L'attrait de la mer et l'appel de l'horizon ouvert séduisent de plus en plus de familles et de navigateurs en quête d'une vie différente. Qu'il s'agisse d'une échappée de quelques semaines en Bretagne, d'une transatlantique audacieuse, ou d'un tour du monde sans fin, le voilier offre un cadre unique pour des aventures humaines riches en apprentissages et en découvertes. Au cœur de ces récits, des figures comme Lucie, qu'elle soit une mère, une skipper passionnée ou même le nom d'un bateau emblématique, incarnent cette soif d'évasion et de dépassement. Cet article explore les différentes facettes de ces voyages, des joies aux défis, en s'appuyant sur des témoignages variés de familles et de marins qui ont choisi le large comme mode de vie.
Les Débuts de l'Aventure en Famille : Entre Escales Impromptues et Explorations Bretonnes
Pour beaucoup, l'aventure en voilier commence par un rêve, souvent concrétisé par des navigations côtières ou des périples plus longs. La famille Pérès, des Bretons originaires de Rennes, était ainsi partie pour une longue navigation familiale à bord d’un voilier de croisière. Vincent et Lucie Pérès, accompagnés de leurs trois enfants Ferréol, Robinson et Joseph, avaient embarqué sur un Sun Rise 34 appelé Sheriff pour un voyage familial en Méditerranée qui devait durer six mois. Partis le 1er mars de Port-Saint-Louis-du-Rhône, ils avaient mis le cap sur la Corse dès la première opportunité météo. Cependant, ils ont été rattrapés par le confinement, les contraignant à une escale prolongée à Calvi, en Corse. Dans cette situation inattendue, ils ont dû s’organiser entre l’école à bord, les courses et des récréations amusantes. Vincent Pérès a témoigné à la rédaction de Voiles et Voiliers de cette expérience singulière, soulignant que malgré les circonstances, Calvi s’est avéré être un port sûr et abrité, avec un supermarché accessible à pied, en espérant que cette situation ne durerait pas trop longtemps. Sur le bateau amarré, la récré était autorisée, mais il fallait aussi bosser l'école, rappelaient les parents.
Dans un tout autre registre, Marion et Mathieu, une famille 100% outdoor installée près de Grenoble, ont choisi de découvrir la Bretagne sud à bord d’un voilier. Pour leur première aventure partagée sur un blog, ils ont embarqué pour deux semaines en mer entre la baie de Quiberon et Belle-Île-en-Mer, un terrain de jeu excellent en Morbihan. Aucun itinéraire n’avait été fixé à l’avance, l’idée étant de voir en fonction du vent, des marées, des enfants et des lieux qu’ils souhaitaient découvrir. Leur périple a démarré à La Trinité sur Mer, où ils ont pris en main le bateau à 22h, puis ont passé une journée à faire l'état des lieux, le déchargement et la visite du port. Le deuxième jour, ils ont navigué 2h30 jusqu'à Port du Crouesty (Arzon), où ils ont profité d'une balade au port, de draisiennes jusqu’à la plage et d'un test de l’annexe dans le port. La navigation suivante vers Port Haliguen a duré 5 heures, en raison d'un vent contraire. À Port Haliguen, ils ont sorti les équipements sous une petite pluie et visité Quiberon. Ils ont également parcouru 30 km de Voie verte sur la presqu’île de Quiberon et passé l'après-midi à la plage. Une sortie à la journée les a menés sur l’île de Houat, avec une marche de 2h30 aller-retour jusqu'à la plage de Tréac’h er Gourèd, et un débarquement en annexe, avant de passer deux jours supplémentaires à Port Haliguen entre plage, balades, pêche à pied, cerf-volant et visites de Quiberon. Enfin, après 3 heures de navigation, ils ont rejoint Le Palais à Belle-Île, où ils ont passé la nuit à l'extérieur du port sur une bouée, découvrant l'excitation de dormir au milieu de la mer, mais aussi le désagrément du bateau qui bouge.
