Faire le tour du monde en catamaran, c’est bien plus qu’un simple voyage. C’est une immersion totale dans la nature, une aventure où chaque lever de soleil et chaque crique isolée deviennent des souvenirs gravés à jamais. Le tour du monde en catamaran, c’est l’aventure ultime pour ceux qui rêvent de liberté et d’évasion. Des couples, des familles avec trois ou quatre enfants embarqués en Nautitech 40 ou 46 prouvent en ce moment même que l’aventure est à portée d’étrave. Parce qu’elle ne présente pas, loin de là, le même degré d’exigence sportive, physique et mentale qu’un Vendée Globe. Parce qu’il est tout à fait possible, comme l’ont raconté de nombreux navigateurs, de réaliser la grande boucle en voilier sans rencontrer la moindre tempête, voire le plus léger coup de vent.
Pourquoi choisir le catamaran pour une circumnavigation ?
Un catamaran, c’est l’alliance parfaite entre confort, performance et autonomie. Avec ses deux coques, il y a plus d’espace pour se sentir chez soi, même au milieu de l’océan. La stabilité est un atout majeur : moins de roulis, donc moins de mal de mer pour les novices. L’autonomie est un autre pilier de cette expérience : les équipements modernes comme les panneaux solaires ou les dessalinisateurs permettent de naviguer des semaines sans revenir à terre. La marque Nautitech Catamarans propose des modèles parfaitement adaptés à ce type d’aventure.
Naviguer en catamaran, c’est aussi une philosophie de vie. Tu te reconnectes à la nature, loin du bruit et du stress quotidien. La vie sur un catamaran est une expérience unique, mais elle demande aussi une bonne organisation. On devient chef cuisinier, boulanger et pêcheur. Fabrication du pain au quotidien, brioches, biscuits, gâteaux, pizzas… L’avantage d’un voyage à la voile, c’est la pêche. C’est une immense jouissance que de servir du poisson frais à sa famille alors que nous sommes au milieu de nulle part. Mon préféré : la dorade coryphène, en carpaccio avec un filet de citron vert et des graines de sésame.
La préparation : Les fondations d’un projet réussi
Un projet comme celui-ci demande une bonne dose de préparation. Tout commence par le choix du bateau. Ton budget, le nombre de personnes à bord, ou encore les régions que tu veux visiter influenceront ta décision. Pas besoin d’être un skipper professionnel, mais quelques bases sont indispensables pour naviguer en toute sécurité.
La sécurité et les compétences techniques
Avant de larguer les amarres, il est crucial de souscrire à une assurance santé adaptée à un tour du monde. En mer comme à terre, les imprévus peuvent arriver : blessures, maladies, ou encore besoin d’un rapatriement en cas d’urgence. Pour être serein durant ton voyage, je te recommande des assurances fiables comme Chapka et Gobyava, qui couvrent les besoins spécifiques des voyageurs longue durée. Certains navigateurs choisissent de suivre des stages d’Apprentissage aux Techniques Médicales en Situation d’Isolement. Ils y apprennent à suturer, à plâtrer, à comprendre la posologie des médicaments et dans quel cas les utiliser, même si, idéalement, on n’a jamais besoin de mettre en pratique cette formation.
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L’organisation de la vie à bord en famille
Pour les familles, l’école est un sujet central. De nombreux parents inscrivent leurs enfants au CNED, ils travaillent tous les matins et on fait en sorte de naviguer régulièrement avec d’autres familles afin que les enfants aient des amis. Un élève seul travaille extrêmement vite et mémorise très bien. Pour les plus jeunes, il faut gérer la surcharge de poids sur le bateau. Parce que trop de poids fait ralentir le navire et pendant les longues traversées on est bien heureux d’avancer assez vite. La solidarité est essentielle : sur un bateau, toute la famille cherche une solution. Réveiller son pré-ado pour faire un quart de nuit, c’est lui donner confiance et le responsabiliser comme on ne le fait jamais à terre.
