Guide complet de la pratique de la plongée sous-marine et des exigences médicales

La plongée sous-marine est une activité qui attire de plus en plus d'adeptes, désireux de découvrir la richesse des fonds marins. Cependant, cette discipline, bien que passionnante, est régie par des règles de sécurité strictes, des contraintes physiologiques importantes et des impératifs médicaux. Ce guide détaille les aspects fondamentaux de la pratique, de la formation aux exigences de santé.

Les fondamentaux de la pratique : sécurité et encadrement

Avant de commencer à pratiquer la plongée sous-marine, il est crucial de comprendre que cette activité ne se pratique en aucun cas seul. Où que vous soyez, il est indispensable de commencer avec un organisme agréé et un moniteur diplômé. Si vous voulez découvrir la plongée, vous pouvez avant cela effectuer un baptême de plongée : une première immersion d’environ 20 minutes, en piscine ou en mer, qui vous permettra d’appréhender et de découvrir une première fois le milieu sous-marin.

Le code du sport encadre la pratique de la plongée et précise les aptitudes requises, l’encadrement nécessaire et les zones de plongée autorisées, en fonction de 5 niveaux de plongée correspondant au niveau de loisir FFESSM, devant être validés dans des centres agréés.

  • Niveau 1 : plongeur encadré jusqu’à 20 m.
  • Niveau 2 : plongeur encadré jusqu’à 40 m et autonome jusqu’à 20 m.
  • Niveau 3 : plongeur autonome jusqu’à 40 m et autonome jusqu’à 60 m avec accord du directeur de plongée (personne responsable de l’organisation de la plongée).
  • Niveau 4 : guide de palanquée (encadrement en exploration de plongeurs de 0 à 40 m) et plongeur autonome jusqu’à 60 m.
  • Niveau 5 : directeur de plongée et plongeur autonome jusqu’à 60 m.

La SNSM recommande fermement de ne jamais pratiquer la plongée seul et de plonger avec une structure reconnue. Il est essentiel de ne jamais plonger seul. Plongez toujours au minimum en binôme, que vous soyez des plongeurs débutants ou un peu plus expérimentés, c’est la règle pour que la pratique de la plongée se déroule en toute sécurité.

Équipement et signalisation

Le matériel à utiliser dépend du type de plongée que vous souhaitez pratiquer. En plus de la bouteille de plongée, fournie par votre centre, l'équipement indispensable comprend le trio PMT (palmes, masque et tuba), un détendeur pour respirer, une combinaison adaptée à la température de l'eau, un gilet stabilisateur, et un ordinateur de plongée. Un moyen de décompression, une table et un profondimètre ou un ordinateur est obligatoire à partir du niveau 2.

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Si vous prenez un bateau pour aller au large, il est impératif de hisser un pavillon indiquant que vous êtes en plongée. Le pavillon Alpha signifie « plongeurs en immersion ». Le pavillon rouge à diagonale blanche ou le pavillon à croix de Saint-André signifient « plongeur isolé ». Ce pavillon est une indication pour les plaisanciers, pêcheurs ou autre utilisateur de Jet-Ski® de l’obligation de passer à une distance minimum de 100 mètres pour ne pas blesser un plongeur qui remonterait en surface à distance du bateau.

Exigences médicales et certificats d'aptitude

Il faut une bonne condition physique pour effectuer une séance de plongée. Il est seulement recommandé d’effectuer une pratique sportive régulière et de savoir correctement nager. Hormis pour le baptême, il est nécessaire de fournir un certificat médical, qui peut être délivré par votre médecin de famille ou un spécialiste agréé par la Fédération française d’études et de sports sous-marins (FFESSM).

Le but de ce certificat est de déceler certaines contre-indications temporaires ou définitives, de permettre la pratique de cette activité sans risque néfaste pour la santé du plongeur et d’informer sur les contraintes physiologiques de ce sport dans un but préventif. Le bénéfice de ces évaluations médicales a été chiffré dans plusieurs études médicales et se traduit par une réduction fortement significative de la survenue d’incidents de décompression (d’un facteur 2,5). C’est donc en toute logique que les organisations qui encadrent la pratique de ces activités imposent aux pratiquants une évaluation médicale initiale suivie d’un suivi régulier.

Les modalités de l'examen médical

L’examen médical du plongeur est un acte long et l’interrogatoire en est une partie fondamentale. Le médecin recherchera les antécédents médicaux et chirurgicaux du patient, la mise à jour des vaccins, la prise éventuelle de certains médicaments, drogues, alcool, tabac, les expériences du plongeur. L’examen clinique doit commencer par un examen général du plongeur, incluant l'auscultation cardiaque, la tension artérielle, et le test de Ruffier pour apprécier l’adaptation cardiaque à l’effort.

