Le Guide Complet de l'Installation d'un Sondeur et de son Bras sur un Kayak de Pêche

L'intégration d'un sondeur et de son bras de fixation sur un kayak de pêche représente un défi majeur pour de nombreux kayakistes, qu'ils soient novices ou expérimentés. Le choix et l'installation de ces équipements ne se limitent pas à la simple fixation ; ils impliquent une réflexion approfondie sur la sécurité, l'accessibilité, la protection du matériel et l'optimisation de l'expérience de pêche. Cet article explore les différentes facettes de cette problématique, des considérations générales sur le kayak de pêche aux solutions spécifiques pour le montage de la sonde, en s'appuyant sur les retours d'expérience et les conseils pratiques de la communauté.

Le Sondeur : Choix et Positionnement Stratégique sur le Kayak

L'installation d'un échosondeur, bien que purement facultative, constitue un atout appréciable à plusieurs égards pour le pêcheur en kayak. Les modèles actuels, souvent doublés de fonctions de cartographie GPS, permettent d'aborder la navigation sur une carte, d'anticiper les hauteurs d’eau, les obstacles, la nature des fonds, mais aussi de visualiser les dérives directement sur la carte et de préparer le point de départ de la dérive suivante de manière plus efficace.

Lorsqu'il s'agit d'installer au mieux le sondeur, la priorité est de le protéger au maximum de l'eau et des chocs. Ensuite, il est préférable qu'il soit accessible facilement sans gêner en pêchant ou à remonter dans le kayak après dessalage, car il faut mieux penser à la sécurité avant et ne pas être gêné. On voit beaucoup de kayakistes qui le mettent sur la trappe juste devant le siège, mais la question se pose de la remontée en cas de dessalage et si cela ne gêne pas. L'espace dans un kayak n'est pas important ; si le sondeur est placé là en plein milieu, il va prendre un maximum d'écailles et de chocs. Une solution consiste à le placer bien avancé à droite et surtout bien en hauteur sur un support RAM orientable en hauteur, il prendra ainsi moins d'eau avec les vagues ou le minimum possible. Pour une protection supplémentaire quand il pleut, il est conseillé de le protéger avec un sac plastique transparent dessus, ou, comme le mentionne un utilisateur, de mettre un sac sur le sondeur pour le protéger par grosses pluies, car il est comme moi, il met son imper.

En ce qui concerne le choix du sondeur, des modèles comme le Humminbird Piranha MAX 220TA sont appréciés pour leur compacité, leur lisibilité et leur menu en français. Il est important de penser à regarder l'angle de la sonde ; pour des faibles profondeurs, il vaut mieux un faisceau large de 60°. Un modèle BI fréquence 20° et 60° de chez Humminbird a également été cité comme performant et peu encombrant, bien qu'il ne dispose pas d'un système rapide de démontage. Le combiné peut être fixé sur la partie latérale ou sur le pont du kayak, par l’intermédiaire de supports proposés par RAM Mount, Railblaza, etc. Ce support comprend une base à visser sur le kayak, ou sur un rail porte-matériel, et une partie amovible fixée sur votre échosondeur. Après une remarque pertinente, le sondeur peut être monté sur une embase fixe mais rester amovible, ce qui est un avantage principal. Une installation avec l'aide d'une plaque de plexiglas ou quelque chose s'y rapportant, fixé à la place de la petite boîte Plano livrée avec le kayak, a été envisagée, ou alors un montage RAM. Cette idée de le mettre là n'est pas bête, car cette boîte ne sert à rien, étant trop petite. D'après une photo, un modèle peut rentrer pile-poil, mais il faut vérifier si ce n'est pas gênant pour pagayer. Le plus contraignant serait peut-être la batterie, il faut en trouver une qui va bien et l'installer.

La protection du sondeur ne s'arrête pas à son positionnement. Étant étanche évidemment même sous un mètre d'eau, il doit être rincé à chaque fois doucement avec de l'eau et essuyé avec un chiffon doux quand il sera sec. Il est primordial de penser à ne pas oublier de fermer les petites trappes des cartes SD et marines, et de mettre de la graisse silicone sur les connecteurs, surtout avec l'eau de mer. Ne lésinez pas sur la sécurité, tant pour vous (gilet, lampe flash, VHF…) que pour votre matériel. En cas de chavirage, une boîte de leurre qui coule irrémédiablement saura vous faire regretter de n’y avoir songé plus tôt.

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Les Bras de Sonde et Solutions de Fixation de la Sonde

La fixation de la sonde (transducer) est l'un des aspects les plus délicats de l'équipement d'un kayak. L'objectif est de trouver un équilibre entre performance, protection et facilité d'utilisation.

