L'univers du windsurf, du windfoil et du paddle voit émerger de nouvelles approches pédagogiques, et au cœur de cette dynamique se trouve Benoît Gendre. Son initiative, l'Explore WindsurfSchool, représente un concept novateur qui redéfinit l'apprentissage des sports de glisse nautiques, offrant une flexibilité et une accessibilité remarquables. Au-delà de ce parcours dédié aux sensations de la glisse, le patronyme Gendre résonne également avec une histoire d'engagement profond et de service public, témoignant d'une présence marquée et d'une influence certaine à travers des personnalités distinctes.
L'Émergence d'Explore WindsurfSchool : La Vision de Benoît Gendre
Une école de voile d'un nouveau genre a vu le jour dans le département 17, incarnant une vision moderne de l'enseignement des sports nautiques. Le concept d'Explore WindsurfSchool, lancé par Benoît Gendre, est perçu comme très sympathique par ses adeptes. L'originalité de cette école réside dans sa nature itinérante : des cours de windsurf, de windfoil et de paddle sont dispensés tout au long de l'année, s'adaptant ainsi aux conditions météorologiques et aux spécificités des différents spots. Cette approche permet aux élèves de varier les expériences et de découvrir une multitude de sites propices à la pratique.
Au-delà de l'initiation et du perfectionnement, l'Explore WindsurfSchool propose également des entraînements en slalom. Ces sessions sont spécifiquement conçues pour les aficionados du "tirage de bourre", ceux qui cherchent à tester leurs limites et à améliorer leurs performances en vitesse. Dans cette optique, l'EWS s'est associée à l'association lhookipa, connue pour ses "conviviales slalom" qui sont régulièrement organisées dans le département 17 avec un calendrier riche en dates. L'opportunité est ainsi donnée aux pratiquants de se mesurer et de progresser dans un cadre stimulant et convivial. Le succès de cette école et l'engagement de ses élèves sont largement attribués à Benoît Gendre lui-même, dont les qualités de coach sont unanimement saluées, comme le souligne l'affirmation "Ben est vraiment un coach super."
Pour garantir la qualité et la diversité de l'enseignement, l'école s'appuie sur un équipement varié et adapté à tous les niveaux et toutes les pratiques. Parmi le matériel utilisé figurent le Kona Mahalo, la Starsurfer S, la RRD Air SUp 10"2, ainsi que la Gong CouineMarie 11"6 gonflable, particulièrement appréciée pour les enfants et le SUP de 1m85 93kg. Les spots privilégiés pour ces activités incluent des lieux réputés tels que Monteynard, Leucate et Argelès, offrant des conditions idéales pour le windsurf, le windfoil et le paddle. Les premiers cours de jibes avec casque radio ont déjà débuté, marquant un engagement constant envers l'innovation pédagogique et la sécurité des élèves. Cette méthodologie garantit une communication efficace entre le coach et les pratiquants, optimisant ainsi l'apprentissage des manœuvres techniques.
Le Nom Gendre : Un Écho d'Engagement et d'Action Publique
Si Benoît Gendre marque de son empreinte le monde du windsurf, le nom de Gendre est également associé à une figure d'une tout autre envergure, dont la carrière politique et l'engagement citoyen ont profondément modelé le paysage de l'Île de Ré. L'occasion est ainsi donnée de découvrir le parcours de cette personnalité qui, bien que distincte, incarne une certaine idée de la détermination et de la vision.
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Cette personnalité, dont la vie a été riche d'expériences et de décisions, a souvent été perçue comme un homme déterminé et sûr de lui, mais dont la complexité se révèle au-delà des apparences. Interrogé sur les motivations profondes qui l'ont poussé à embrasser une si longue carrière politique, il ne cache pas son admiration pour certaines figures marquantes, affirmant avec une modestie non feinte : « Sans doute je suis trop bon pour laisser la place à un autre ! Mais j’arrête dans trois ans. » À la question de savoir si cette décision était irrévocable, la réponse est catégorique : « Oui sans aucun doute. » La raison invoquée est l'âge : « L’âge ! J’aurai 83 ans. » Cette perspective soulève naturellement la question de son futur et de l'ennui potentiel après une vie si active.
Pour comprendre la force de caractère qui l'anime, il est nécessaire de se plonger dans son enfance et son parcours initial. Issu d'une enfance passée à Sainte-Marie de Ré, il a très tôt fait preuve d'un travail acharné, dès l'école primaire, ce qui lui a permis d'acquérir une parfaite connaissance des rouages de la vie politique et civique française. Après un service militaire de 28 mois en Algérie, une période marquante de sa jeunesse, il s'installe à La Flotte avec Jacqueline, son épouse, dans une modeste habitation. Son regard aiguisé sur la vie locale se manifeste dès cette période : « J’ai beaucoup observé la commune, j’assistais au conseil municipal, très caricatural, La Flotte partait à vau-l’eau. Je suis allé voir le Maire pour lui dire ce que je ferais si j’étais Maire, il m’a rétorqué : « mais jeune homme (j’avais 22 ans), le Maire de La Flotte c’est moi ! » Cette anecdote illustre déjà sa détermination à agir.
