Le 11 décembre, une date gravée dans l'histoire du surf de grosses vagues, fut le théâtre d'un événement qui allait marquer à jamais la carrière et la perception du danger pour Benjamin Sanchis. Ce chargeur landais, alors âgé de 34 ans, s'est retrouvé face à une houle d'une intensité redoutable à Nazaré, au Portugal, défiant les limites de l'endurance humaine et de la maîtrise du surf. Ce jour-là, il a non seulement affronté la vague qu'il décrit comme la plus grande de sa vie, mais il a également survécu à un "plus gros wipe-out" qui a repoussé les frontières de l'extrême, démontrant la ténacité et la préparation nécessaires pour évoluer dans cet environnement marin impitoyable.
Nazaré, réputée mondialement pour ses vagues monumentales, attire les surfeurs les plus audacieux en quête de défis sans précédent. La particularité géologique de son canyon sous-marin amplifie la houle atlantique, créant des murs d'eau qui peuvent atteindre des hauteurs vertigineuses, défiant toute comparaison avec d'autres spots. C'est dans ce cadre époustouflant et terrifiant à la fois que Benjamin Sanchis, un des pionniers européens du surf de très grosses vagues, a écrit un nouveau chapitre de son histoire, un récit de confrontation et de survie.
Une Journée Démentielle à Nazaré
L'expédition à Nazaré pour Benjamin Sanchis a débuté dans des conditions qui promettaient déjà l'extraordinaire. La veille de l'événement crucial, Benjamin Sanchis se trouvait à Genève, un contraste saisissant avec l'environnement tumultueux qui l'attendait sur la côte portugaise. Le passage d'un cadre urbain et alpin à l'océan déchaîné de Nazaré en quelques heures souligne l'engagement total des surfeurs professionnels. Il est arrivé à Nazaré le jeudi matin même, un 11 décembre, accompagné de personnalités essentielles pour ce type de mission. Parmi elles figuraient François Liets, un membre éminent du team Billabong Adventure, dont l'expertise en matière d'équipements et de logistique est primordiale pour la sécurité, et Éric Rebière, l'ex-surfeur du World Tour, dont l'expérience et la connaissance de l'océan sont des atouts inestimables. Ces compagnons de route, experts en leur domaine respectif, soulignaient la gravité et le professionnalisme de l'entreprise, où chaque détail compte pour affronter les éléments.
Dès l'arrivée sur le spot de Nazaré, les conditions se présentaient comme idéales pour le surf de grosses vagues, offrant une fenêtre propice aux performances exceptionnelles. Benjamin Sanchis a rapporté que "les conditions étaient propres, le ciel bleu, le vent offshore." Pour les surfeurs de l'extrême, un vent "offshore" est idéal car il plaque la vague et la rend plus creuse et manœuvrable, tandis qu'un ciel dégagé facilite la visibilité, un facteur crucial pour évaluer ces montagnes d'eau en mouvement. La journée a commencé par une session matinale où l'intensité de l'océan s'est manifestée d'emblée, testant les réflexes et la préparation physique des athlètes.
Cependant, comme souvent dans le surf de grosses vagues, l'imprévu a fait son apparition. Un incident est survenu alors que Sanchis était déjà en pleine action : il a perdu sa planche. Malgré des efforts de recherche intenses menés au large par l'équipe, ils n'ont pas réussi à la retrouver dans l'immensité de l'océan. Cet imprévu a contraint les surfeurs à un arrêt temporaire : ils sont rentrés pour en récupérer une autre, un moment qui permit de reconsidérer la situation avant de revenir sur le spot, la tension montant d'un cran.
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Au retour, l'ambiance et les conditions météorologiques avaient radicalement changé, ajoutant une dimension d'hostilité à l'environnement déjà imposant de Nazaré. Benjamin Sanchis a constaté que "les conditions avaient alors changé, il y avait de la brume, c'était plus hostile." Cette brume réduisait la visibilité, rendant l'appréciation des vagues plus complexe et plus dangereuse, et le vent pouvait également avoir viré, créant une surface de l'eau agitée et imprévisible. Malgré cette transformation, la détermination de Sanchis est restée intacte, témoignant de son engagement inébranlable. Il a tout de suite pris une vague, plongeant de nouveau dans l'action sans hésitation, prêt à affronter ce que l'océan lui réservait.
Avec Éric Rebière, son coéquipier et pilote du jet-ski, dont le rôle est tout aussi héroïque et essentiel pour la sécurité du surfeur, Benjamin Sanchis s'est ensuite positionné stratégiquement pour maximiser ses chances de prendre la vague parfaite. "Avec Éric, on s'est ensuite posté plus bas, à l'inside." Cette zone est réputée pour l'ampleur et la force des déferlantes. Elle est choisie spécifiquement parce qu'à cet endroit précis, les mécanismes hydrodynamiques de Nazaré sont les plus intenses : "les vagues doublent et sont moins molles que les autres qui cassent." Cela signifie que la houle, amplifiée par le canyon sous-marin, se dresse brusquement et creuse, offrant ainsi un potentiel accru pour des vagues monumentales, mais également pour des défis sans précédent en termes de vitesse et de puissance.
