Bilal Hassani : Parcours, Style et Impact d'une Figure Incontournable de la Scène Artistique

Bilal Hassani est un auteur-compositeur-interprète, personnalité publique et icône pop française, dont l'ascension fulgurante a marqué le paysage musical et culturel francophone. Né à Orsay (Essonne) dans une famille marocaine, sa mère vivant en France et son père à Singapour, l'artiste a su, dès son plus jeune âge, tracer un chemin unique, jalonné de succès, mais aussi de défis. Révélé à 15 ans, il s'est affirmé comme une voix audacieuse, interrogeant les identités, le genre, et les codes de la scène, tout en prônant des messages forts d'acceptation de soi et de tolérance. Son style, ses choix artistiques et son engagement en ont fait une figure qui ne laisse personne indifférent, captivant aussi bien le public que les observateurs du monde de l'art et de la société.

Les Racines d'une Vocation Artistique et les Premiers Pas Sous les Projecteurs

La passion de Bilal Hassani pour la musique s'est manifestée très tôt. Il commence à chanter dès l'âge de 5 ans, d'abord devant ses proches, puis en suivant des cours de chant. Bien que le jeune garçon aime chanter, sa mère l'inscrit au conservatoire, où il pratique notamment le piano et la guitare, démontrant ainsi une formation musicale précoce et pluridisciplinaire. C'est dans ce contexte qu'il se lie d'amitié avec Nemo Schiffman, un jeune chanteur. Après avoir été finaliste de la première saison de The Voice Kids, ce dernier insiste pour que Bilal Hassani participe à la deuxième édition de l'émission, marquant un tournant décisif dans son parcours.

En 2015, poussé par son ami, il participe à la deuxième saison de The Voice Kids. D'un naturel timide, le chanteur en herbe décide finalement de passer les auditions à l'aveugle, où il interprète "Rise Like a Phoenix" de Conchita Wurst, la chanson qui a permis à l’artiste autrichien de remporter l’Eurovision en 2014. Bilal Hassani dit admirer Conchita Wurst, et sa prestation lui vaut d'intégrer l'équipe du chanteur corse Patrick Fiori, devant les trois juges que sont Louis Bertignac, Jenifer et Patrick Fiori. Malgré son élimination de The Voice Kids, Bilal Hassani ne se décourage pas pour autant, et cette première exposition médiatique jette les bases de sa future carrière. Il se fait ainsi connaître grâce à ses vidéos postées sur sa chaîne YouTube et en participant à l'émission The Voice Kids en 2015.

Dès 2016, le jeune chanteur sort un premier single, intitulé "Wanna Be", avant de faire des reprises remarquées, notamment de "Side to Side" d'Ariana Grande. Aux prémices de sa carrière, il organise un premier concert intitulé Wanna Be Tour en janvier 2017 au Théâtre Les Étoiles à Paris afin de promouvoir un de ses premiers singles, "Wanna Be". Réputée pour être un véritable petit succès, cette initiative lui permet de rassembler et de créer une petite communauté autour de son art. C'est à cette époque qu'il déchaîne les foules, un peu malgré lui.

L'Affirmation de Soi et le Tournant de l'Eurovision

Le 23 juin 2017, il décide d'annoncer à ses fans son homosexualité avant de participer à la Gay Pride de Paris le lendemain. Suite à cela, le chanteur en herbe opère un virage de style important, notamment en adoptant des perruques teintées. Ce choix lui vaut de subir un cyberharcèlement et de recevoir des menaces de mort. Il ne se décourage pas pour autant, notamment grâce au soutien d'Amel Bent, et intègre même le classement des "30 LGBT qui bougent la France", réalisé par le magazine Têtu. Le magazine le décrit d'ailleurs comme "une icône pour la jeunesse LGBT+ française". Bilal Hassani, au répertoire pop, est ouvertement homosexuel et efféminé.

