La brasse coulée se distingue de la brasse traditionnelle par une technique de nage spécifique qui améliore l’efficacité et le confort du nageur. Contrairement à la brasse classique où la tête reste hors de l’eau, la brasse coulée se pratique avec la tête immergée la majeure partie du temps. Cette approche réduit les douleurs cervicales, permettant de garder la nuque droite et alignée avec la colonne vertébrale. La brasse coulée est la plus lente des nages, mais elle est aussi la plus technique, nécessitant une coordination précise. Si elle paraît simple, elle demande pourtant une certaine maîtrise pour être vraiment bien réalisée.
Définition et spécificités de la brasse coulée
Les mouvements des bras et des jambes en brasse coulée sont similaires à ceux de la brasse conventionnelle, avec les bras qui s’étendent, s’écartent puis se rejoignent devant le torse, et les jambes qui effectuent un mouvement de ciseau. La grande différence réside dans la respiration, synchronisée de manière à inspirer brièvement en fin de mouvement avant de replonger pour expirer, créant ainsi un mouvement ondulatoire qui fluidifie et accélère la nage. Cette technique demande une excellente coordination des mouvements et une synchronisation précise de la respiration.
Il faut savoir que les mouvements de bras vont tonifier vos biceps, vos triceps et vos épaules. Si votre objectif est d’apprendre à nager la brasse pour vous muscler, vous allez devoir apprendre les bons mouvements. La force de traction des bras détermine votre vitesse d’avancement et peut être très énergivore, il n’est pas rare d’avoir mal aux avant-bras à la fin d’un 200 mètres brasse. La brasse est souvent considérée comme l’une des nages les plus difficiles à maîtriser. Elle présente également la plus grande variété de techniques chez les nageurs les plus rapides par rapport aux trois autres nages.
L’importance de la propulsion et de la glisse
En brasse, les jambes ne font pas les mêmes mouvements qu’en crawl. Du fait de votre position basse dans l’eau lorsque vous nagez en brasse, vos jambes doivent faire le plus gros du travail pour maintenir votre corps en mouvement vers l’avant. Pour repousser le plus d’eau possible, les pieds se tournent vers l’extérieur et les orteils pointent sur le côté. Le plus important est de pousser le plus possible et de ramener les jambes le plus rapidement possible. Les meilleurs brasseurs sont ceux qui ont le plus de vitesse lorsqu’ils sont allongés au moment de la glisse. La vitesse est le mot d’ordre !
La seule façon de vous améliorer est de vous entraîner à effectuer le mouvement à une vitesse d’exécution la plus rapide possible. Cela signifie d’effectuer un ciseau rapide sur chaque mouvement lors de vos entraînements. Les meilleurs brasseurs ont un mouvement de jambes très serré, mais une bonne flexibilité des chevilles et de rotation du genou pour pousser un maximum d’eau. Lorsque vous effectuez un ciseau sur le dos, concentrez-vous à garder vos genoux sous la surface de l’eau et gardez une distance entre vos genoux plus petite que la largeur de vos épaules à leur point le plus large.
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Si vous regardez les meilleurs brasseurs, leur force de traction s’exerce dans un premier temps vers l’extérieur, puis les mains s’orientent vers le corps. La première traction des bras est particulière en brasse, les paumes des mains sont orientées vers le fond de la piscine. Généralement, elle ne dépasse pas ou peu la largeur des épaules et n’est pas nécessairement la plus propulsive. Ensuite, les mains changent de direction et se dirigent vers l’intérieur. Les coudes restent hauts, près de la surface et au-dessus des mains. Il est très important de maintenir une position du corps très élevée. La glisse en brasse part du bout des doigts et s’étend jusqu’aux orteils. Concentrez-vous sur le fait de faire avancer vos mains vers l’avant sous la surface de l’eau pendant la phase de glisse.
Les trois règles de base pour une nage efficace
Pour une brasse efficace, on se concentre d’abord sur l’alignement du corps et sur sa position. On se place au plus près de la surface de l’eau pour avoir un bon équilibre. Cela permet également d’avoir moins de poids à déplacer lorsque le corps est en mouvement. Sur le ventre, les fesses sont au ras de la surface. La tête est sous l’eau. Les bras tendus vers l’avant, les jambes vers l’arrière. C’est la position de glissée. En mouvement, on adopte une position hydrodynamique, notamment au moment de la coulée. Elle permet de mieux glisser dans l’eau. La tête est dans l’alignement du corps, qui est gainé.
