La pratique des sports de glisse tractés, tels que le ski nautique et le wakeboard, ainsi que la navigation à bord d'embarcations légères, sont des activités qui exigent une compréhension fine des réglementations maritimes et des techniques de sécurité. Que vous soyez débutant ou pratiquant confirmé, la maîtrise de votre environnement et de votre matériel est le premier pas vers une expérience réussie.
Classification et réglementation des embarcations légères
La réglementation pour les embarcations légères de plaisance, incluant les petits voiliers, les dériveurs et les embarcations pneumatiques, vaut pour tous les types d’embarcations, en fonction de l’éloignement d’un abri. La dotation dite « basique » sera embarquée pour les navigations à moins de 2 milles d’un abri, la dotation « côtière » pour celles à moins de 6 milles d’un abri, et au-delà c’est la dotation « hauturière » qui s’appliquera. Un abri est défini comme tout endroit de la côte que l’engin et le pratiquant peuvent aborder, sur lequel ils peuvent trouver refuge et d’où ils peuvent repartir sans assistance.
Sont considérées comme « engins de plage » les embarcations dont la longueur de coque est inférieure à 2,50 mètres, à condition que la puissance maximale de l’appareil propulsif ne dépasse pas 3 kW. Sont également incluses les embarcations mues exclusivement par l’énergie humaine dont la longueur est inférieure à 3,5 m ou la largeur est inférieure à 0,45 m. Toutefois, dans le cas d’une embarcation multicoque, la largeur additionnée des coques doit être inférieure à 0,40 m. Les embarcations mues exclusivement par l'énergie humaine qui ne satisfont pas aux dispositions de stabilité et de flottabilité de l'article 240-2.09 sont également classées ainsi, quelles que soient leurs dimensions. Les engins de plage effectuent des navigations diurnes qui n’excèdent pas 300 m de la côte ; pour ces derniers, aucun matériel de sécurité et d’armement n’est requis.
Le ski nautique et le wakeboard : fondements techniques
Le ski nautique et le wakeboard sont deux sports de glisse qui peuvent être pratiqués facilement, même en tant que débutant, mais il est toujours utile de connaître quelques bases.
Pour le wakeboard, le choix de la longueur de la planche est primordial : une planche courte vous donnera une sensation de légèreté et des rotations plus rapides, tandis qu'une planche longue sera plus lente et permettra un atterrissage plus en douceur. La rigidité est un autre facteur : une planche souple sera plus légère et permettra d'effectuer des figures plus difficiles ; il est donc conseillé d'utiliser une planche plutôt rigide lorsque l'on est débutant et augmenter la flexibilité au fur et à mesure que le niveau augmente. Le poids dépend généralement de la longueur de la planche et de sa composition, et plus le wakeboard sera léger, plus il sera facile à manœuvrer. Concernant les chausses, il est recommandé de prendre des tailles supérieures à votre taille habituelle.
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Pour le ski nautique, le choix repose sur deux critères : la stabilité, où des skis larges ou paraboliques permettront une meilleure stabilité pour débuter, et l’accroche, où un aileron directeur à l’arrière des skis permet une meilleure trajectoire.
Mode d'emploi et manœuvres de traction
Pour tourner vers la droite, déplacez votre corps vers la droite. Pour tourner vers la gauche, déplacez votre corps vers la gauche. Faites l’essai entre différentes positions du corps et de maintien pour déterminer ce qui fonctionne le mieux en fonction de votre poids, vos habiletés physiques, du sillage et des conditions de l’eau.
La gestion de la corde de traction est cruciale. Si elle est attachée au mât, avancez doucement jusqu’à ce que la corde soit tendue puis accélérez assez fort jusqu’à ce que le bateau soit déjaugé ainsi que le wakeboard ou les skis, ensuite vous pouvez ralentir l’allure pour permettre à la personne tractée de se stabiliser et de glisser. Si elle est attachée à l'anneau arrière de la coque, vous allez davantage tirer vers le bas, le wake va avoir tendance à s’enfoncer dans l'eau, la personne tractée doit donc se pencher légèrement vers l’arrière de l’engin tracté afin de lever l’avant pour le « sortir » de l’eau.
