls rendez-vous fixes, les quarts, la nuit, et les repas, le jour. Grâce à la protection complète que procurent le carré-cockpit, tout comme la nacelle des Nautitech, la veille n’y est pas une tâche usante, encore moins stressante. Au point que la famille de Kumbaya se répartit les quarts ainsi : les parents se relaient la nuit et les enfants le jour ! L’alarme AIS (le système d’identification automatique) prévient de l’approche des navires. Le pilote automatique se charge de diriger le catamaran.

Il ne reste qu’à surveiller l’usure de l’accastillage et à entretenir le bord. Il est bien recommandé, au passage, d’éviter de boucher les deux WC du bateau, un incident beaucoup plus fréquent qu’on ne le pense. Certains équipages s’abstiennent ainsi de déposer la moindre feuille de papier toilette dans la cuvette. Rappelons qu’au large, on rejette ses eaux noires à la mer. Il n’y a que près des côtes et au mouillage que l’usage du réservoir dédié est impératif. Quant aux eaux grises, il faut veiller à n’utiliser que les détergents les moins agressifs possible.

En grand voyage en catamaran, on passe 80 % du temps au mouillage, avec des incursions plus ou moins longues dans les marinas pour les éventuelles réparations, les impératifs de santé, voire les formalités administratives. On n’hésite donc pas à se doter d’une bonne annexe à fond rigide et d’un hors-bord d’une puissance raisonnable (ni trop faible pour les jours où le vent souffle fort, ni trop forte, synonyme de poids et de consommation). En visant de 9 à 15 chevaux, on couvre pas mal de besoins. Le catamaran offre là encore un avantage : hissée sur ses bossoirs entre les deux coques, l’annexe bénéficie d’un emplacement aussi protégé que fonctionnel.

Pour la sécurité et le confort à bord, la circulation sur le pont d'un catamaran est un point clé. Sur tous les bateaux modernes, la disposition des points de manœuvre est étudiée pour limiter les déplacements et assurer la sécurité de tous. La duplication de nombreux systèmes pertinents pour la sécurité à bord est un avantage supplémentaire des catamarans. Vous trouverez, par exemple, deux moteurs, un dans chaque coque, et deux safrans.

Préparer sa navigation implique de toujours garder un œil sur la météo marine et d'être prêt à affronter des conditions changeantes. Si le vent est trop fort, on risque de perdre le contrôle du bateau. Il est essentiel de prendre le temps d’apprendre à manœuvrer son bateau. Il y a beaucoup de choses à considérer, comme la direction du vent, l’angle des voiles et la vitesse du bateau. En général, l’amarrage se fait dans un port. Mais si vous trouvez l’endroit idéal (une petite crique par exemple) il est tout à fait possible de jeter l’ancre. En-dehors du port, il est crucial de choisir un bon endroit pour mouiller son bateau.

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