En juin 2014, le comité directeur national de la FFESSM a modifié ses directives en matière de certificat médical en autorisant tout médecin inscrit à l’Ordre des médecins à délivrer un certificat pour les formations niveau 1, niveau 2, niveau 3 et l’ensemble des qualifications. Les passages du niveau 4 et des monitorats fédéraux et la pratique du recycleur ou du trimix requièrent un examen par un médecin fédéral, c’est-à-dire un médecin titulaire d’une licence fédérale ou diplômé en médecine du sport, en médecine de plongée ou en médecine hyperbare.

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Contre-indications et risques physiologiques

Les problèmes respiratoires tels que l’asthme, les pathologies cardio-vasculaires, neurologiques ou les tympans fragiles peuvent constituer des contre-indications. La grossesse est une contre-indication formelle. En plongée, la pression ambiante augmente d'environ 1 bar par 10 m de profondeur. Les changements de pression affectent essentiellement les cavités corporelles remplies d’air et les gaz respiratoires. L'immersion, la résistance accrue des voies respiratoires, l'air froid et sec, les conditions environnementales changeantes telles que la visibilité et l'absence de contact avec le sol, le froid et des efforts imprévisibles jouent également un rôle.

La recherche d’un shunt droite-gauche par échographie transthoracique et carotidienne ou transcrânienne avec injection de produit de contraste et manoeuvre de sensibilisation n’a aucune indication en prévention primaire. En cas de découverte fortuite, une contre-indication ou une plongée avec restriction doivent être proposées. Toute pathologie pouvant être à l’origine d’une fragilisation du parenchyme ou d’une gêne à l’expiration doit être dépistée. La plongée est possible après un pneumothorax traumatique ou iatrogène après un délai minimum de 3 mois et en l’absence d’une atteinte ventilatoire en spirométrie ou d’un kyste gazeux séquellaire au scanner.

Enquête sur les accidents de plongée

En cas d’accident de plongée, chaque plongeur doit savoir réagir. Déclenchez les secours en mer via le canal 16 de votre VHF ou par téléphone au 196. La rapidité de l’intervention des secours est déterminante et l’état d’une victime d’un accident de plongée ne s’améliore jamais de lui-même.

Dans l'idéal, il convient d'obtenir les antécédents médicaux significatifs en mettant l'accent sur les maladies cardiovasculaires, les crises d'épilepsie, le diabète, l'asthme et la broncho-pneumopathie chronique obstructive. L'historique des plongées est extrêmement important. Le profil de la plongée (profondeur, temps passé au fond de l'eau) est un élément d'information essentiel. La présence de gaz dans un organe ou un vaisseau observée lors de l'autopsie d'une personne ayant respiré du gaz comprimé juste avant sa mort n'est pas une preuve concluante de maladie de décompression ou d'embolie gazeuse. Au cours d'une plongée, en particulier d'une profondeur ou d'une durée au fond considérable, le gaz inerte se dissout dans les tissus, et le gaz sort de la solution lorsque le corps revient à la pression atmosphérique. Ce phénomène, combiné à la production de gaz post mortem, produit des bulles dans les tissus et les vaisseaux.

Diversité des approches médicales internationales

Deux grands courants d’évaluation des nouveaux pratiquants coexistent aujourd’hui. En matière d’évaluation médicale « initiale des plongeurs », la CMAS fera plus systématiquement appel à une évaluation par un médecin en lui laissant libre court en matière de prescription d’examens complémentaires. L’évaluation initiale des plongeurs dans le système PADI se fait essentiellement par une auto-anamnèse : le patient répond à des questions visant à évaluer des atteintes systémiques. Si l’ensemble des réponses sont négatives, c’est bon. Si une croix est du mauvais côté, un examen médical est exigé. Ces deux systèmes ont démontré leurs efficacités.

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Par ailleurs, le formulaire d'examen de l'aptitude des plongeurs de loisir (GTÜM eV édition 1992) a été mis au point en coopération avec les fédérations allemandes de plongée. Cette fiche est remplacée par la fiche de documentation relative à la conduite d'un examen médical des plongeurs de loisir, conformément aux directives du GTÜM eV de 1998. Le médecin investigateur doit connaître les dangers particuliers des différentes procédures de trempage afin d'informer et de conseiller la personne testée sur les particularités, les risques et les conditions physiques existants.

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