Stratégie d’itinéraire : Comprendre les vents et les saisons
À l’évidence, lorsqu’on explore sur la carte la meilleure route possible autour du monde en catamaran à voile, la première question qui se pose, outre celle du budget, n’est pas tant où aller, mais quand partir pour ce voyage d’une vie ? Trois ans constituent une durée raisonnable. Le meilleur itinéraire autour du monde en catamaran est celui où le vent souffle toujours dans la bonne direction. Avec la mer de l’arrière, poussés par les vagues et le vent, les catas sont faits pour abattre leurs 160 à 200 milles par vingt-quatre heures en moyenne.
Cette route existe, c’est celle des alizés. Dans l’hémisphère nord, les vents tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de ces bulles de haute pression, et en sens inverse dans l’hémisphère sud. Si bien qu’en suivant une route au sud des anticyclones dans l’hémisphère nord et au nord de ceux-ci dans l’hémisphère sud, on est assuré de bénéficier de cette merveilleuse trouvaille de la nature.
L’importance cruciale de la météo
Certes, les régions tropicales ne connaissent pas l’hiver. Mais elles subissent en été de méchantes perturbations nommées ouragans, cyclones ou typhons. Ce qui conduit les candidats au tour du monde en catamaran à bâtir une route qui, bien plus qu’un simple choix de date de départ et d’arrivée, évite tout simplement la saison des cyclones dans les deux hémisphères.
Les étapes clés de la navigation
De l’Europe vers les Tropiques
Quittons donc La Rochelle et la France à l’été. On met le cap au 240° pour quitter le Golfe de Gascogne sans trop tarder. Le mieux, avec un catamaran Nautitech, est de viser le sud de la Martinique distante d’un peu moins de 3 000 milles, que l’on atteindra en quinze-vingt jours en voilier en moyenne. Une fois franchi ce drôle d’ascenseur à cargos qu’est le Panama, on ne traînera pas trop du côté de Panama City, on préférera préparer la traversée et le parcours vers les Galapagos. Les 850 milles de traversée vers les mythiques Galapagos peuvent s’effectuer très rapidement, en moins d’une semaine, en particulier durant la période favorable, soit de février à mai.
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Le Pacifique, une immensité à apprivoiser
L’étape suivante, vers les Marquises, est à peu près aussi longue que la traversée Canaries-Antilles. Avec une différence importante : dans le Pacifique, l’alizé souffle en général moins fort qu’en Atlantique. La meilleure saison pour continuer sa navigation vers les Fidji, la Nouvelle Calédonie et éventuellement la Nouvelle Zélande se situe de juin à octobre. Ce qui signifie qu’il est possible d’atteindre les antipodes, soit en gros la moitié du voyage en distance, en une grosse année à la voile.
Le choix final : L’Océan Indien
Une fois aux portes de l’océan Indien se pose un nouveau choix, éventuellement cornélien. Le choix du nord permet de visiter des destinations fabuleuses : le Sri Lanka et/ou les Maldives, avant de remonter vers le Golfe d’Aden. Ce dernier tronçon n’est pas anodin en termes de sécurité. Le choix du sud, passant par Maurice, la Réunion puis l’Afrique du Sud, est parfois très agité en raison des puissants courants, tel celui des Aiguilles. Les eaux sud-africaines, avec leurs contrastes de masses d’air importants, entre l’air chaud d’Afrique et glacial de l’Antarctique, demandent une grande prudence.
Préparer son bateau pour le grand voyage
Partir en grand voyage à la voile requiert un certain niveau de préparation. Que ce soit sur un monocoque ou un catamaran, la plupart des domaines à approfondir sont identiques. Le choix de la configuration et des grandes options constructeur est l’une des étapes clés du projet.
Équipements de pointe et communication
Le gréement courant est très sollicité lors des traversées océaniques. Pour éviter le ragage, il est recommandé d’installer des gaines aux endroits de frottement, ainsi que des estropes pour sécuriser les ris. Côté électronique, les systèmes modernes permettent une vision globale : indicateurs multifonctions, radar et AIS pour l’anticollision. La communication a été révolutionnée par Starlink, qui permet de se connecter à l’internet haut-débit pour travailler à distance, regarder des films et charger les fichiers pour les systèmes de routage comme Predictwind et Timezero.
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