Les traversées en bateau peuvent être longues pour les enfants ; ils avaient donc choisi pour ces “grandes” vacances de deux semaines une zone de navigation où les escales potentielles sont nombreuses. Le Morbihan, avec ses grands ports comme La Trinité sur Mer, Le Crouesty, Port Haliguen, et ses îles sauvages comme Houat, Hoedic, Belle-Île, ou encore les ports pittoresques du Golfe du Morbihan, offre des destinations multiples et variées. Leur programme était simple : pas de programme ! Ils avisaient en fonction de la météo, des envies du jour et des marées. La proximité des activités les a incités à profiter plus longuement de Port Haliguen sur la presqu’île de Quiberon, où ils sont restés quasiment une semaine, avec plage, sentier côtier et marché à portée de draisienne, ainsi que des navettes en bus et des loueurs de vélos tout proches pour les excursions plus longues. Le port du Crouesty les a moins séduits, limitant leur séjour à deux nuits. En revanche, sur Belle-Île, bien que prise d’assaut, ils seraient bien restés un peu plus, mais il fallait bien rentrer. Au préalable, ils avaient repéré les principales escales à ne pas louper. Finalement, la plupart des navigations ont été limitées, inférieures à 3 heures. Seule la traversée entre le Crouesty et Port Haliguen a duré plus de 5 heures, du fait du vent contraire. Ils ont constaté que le bateau a souvent un effet somnifère pour les enfants ; ainsi, leur Soline de deux ans a fait une bonne sieste sur la plupart des navigations.
L'Appel du Grand Large : Préparer et Affronter une Transatlantique
L'idée d'une transatlantique ne naît pas du jour au lendemain. Pour Lucie et Yohann, cette aventure est l’aboutissement d’un rêve nourri au fil des années et des navigations. L’appel du large s’est fait de plus en plus fort, jusqu’à devenir une évidence : il fallait partir, s’éloigner des côtes familières pour plonger dans l’inconnu, avec l’océan comme seul horizon. Lucie, qui a grandi en Bretagne, a toujours eu un lien fort avec la navigation. Après plusieurs années à explorer les côtes en voilier et en bateau-stop, elle ressentait le besoin d’aller plus loin, d’acquérir son propre bateau et de vivre une expérience au long cours. "Il y a cinq ans, j’ai acheté mon premier petit bateau pour apprendre. Puis j’ai rencontré Yohann, et ensemble, on a commencé à rêver plus grand." De son côté, Yohann a découvert la voile dès son enfance, mais c’est à travers ses voyages et ses navigations avec Lucie qu’il a renforcé son envie de grand large. Son premier grand périple en voilier, entre la Sardaigne et la France, a été une révélation. Au-delà de la passion pour la voile, cette transat représente bien plus qu’un simple défi nautique. Pour Lucie et Yohann, c’est un véritable choix de vie, une façon de s’extraire du quotidien et de prendre une pause loin du rythme imposé par la société. Lucie confie : "On avait une situation stable, un quotidien bien rangé… mais on sentait que quelque chose nous manquait. On avait besoin d’autre chose, d’un projet qui nous sorte de l’ordinaire." Décider de partir n’a pas été une décision prise à la légère. Il a fallu plusieurs mois de préparation, d’économies, de recherches de bateau, mais aussi de nombreuses discussions sur la faisabilité du projet. Partir en mer, c’est aussi accepter de se confronter à l’imprévu, à la solitude et à ses propres limites. Cette transat est une expérience qui les amènera à mieux se connaître, à tester leur capacité d’adaptation et leur résilience. Yohann explique : "Une transat, c’est un mélange d’anticipation et de lâcher-prise. On prépare tout dans les moindres détails, mais une fois en mer, il faut accepter qu’on ne contrôle plus grand-chose." Leur objectif est de vivre pleinement l’instant, de s’immerger dans le rythme du vent et des vagues, et d’apprendre chaque jour quelque chose de nouveau.