Concernant la maîtrise des mouvements, une fois en position de glissée, bras tendus vers l’avant, paumes jointes, on commence avec un mouvement de bras se décomposant en quatre étapes : appui, traction, compression, glissée. Pour la troisième étape, la compression, ou poussée, on ramène les mains vers la poitrine. La tête entre sous l’eau au moment de la poussée. Pour le ciseau de brasse, il s’effectue en trois temps : plier, écarter, serrer. Dans un premier temps, on plie les jambes, en ramenant les talons sur les fesses. Ensuite, on écarte, pieds orientés vers l’extérieur, jambes toujours fléchies. Enfin, on se propulse, en resserrant les jambes pour les tendre vers l’arrière.
Pour bien respirer, on se cale sur le mouvement de bras. Au moment de la traction, la tête est hors de l’eau. On en profite pour inspirer un maximum d’air. Et expirer lentement au moment de la poussée avec les jambes. On reprend de l’air lors de la traction suivante. Sous l’eau, le nageur doit souffler ou expirer. Cette technique de nage évite les douleurs à la nuque qui peuvent survenir en nageant la brasse avec la tête hors de l’eau.
Apprentissage chez l’enfant et développement moteur
L’apprentissage de la brasse coulée offre de nombreux bénéfices pour les enfants, notamment en réduisant le risque de douleurs cervicales. Elle améliore la coordination et la synchronisation des mouvements, contribuant au développement de la motricité. De plus, cette technique favorise le développement musculaire et la condition physique, bénéficiant particulièrement aux articulations des genoux et des hanches.
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L’apprentissage nécessite une maturité physique et mentale adaptée. Il est généralement recommandé de commencer à apprendre à nager entre 5 et 6 ans. Physiquement, il est essentiel que l’enfant ait une force musculaire adéquate pour exécuter les mouvements de base. Être capable de flotter sur le ventre et sur le dos, et de contrôler sa respiration sous l’eau, sont des compétences fondamentales. Mentalement, l’enfant doit être capable de suivre des directives et de synchroniser sa respiration avec ses mouvements.
L’apprentissage commence par la familiarisation avec l’immersion de la tête. Initiez cette phase par des exercices simples, encourageant l’apprenant à immerger la tête tout en soufflant des bulles. Pour le mouvement des jambes, privilégiez des exercices où l’apprenant utilise une planche ou un pull-buoy pour stabiliser le haut du corps. Pour les bras, veillez à ce que les mains ne dépassent jamais la ligne des épaules et que les coudes restent proches de la surface pour minimiser la résistance. La coordination bras-jambes-respiration marque l’étape finale. Commencez avec des exercices combinant les mouvements de bras et de jambes, avec une inspiration rapide quand les mains se dirigent vers la poitrine et une expiration sous l’eau pendant le mouvement des jambes.
Méthodes ludiques et rôle du matériel pédagogique
Intégrer des jeux aquatiques dans l’enseignement de la brasse coulée peut rendre cette expérience captivante. Des activités variées comme la récupération d’objets au fond de la piscine ou des compétitions amicales aident à garder les enfants motivés. Le pull-buoy et la planche sont essentiels pour maîtriser correctement les mouvements. Le pull-buoy, placé entre les cuisses, maintient les jambes à flot, permettant de se concentrer sur le mouvement des bras. La planche offre une stabilité au haut du corps, rendant l’exercice des battements de jambes plus accessible sans se soucier de la flottaison.
Introduire des défis et des récompenses encourage les enfants à s’engager pleinement. Célébrer chaque avancée, si minime soit-elle, booste la confiance en soi. Une erreur fréquente est le positionnement du corps dans l’eau. Une mauvaise posture peut augmenter la résistance à l’avancement et causer des blessures. Pour éviter cela, il est essentiel de maintenir le corps allongé et hydrodynamique. Assurez-vous de garder le dos droit, le ventre rentré, et les hanches proches de la surface.
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