Mécanique de la glisse, signalisation de sécurité et dynamique des flux d'air sous capot

L'univers de la glisse et l'essor du tubing sous toutes ses formes

Du fun accessible à tous ! Nous voulons évidemment profiter de cette montagne qui s'offre à nous. L'idée est de trouver une occupation facile d'accès, fun et divertissante. Mais qu’est-ce que le tubing, cette activité de plein air en vogue ces dernières années ? En anglais, « tube » se traduit par « chambre à air ». Et c’est de là que vient le nom de « tubing ». Il s’agit de grosses bouées circulaires, ressemblant à des chambres à air, sur lesquelles les « tubers » s’installent pour glisser et/ou flotter. Le tubing est une activité de plein air qui consiste à enfourcher un pneumatique ou une grosse bouée équipée de poignées, pour évoluer sur l’eau, la neige ou un sol artificiel. Il s’agit d’une embarcation individuelle qui a la particularité de flotter et de glisser. Plusieurs déclinaisons sont alors possibles : le tubing sur rivière, le tubing tracté en mer ou sur des lacs, le tubing luge sur la neige ou sur des pistes artificielles. Quand il s’agit de s’amuser, l’imagination n’a pas de limites ! Et une chose est sûre, c’est que le tubing est très ludique ! Vous êtes tenté par cette activité originale et aimeriez en savoir plus ? En quoi ça consiste, quels sont les dangers, qui peut faire du tubing ?

Les premières traces de la pratique du tubing consistent en de grosses bouées gonflables utilisées sur des lacs, en mer ou sur rivière. Le magazine LIFE a publié un article et des photos datant de 1941, qui relatent l’activité originale de certains Américains : le « river tubing » et les « floating parties ». Il s’agissait surtout de se laisser flotter à l’aide de grosses bouées individuelles. Il n’était pas encore question de descendre des rapides à l’aide de pagaies. Il semblerait d'ailleurs que le tubing sportif en rivière ait été inventé par une princesse thaïlandaise !

En hiver, bien entendu, c’est sur la neige que cette pratique s'exprime pleinement. Vous pouvez faire de la luge sur bouée dans les stations de ski, sur des pistes spécialement aménagées. Ici, le pneumatique fait office de luge. Et on peut vous dire que ça glisse très, très bien ! Ces dernières années, se sont aussi développées des pistes conçues avec un matériau en plastique très glissant, qui permet de faire de la luge même en été ! Ce qui est drôle, c’est qu’en raison de la forme circulaire des bouées, vous pouvez tourner comme une toupie ! Âmes sensibles, s’abstenir !

L'expérience pratique de la glisse sur neige et sur tremplin

S'asseoir à la terrasse d'un café et savourer une bière ? A tout juste 50 mètres du parking, on aperçoit le Tube Park de Chamrousse : c'était pour nous ! C'est super pratique, à la manière d'un tire-fesse, sauf que là c'est un tire-bouée avec un fil ; on est assis dans notre bouée au ras du sol, on se laisse porter et on regarde les autres descendre. On met le « jump » de côté pour le moment, et on se prépare à notre première descente. On s'approche de la grande piste, un moniteur nous attend : « vous allez voir, c'est fun ! Vous vous asseyez dans la bouée, vous pouvez descendre seul, ou vous pouvez également faire un petit train en vous tenant tous ensemble ! ». Pour ce premier jet, nous décidons de descendre deux par deux. J'ouvre le bal avec ma cousine : on s'assoit, on se tient mutuellement nos bouées, on allume la caméra et c'est parti !!! On accélère rapidement, et la vitesse nous positionne de travers, ce qui rajoute un peu de piment à la descente ; ça va vite ! Arrivés en bas, on est freiné par les tapis, et on finit notre course après le virage qui finit de nous stopper. On a bien rigolé.

