Introduction : Qu'est-ce que le Zona ?
Le zona est le nom courant de l'herpès zoster, une infection virale qui se manifeste par une éruption cutanée douloureuse avec des cloques. Cette affection touche habituellement une partie d'un côté du corps, le gauche ou le droit, et a souvent la forme d'une bande. Le zona est causé par le virus varicelle-zona (VZV), le virus aussi à l'origine de la varicelle. En France, environ 90 % des personnes hébergent le virus de la varicelle dans un ganglion nerveux. Après une varicelle, le virus n’est pas complètement éliminé par l’organisme et reste à l’état dormant. Il subsiste toutefois dans l’organisme à l’état latent, c’est-à-dire « endormi », au niveau des ganglions nerveux le long de la moelle épinière. Toute personne qui a eu la varicelle peut développer un zona, bien qu’il soit plus fréquent chez les adultes de plus de 50 ans. Il apparaît soudainement, suite à une baisse de l’immunité.
Le zona est la manifestation d’une réactivation du virus de la varicelle qui se caractérise par une éruption cutanée. Il peut se manifester des années plus tard sur la peau, où il provoque une réaction locale. L'éruption cutanée apparaît de manière caractéristique d’un seul côté du corps, souvent sous la forme d’une bande de vésicules. Les symptômes du zona peuvent comprendre douleurs, démangeaisons, picotements et engourdissement, ainsi que de la fièvre, des maux de tête, des frissons et de la fatigue. Le zona est une maladie bénigne dans la plupart des cas, mais peut être très longue et douloureuse, et ses complications peuvent être graves, en particulier pour les personnes immunodéprimées.
Les Origines du Zona : La Réactivation du Virus Varicelle-Zona
Le zona résulte de la réactivation du virus varicelle-zona, à l'origine de la varicelle. Une fois qu'une personne guérit de la varicelle, le virus persiste de façon latente dans son organisme. Il reste présent dans notre corps à l’état dormant, car il est bloqué par notre système immunitaire. Quand il est inactif, le virus se loge au niveau des nerfs rachidiens qui partent de la moelle épinière vers le reste du corps, notamment la peau où les manifestations cutanées du zona apparaissent. Le zona survient lorsque le virus se réactive plus tard au cours de la vie, souvent lorsque le système immunitaire est affaibli. La réactivation du virus peut survenir lorsque le système immunitaire est affaibli par une maladie ou un traitement immunosuppresseur. Lorsque le virus du zona se réactive, il remonte les nerfs jusqu’à la peau, ce qui cause les éruptions. Les chercheurs n’ont pas encore identifié dans quoi les crises de zona trouvent leur cause exacte, mais une crise de zona peut trouver son origine dans des causes variées.
Facteurs de Risque : Qui est Concerné ?
Quiconque a eu la varicelle peut développer un zona, mais certaines populations sont plus à risque. Le risque augmente avec l’âge, car le système immunitaire a tendance à s’affaiblir, et il devient plus difficile de maintenir le virus sous contrôle. Le zona touche le plus souvent des personnes âgées, et il est beaucoup plus fréquent chez les adultes de plus de 50 ans. Les personnes de plus de 50 ans ou ayant un système immunitaire affaibli sont le plus souvent atteintes.
Plusieurs autres facteurs peuvent augmenter le risque de zona :
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- Un système immunitaire affaibli : Des maladies comme le VIH, le sida et le cancer, ou la transplantation d’organes, ainsi que les médicaments qui suppriment l’action du système immunitaire, peuvent augmenter le risque. Par exemple, une personne peut être vulnérable si elle a le cancer, si elle prend des médicaments qui affaiblissent son système immunitaire ou si elle est atteinte du VIH ou du sida, même si elle a moins de 50 ans. Des pathologies telles que le virus du VIH/Sida, la mononucléose ou encore le cancer sont des causes courantes expliquant, au moins en partie, l’apparition du zona. Le dépistage du VIH est souvent proposé en cas de zona, car les personnes séropositives sont en effet plus à risque de développer cette maladie.
- Le stress : Les périodes de stress intense peuvent affaiblir temporairement le système immunitaire, ce qui peut déclencher une poussée de zona. Le stress durant une longue période peut réduire nos défenses immunitaires et entraîner ce type d’éruption.
- Certaines pathologies : Des affections telles que le diabète, les maladies rénales chroniques et les maladies pulmonaires peuvent augmenter le risque. Le zona peut arriver à n’importe quelle personne ayant déjà eu la varicelle. Le zona, peu importe sa cause, peut faire sa réapparition plusieurs fois.