L'Affrontement avec la Vague "XXXL"
Le moment fatidique est survenu lorsque la "grosse vague est arrivée," se dressant comme une montagne liquide devant Benjamin Sanchis. Préparé et concentré, il a "lâché la corde" du jet-ski piloté par Éric Rebière, initiant sa descente. Cet acte symbolise un engagement total, un point de non-retour où le surfeur se retrouve seul face à la puissance brute de l'océan. La vague, d'une complexité et d'une puissance rares, présentait des caractéristiques extrêmes qui ont rendu la descente particulièrement périlleuse. Sanchis a décrit la surface de l'eau comme ayant "énormément de clapots," ces petites vagues ou irrégularités rendant la glisse instable et ardue, exigeant une précision et un équilibre constants. De plus, "la vague était creuse, elle ne me laissait pas trop descendre," une particularité qui augmente la difficulté et le danger pour le surfeur, car une vague très creuse peut le faire chuter ou l'enfermer dans son tube si la vitesse et l'angle ne sont pas parfaits. La crête de la vague, se dérobant sous ses pieds, rendait la ligne à suivre d'autant plus délicate.
Lors de cette descente périlleuse, la force de la vague a provoqué des incidents imprévus qui ont mis la vie de Sanchis en péril. Il a "tapé un premier clapot," un obstacle inattendu dans la masse d'eau en mouvement, ce qui l'a "fait voler sur plusieurs mètres en l'air." Cet envol forcé, digne d'une scène de film, aurait pu signer la fin de sa descente, mais dans un exploit d'équilibre, de réflexe et de réactivité exceptionnels, il a néanmoins "réussi à rattraper sa ligne," évitant une chute prématurée et prolongeant son engagement avec la vague. Ce moment de grâce, où le surfeur défie la gravité, témoigne de la maîtrise et de la force mentale nécessaires pour évoluer à ce niveau. Cependant, la force implacable de l'océan allait bientôt reprendre le dessus, rappelant la fragilité humaine face à de telles puissances. Alors qu'il se mettait à "dévaler la pente" de cette monstrueuse vague, parvenu aux "trois-quarts de la vague," un nouveau défi s'est présenté. Il a "heurté un nouveau clapot qui l'a fait chuter la tête la première." C'était le début d'un wipe-out qui resterait gravé dans les annales du surf de grosses vagues, une chute violente et inévitable dans les profondeurs bouillonnantes.
Survivre à l'Abysse
La chute fut d'une violence inouïe, mais la préparation méticuleuse de Benjamin Sanchis a joué un rôle crucial dans sa survie face aux éléments déchaînés. Dès l'impact, il a "ricoché sur l'eau, sans la pénétrer," une situation qui, loin d'être anodine, est rendue possible par l'équipement de sécurité sophistiqué qu'il portait. "Il faut dire que j'avais dessus deux gros gilets de survie," a-t-il précisé. Ces dispositifs, souvent équipés de systèmes de gonflage au CO2 et conçus pour la flottabilité et la protection contre les chocs, sont absolument essentiels pour tout surfeur s'attaquant à des vagues de cette envergure à Nazaré, où la profondeur et la puissance des impacts sont extrêmes. Ces gilets étaient sa première ligne de défense, offrant une flottabilité vitale et une certaine protection physique contre les forces écrasantes de la déferlante.
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L'expérience de la submersion fut particulièrement intense et terrifiante, plongeant Benjamin Sanchis dans un chaos aquatique où les repères disparaissent. Il a décrit la scène avec une clarté glaçante, malgré la violence du moment : "Quand j'ai pu lever les yeux, j'ai vu l'énorme tube me passer au-dessus de la tête." L'image de ce rouleau d'eau colossal passant au-dessus de lui, dans une obscurité aquatique, est celle d'un monde inversé. La vague, loin d'avoir terminé son emprise destructrice, l'a "repris" avec une force nouvelle et il s'est "retrouvé dans la lèvre," la partie la plus critique et la plus puissante d'une vague en train de casser. À cet instant précis, la violence était telle qu'il s'est "fait démembrer," une expression forte qui illustre non pas une désarticulation physique littérale, mais une extrême désorientation, une sensation d'être tiraillé et maltraité dans toutes les directions par la force implacable de la déferlante, ressentant une pression insoutenable sur chaque partie de son corps.