Tout juste le temps de lever nos fesses de la bouée, Bérengère et son compère arrivent à leur tour, le sourire aux lèvres. Ni une ni deux, on attrape nos bouées et on recommence. La même piste. On change de partenaire. Chacun part cette fois avec sa moitié. C'est reparti. On rigole toujours autant. Plusieurs descentes plus tard, on décide de pimenter un peu l'affaire : on va le faire ce petit train !! Et descendre tous les quatre en même temps. On nous prévient : avec le poids supplémentaire, ça va aller vite… Je me positionne le premier, je dois déjà être placé dans la descente pour que tout le monde puisse s'asseoir dans sa bouée. La pente est déjà là, et à peine installé dans ma bouée, je commence à glisser avec le poids de mes compères qui s'installent à leur tour ; le moniteur me retient au dernier moment, tout rentre dans l'ordre. Je me retourne : « c'est bon, tout le monde est prêt ? C'est parti ! ». Les mêmes sensations que pour les premières descentes, mais encore plus vite et encore plus drôle… Arrivés rapidement en bas, on est freiné plus difficilement mais suffisamment pour éviter une quelconque déconvenue.

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Ici, la piste est étroite : à peine plus large que la bouée. Éric se positionne en premier. Les fesses dans sa bouée, il s'élance. On prend quelques photos. D'en haut, on se dit que ça à l'air très drôle. Il prend de la vitesse, arrive au niveau du tremplin et décolle ! L’atterrissage est approximatif, on rigole, on le laisse se dégager de l'airbag et on passe chacun notre tour. Moi en dernier. Je m'assois, je remets la caméra et je me lance. Je prends de la vitesse, et ma bouée frotte un peu sur les bords enneigés, ce qui me fait faire un 180° juste avant le décollage… Je me présente alors sur le tremplin en marche arrière ! Ce n'est pas ce que je souhaitais, mais les sensations sont bonnes ! Au bout d'une dizaine de sauts, certains restent au plus près de l'airbag pour immortaliser de plus près les figures réalisées. Ça y est, l'heure de jeu est passée, il est temps de rendre le matériel.

Sécurité et réglementation du tubing en eau vive et en mer

Si la rivière et le matériel ne sont pas adaptés et sécurisés, les risques d’accident sont élevés. Et pour éviter les contusions, fractures, traumatismes et même noyades, soyez malins et vigilants ! Le tubing peut parfaitement être pratiqué en toute sécurité lorsqu’il est encadré par des professionnels. Même si ce n’est pas obligatoire, privilégiez des portions de cours d’eau aménagées et sécurisées par des experts. Vous pouvez vous aventurer en milieu sauvage, sans structure d’encadrement et avec votre bouée de plage… mais c’est à vos risques et périls ! Certains rapides peuvent être dangereux… L’avantage de faire appel à un organisme accrédité, c’est que la zone de tubing est vérifiée et sécurisée. Le débit d’eau est contrôlé et si la sortie est dangereuse, l’activité est fermée. Avant de vous élancer sur la rivière, vous assistez à un briefing de sécurité obligatoire. Tout vous est expliqué : les dangers à éviter, les réflexes à avoir, les comportements à risque, etc. Il s’agit d’équipements de protection individuelle (EPI) réglementés par l’État, qui doivent être conformes aux normes CE.

Nous vous disions que le tubing est une activité sécurisée qui peut être pratiquée sans danger. Bien entendu, à condition de savoir nager et d’être en mesure de s’immerger la tête sans crainte ! Mais ça paraît évident, n’est-ce pas ? Les enfants peuvent pratiquer cette activité à condition d’être vraiment à l’aise dans l’eau. Ça, c’est le premier point. Mais il faut aussi qu’ils mesurent une taille suffisante pour être capables de manier la bouée, qui est assez grosse. Nous recommandons le tubing aux enfants à partir de 12 ans et/ou de 1 m 50. Mis à part ces prérequis, aucune condition physique particulière n’est nécessaire. Pour faire des descentes de rivière sur bouée, il faut une rivière ! Les cours d’eau idéals sont ceux avec un débit moyen et des petits rapides.