Sa première tentative électorale, en 1971, avec quelques colistiers, se solde par un échec. Cependant, cet épisode ne le décourage pas. Entre 1973 et 1979, il s'investit au sein de la Chambre de Commerce et d’Industrie, où il est élu dans le collège des services. Il y participe activement à la commission tourisme et développe un intérêt particulier pour l'aéroport. Il décrit cette période comme étant d'une « très grande richesse » personnelle, durant laquelle des projets structurants ont été conçus, tels que le futur port en eaux profondes de La Pallice et ses agrandissements successifs. La CCI, sous sa participation, gérait alors le port de pêche et le port de commerce, le CIPECMA, l’Institut d’Etudes Françaises, et a joué un rôle clé dans la création de Sup de Co La Rochelle. Il qualifie cette expérience de « passionnante ».
Aux élections municipales de 1977, son souhait de figurer sur la liste de la droite modérée de Raymond Poncet, même pour un simple poste de conseiller municipal, est contrarié. Son étiquette d'« emmerdeur, qui critique tout » lui ferme alors des portes. Malgré cela, il décide de se présenter seul et est élu au second tour, se classant 5ème sur 54 candidats. Son épouse, Jacqueline, joue un rôle déterminant en le dissuadant de se contenter du poste de premier adjoint : « Tu feras tout le boulot, il faut que tu sois le patron », lui souffle-t-elle. Le prétendant initial au poste de maire ayant obtenu un score faible, c'est finalement cette personnalité qui est investie par le conseil.
Dès ses débuts, une aisance notable dans l'exercice de ses fonctions est palpable. Son éducation civique, très approfondie à l'époque dès l'école élémentaire, et sa passion pour la lecture, dès l'âge de 14 ans après l'obtention de son certificat d'études, ont forgé sa compréhension du monde politique. Son grand-père, premier adjoint à Sainte-Marie de 1946 à 1952, et son père, conseiller municipal dans les années 1950, lui ont également offert un exemple d'engagement familial. L'enthousiasme pour la vie politique s'enracine également dans l'histoire de sa famille : « pendant la guerre ma famille était viscéralement anti-allemande, mon grand-père, résistant, a perdu la vie lors de la Guerre de 1914, mes familles paternelle et maternelle comptaient dans la vie publique de Sainte-Marie, où elles étaient très impliquées. »
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Élu 1er vice-président du SIVOM en 1977, sous la présidence de Monsieur Fruchard, il exprime le désir de « faire du Gendre », c'est-à-dire de « proposer pour l’île de Ré ce que je faisais à La Flotte ». Cependant, cette ambition le place en minorité, le conduisant à démissionner de sa vice-présidence et à se retrouver dans l'opposition. Fin 2002, suite à la démission de Jean Le Mao de la présidence de la CdC, Yves Chapon vient le solliciter. Fort du soutien de 12 délégués communautaires, il est élu président. Durant cette présidence, il a mené de nombreux projets importants tels que la piscine, l’acquisition du site du Preau, ainsi que la réception et le réaménagement de l’aile Saint-Michel. Malgré ses efforts, sa volonté d'engager le SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale) est également mise en minorité. En 2008, il décide de se retirer en constatant que Lionel Quillet a réussi à rassembler une majorité à la CdC.