Face à un tel chaos et à la sensation d'être "démembré," la priorité absolue pour Benjamin Sanchis était de maintenir son sang-froid et de lutter contre l'instinct primaire de panique. "Je n'ai pas trop lutté pour essayer de garder mon calme, ne pas paniquer," a-t-il expliqué, révélant la discipline mentale dont il a fait preuve. Cette capacité à gérer la peur et le stress sous une pression extrême n'est pas innée ; elle est le fruit d'années d'entraînement spécifique et d'une force mentale hors du commun. Les gilets de survie, bien que salvateurs et essentiels pour sa flottabilité, ont eux-mêmes posé un défi inattendu dans la tourmente : "J'avais les gilets sur la tête, prêts à s'échapper. Si je les avais perdus, je me serais noyé." La perte de cet équipement vital dans le bouillon aurait signifié une mort quasi certaine par noyade, soulignant la mince frontière entre la vie et la mort dans ces conditions extrêmes. La chance a également joué un rôle déterminant dans cette épreuve critique : "J'ai eu la chance que la vague me pousse et non qu'elle me garde à l'impact." Cette poussée providentielle l'a propulsé hors de la zone d'impact immédiat, lui permettant de remonter brièvement à la surface, une opportunité minuscule mais cruciale.
Ce répit fut de courte durée mais suffisant pour une action salvatrice désespérée : "J'ai juste eu le temps de reprendre une bouffée d'oxygène avant que la deuxième me pète dessus." Cette prise d'air fugitive et vitale a permis à Sanchis de renouveler son stock d'oxygène avant d'être à nouveau englouti par une vague successive, témoignant de la nature incessante et impitoyable des séries de Nazaré. L'océan continuait de le malmener avec une force redoublée. En définitive, il a été "traîné durant 200 m sous l'eau," une distance considérable parcourue sous la surface, luttant contre des courants puissants et la force des vagues successives qui l'attiraient et le relâchaient brutalement. Il a "encaissé encore une ou deux autres" vagues géantes avant de réaliser un autre danger imminent, un nouveau défi pour sa survie.
Benjamin Sanchis s'est aperçu, non sans effroi, qu'il était "tout proche de la falaise." Ce lieu représente un péril majeur et une menace existentielle à Nazaré, comme il l'a souligné avec insistance : "Avec le fort courant, c'est le pire endroit où se retrouver à Nazaré !" Les falaises escarpées, battues par les vagues, offrent peu ou pas d'échappatoire, et les puissants courants peuvent entraîner un surfeur épuisé et blessé contre les rochers. Heureusement, la vigilance, la rapidité et le professionnalisme d'Éric Rebière ont permis un sauvetage crucial, intervenant au moment le plus critique. "Heureusement, Éric m'a récupéré à ce moment-là et m'a ramené sur la plage," mettant fin à cette épreuve. Épuisé mais en vie, Sanchis a pu "reprendre son souffle," un simple acte qui prenait alors une signification immense. Pour lui, la session était incontestablement terminée : "Je me suis arrêté là." La violence de l'impact avait également eu des conséquences matérielles : "Ma planche était cassée en deux de toute façon et j'étais épuisé," des preuves tangibles de l'intensité de l'affrontement et du danger encouru.
La Psychologie du Chargeur de Grosses Vagues
Dans une situation aussi extrême, où la vie est suspendue à un fil, la question de la lucidité et de la capacité à réfléchir se pose naturellement pour l'observateur. Benjamin Sanchis a affirmé avec conviction et expérience : "Oui, on a le temps de réfléchir." Cette déclaration révèle une facette essentielle de la psychologie des surfeurs de grosses vagues, où le mental est aussi crucial, sinon plus, que le physique. Contrairement à l'idée reçue d'une réaction purement instinctive face au danger, une part de conscience et de stratégie persiste. Ses pensées étaient orientées vers un objectif unique et vital : "Je ne pensais qu'à une chose : garder mon calme." Cette concentration sur le calme est la clé de la survie, permettant d'éviter les actions irréfléchies qui pourraient s'avérer fatales, comme gaspiller de l'oxygène ou se blesser davantage.
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Cette aptitude à la sérénité sous la contrainte la plus intense n'est pas innée ; elle est le fruit d'un entraînement rigoureux et ciblé, intégré à une routine de préparation physique et mentale. Benjamin Sanchis a révélé les piliers de sa préparation singulière : "Les exercices d'apnée en piscine et la boxe thai font partie de mon entraînement." Chacune de ces disciplines apporte des bénéfices spécifiques, directement applicables aux défis du surf de grosses vagues, créant une synergie pour l'endurance et la résilience. La boxe thaïlandaise, par exemple, l'aide à endurer les impacts violents et répétitifs de l'océan, à résister aux "coups" que la vague inflige. "La boxe m'habitue à prendre des coups sous l'eau," une préparation physique et psychologique à la désorientation et à la force des impacts. Quant aux exercices d'apnée, ils cultivent la familiarité avec l'environnement aquatique, augmentent la capacité pulmonaire, et surtout, entraînent la gestion de la respiration et la suppression de la panique en situation d'immersion prolongée : "Et la piscine m'aide à me sentir à l'aise quand je reste ainsi longtemps immergé." Cet entraînement méthodique permet d'étendre la durée pendant laquelle le corps peut fonctionner sans oxygène, offrant des secondes précieuses de survie.
