La course au large représente l’essence même de l’aventure maritime moderne, un domaine où la technologie de pointe rencontre l’instinct brut de survie. Particularité française, la course au large se court principalement en solitaire. Du Mini 6.50 aux trimarans volants Ultim, les marins se confrontent seuls sur leurs machines. Les Anglo-saxons regardent avec de grands yeux ces frenchies un peu barjo qui s'élance sur les océans avec ces voiliers aux surfaces de voile démesurées, tout seul face aux éléments. Cette discipline, loin des régates côtières, exige une préparation physique et mentale hors du commun, transformant chaque traversée en un défi contre soi-même et les forces imprévisibles de la nature.
L’Anatomie d’une Course au Large
Une course au Large est un type de compétition à la voile sur de longues distances. Il y a deux types de courses au large : en tour du monde ou en transocéanique (à travers un océan). Elles se distinguent des régates, car le parcours n’est pas délimité par des bouées, mais des « portes » sont à franchir pour les courses au large. Réalisable en solitaire, en double ou en équipage, de multiples courses existent dans le monde entier.
La voile et la course au large ont toujours fasciné les passionnés de sports nautiques. Les petits dériveurs comme les Laser ou les Optimist sont parfaits pour les débutants et les jeunes navigateurs qui désirent entrer dans le monde passionnant de la voile. Pour qu'une régate (course intense entre deux points fixes près des côtes) soit juste et équitable, de nombreuses compétitions classent les voiliers selon des réglementations strictes. En plus des conceptions éprouvées et traditionnelles, les innovations technologiques continuent de transformer le monde de la course de bateaux. En général les évolutions technologiques se font sur les gros bateaux comme les IMOCA ou les Ultim et sont adaptées aux plus petits. Ces événements servent souvent de tremplin pour de jeunes talents aspirant à prendre part à de plus grandes compétitions.
Le Berceau des Talents : Le Mini 6.50
Le Mini 6.50 a vu le jour en 1977, la classe est née quant à elle en 1994. Elle réunit les plus petits voiliers de course au large, d'une longueur de seulement 6,50 m. Ces petites coques de noix prennent le départ tous les deux ans - les années impaires - de leur course fétiche, la Mini Transat, donnée au départ de France, avec une escale souvent espagnole, puis une traversée de l'Atlantique direction les Antilles. En 2001, les solitaires avaient gagné le Brésil.
C’est LA course au large pour la classe mini : une transatlantique qui relie la France aux Antilles avec une escale aux Îles Canaries ou à Madère. En solitaire et à bord d’un monocoque d‘une longueur maximale de 6,50 mètres, c’est un vrai exploit sportif que les concurrents essayent de relever. Ils s’affrontent sur 2 classes : les prototypes qui sont des bateaux laboratoire et les bateaux de séries, qui sont des anciens prototype ayant fait leurs preuves. La classe Mini 6.50 regroupe les voiliers de course au large mesurant 6,50 mètres de long. Conçus pour être à la fois rapides et innovants, ces bateaux sont utilisés notamment dans la célèbre course transatlantique en solitaire, la Mini Transat. Ces bateaux, à la fois compacts et puissants, sont devenus emblématiques pour leur capacité à repousser les limites techniques et humaines, malgré leur petite taille.
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La Révolution des Multicoques et le Phénomène SailGP
Contrairement aux monocoques, les multicoques possèdent au moins deux coques, ce qui leur permet d'être généralement plus rapides et stables. Ils sont souvent utilisés pour leur capacité impressionnante à atteindre des vitesses élevées et à naviguer efficacement dans différentes conditions. Les catamarans disposent de deux coques parallèles de taille égale reliées par un châssis. Les trimarans, avec leurs trois coques (une coque centrale et deux flotteurs latéraux), combinent la stabilité des catamarans avec une surface de pont étendue, propice à l'installation de gréements puissants. Ils excellent non seulement en termes de vitesse mais aussi en manoeuvrabilité.