Dans le cas de la bouée tractable en mer, voilà une activité amusante pour toute la famille ou à partager entre amis, quand les conditions de mer le permettent. Des catalogues proposent des bouées tractables de diverses formes pour une, deux ou trois personnes, simples à mettre en œuvre, facilement transportables et remisables. Avant de pratiquer il faut vous renseigner sur la réglementation nationale et régionale. Cette pratique doit se faire au-delà de la bande littorale des 300 mètres, dans des zones sans grand trafic ni dangers naturels. Le pilote et les passagers du bateau, ainsi que les utilisateurs de la bouée, doivent se mettre d’accord sur des signes simples permettant de communiquer : arrêter, accélérer, ralentir, tout va bien…. Tout d’abord ne pas surestimer ses forces ni son appétence pour les sensations fortes. La bouée gonflable ne peut être utilisée par un enfant de moins de 6 ans. Les utilisateurs doivent porter un gilet de sécurité prévu à cet effet, d’une flottabilité de 50 N et conforme à la division 240.

Attention de ne pas glisser un membre sous l’enveloppe de la bouée, ou sous le système de traction. Veillez à respecter le nombre de personnes maxi qui peuvent utiliser la bouée. Il faut être au moins deux sur le bateau, le pilote et un équipier chargé de surveiller la bouée. Le bateau doit arborer une flamme orange d’une longueur de 2 m, placée à une hauteur permettant de signaler l’activité en cours aux autres embarcations sur le plan d’eau. Il faut s’assurer que la bouée soit bien reliée au bateau avec une corde prévue à cet effet, suffisamment solide, non élastique et d’une longueur adaptée entre 15 et 25 m. Des cordes pour bouée tractée parfaitement adaptées à l’usage existent sur le marché. Le pilote doit veiller à respecter une vitesse adaptée et, en tout cas, ne pas dépasser 32 km/h quand il s’agit d’adultes et de 24 km/h quand il y a un enfant. Le pilote ne prendra pas de virages serrés afin d’éviter une accélération trop importante de la bouée tractable, ne provoquera pas d’à-coups et fera attention au « sous marinage » lors de la traction à très basse vitesse. Afin de récupérer les passagers de la bouée et la bouée elle-même, le pilote s’en approchera à vitesse réduite en se mettant au point mort lors de la jonction. Pour le gonflage, on insère la vessie dans la housse en la positionnant au mieux. Quand il y a plusieurs compartiments, on gonfle en premier lieu les plus petits en finissant par le plus volumineux. Des gonfleurs manuels, à pieds ou des modèles électriques bien plus rapides et efficaces facilitent cette étape.

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Signalisation maritime et balisage de sécurité

La sécurité en milieu aquatique repose également sur des repères visuels stricts pour la navigation. Une bouée d’avertissement balise les zones où les navigateurs doivent être avertis de la présence de dangers comme des zones de tir, de régates, des bases d’hydravions, des ouvrages sous-marins, des zones où il n’existe aucun chenal sûr, des zones de séparation de trafic et des exploitations d’aquicultures.

La bouée de mouillage (ancrage) balise le périmètre d’une zone de mouillage. Elle est blanche et porte un sigle distinctif sur deux côtés opposés. Ce sigle se décrit comme suit : il s’agit du contour d’un cercle orange situé entre deux bandes horizontales de même couleur. Un autre repère visuel important se décrit comme suit : il s’agit d’un losange orange à l’intérieur duquel se dessine une croix de même couleur. Par ailleurs, les bouées cardinales signalent l’emplacement du chenal le plus sécuritaire ou le plus profond par rapport aux points cardinaux.

Si la plongée se fait à partir d’un bateau, celui-ci doit arborer le pavillon A (bleu et blanc) du code international des signaux qui signifie « J’ai un plongeur à l’eau ; écartez-vous largement à basse vitesse ». Le pavillon Alpha doit être hissé sur l’embarcation de plongée dès son ancrage ou lorsque les plongeurs sont mis à l’eau.

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