Guide complet : Maintenance, réparation et entretien de la carène d'un voilier en polyester

La maintenance d'un voilier en polyester, et plus particulièrement la gestion de sa carène, est une composante essentielle de la vie de plaisancier. Qu'il s'agisse de traces de moulage, d'osmose, d'éclats de gelcoat ou de dommages structurels plus importants, comprendre la nature du matériau et les méthodes de réparation est crucial pour garantir la sécurité et la longévité de votre embarcation. Avec les produits de Polyestershoppen, la réparation du bateau se fait rapidement et avec professionnalisme. En utilisant les apprêts, les résines et les peintures appropriés en fonction des dommages, il est souvent possible de restaurer le bateau dans son état d'origine. Effectuez la réparation conformément au plan fourni et utilisez les bons produits. De cette façon, vous pourrez réparer votre bateau vous-même en quelques étapes.

Comprendre la structure de la coque en polyester

En préambule, il est utile de comprendre comment est fabriqué un bateau en polyester. La coque est formée d’une superposition de tissus tissés de fibre de verre collés les uns aux autres par un liant : le polyester. La fabrication est artisanale, les pièces de tissu sont coupées à la taille voulue et trempées de polyester avant d’être appliquées dans un moule l’une sur l’autre jusqu’à l’épaisseur voulue. La couche extérieure du bateau est simplement formée d’un polyester lissé et résistant aux UV : le gelcoat. Après séchage du tout, on obtient une paroi homogène et dure. La solidité provient de cette stratification rigide.

Le gel-coat fait office de rempart contre toutes les agressions de l’environnement marin, comme les UV, le sel, etc. Soumise à ces assauts, cette première barrière a tendance à vieillir prématurément (farinage, ternissement, fissures, etc.). Le gel-coat est la couche la plus externe d’une carène, sorte de fine pellicule qui recouvre la stratification. En toute logique, c’est également celle qui sera projetée en premier dans le moule, lors de la construction d’une coque.

Diagnostic des problèmes courants sur la carène

Vous trouverez ci-dessous les problèmes les plus courants sur les bateaux en polyester, répartis selon les zones à problèmes. Pour chaque problème vous voyez la cause et le ou les guides à suivre pour le résoudre.

Le faïençage et les microfissures

C’est un phénomène très répandu qui est la conséquence d’une perte de souplesse du polyester, et donc du gel-coat qui l’emprisonne. Ce dernier, en vieillissant, ne peut supporter à lui seul la perte de souplesse et se fissure alors, car lui-même devient cassant. Des microfissures apparaissent alors, ce qui explique que le faïençage soit très fréquent sur les bateaux les plus vieux. Toutefois, ce type de maladie est sans gravité, le faïençage étant avant tout inesthétique. Ils peuvent également être présents lorsque deux pièces d’un matériau différent sont assemblées (polyester contre métal, par exemple).

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Le cloquage et l'osmose

Les carènes étant fabriquées dans des moules en plusieurs couches - d’abord le gel-coat, puis les tissus et la résine et éventuellement des renforts et varangages -, il arrive que des bulles se forment entre ces couches, généralement entre le gel-coat et la stratification. Ce genre de défaut apparaît si l’application a été mal réalisée. L’osmose a longtemps fait frémir plus d’un plaisancier, pour s’avérer moins grave que prévu. Même s’il ne faut pas minimiser le phénomène - qui touche bien plus les œuvres vives que les œuvres mortes -, l’osmose est une des maladies du gel-coat. Elle se traduit par des cloques qui se repèrent facilement, et qui, en se perçant avec l’ongle ou avec la pointe d’un couteau, laissent échapper un liquide ayant l'odeur de vinaigre (acide acétique).

Le traitement doit être effectué après élimination du gelcoat et sur une carène parfaitement sèche (environ 6 mois). La réparation consiste à projeter sur la zone un sablage ou un hydrogommage, puis, si besoin, à décaper à l’aide d’un rabot les premières couches de gel-coat pour mettre à jour la stratification.

Éclats et rayures superficielles

Qui n’a jamais abordé un quai de façon un peu trop brusque ? Avec pour conséquence un petit choc contre le quai… et un éclat qui s’ensuit ! Rares sont les bateaux qui n’en ont pas, même bien bardés de défenses. Même s’ils sont sans gravité, leur réparation est impérative, d’autant plus si l’éclat se trouve à proximité de la flottaison.

Méthodologie de réparation : Polyester ou Époxy ?

Les questions à se poser : la partie endommagée est-elle immergée ou se situe-t-elle au-dessus de la ligne de flottaison ? Sous l’eau, les matériaux de réparation devront être étanches, on privilégiera l’époxy par rapport au polyester. Au-dessus de la ligne de flottaison, le Gelcoat repair permettra de retaper de petites touchettes ayant conduit à l’éclat de la surface brillante.

Le principe de l’époxy est identique à celui du polyester, la différence se situe uniquement au niveau du liant. Précisons ici qu’en construction originale un bateau est fait de polyester. L’époxy est surtout un matériau de réparation qui peut être appliqué sur le polyester. La résine époxy doit être utilisée lorsque le défaut se trouve en dessous de la ligne de flottaison. Plus résistante que la résine en polyester, elle permet à la coque de bien mieux résister aux fonds marins.

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Réparation d'un trou dans la coque

Il faut tout d’abord poncer autour du trou jusqu’à atteindre la matière de la coque, il faut penser à bien nettoyer pour que la résine adhère correctement. J’effiloche la toile de verre, mélange la résine et les fibres tout en dosant correctement le durcisseur. Le lendemain, j’applique la résine à l’aide d’un pinceau, je pose les bandes de toile de verre, j’applique la résine sur ces toiles puis je recommence pour obtenir l’épaisseur voulue. Je laisse ensuite la résine sécher et je ponce. Il est possible que cette application ne soit pas suffisante, il faut alors réaliser une deuxième couche. Il faut ensuite appliquer un mastic de finition adapté à l’eau : le sintomarine, je laisse ensuite sécher, je ponce et je peins en fonction des besoins.

Réparation d'une fissure

Il n’y a pas besoin de réaliser toutes ces étapes, en effet, j’applique une bande grillagée de plaquiste avant de poser la toile de verre. Je n’hésite pas à appliquer une quantité importante de résine. Je ponce, applique le mastic, je reponce etc. Le mastic et la résine sont à appliquer avec du durcisseur adapté.

Conseils pratiques pour une réparation réussie

Pour des questions de sécurité, de confort et pour éviter le rejet de produits nocifs dans l’environnement, effectuez les réparations en dehors de l’eau. Utilisez des masques et gants adaptés, travaillez dans un espace bien aéré. Préparez la surface à réparer. Qu’il s’agisse de fentes, rayures, éclats ou trous, poncez au-delà du dégât sur une largeur d’au moins 10 fois l’épaisseur de la coque. Poncez de manière à produire une pente régulière avec un papier de verre grossier (120) allant de la zone saine vers le fond. Dépoussiérez et nettoyez avec de l’alcool à brûler.

Les produits de polyester et d’époxy sont des produits bi-composants. Il faut mélanger la base avec le durcisseur ; respectez les proportions du fabricant, en particulier pour l’époxy. Une fois que ceci est fait, le séchage se fait sur une durée limitée, ne préparez donc que la quantité que vous pourrez appliquer avant durcissement du produit. Veillez à bien imbiber les tissus en utilisant un produit suffisamment liquide, ne travaillez pas à des températures trop faibles.

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