L’émergence des catamarans volants, comme les F50 de SailGP, marque un tournant dans l'histoire de la navigation. Les neuf nations participant à la saison 3 de SailGP sont attendus à Saint-Tropez les 10 et 11 septembre pour le « France Sail Grand Prix ». Le championnat fera escale pour la deuxième année consécutive dans cette destination emblématique de la Côte d’Azur. Les F50 de SailGP peuvent atteindre plus de 50 nœuds de vitesse de pointe en course, soit près de 100 km/h. Avec leurs 15 mètres de long, 8,80 mètres de large, leurs foils et leur aile rigide modulable de 18 à 29 mètres de haut, ces catamarans volants surpuissants sont tous identiques. S’ils sont à la pointe de la technologie, ce sont donc les athlètes à bord qui eux seuls font la différence face à leurs concurrents.
De la ligne de départ à la ligne d’arrivée, en passant par des sprints au reaching, des bords de portant et de près, et des manœuvres acrobatiques en pagaille, une quinzaine de minutes seulement s’écoulent. Juste assez pour en prendre plein les yeux en suivant le jeu de la régate d’une intensité folle, avec du suspense et des images extraordinaires. À peine remis de vos émotions que la course suivante est lancée. Destination emblématique de la Côte d’Azur, le petit port provençal est également un lieu de rendez-vous historique de la voile internationale. Réputé pour la qualité de son plan d’eau, le golfe de Saint-Tropez l’est aussi pour accueillir certaines des plus mythiques régates comme la Rolex Giraglia et les Voiles de Saint-Tropez.
SailGP, c’est bien plus qu’un simple championnat sportif. Sa raison d’être est de participer au changement vers un avenir propre, responsable et inclusif. « Powered by Nature » : l’objectif est clairement affiché : en 2025 l’intégralité du championnat devra fonctionner grâce aux énergies propres, à terre comme en mer. Dans la continuité de ce qui a été initié l’année dernière, le France Sail Grand Prix contribuera aussi à la préservation des posidonies en partenariat avec le fonds de dotation Pure Ocean. Enfin, 250 jeunes filles et garçons de tous horizons auront la possibilité de vivre une expérience unique à Saint-Tropez, au cœur de l’un des championnats sportifs les plus exigeants au monde.
Les Monuments de la Course au Large : Autour du Monde
C’est sûrement la course la plus compliquée au monde. Une course autour du monde d’environ 40 000 kilomètres, en solitaire, sans escale et sans assistance, rien que ça ! D’ailleurs, sur 138 participants seulement 71 ont franchi la ligne d’arrivée des Sables-d’Olonne en Vendée, c’est dire sa difficulté. En compétition, les monocoques se retrouvent dans divers événements tels que la Coupe de l'America ou encore les courses au large prestigieuses comme le Vendée Globe. Les IMOCA (International Monohull Offshore Class Association) sont spécifiquement conçus pour être des machines de course au large.
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Avec un parcours de 45 000 milles soit environ 72 500 km, la Volvo Ocean Race est l’épreuve sportive la plus longue et la plus rude du monde. Réservée aux monocoques, elle passe par 4 océans, fait escale dans 12 villes réparties sur 6 continents différents. Course au large en équipage, avec escale et organisées tous les 3 ans, elle voit s’affronter les meilleurs marins du monde, sur les mers les plus difficiles du globe.
En 1968/1969 eut lieu la course du Golden Globe du Sunday Times où Sir Robin Knox-Johnston réalisa le premier tour du monde en solitaire et sans escale de l’histoire. Un retour de la course se déroula en juin 2018 pour rendre hommage à ce fabuleux moment d’histoire : réaliser un tour du monde en solitaire et sans escale, dans les mêmes conditions que lors de la traversée de Sir Robin Knox-Johnston : sans électronique et sur des bateaux de l’époque.
Ce n’est pas vraiment une course au Large, mais elle en a toutes les caractéristiques. Il s’agit de récompenser l’équipage qui réalise ou améliore le record mondial du tour du monde à la voile, soit environ 40 000 km sans assistance et sans escale. Le record actuel est détenu par IDEC Sport, skippé par Francis Joyon, en 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes. Tous les types de navire et d’équipage sont autorisés, une seule règle : « Les navires seront propulsés par la seule force du vent et de l'équipage et toute sorte d'énergie non propulsive sera autorisée. ».
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