Symptômes Caractéristiques : De la Douleur à l'Éruption
Le symptôme le plus courant du zona est une éruption cutanée douloureuse. Les personnes qui développent un zona ressentent souvent de la douleur, des fourmillements ou des démangeaisons, avant qu’une éruption douloureuse se déclare. La douleur, les démangeaisons, les picotements ou l’engourdissement surviennent généralement avant l’apparition de l’éruption cutanée. Ils peuvent être ressentis des jours, voire des semaines avant l’éruption cutanée. Au début d’un zona, il n’y a pas toujours la présence de vésicules.
L’éruption cutanée apparaît de manière caractéristique d’un seul côté du corps, souvent sous la forme d’une bande de vésicules. Elle peut également apparaître sur le visage, parfois à proximité de l’œil. L’éruption est caractérisée par des groupes de petits vésicules remplis de liquide qui se dessèchent, forment des croûtes et guérissent au bout de quelques semaines. Elles ressemblent à celles observées chez les enfants qui ont la varicelle. En une semaine, ces vésicules sèchent et se couvrent de croûtes qui tombent après une dizaine de jours. Lorsque le virus du zona se réactive, il remonte les nerfs jusqu’à la peau, ce qui cause les éruptions. Ces éruptions cutanées concernent une zone spécifique du corps, d’où le nom de zona. Si l’éruption se localise sur le thorax, on peut facilement mettre en cause le zona car c’est la région la plus fréquemment touchée. Le plus souvent, le nerf touché par la réactivation du virus de la varicelle innerve une région de la peau bien délimitée, sur un seul côté des côtes ou du ventre. Le zona provoque d’abord des douleurs localisées, puis des vésicules apparaissent au niveau du nerf concerné, le plus souvent au thorax - on parle alors de zona intercostal -, de l’abdomen ou de la fesse. Dans des cas rares, mais aussi plus graves, ce sont les yeux ou les oreilles qui sont touchés.
Certaines personnes peuvent ressentir de la fièvre, des maux de tête, des frissons et de la fatigue. La douleur associée au zona peut être intense et est souvent décrite comme une brûlure, une pulsation ou faisant l’effet d’un coup de couteau. La douleur provoquée par un zona ressemble à celle d’une brûlure. La peau devient hypersensible. Lancinante, elle peut devenir obsessionnelle et fortement handicapante, dans la vie de tous les jours comme dans l’exercice de votre métier.
Diagnostic et Prise en Charge Initiale
Le zona peut généralement être diagnostiqué en fonction de l’apparence caractéristique de l’éruption cutanée et de vos antécédents médicaux. Le tableau unique - une bande de vésicules sur un côté du corps - est souvent un indicateur clair. Un médecin peut diagnostiquer le zona en examinant l’éruption et, au besoin, en prélevant un échantillon de liquide d’une des vésicules. Si le diagnostic est incertain, en particulier si l’éruption cutanée est atypique ou s’il y a des complications, un échantillon prélevé sur une vésicule peut être envoyé à un laboratoire pour analyse. Le test peut confirmer la présence du virus varicelle-zona (VZV).
En règle générale, lorsqu’on pense souffrir de zona, il est toujours préférable de consulter un médecin. Lorsque vous avez un doute sur l’apparition d’un zona, il faut consulter très rapidement un médecin pour prendre en charge rapidement la maladie. En téléconsultation vous pouvez voir un médecin dans la journée. Si vous n’avez pas encore de médecin traitant ou que celui-ci n’est pas disponible, vous pouvez passer par la téléconsultation pour voir un médecin généraliste rapidement.
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Le Zona et la Contagion : Clarification des Risques
Le zona lui-même n’est pas contagieux, par conséquent quelqu’un qui a un zona ne peut pas vous le transmettre. Une personne qui n’a pas de zona ne peut pas l’attraper en ayant été en contact avec une personne atteinte. Cependant, vous pouvez transmettre le virus varicelle-zona (VZV) à une personne qui n’a jamais eu la varicelle ni le vaccin contre la varicelle. Dans ce cas, elle développera la varicelle, et non le zona. Les personnes qui n’ont jamais eu le virus de la varicelle peuvent l’attraper ainsi. Pendant la période d’éruption des vésicules, qui sont remplies de liquide contenant le virus, le zona est très contagieux. Le virus se propage par contact direct avec le liquide contenu dans les vésicules du zona. Une fois que les vésicules se sont transformées en croûtes, le risque de propagation du virus est très faible.
Pour éviter la propagation du virus, il est recommandé de :
- Couvrir la partie du corps atteinte par l’éruption.
- Éviter de toucher la zone de l’éruption cutanée.
- Se laver les mains fréquemment.
Il est particulièrement important d’éviter tout contact avec :
- Les femmes enceintes qui n’ont jamais eu la varicelle ni le vaccin.
- Les nouveau-nés.