Lire aussi: Programmes d'entraînement aquabike pour tonifier votre silhouette
Leur descente de l’Atlantique sur "Camogli", un monocoque de 10 mètres, a été marquée par des premières galères et des premières frayeurs. Avant même de pouvoir mettre le cap au sud, il a fallu patienter. Les fenêtres météo favorables se faisaient rares, et deux tempêtes successives ont cloué Camogli à quai en Bretagne pendant près de deux semaines. Yohann a trouvé cela frustrant, mais il fallait être patient et choisir le bon créneau. Finalement, un créneau de trois jours s’est dessiné, leur permettant de traverser le golfe de Gascogne. Mais une fois en mer, ils ont pris la mesure des conditions difficiles : des vents soutenus, une mer formée et une fatigue qui s’est installée rapidement. La première grosse frayeur est survenue au deuxième jour de navigation, lors du test de leur nouveau spi. Une mauvaise manœuvre a entraîné un problème majeur : une écoute est tombée à l’eau et s’est enroulée autour de l’hélice du moteur. Lucie décrit la situation : "On se retrouve soudainement sans moteur, avec un bout coincé sous la coque, plus de voile à poste… et 3000 mètres de fond sous nos pieds." Le seul moyen de régler le problème était d’envoyer Yohann à l’eau pour libérer l’hélice. Le stress était immense : si quelque chose tournait mal, il serait difficile de le récupérer dans cette mer agitée. Yohann se souvient : "J’avais un bout de sécurité attaché à moi, un couteau en main… mais ce n’est jamais agréable de plonger sous un bateau au large, sans voir le fond." Après quelques minutes qui ont semblé durer une éternité, il est parvenu à dégager le cordage, apportant un soulagement immense et une première leçon importante : en haute mer, chaque erreur peut avoir des conséquences lourdes.
La navigation le long des côtes portugaises s’est également avérée éprouvante. Des violents coups de vent et une houle croisée de 3 à 5 mètres ont compliqué la progression. "C’était notre première navigation prolongée de nuit, et on s’est vite rendu compte qu’on dormait très mal. La fatigue s’accumulait," raconte Lucie. En descendant, une nouvelle tempête les a contraints à faire escale plusieurs jours à La Corogne, puis à Lisbonne. Chaque départ était repoussé, chaque escale prolongée. Yohann a constaté que "l’attente devenait pesante. On voyait notre timing glisser, et chaque jour passé à quai coûtait plus cher que prévu." Pour éviter d’être pris au piège d’une nouvelle dépression, ils ont pris la décision risquée de naviguer 30 heures d’affilée, de nuit, en haute mer. S’est ajouté le stress des attaques d’orques, un phénomène qui affecte les bateaux le long des côtes ibériques. En pleine descente du Portugal, Lucie et Yohann ont reçu un appel radio annonçant la présence de six à huit orques à proximité de leur route. "Là, le stress est monté d’un cran. On savait que si on se faisait attaquer, on pouvait dire adieu à notre gouvernail… et donc, potentiellement, à notre transat," a expliqué Yohann. Suivant les protocoles de sécurité, ils ont observé la mer avec une attention maximale et ont finalement échappé à une rencontre rapprochée, mais cette nuit restera gravée dans leurs mémoires, un sentiment d’impuissance les ayant envahis. L’arrivée tant attendue au Cap-Vert, à Mindelo sur l’île de São Vicente, a été un immense soulagement après ces semaines éprouvantes. La douceur tropicale, l’eau turquoise, la chaleur du soleil semblaient irréelles. Pour Lucie, "on a senti que c’était une nouvelle phase du voyage qui commençait. Fini les côtes européennes, maintenant on regardait vers l’horizon, vers l’Atlantique." La marina de Mindelo est un véritable carrefour de navigateurs en partance pour les Antilles, où l'ambiance oscille entre excitation et appréhension. Malgré l’appel du grand large, le temps a manqué pour explorer l’île, la priorité étant de vérifier le bateau, s’assurer de l’avitaillement et finaliser les derniers détails logistiques pour transformer Camogli en un véritable cocon autonome.