Sécurité et réglementation spécifique à la traction
Le ski nautique et les disciplines associées doivent être pratiqués au-delà de la bande littorale des 300 mètres. Le navire à moteur tractant un ou plusieurs skieurs doit arborer une flamme fluorescente orange de 2 mètres placée à une hauteur suffisante pour assurer sa visibilité. Deux personnes doivent être présentes à bord de tout navire à moteur tractant : l'une doit se consacrer à la conduite du navire et l'autre à la surveillance du ou des skieurs tractés. Les titulaires du brevet d'Etat de moniteur de ski nautique ne sont pas soumis à ces dispositions, sous réserve que le navire à moteur tractant soit équipé d'un rétroviseur. Le port d'un gilet de sauvetage propre à la pratique des sports nautiques (gilets d'aide à la flottabilité 50 Newton) est obligatoire.
En cas de chute, gardez en tête quelques réflexes : manœuvrez lentement autour d’un skieur tombé pour lui ramener la poignée de la corde de traction ou pour le récupérer en toute sécurité. Mettez l’embarcation au point mort lorsque vous approchez d’un skieur tombé. Maintenez toujours le skieur tombé dans votre champ de vision et du côté conducteur de l’embarcation. Placez un drapeau rouge ou orange pour prévenir les autres bateaux qu’un skieur est tombé.
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Choix du navire et entretien du matériel
Les passionnés de ski nautique savent à quel point il est important de disposer d’un bateau adéquat. Le bateau semi-rigide permet de pratiquer aussi bien en mer pour profiter des sensations qu’offrent les vagues, que sur un plan d’eau plus calme ; il permet de déjauger facilement avec un minimum d’accélération. Les bateaux hors-bords, particulièrement polyvalents, sont idéals pour leur capacité à glisser sur l’eau afin d’atteindre la vitesse désirée, généralement comprise entre 30 et 40 km/h.
La vérification du matériel est un impératif. Propriétaires, si vous n'êtes pas le chef de bord, vérifiez régulièrement l'état de votre navire et de ses équipements. Si vous louez votre navire, vous devez renseigner le registre de vérification spéciale et vous assurer des dates de péremption de l'ensemble du matériel à bord. Les matériels présents à bord doivent être régulièrement vérifiés, qu’ils soient obligatoires ou pas. Le chef de bord doit avoir pris connaissance de ce document avant de prendre la mer.
Communication et secours en mer
Le numéro 196 est le numéro national d’urgence dédié au sauvetage en mer. Appel gratuit depuis un téléphone fixe ou portable, il permet d’alerter le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage en mer (CROSS) le plus proche. La radio VHF marine fixe ou portable reste le moyen incontournable pour assurer sa sécurité à bord. Elle permet de prendre connaissance d’une demande d’assistance d’un autre navigateur, de communiquer avec les autres bateaux et de recevoir les bulletins météo à intervalle régulier. Depuis le 1er janvier 2017, une radio VHF fixe est obligatoire pour les navigations de plaisance semi-hauturière (à partir de 6 milles d’un abri).
Protection de l'environnement marin
La mer est un espace naturel que nous partageons : protégez-le en respectant l’environnement. En mer et en eau douce comme sur terre, la pollution peut nuire à la vie ou à la reproduction de nombreuses espèces. Préférez des sacs lourds ou des paniers pour transporter vos affaires car un sac trop léger risquerait de s’envoler. Ramassez les sacs plastiques qui flottent dans l’eau car des espèces protégées avalent les sacs en plastique, qu’elles prennent pour des méduses, et s’étouffent. Utilisez un cendrier de poche pour ne pas laisser de mégots par-dessus bord. Remplissez prudemment le réservoir de carburant de votre embarcation, de préférence à quai, et en utilisant un entonnoir suffisamment grand pour ne pas répandre de carburant dans l’eau. Choisissez des produits d’entretien bio-dégradables et bannissez ceux qui contiennent du chlore ou de la javel. Pour l'entretien des coques, préférez le nettoyage mécanique plutôt que l’application de peintures anti-salissures, lesquelles contiennent des substances biocides ayant un impact sur l’environnement.
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