- Les personnes dont le système immunitaire est affaibli.Prenez vos responsabilités et évitez tout contact avec les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées et âgées et les jeunes enfants, qui peuvent contracter une forte varicelle.
Options de Traitement : Soulager et Prévenir les Complications
Les médicaments antiviraux, tels que l’acyclovir, le valacyclovir ou le famciclovir, constituent le principal traitement du zona. Ces médicaments peuvent aider à réduire la gravité et la durée de la maladie, et à limiter le risque de complications. Les médicaments antiviraux sont plus efficaces s’ils sont pris dans les 72 heures suivant l’apparition de l’éruption cutanée. Dès l’apparition des premiers symptômes, un traitement antiviral est recommandé. Il n’est pas nécessaire chez les moins de 50 ans, sauf en cas d'immunosuppression ou de forme grave. Pour être pleinement efficaces contre les complications, ces médicaments doivent être pris dans les trois jours qui suivent l’éruption des vésicules.
Parmi les autres traitements figurent :
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- Les traitements antalgiques : Les analgésiques en vente libre comme l’ibuprofène ou l’acétaminophène (paracétamol) peuvent aider à gérer la douleur. Si les douleurs persistent, le recours au paracétamol (ou à la prégabaline) aide à les soulager. Dans certains cas, des analgésiques plus puissants, tels que des médicaments contre les douleurs neuropathiques, peuvent être prescrits. Les douleurs qui font suite à un zona sont également soulagées par certains antidépresseurs imipraminiques (amitriptyline, clomipramine, imipramine) et certains antiépileptiques (gabapentine, prégabaline) et les opiacés.
- Les soins locaux : Les lotions à la calamine ou compresses fraîches peuvent aider à apaiser la peau et à soulager les démangeaisons. Il convient de garder la zone de l’éruption cutanée propre et sèche. Cela aide à prévenir les infections bactériennes secondaires. Une douche ou un bain à l’eau tiède, avec un savon surgras, sans antiseptique, est recommandé une ou deux fois par jour. Une solution antiseptique (par exemple à base de chlorhexidine) peut être appliquée sur les vésicules. Attention : les pommades à base de corticoïdes et l’alcool sont à proscrire absolument. Le zona est peu importe sa cause, peut faire sa réapparition plusieurs fois. Prendre rapidement un traitement contre le zona permet de réduire l’intensité et/ou la durée de ces douleurs post-zostériennes.
Complications du Zona : Des Conséquences Potentiellement Sévères
La complication la plus courante du zona est la névralgie post-zostérienne. Il s'agit d'une douleur neuropathique persistante qui peut durer des mois, voire des années après la guérison de l’éruption cutanée. Cette douleur peut être sévère et débilitante. Si les vésicules s’assèchent et disparaissent au bout de deux semaines environ, la douleur persiste et va en augmentant. Elle peut rester présente jusqu’à six mois. Chez certaines personnes, la douleur au niveau de la zone touchée peut persister pendant un mois ou plus et être assez vive pour nuire à leur fonctionnement quotidien.
Parmi les autres complications figurent notamment :
- Les infections bactériennes des vésicules : Le grattage de la zone touchée peut également provoquer une surinfection si des bactéries néfastes contaminent les plaies.
- Les problèmes oculaires ou la perte de vision : Si l’éruption cutanée touche le contour de l’œil, il s’agit d’une urgence médicale et il faut prendre contact avec votre médecin sans attendre. Au niveau du visage, le zona peut atteindre l’œil, où il peut laisser de graves cicatrices, voire provoquer la cécité. Lorsque le virus de la varicelle-zona infecte le nerf optique, le zona peut provoquer un larmoiement, un œil rouge, une sensibilité anormale à la lumière, des troubles de la vision, ou une lésion de la cornée.
- Les problèmes auriculaires : Si le virus du zona atteint le visage, cela peut avoir des conséquences importantes, notamment s’il touche le nerf ophtalmique. Ce type de zona peut toucher l’oreille, provoquer une éruption, et peut entraîner une paralysie faciale.
- Les complications liées à la cicatrisation : Bien que la plupart des personnes guérissent complètement, certaines gardent des cicatrices. Il peut y avoir une différence de pigmentation après la disparition de la croûte, mais les séquelles visibles du zona ont tendance à disparaître.
- Dans de rares cas, des complications graves : Il peut s'agir d'une pneumonie, une encéphalite (inflammation du cerveau) ou un accident vasculaire cérébral.
Les personnes dont le système immunitaire est affaibli sont plus à risque de développer ces complications graves. La fréquence et la gravité des cas de zona et de leurs complications augmentent avec l’âge. Non, le zona n’est pas mortel mais les complications peuvent être très sévères (zona ophtalmique et otitique). En revanche, attraper la varicelle à l’âge adulte est beaucoup plus risqué.