Si vous rêvez de transformer votre passion pour le parapente en métier et d’accompagner d’autres passionnés dans leur apprentissage, devenir moniteur de parapente est une voie riche en aventures. Encadrer et accompagner différents publics dans la découverte ou l’apprentissage de la pratique du planeur : c’est le travail du moniteur de parapente. Un moniteur de parapente est bien plus qu’un simple enseignant. Il est le garant de la progression et de la sécurité des élèves, qu’ils soient novices ou confirmés. En plus d’encadrer des élèves de tous niveaux, le moniteur peut organiser des baptêmes de l’air en vol tandem, et notamment les baptêmes de parapente à Annecy. C’est un métier qui exige rigueur, adaptabilité et un sens aigu du contact humain.
Le rôle et les missions du professionnel du vol libre
Le parapente séduit toujours plus d’adeptes de sport en extérieur. En 2024, la Fédération Française de Vol Libre enregistre plus de 34 000 licenciés. Parmi eux, certains pratiquent pour leur loisir uniquement. Un moniteur de parapente n’a pas droit à l’erreur, car il est le garant de la sécurité de tous dans la pratique d’un sport à risques. En 2024, on recense plus de 1300 moniteurs de parapente en France.
Les compétences techniques et sportives sont centrales : un bon moniteur de parapente doit impérativement pouvoir justifier d’un niveau de pilote de compétition. Excellent technicien, il connaît par ailleurs parfaitement le matériel utilisé (voile, sellette, parachute de secours…) ainsi que l’environnement dans lequel il exerce son activité professionnelle. Le titulaire du DEJEPS de parapente peut apprendre à voler en parapente à tous les publics, et intervenir à tous les niveaux de pratique. Il peut ainsi encadrer aussi bien le débutant dans un contexte de loisir que le pilote aguerri souhaitant s’orienter vers la compétition ou la voltige, ou le pratiquant désireux de devenir moniteur à son tour. Seul l’encadrement en milieu aménagé (SIV/EMA) reste soumis à l’obtention d’une qualification professionnelle spécifique, le certificat complémentaire SIV/EMA.
Les exigences préalables au parcours de formation
Devenir moniteur de parapente en France ne s’improvise pas. En effet, avant de rentrer dans le cursus de formation de moniteur, encadré par l’Ecole Nationale des Sports de Montagne (ENSM), il faut attester d’une grande expérience de vol. Pour devenir moniteur de parapente, il ne suffit pas de réaliser de simples stages, ou de pratiquer des heures de vol.
Le statut de moniteur s'obtient grâce à la validation du diplôme DEJEPS Vol libre (Diplôme d'Etat de la Jeunesse, de l'Education Populaire et du Sport) ou DESJEPS Vol libre (Diplôme d'Etat Supérieur de la Jeunesse, de l'Education Populaire et du Sport). Pour accéder à ces formations, certains pré-recquis sont nécessaires :
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- Un certificat médical attestant de la non-contre indication à la pratique du parapente.
- Un casier judiciaire vierge.
- Le Brevet de Pilote Confirmé (BPC), qui est une condition préalable pour accéder à la formation de moniteur et nécessite plusieurs années de pratique.
- Le diplôme secouriste PSC1 (prévention et secours civiques de niveau 1).
- Au moins 5 jours de stage d'observation validés au cours des trois dernières années auprès d'un enseignant de parapente.
- Des résultats obtenus en compétition ou en vol de distance.
En plus de ces critères de base, un test de sélection est organisé avec différentes épreuves afin de finaliser la sélection pour accéder à la filière, incluant les Tests d’Exigences Préalables (TEP). Ces tests incluent une démonstration de pilotage avancé, une évaluation physique sous forme de test de course à pied, et un entretien de motivation avec un jury. Les candidats sont attendus aussi bien sur les aspects physiques, techniques, théoriques que le savoir-être.
Structure et contenus de la formation professionnelle
Le Diplôme d’État de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport (DEJEPS) mention parapente est le sésame pour exercer légalement en tant que moniteur. Succédant au BPJEPS (brevet professionnel, de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport) vol libre, disparu en 2018, il apporte une qualification plus élevée : s’il représente le premier niveau de diplôme professionnel en vol libre, le DEJEPS parapente correspond tout de même à un bac+2.
Le DEJEPS parapente s’obtient à l’issue d’une formation en alternance d’une durée de neuf mois. Cette formation est possible à l'ENSA (Ecole Nationale de Ski et d'Alpinisme), avec des temps d'alternance en école, centre ou association de parapente. Une fois en formation, le futur moniteur de parapente est en alternance dans une école de parapente pour l'aspect pratique, et continue d'approfondir en parallèle ses compétences plus théoriques. Les cours théoriques abordent la météorologie, la mécanique du vol, la réglementation, la pédagogie et la gestion des risques. La pratique inclut l’encadrement d’élèves, les vols biplaces et l’analyse des conditions météo.
Les épreuves certificatives visent à valider les quatre grandes compétences identifiées par l’arrêté constitutif du diplôme : concevoir un projet d’action ; coordonner la mise en œuvre d’un projet d’action ; conduire une démarche de perfectionnement sportif en vol libre ; encadrer le parapente/le delta en sécurité. Ainsi, plusieurs épreuves jalonnent le parcours des candidats entre la première et la seconde année de formation :
- La conduite d’une séance d’apprentissage dans l’option choisie incluant une simulation de déclenchement des secours.
- Un vol de démonstration en biplace incluant l’utilisation du matériel et le recours aux techniques nécessaires à l’emport de personnes en situation de handicap moteur.
- Un entretien avec les évaluateurs permettant de vérifier la maîtrise par le candidat du contexte juridique et réglementaire lié à l’activité parapente.
- Un entretien avec les évaluateurs permettant de vérifier les capacités du candidat à procéder à l’analyse technique détaillée d’une situation en parapente, à partir d’une séquence vidéo.
En cas d’échec à une épreuve, chaque candidat dispose systématiquement de la possibilité d’accéder à une épreuve dite ‘’de rattrapage’’. En cas de non-validation de certaines épreuves à l’issue des deux années de formation, le diplôme n’est pas acquis.
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Modalités d'exercice et statuts professionnels
Le métier de moniteur de parapente peut s’exercer sous deux statuts différents : dans le cadre d’un emploi salarié ou en tant que travailleur indépendant. Lorsqu’ils sont salariés, les moniteurs bénéficient le plus souvent de contrats saisonniers, généralement au sein des clubs de la FFVL (Fédération française de vol libre) ou des centres UCPA (Union nationale des centres sportifs de plein air). Chaque année, le printemps et l’été, représentant la haute saison de la discipline, sont les périodes les plus propices pour décrocher un engagement.
Un moniteur peut par ailleurs offrir ses services à une école de parapente sous un statut d’indépendant. Pour avoir le droit de travailler à leur compte, il doit disposer d’une entreprise personnelle. Pour débuter, une micro-entreprise est tout à fait suffisante. Le métier est saisonnier, avec une activité concentrée d’avril à octobre. Les journées sont souvent longues et dictées par les conditions météo. L’hiver, beaucoup de moniteurs se reconvertissent temporairement vers des activités comme le ski ou la randonnée.
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