Ombeline, 27 ans, juriste, et son mari Tugdual, ingénieur, ont également fait le choix audacieux de quitter une vie bien rangée pour une aventure hors du commun : la traversée de l’Atlantique en voilier en famille avec leurs deux jeunes enfants, Eymar, 3 ans, et Castille, 1 an. Ce projet était très présent dans l’esprit de Tugdual, qui avait lui-même vécu un voyage en bateau avec ses parents dans son enfance. Ombeline, plutôt fille de la montagne, a mis du temps à s’y projeter. Une fois l’idée acceptée, Tugdual s’est mis à chercher un bateau, trouvant un monocoque de 11 mètres dans un chantier naval à Tancarville. Pendant un an, il a réalisé un travail colossal sur le plan technique, incluant le pilote automatique, les balises de sécurité, la motorisation et l’électricité. Les peurs d’Ombeline étaient de ne pas avoir de médecin à portée et de devoir composer avec des éléments incontrôlables, comme la météo, mais leurs enfants ont été une source de motivation incroyable. Ils sont partis de Bénodet le 10 août 2024, un moment rempli d’émotions - joie, excitation, peur. Ils avaient prévu un mois sur place avant pour prendre leurs marques. Tugdual avait convoyé le bateau depuis Le Havre. Leur navigation les a menés jusqu’à La Corogne en Espagne, puis le long des côtes du Portugal jusqu’à Lisbonne. La traversée de l’Atlantique a duré 17 jours, un défi difficile marqué par des nuits entrecoupées, des incidents techniques et une mer agitée. L’arrivée en Martinique a été un moment magique, avec le silence après 17 jours de bruit mécanique. Ombeline et Tugdual conseillent d'oser, car la traversée de l’Atlantique en voilier en famille n’est pas un rêve inaccessible. Il faut de l’organisation, bien s’entourer, se former, prévoir, mais surtout ne pas attendre le moment parfait, car il n’existe pas. C’est une opportunité de se déconnecter du quotidien pour se reconnecter à l’essentiel.
Vivre sur l'Eau : Logistique, Sécurité et Quotidien à Bord
La vie sur un voilier, qu'elle soit pour quelques semaines ou pour un tour du monde, impose une logistique rigoureuse et des adaptations constantes. La gestion de l'autonomie est primordiale. La réserve d’eau est bien sûr limitée, mais il est possible de remplir le réservoir régulièrement, et l’autonomie peut atteindre plusieurs jours sans problème. Pour une transatlantique, il est conseillé de prévoir 4 litres d’eau par jour et par personne pour un voyage estimé entre 17 et 20 jours. L’électricité est fournie par des batteries, rechargées soit au port, soit lorsque le moteur du bateau fonctionne. Il faut être vigilant sur ce point, car l’autonomie est limitée, et les batteries alimentent également les équipements de navigation du bateau tels que le GPS et le pilote automatique. Les panneaux solaires sont alors indispensables pour rester autonome et optimiser la consommation énergétique.
La nourriture requiert aussi une planification minutieuse. Pour Marion et Mathieu, un drive sur place à l'arrivée a été complété par des achats sur les différents marchés des ports (en étant attentif aux prix) et dans des petites supérettes. Leur frigo, assez conséquent, leur a permis de cuisiner presque comme à la maison. Pour une transat, la priorité est donnée aux produits à longue conservation tels que le riz, les pâtes, le couscous, les lentilles, le quinoa, ainsi que les conserves de légumes, thon ou plats préparés. Les œufs se conservent plusieurs semaines hors du réfrigérateur. Les fruits et légumes à longue conservation comme les pommes de terre, les courges, les carottes et les choux sont également privilégiés. Les fruits secs et oléagineux (amandes, noix, figues, dattes) apportent des nutriments essentiels, sans oublier les aliments plaisir comme le chocolat, le café, les biscuits et les bonbons, ainsi que les condiments pour varier les saveurs. Lucie et Yohann ont fait plusieurs allers-retours au marché de Mindelo pour acheter des légumes et des fruits qui se conservent bien, et ont stocké une bonne quantité d’œufs.