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C'est finalement en décembre 2018 que Bilal Hassani fait de nouveau parler de lui grâce à sa musique. Il est annoncé comme étant l'un des 18 candidats qui participeront à Destination Eurovision, une émission de France 2 qui vise à choisir l'artiste qui représentera la France lors du concours de l'Eurovision 2019. Bilal fait partie des dix-huit candidats participant en janvier 2019 à Destination Eurovision, le concours de chant diffusé sur France 2 visant à choisir le futur représentant de la France au Concours Eurovision de la chanson 2019. Peu de temps après, il dévoile la chanson qu'il interprétera pour la compétition : "Roi". Le morceau qu'il présente, écrit avec le duo Madame Monsieur, s'intitule "Roi" et traite de l'acceptation de soi. Sortie le 4 janvier 2019, la vidéo atteint les trois millions de vues en dix jours. Après une importante tournée médiatique, sur France Inter et TMC notamment, Bilal Hassani participe à la demi-finale de Destination Eurovision le 12 janvier. Lors de la demi-finale de Destination Eurovision, il obtient 58 points sur les 60 attribués par le jury international et 57 points du public français, totalisant ainsi 115 points et se qualifiant pour la finale aux côtés de Chimène Badi, Silvàn Areg et Aysat. Un score total de 115 points qui lui permet d'être le grand favori pour représenter l'Hexagone, puisqu'il devance Silvàn Areg qui n'a que 59 points, Chimène Badi (56 points) et Aysat (40 points).

Grand favori de Destination Eurovision, Bilal Hassani commence une tournée médiatique. Le 26 janvier 2019, Bilal Hassani apprend avec bonheur qu'il représentera la France lors du concours de l'Eurovision. Il a gagné son ticket pour la compétition, prévue le 18 mai à Tel-Aviv, en Israël. Sa carrière de chanteur prend un tournant décisif lorsqu'il est choisi pour représenter la France au Concours Eurovision de la chanson 2019 avec son titre "Roi". Bilal Hassani assure qu'il va tout faire pour rendre fiers les Français grâce à l'interprétation de sa chanson "Roi", coécrite avec Madame Monsieur. Le 18 mai 2019, lors de la finale du concours se tenant à l'Expo Tel Aviv de Tel Aviv, Bilal Hassani interprète "Roi". Chanter devant près de 200 millions de personnes et l'idée de faire du bien aux personnes qui allaient l’écouter a été l'un des plus beaux moments de sa vie. Il en sera toujours très fier, déclarant : "Je ne barrerai jamais ce moment de ma vie."

Un Parcours Musical en Constante Évolution

Quelques jours avant sa prestation à l’Eurovision, il sort son premier album, intitulé Kingdom, le 26 avril. La même année, Hassani sort son premier album, Kingdom, qui connaît un succès notable. L'opus se compose de 15 titres pop, electro et RnB où il se livre sur son quotidien de jeune artiste engagé qui prône la tolérance et l’acceptation de soi et de l’autre. À mi-chemin entre l’électro, la pop et le R&B, l’opus reçoit un accueil chaleureux, notamment de la part de sa communauté YouTube grandissante. Il enchaîne avec un deuxième album, Contre soirée, publié en novembre 2020, où il continue d'explorer des sonorités pop urbaines tout en abordant des thèmes plus personnels.

L'album Théorème, son troisième opus, représente un nouveau départ pour l'artiste, étant la matérialisation de son premier album et une véritable prise de maturité. Décrit comme "introspectif", "bouillonnant" et "explosif", Théorème est un album plus abouti et plus profond, un opus "cathartique" aux sonorités pop. L'artiste confie que s'il regarde sa carrière en arrière, il pourra se dire que les deux premiers albums étaient des préquelles du début de l'aventure qu'est Théorème pour lui. Cette évolution artistique constante est nourrie par une envie d’évoluer présente depuis l’âge de 5 ans. Ayant d'abord été au Conservatoire, puis à l’Académie Internationale de danse, il a toujours essayé de produire des choses, de créer des concepts et des univers, notamment une "mythologie Bilal Hassani", car son rêve, quand il était tout petit, était de devenir "la première popstar de la planète". Il y a toujours eu de la musique dans sa vie.