Certains kayaks sont dotés d’une trappe spécifique pour la sonde, comme le cache Lowrance Ready chez Hobie, prévu pour une sonde Lowrance HDI sur le Hobie Compass, ou une sonde Lowrance Totalscan ou Active-Imaging sur les Hobie Outback et Pro Angler. Si aucun emplacement n’est prévu pour la sonde, elle peut être disposée en latéral, via un bras spécifique tel que celui proposé par exemple par Railblaza. Ce sera d’ailleurs l’emplacement à privilégier pour les sondes de type Live, afin de pouvoir facilement orienter la direction de détection.

Des solutions plus rudimentaires, mais efficaces, existent. Une méthode consiste à glisser la sonde sous le kayak dans un trou autovideur avant de partir. Elle reste sous la coque du fait de la flottabilité du bois et de sa longueur qui la maintient. En arrivant près du bord, une petite claque sur le bout de bois permet de faire passer le tout sous la coque, il n'y a plus qu'à ramasser. Cependant, pour une approche plus sérieuse, l'acquisition d'un bras de sonde est souvent envisagée.

Les bras de sonde du commerce, bien que coûteux, ne conviennent pas toujours parfaitement. Un utilisateur a rapporté qu'un bras acheté, qui coûte relativement cher, ne lui convenait qu'à moitié. Il bouge un peu sur son axe unique, mais surtout il n'est pas rétractable en cas de choc (arrivée sur la plage, mise en place sur la voiture… c'est galère). Cela pousse certains à concevoir leur propre système. Par exemple, un bras bloqué par un loqueteau en position verticale, qui se replie sur l'arrière en cas de choc ou en tirant sur un bout pour le relever. Cependant, cela peut vite devenir une "usine à gaz".

Des interrogations persistent sur la stabilité des sondes montées sur des systèmes d'amortissement. La sonde ne vibre-t-elle pas à cause du sandow ? Reste-t-elle immobile ? Est-ce que le bras peut plier à 90° (lorsque le kayak bascule sur le flanc de la sonde en arrivant sur la plage par mer formée par exemple) ? Pour être honnête, la sonde vibre un peu à cause du sandow, c'est vrai, et elle a même tendance à remonter un peu quand on est à fond de train. Elle ne se plie pas non plus à 90°, et on évite les arrivées sur le flanc en général, mais personne n'est à l'abri. Le besoin d'un moyen simple et fiable pour remonter le bras le long de la coque, avec une sonde qui se verrouille en position verticale, est manifeste.

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Un système de relevage par l'avant a été évoqué, donnant satisfaction : en tirant sur un bout frappé sur une poulie au capot avant, le bras se met à l'horizontal. À la descente, il vient s'appuyer sur une vis de butée. La pression de l'eau en dynamique le maintient dans cette position. Le seul problème est en cas de choc non prévu (rocher à fleur d'eau…), la butée empêche le bras d'aller en arrière, à moins d'utiliser en plus un système de sandow qui amortirait le choc et laisserait ensuite le temps de remonter la sonde par l'avant.

Une approche intéressante pour la pose de la sonde est de ne pas percer le kayak. Un professionnel a indiqué qu'il fallait juste fixer la sonde avec du silicone. Cette solution a été adoptée et validée par des utilisateurs.

Pour des solutions de montage plus polyvalentes, RAM Mount propose un bras de support pour sonde spécialement conçu pour les kayaks. Cette solution permet le déploiement et la récupération rapides et efficaces de la sonde. Parfait pour le kayak, le bras flexible peut être rapidement récupéré si l'on entre dans des eaux peu profondes ou lorsque l'on met le kayak à l'eau. La conception unique fournit une solution universelle pour pratiquement n'importe quel kayak ainsi que n'importe quelle sonde.

L'Alimentation Électrique et la Connectivité

L'alimentation électrique du sondeur est un élément crucial pour garantir son fonctionnement tout au long de la session de pêche. Une simple batterie au plomb 12Ah type Yuasa suffira pour alimenter le sondeur durant une journée de pêche. Il est essentiel de veiller par contre à bien la fixer à l’intérieur du kayak et/ou à l’installer dans une boîte étanche. Chez Hobie, un support est proposé pour accueillir ce type de batterie, que l’on pourra placer à l’intérieur de la trappe. Il existe également des batteries lithium, nettement plus onéreuses, mais également d’une capacité supérieure, offrant souvent un meilleur rapport poids/puissance.

La câblerie et la connectique du sondeur, comme de toutes les autres installations électriques, sont installées dans la double-coque du kayak. Des passe-câbles étanches peuvent être installés pour conserver l’étanchéité de l’ensemble, évitant ainsi toute infiltration d'eau. Plusieurs types de connecteurs rapides sont proposés par différents fabricants. Les connecteurs Anderson sont davantage adaptés aux grosses puissances, de l’ordre de 30 à 60 A, ce qui est généralement plus que nécessaire pour un sondeur seul mais peut être utile pour d'autres équipements électriques. Pour brancher des caméras, téléphones, VHF, viviers, il existe des prises à encastrer, soit de type USB, soit de type 12 V allume-cigare, offrant une grande flexibilité pour recharger ou alimenter des accessoires électroniques.