Sa vision de l'aménagement et de la planification est claire : « Naturellement je suis un aménageur et un planificateur, tout doit se penser d’abord, il faut avoir un axe, au-delà de l’idéologie, quelles actions entend-on mener pour aboutir à quels résultats ? En outre, la Commune de La Flotte me fascinait, bien dessinée, très diversifiée dans ses activités, une vraie « petite ville », elle a un aspect tout à fait citadin », explique-t-il. Ses actions ont toujours visé à préserver les espaces naturels, à créer des équipements publics essentiels, à sauvegarder les habitats anciens, à favoriser le développement économique et à insuffler un climat, une ambiance particulière à la commune. Il croit fermement qu'« Un Maire doit donner le ton, insuffler l’âme de sa commune. » Pour mener à bien ces missions, il s'est toujours entouré de très bons collaborateurs et interlocuteurs, citant Jean-Louis Barthou (DEE) à ses côtés pendant 25 ans, ou Bernard Wagon (Architecte urbaniste de renom) avec lequel « nous avons refabriqué La Flotte, commune très marquée par le XVIIIè siècle. »
Souvent perçu comme autoritaire, il estime pourtant accorder à chacun de ses adjoints une pleine délégation dans leur domaine de spécialité, tout en précisant : « je suis derrière, parfois devant ! » Il reconnaît être dans un contrôle permanent, justifiant cela par le fait que « c’est normal, le Maire est le seul responsable et je veux être le patron ! » Il se décrit comme terriblement sûr de lui mais également extrêmement pédagogique. Cette certitude émane d'une analyse approfondie : « Je suis sûr de mon analyse, c’est le résultat d’un gros travail qu’on fait sur soi-même, une fois que j’ai analysé la situation et pris une décision personne ne peut me faire revenir en arrière, et je suis certain de ma réussite. » Il est également ouvert aux suggestions : « J’adore piquer les bonnes idées à droite et à gauche et les adapter à ma façon ! »
Quant aux qualités indispensables pour être un très bon maire, il en liste plusieurs : « Il faut être généreux, très dévoué, désintéressé, honnête, rigoureux, être doté d’un certain pragmatisme et de bon sens, mais aussi être bon gestionnaire, et être capable de faire beaucoup de prospective, anticiper les évolutions. Je suis admiratif de la rigueur des pays nordiques. » Son engagement politique s'étend au niveau national, comme en témoigne son soutien à Alain Juppé, auquel il a apporté son parrainage. Il suit de près les soubresauts de la campagne présidentielle en tant qu’adhérent du Parti Les Républicains. Gaulliste par conviction, il a pu compter sur ses « compagnons » lors d’une affaire « fomentée » contre lui à la Mairie, il y a de cela longtemps. Condamné jusqu’en Cour de Cassation, il a finalement été grâcié par le Président Jacques Chirac.
Interrogé sur ses plus grandes fiertés et d'éventuels regrets, il affirme : « J’ai fait un parcours de Maire sans faute sur sept mandats, j’ai d’ailleurs toujours été réélu au 1er tour, j’ai bien appréhendé l’avenir de La France et de l’île de Ré, qui s’inscrit dans un tout. » À La Flotte, sa plus grande fierté réside dans la préservation du capital historique et des espaces naturels de la commune, ainsi que d'avoir anticipé sur la politique rétaise, notamment en matière de logements sociaux avec la création de 204 logements en 30 ans. Sur le plan de sa vie professionnelle, il mentionne Le Richelieu, un établissement né pendant les Trente Glorieuses, dont la création a été rendue possible par un emprunt. Il a quitté Le Richelieu il y a plusieurs années après avoir « très bien travaillé pendant cinq ans avec Richard, notre fils, avocat à Paris qui a voulu revenir sur l’île. Il lui fallait une activité, nous lui avons fait une donation anticipée. »
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Il est difficile de l'interroger sur sa vie personnelle et intime. Surnommé « Léon » par bon nombre de ses administrés, il ne laisse jamais transparaître ses « failles » qui l’ont probablement poussé à se forger une armure. De son histoire familiale, il n’évoque que certains pans choisis. Quant à ses problèmes de santé, sur lesquels beaucoup de choses sont dites, il refuse d'en parler, éludant la question par une pirouette : « mon engagement politique me fait vivre et ce qui compte dans la vie, c’est une belle mort. Pour l’individu que je suis, au crépuscule de sa vie, l’essentiel est de pouvoir me retourner sur celle-ci et de me dire que j’ai bien rempli ma fonction ici-bas. Je crois en la réincarnation, je possède en moi mes ancêtres et je serai réincarné en quelqu’un d’autre. » Assidu à la messe tous les dimanches, il aborde la religion avec une perspective particulière : « L‘Evangile est une chose merveilleuse, qui privilégie l’humain, c’est l’anti-matérialisme. Dans la vie il y a toujours du bon, partout, pourquoi s’attarder sur les mauvais côtés des gens ? » Il est né le 28 janvier 1937 à 23 heures, Verseau ascendant Vierge, se décrivant comme un « vrai Verseau », à l'image de personnalités telles que Jules Verne, Valéry Giscard d’Estaing ou Nicolas Sarkozy. Les Verseaux sont, selon lui, des anticonformistes, méticuleux et acharnés, attirés par les projets difficiles. Il travaille actuellement à la rédaction de son livre, qui devrait paraître au début de l'été aux éditions « Le Croix-Vif », sous la forme d'entretiens. La première version ayant été écartée « car elle ne me plaisait pas », il a tout revu. Il explique ne pas l'écrire lui-même car « Le but n’est pas de me valoriser, c’est un échange, un dialogue, la formule me plaît. »