Pour ce nouvel album, Bilal Hassani a eu l'opportunité de collaborer avec GrandMarnier, moitié du groupe français Yelle, qui d’habitude ne collabore sur aucun autre projet musical que le sien. Bilal Hassani considère GrandMarnier comme un mentor depuis plusieurs années. Lorsque l'année 2021 s’est terminée, l'artiste avait un album en anglais qui était fini, prêt à sortir, mais il sentait que ce n’était pas la bonne direction qu'il voulait prendre tout de suite, ayant envie de raconter d’autres choses. Il a alors fait appel à GrandMarnier, qui est venu à Paris pour le rencontrer. Ils ont discuté, écouté de la musique et se sont raconté des choses, GrandMarnier semblant suffisamment enjoué pour accepter de réaliser cet album. Bilal Hassani ne se rendait alors pas compte de l’immensité de sa générosité, ne sachant pas qu’il n’avait jamais travaillé sur d’autres projets.

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Si ce troisième album est probablement le plus abouti, c’est sans doute aussi le plus sombre. Bilal Hassani évoque à demi-mot son agression sexuelle dans "Quelle heure est-il". Il était important de faire figurer ce titre dans l'album, et composer cette chanson a été d’une certaine manière cathartique. L'artiste sortait en 2021 d’une "espèce d’effet boomerang assez intense des trois dernières années qui m’a un peu fracassé". L’envie de faire ce morceau était au point de départ de la création de Théorème. Il écrivait quotidiennement des choses sur ce qu'il ressentait, sur ce qu'il avait envie de dire et ce qu'il n’arrivait plus à dire. Ces moments incluaient l'enregistrement de ses séances de psychiatrie, qu'il réécoutait pour voir où il allait. De là, il a envoyé une liste de thèmes qu'il voulait aborder. Ainsi, "Quelle heure est-il" a été une séance cathartique, comme tout l’album en entier, car cela parle de se reconstruire après cet événement.

Théorème est aussi un album qui donne envie de danser, notamment le titre "Transfert Trotinette". C’est un morceau qui est arrivé assez tôt dans la création de l’album, une référence au dance floor. À cette époque, Bilal menait une vie un peu plus tranquille, un temps de libération créative où il sortait beaucoup. Il racontait ensuite toutes ces anecdotes à Jean-François Perrier (alias GrandMarnier). Ils ont voulu faire un peu de prévention sur ce titre, car c’est un morceau qui "tape tellement fort qu’il peut passer en boîte", et c’est ce qui se passe depuis cet été dans les boîtes queer de France et de Belgique. Il y a cette idée de faire passer un message de manière subliminale avec la musique, un enjeu un peu politique donc, mais surtout une envie de faire danser les gens.

Dans certains titres de son album, Bilal Hassani mentionne toute une série d’artistes aux destins singuliers voire tragiques : Whitney Houston, Prince, Michael Jackson, Amy Winehouse, Britney Spears. L'artiste se décrit comme un "geek de pop culture", une fascination presque obsessionnelle. Depuis tout petit, il a toujours été très fasciné par la célébrité, découvrant une passion pour les parcours de ces personnes qui sont positionnées, surtout à cette époque-là, comme des demi-dieux. En tant que geek, il fait des recherches et a découvert à quel point c’était "pressurisant pour un être humain de recevoir autant d’attention, d’amour et de haine à la fois". Dans cet album, on retrouve un peu cette "volonté irrationnelle de se bruler pour être grand, être entendu et être respecté". Le titre "De la hauteur" est à ce propos un message préventif qu'il se fait à lui-même. Plus récemment, son album live L'Affreuse, créé lors de l’Hyper Weekend Festival, est toujours disponible. Cet album a également enflammé la Pride de Montréal en août, incluant une version piano-voix de son morceau emblématique "Roi".

De 2019 à 2023, Bilal a lancé deux séries de concerts : Kingdom Tour et Théorème Tour. La majorité de ses titres est chorégraphiée et a droit à un costume dédié, soulignant l'importance de la performance scénique dans son univers artistique.