Benjamin Sanchis a identifié la panique comme l'ennemi le plus redoutable et le plus insidieux dans ces circonstances extrêmes. "Le pire dans une situation comme celle que j'ai vécue aujourd'hui à Nazaré, c'est de paniquer." La panique, en effet, accélère la consommation d'oxygène, obscurcit le jugement et peut entraîner des mouvements désordonnés, augmentant le risque de blessure ou de noyade. Pour y faire face, il a développé une technique personnelle et éprouvée pour maintenir son contrôle mental : "Moi, je ferme les yeux et je fais le vide." Cette approche, qui s'apparente à une forme de méditation ou de concentration forcée, permet de se déconnecter des stimuli sensoriels terrifiants et de concentrer l'énergie restante sur les actions vitales, comme la conservation de l'oxygène et l'attente du bon moment pour remonter à la surface. Au-delà de l'entraînement et de la force mentale, Sanchis reconnaît avec humilité que d'autres facteurs entrent en jeu dans la survie : "Il faut aussi avoir un peu de chance et faire parler son expérience." Ces éléments combinés - une préparation rigoureuse, une discipline mentale inébranlable, une part de fortune et l'accumulation de l'expérience - forment le socle sur lequel repose la capacité à survivre et à performer dans l'arène des vagues géantes, transformant des situations mortelles en récits de résilience.
Nazaré vs. Teahupo'o : Deux Peurs Distinctes
L'expérience de Benjamin Sanchis ne se limite pas à la seule vague de Nazaré. Il avait déjà subi un "gros wipe-out l'an dernier à Teahupo'o," un autre spot légendaire, réputé pour la violence de ses tubes. Cette comparaison directe permet de comprendre les nuances entre différentes vagues géantes et les types spécifiques de dangers qu'elles présentent, illustrant que chaque spot a sa propre personnalité et ses propres défis. Selon Sanchis, l'expérience à Teahupo'o est intrinsèquement "différente" de celle de Nazaré. La vague polynésienne est connue pour sa brutalité unique et sa structure particulière, déferlant sur un récif corallien très peu profond : "La vague est très violente et te fracasse sur le corail." La collision avec le corail est une menace omniprésente, transformant chaque wipe-out en un risque de blessure grave, voire mortelle, bien au-delà de la noyade.
Les conséquences immédiates d'un wipe-out à Teahupo'o sont souvent plus radicales et fulgurantes, laissant peu de place à la conscience. "Personnellement, tu ne vis quasiment pas ton wipe-out car tu t'évanouis tellement tu prends un gros choc direct," explique Sanchis. Le choc est si violent et si soudain qu'il provoque une perte de conscience quasi instantanée, épargnant au surfeur la pleine horreur de la situation. Dans ce contexte, ce sont "plutôt les gens autour qui le vivent pour toi," les témoins de l'impact brutal et de l'inconscience du surfeur, qui sont les véritables observateurs de l'événement, soulignant la rapidité et la violence du traumatisme.
À Nazaré, l'épreuve est d'une nature différente, plus prolongée et psychologiquement éprouvante. Benjamin Sanchis décrit cette singularité avec une force percutante : "À Nazaré, tu restes si longtemps dans le bouillon que tu vois la mort en face." Contrairement à l'impact unique et foudroyant de Teahupo'o, Nazaré soumet le surfeur à une série de submersion et de maltraitance sous-marine prolongée, où la suffocation et la désorientation sont les ennemis principaux. La nature du danger n'est pas la même, générant une forme de peur distincte, plus viscérale et persistante, car le surfeur reste conscient face à la menace de la noyade. "La peur est différente," affirme-t-il, soulignant la complexité psychologique de ces défis. Malgré sa longue expérience et son statut de chargeur émérite, la peur demeure une constante inaliénable dans son parcours. Quand on lui demande s'il éprouve toujours de la peur avant d'affronter ces monstres liquides, sa réponse est universelle et pleine de sagesse : "On a toujours peur. Tout le monde a peur." Cette honnêteté met en lumière l'humilité et le respect profond face à la puissance écrasante de la nature qui animent les surfeurs de grosses vagues, reconnaissant la peur non pas comme une faiblesse, mais comme une composante inhérente à l'instinct de survie face à des éléments qui dépassent l'entendement humain.