L’Art de la Navigation et l’Évasion Maritime : Des Catamarans au Castellet

L’univers maritime, entre ingénierie de précision et évasion contemplative, occupe une place centrale dans la culture méditerranéenne. Qu’il s’agisse de l’histoire pionnière des multicoques ou des services contemporains offerts sur la Côte d’Azur, la mer reste un terrain d’exploration privilégié. Ce panorama explore les différentes facettes de cette passion, reliant l’héritage technique des constructeurs aux expériences de loisirs haut de gamme.

L’Héritage Pionnier de James Wharram : La Naissance du Concept Moderne

Le parcours de James Wharram constitue une étude de cas fascinante sur la passion et l’innovation. Ce nonagénaire britannique à l’esprit toujours vif a profité du confinement pour coucher sur le papier les souvenirs d’une vie bien remplie. L’ouvrage, déjà publié outre-Manche, attend toujours d’être traduit en français, mais c’est l’occasion de revenir sur le parcours de ce marin atypique en guise d’amuse-bouche.

Parallèlement aux études d’ingénierie du bâtiment qu’il poursuit pour se conformer aux vœux paternels, il dévore le rayon « Livres de mer » des bibliothèques mancuniennes. Des auteurs comme Joshua Slocum, Captain Voss, Erling Tambs, Dwight Long, William Albert Robinson ont nourri son imagination. The Voyage of Kaimiloa, d’Eric de Bisschop, qui devient son livre de chevet, le pousse à dessiner des catamarans et à adopter sa théorie des migrations polynésiennes.

Après la construction d’un premier voilier de 15 pieds dans le jardin parental qui s’avère un échec total, James se fait embaucher comme aide-magasinier dans le prestigieux chantier naval Thornycroft, près de Londres, où il ouvre grands yeux et oreilles et en apprend beaucoup. Après avoir descendu la Tamise, l’Annie E. Evans et son équipage néophyte traversent la Manche vers Calais, puis Zeebrugge et Dordrecht, remontant ensuite le Rhin vers Düsseldorf. « Nous avons beaucoup appris, et surtout compris que notre canot de sauvetage de 20 pieds gréé en jonque ne nous permettrait pas de naviguer au large. J’avais 25 ans mais pas d’héritage, ni de commerce, ni de métier… Bref, j’étais un rêveur. »

Inspiré par la formidable collection de maquettes de jonques chinoises et de canoës du Pacifique exposée au London Science Museum, il dessine alors un double canoë - le terme catamaran n’était pas encore entré dans les mœurs - de 23 pieds baptisé Tangaroa et se lance dans sa construction avec l’aide de Ruth, tout en travaillant sur des chantiers du coin pour faire bouillir la marmite. Ce n’est que seize mois plus tard qu’ils arrivent à Trinité-et-Tobago, après de longues escales en Espagne, au Portugal et aux Canaries, alors que Jutta est enceinte et que les bordés de fond de Tangaroa sont attaqués par les tarets.

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Dans la foulée, James construit un radeau en bambou qu’il mouille devant le Cocorite Yacht Club, vend un article à un journal anglais contre un chèque de 1 000 livres sterling, et le petit Hannes naît. À leurs bords, deux navigateurs solitaires, Henry Wakelam et Bernard Moitessier. Celui-ci donne un conseil à James : « Il faut que tu construises le bateau que tu as dessiné et que tu repartes naviguer, sinon tu finiras par pourrir ici, dans ce paradis. » « Bernard a donc pris la décision à ma place, commente Wharram. Mais c’est Henry qui m’a beaucoup aidé à démarrer le chantier de ce nouveau catamaran de 40 pieds, baptisé Rongo. »

L’apprentissage se transmettait par la pratique, comme en témoignent les scènes de vie à bord : « Cours de navigation. Qu’y a-t-il de plus efficace qu’un cours de navigation en mer, dispensé par James le père à son fils Hannes ? » Ou encore l’atelier couture, où « à bord de Rongo, le catamaran de 12 mètres construit à Trinidad, Jutta et Ruth profitent du temps de demoiselle rencontré pendant le trajet vers New York pour renforcer les voiles en coton. »

Expertise et Location de Multicoques sur la Côte d’Azur et en Corse

L’évolution des catamarans a permis le développement d’une industrie florissante, notamment avec des figures comme James CAM, directeur commercial, qui s’est forgé depuis 2006 une connaissance parfaite des multicoques en travaillant sur la Côte d’Azur dans les plus grandes bases de location.

Son expertise a mené à la création d’Ajaccio Marine Center, idéalement situé sur le port de plaisance et de pêche Tino ROSSI à Ajaccio, aux pieds de la citadelle. C’est dans une ambiance conviviale que l’équipe accueille les clients aux portes d’Ajaccio pour parler de projets d’achat ou de vente de bateaux et conseiller sur le modèle et la formule les mieux adaptés aux besoins de chacun. Trois ans plus tard, Ajaccio Marine Center est devenu la première base de location de catamarans en Corse avec 13 unités en gestion-location, devenant ainsi Ajaccio Marine Center Charter, le spécialiste de la location de catamarans en Corse. C’est alors que Corsica Multicoques voit le jour et devient concessionnaire LAGOON en Corse.

Dans cette continuité, des groupes comme Fountaine Pajot s’imposent comme des structures ambitieuses, fières de leur ancrage local et de leur histoire, capables d’ajuster leur cap pour s’adapter aux enjeux du monde à venir. De nouvelles générations rejoignent ces entreprises, apportant un nouveau souffle, avec des équipes qui forment et recrutent des collaborateurs venant de tout horizon.

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