Style, Identité et Engagement : Un Porte-Étendard pour les Nouvelles Générations

Bilal Hassani est un artiste aux métamorphoses multiples, il interroge les identités, le genre, les codes du corps et de la scène, et s’oriente désormais aussi vers une carrière de comédien. Le magazine Têtu désigne Bilal Hassani comme faisant partie des "30 LGBT+ qui bougent la France". Il est une icône pour la jeunesse LGBT+ française, et le journal Le Monde écrit qu'il "ne laisse personne indifférent".

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Il a toujours abordé la notion du genre de manière très frontale et se revendique "genderfluid". Il pense qu'il ne s’y est "jamais attaché en fait". Quand il était petit, il portait des jupes, mettait des serviettes sur sa tête pour avoir les cheveux longs, et avait des Barbie, mais en même temps, il a été gardien de but pendant un an dans sa petite ville. Il était un enfant avec un cercle familial qui était "tellement sain que j’ai pu explorer absolument tout sans que ce soit micro-analysé". Dans son single "Il ou Elle" sorti en juin 2022, Bilal Hassani évoque l’exploration de son identité de genre.

Bilal Hassani a été - et il l’est toujours - l’un des premiers représentants en France de la cause LGBTQIA+. Il pense que ce n’était pas une mission pour lui quand il était petit de devenir une figure LGBTQIA+ parce qu'il ne savait pas où il allait se positionner plus tard. En revanche, oui, il a envie de contribuer à cette "ouverture des pensées" et de "décomplexer le discours autour de cette cause". Il aimerait qu’on arrive un jour à pouvoir avoir un éclectisme suffisamment large de typologie de personnes qui feraient des métiers sans que leur sexualité soit pointée du doigt. En même temps, il aime beaucoup la culture qui s’est créée autour de cette minorité qui a dû se faire une voie, se créer des espaces artistiques, politiques et activistes qui sont "tellement beaux et riches". Quand il dit qu’il aimerait que ça devienne une banalité, cela ne veut pas dire qu'il aimerait effacer l’histoire queer. Tout en ayant l’envie de continuer de la mettre en lumière, il voudrait aussi qu’elle puisse avancer comme un courant, un grand mouvement qui serait apprécié, respecté et vu comme quelque chose de beau et non pas quelque chose de triste.

Concernant l’industrie musicale, il estime que les catégories dans les cérémonies de remise de prix sont peut-être "un peu trop genrées". Il pense que le jour où "l’explosion Bilal Hassani arrivera ça va être très difficile de savoir si on le met dans la catégorie 'meilleur artiste féminin/meilleur artiste masculin'". C’est peut-être une discussion qui n’aura jamais lieu mais ça devient parfois un sujet auquel il pense parce qu’il y a eu cette cérémonie de prix qui a classé Sam Smith dans la catégorie "meilleur artiste masculin" juste après son coming out comme personne non binaire, et il s’était demandé comment Sam Smith réagirait en cas de victoire. Fervent défenseur de l’inclusion et des droits LGBTQ+, Bilal Hassani utilise en plus de sa musique, la vidéo, la mode, les réseaux sociaux pour porter haut et fort ses messages pour la tolérance, la diversité et l’égalité.

Le 10 octobre 2019, il sort une chanson et un clip intitulés "Monarchie absolue", en duo avec le rappeur Alkpote. La nouvelle de la collaboration surprend, tant les deux artistes sont à l'opposé : Bilal Hassani, au répertoire pop, est ouvertement homosexuel et efféminé, tandis qu'Alkpote est un rappeur aux textes crus qui avait déclaré être "complètement homophobe" en 2015. Alkpote affirme avoir changé d'opinion et que la musique ouvre les frontières. Bilal Hassani déclare de son côté qu'Alkpote est "quelqu'un de très gentil et professionnel", ayant eu l'audace d'accepter sa proposition de collaboration, là où d’autres rappeurs auraient refusé par peur pour leur street-crédibilité. Cette collaboration témoigne de la volonté de Bilal Hassani de briser les barrières et de créer des ponts inattendus.