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Lors de la fixation d'accessoires sur le kayak, il faut considérer l'accès à la partie interne de la double coque. Si vous avez accès à l’intérieur de la double coque, vous pourrez placer, côté intérieur, une rondelle et un écrou de fixation, garantissant une solidité maximale. Si vous n’avez pas accès à la partie interne de la double coque, pour des équipements peu sollicités, une simple vis suffira à fixer votre matériel et une goutte de silicone assurera l’étanchéité, ce qui est une solution courante et efficace pour les fixations légères.

L'Équipement Général et la Sécurité en Kayak de Pêche

Avant d’équiper un kayak de pêche, il est fondamental de se poser les bonnes questions : comment installer son sondeur ? Quel type de batterie ? Quels portes-cannes ? Quel équipement de sécurité emporter ? Même si, sur le papier, il est possible de pêcher depuis pratiquement n’importe quelle embarcation légère, certains kayaks seront plus adaptés que d’autres à la pratique de la pêche. Les critères incluent la stabilité, la possibilité de pêcher debout, la présence de porte-cannes, et bien sûr, la possibilité d’installer un sondeur.

Les kayaks dédiés à la pêche sont désormais proposés avec des équipements spécifiques. Le siège est généralement proposé de série avec votre kayak de pêche, mais certains fabricants proposent des sièges « confort » en option, améliorant considérablement le bien-être lors de longues sessions. Les kayaks de pêche sont généralement assez larges, au point de pouvoir permettre la pêche debout en eaux calmes. Leur stabilité est réellement impressionnante, et chavirer est extrêmement rare, ce qui n’exclut pas une pratique en toute sécurité et la nécessité de porter un équipement de flottabilité. Le revers de la médaille est qu'un kayak large est rarement rapide, ce qui peut être un inconvénient lorsqu’on doit affronter les courants ou remonter face au vent.

Le poids ou la longueur sont également à prendre en compte à l’achat. Une masse de 30 kg est un minimum pour la plupart des modèles, hors équipement complémentaire. Les kayaks de pêche haut de gamme dépassent même les 40 kg, et ce point est important pour appréhender la mise à l’eau, notamment si les conditions d’accès sont difficiles. Si vous disposez d’une remorque pour transporter votre kayak et que votre mise à l’eau habituelle est bétonnée et bien accessible, le poids n’est pas un problème majeur.

Plusieurs fabricants de kayaks se sont lancés dans la commercialisation de kayaks propulsés par un pédalier. Si, traditionnellement et en termes de sécurité, la pagaie demeure obligatoire, le pédalier offre un avantage majeur pour le pêcheur, celui de conserver les mains libres durant sa session de pêche. Proposé par Hobie Kayaks, ce type de pédalier fonctionne avec un mouvement de va-et-vient et assure une excellente vitesse à votre embarcation. Les pédaliers récents sont même dotés d’une marche arrière (Mirage Drive 180), voire sur les modèles de kayaks hauts de gamme (Pro Angler), d’une direction à 360° permettant des déplacements latéraux (Mirage Drive 360). Légèrement moins performant en termes de vitesse, le pédalier rotatif (comme sur un cycle) offre l’avantage d’une marche arrière directe, sans avoir à tirer un levier : il suffit de tourner les jambes dans le sens inverse.

La réglementation maritime est un aspect crucial de la sécurité. Tout kayak de longueur inférieure à 3,50 m est considérée comme un « engin de plage », et à ce titre, limitée en navigation à une distance maximale de 300 mètres du rivage. Un kayak de longueur supérieure à 3,50 mètres est autorisé à évoluer jusqu’à 2 miles nautiques d’un abri, à condition d’embarquer le matériel de sécurité dit « basique spécifique », conformément à la Division 240 - Article 240-2.04. Ce matériel comprend un équipement individuel de flottabilité (EIF), accessible rapidement et aisément, présentant un niveau de performance d’au moins 50 N de flottabilité. Alternativement, si elle est portée, une combinaison humide en néoprène ou sèche assurant au minimum une protection du torse et de l’abdomen, une flottabilité positive et une protection thermique est requise. Un dispositif lumineux est également obligatoire. Celui-ci peut être collectif (constitué d’une lampe torche étanche ayant une autonomie d’au moins 6 heures) ou individuel (dans ce cas, il doit être étanche et avoir une autonomie d’au moins 6 heures et doit être soit porté soit fixé à l’équipement individuel de flottabilité mis à la disposition de la personne embarquée). Un dispositif d’assèchement manuel (écope, seau ou pompe à main) approprié au volume du navire est nécessaire pour les navires non auto-videurs ou ceux qui comportent au moins un espace habitable. Enfin, un moyen de connaître les heures et coefficients de marée du jour et de la zone considérés est indispensable. Une ligne de mouillage appropriée au navire et à la zone de navigation est obligatoire si la masse dépasse les 250 kg.

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