Lire aussi: Naviguer en famille sur toutes les mers du globe
La sécurité à bord, surtout avec des enfants, est une préoccupation majeure. Le principal risque auquel on pense lorsque l’on envisage de faire du bateau avec des enfants est naturellement la noyade. En navigation, les enfants étaient systématiquement "attachés" via une longe à la ligne de vie du bateau, dès lors qu’ils souhaitaient sortir dehors. Marion et Mathieu ont été agréablement surpris par l’acceptation des gilets de sauvetage : ils n’ont quasiment jamais eu de refus de la part des enfants pour enfiler leur gilet. Pour une transat, il est impératif d'avoir des gilets de sauvetage portés en permanence en mer, des lignes de vie pour rester attaché au bateau, ainsi qu'un radeau de survie, un grab bag (sac de survie) et une balise de détresse EPIRB.
Les déplacements à terre depuis le voilier demandent également de l'ingéniosité. Marion et Mathieu avaient pris sur le bateau deux draisiennes, préférant cette option au vélo à pédales pour leur grand, car plus maniable et moins rapide. Cela leur a permis de faire de nombreuses balades sans porter les enfants. Lorsque la capitainerie était un peu loin (1 km), la draisienne permettait de faire le trajet sans soucis et aux enfants de se dépenser, idem pour les petites courses. Une poussette, bien que présente, n’a servi qu’à porter les sacs ou faire des siestes, et le porte-bébé physiocarrier n’a même pas été utilisé.
Vivre en couple et en famille sur un espace restreint comme un voilier est une expérience unique. Les enfants sont généralement ravis de cette vie à bord : tout est à leur hauteur et papa et maman ne sont jamais loin. Cependant, la gestion du bateau requiert de l'organisation. En navigation, Marion était occupée quasiment en permanence avec les enfants, la gestion du bateau étant donc réalisée quasi exclusivement par Mathieu. Il faut anticiper au maximum les manœuvres et bien choisir l’itinéraire et la fenêtre météo. Pour les manipulations qui nécessitaient d’être deux, comme l’arrivée au port, les enfants étaient en sécurité à l’intérieur du bateau ou bien avec leur gilet et longe dans le cockpit. Pour le reste, quasiment tout peut se faire seul avec le pilote automatique. Le manque d'espace est une contrainte à laquelle on s'adapte, mais parfois, la vie en couple peut être mise à l'épreuve. Dajana et Ivo confient qu'on a parfois envie de jeter l’autre par-dessus bord ou de faire couler le bateau ! Mais si le mode de vie n'est pas un choix commun, le voyage ne dure généralement pas longtemps.
Les Voiliers d'Exception et Leurs Aventures : L'Exemple du Voilier LUCIE
Au-delà des histoires de familles et d'équipages, certains voiliers eux-mêmes forgent leur propre légende. Le voilier LUCIE, à dérive centrale et dérives arrière, est un exemple remarquable. Conçu par l'architecte Jean-François Delvoye, il a été élu voilier de l'année 2010 en France et aux Pays-Bas, s'établissant comme une référence mondiale pour les grandes croisières. LUCIE est particulièrement bien adaptée aux parcours hauturiers et aux petits mouillages écossais, grâce à sa taille idéale, sa stabilité de route, sa sécurité, son confort et ses performances.
Ce voilier a connu une première vie aux Antilles, de 2014 à 2019, avant que Philippe Colombie ne le remonte en France, marquant le début d'une nouvelle aventure. Désormais agréée NUC (Navire Utilisé Commercialement), LUCIE parcourt l’Écosse avec un équipage composé de Philippe comme armateur embarqué et de Loïc, un skipper professionnel Capitaine 200. Sa taille raisonnable lui permet d'accéder à des criques secrètes, offrant ainsi des opportunités d'exploration uniques dans des régions réputées pour leurs paysages sauvages et leurs eaux complexes. L'histoire du voilier LUCIE illustre la polyvalence et la durabilité de ces embarcations, capables de s'adapter à divers programmes de navigation, des traversées transocéaniques aux explorations côtières les plus intimes, toujours avec un souci constant de performance et de sécurité.
Lire aussi: Organiser votre prochaine croisière en catamaran