Face à la Haine et aux Controverses : La Résilience d'un Artiste

À partir de décembre 2018, Bilal Hassani est victime de cyberharcèlement et reçoit des menaces de mort, étant l'objet d'attaques racistes, sexistes et homophobes pour son homosexualité et son apparence androgyne ou féminine. Cette haine augmente énormément à partir de sa sélection pour représenter la France à l'Eurovision 2019. Le 27 janvier 2019, les associations recensent déjà 1 500 tweets insultants ou haineux en raison de son orientation sexuelle et/ou de son apparence physique. Le 19 décembre 2018, plus de 70 célébrités se mobilisent à l'appel de l'association Urgence Homophobie, et Bilal Hassani est l'une d'elles et apparaît dans le clip de la chanson "De l'amour".

Bilal Hassani a avoué à plusieurs reprises avoir été victime de cyberharcèlement, de menaces de mort et de violences psychologiques depuis son enfance. Il ne sait pas comment il arrive à faire face à ce déferlement de haine quand on est si jeune. C’est une des réponses qu'il a le plus données en interview et qui a varié le plus à chaque fois parce que c’est changeant. Il pense que l’être humain est trop complexe pour pouvoir trouver la réponse à comment réagir. On dit souvent que c’est le revers de la médaille, qu’il faut accepter ça. Lui arrive à un point où il n’a pas envie de devoir accepter les violences, mais aussi à un point de sa vie où il se dit qu’elles ne disparaîtront pas et que "tant qu’elles sont là, ça veut dire que je fais quelque chose qui compte". Il a une approche dans l'album Théorème beaucoup plus laxiste sur les potentielles réactions qu'il pourrait engendrer avec ses mots, ses apparitions et son apparence physique. C’est pour ça que c’était "très libérateur de faire Théorème", autant au niveau stylistique que visuel et sonore, parce qu'il essaie de se libérer des chaînes de la bienséance qu'il s’imposait quand il était plus jeune et plus exposé. Il s’est un peu forcé à être le "premier de la classe tout le temps" - chose qu'il est en réalité dans sa nature - mais tout s’extrapole avec la célébrité, et on devient "un peu caricature de toi-même, que tu le veuilles ou non". Et lui préférerait que la version exagérée de lui soit la version dont il a rêvé quand il était tout petit et quand il ne pensait pas aux contraintes socio-politiques de son existence dans les médias.

Son parcours n'a pas été exempt de controverses. Le 1er février 2019, la chaîne de télévision israélienne i24news dévoile des tweets datant de 2014 dans lesquels Bilal Hassani accuse Israël de crimes contre l'humanité via son compte officiel. Dans un second tweet, il prend la défense de l'humoriste Dieudonné, incitant les gens à "apprendre la vérité". Bilal Hassani a été accusé par plusieurs médias d'antisémitisme. Toujours en février 2019, une vidéo datant de juillet 2018 refait surface. On y voit Bilal Hassani dans la rue en chantonnant "La France a vraiment souffert, attentats par-ci, attentats par-là, wouh !", ce qui indigne les internautes et certains élus. Henri Leroy, sénateur LR des Alpes-Maritimes, demande que Bilal Hassani soit "écarté d'urgence du concours" de l'Eurovision en raison d'"apologie du terrorisme". Le sénateur a exprimé sa stupéfaction et celle de la France par l'auteur de cette vidéo qui banalise "ce drame qui a touché notre pays au cœur, laissant des familles et la Nation dans la peine".

Les représentations de Bilal Hassani font régulièrement polémique dans les milieux catholiques traditionalistes. Le 5 avril 2023, à la suite d'un billet du blog intégriste "Lorraine catholique" posté le 28 mars 2023, il est contraint d'annuler un concert prévu dans une ancienne basilique devenue salle de concert à Metz après des menaces d'un collectif de catholiques d'extrême droite. Des militants de la même obédience envisagent un projet d’attentat contre le chanteur et son public, le parquet de Metz décidant de porter plainte après cette annulation.

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