Le Voilier à Deux Mâts : Une Odyssée Entre Tradition et Performance Marine

Montez à bord du Drakkaros pour une expérience de navigation vraiment relaxante et mémorable. Ce ketch en bois classique offre une atmosphère paisible et un espace généreux à la proue, bien plus que de nombreux bateaux modernes, ce qui en fait le cadre idéal pour se détendre, profiter du soleil et profiter de la mer. Le Drakkaros est un voilier traditionnel en bois magnifiquement entretenu avec deux mâts, gréé au ketch. Ce design classique fait non seulement tourner les têtes, mais offre également une stabilité et un confort exceptionnels. AurelienLuxe, axé sur les Événements et les Grands groupes de méga-yachts à voile, est passionné de donner un traitement de luxe en mer avec un bateau à voile unique, porté par la passion de la mer et du service client.

Les voiliers à deux mâts sont très populaires parmi les marins. Pourquoi ? Parce qu’un voilier à deux mâts a un aspect classique et intemporel, comme dans les films. C’est vrai qu’ils ont de la gueule, ces voiliers à 2 mâts. Quel que soit leur âge et leur taille, nous nous retournons toujours en croisant ces bateaux, sur un ponton ou en mer. Ils sont synonymes d’aventure et de haute mer. Notre imaginaire nous emmène généralement loin. Il peut être parfois difficile de différencier un voilier à deux mâts d’un autre, et de nombreuses discussions autour de la question "1 ou 2 mâts ?" ont eu lieu au fil du temps. Cependant, grâce aux distinctions claires, il est possible de reconnaître facilement un brick, une goélette, un ketch et un yawl.

Un voilier à deux mâts désigne un bateau à voile comportant deux mâts verticaux. Cette famille de voiliers est divisée en deux catégories principales : d’une part, ceux avec un grand-mât à l’arrière, tels que le brick, gréé en voiles carrées sur ses deux mâts, et la goélette, qui se distingue par son gréement complet avec des voiles auriques ou triangulaires. D’autre part, il y a ceux avec un grand-mât à l’avant, comme le ketch, doté d'un gréement bermudien, et le yawl. La différence entre un ketch et un yawl réside principalement dans la position de la voile par rapport au safran. Plusieurs voiliers ont deux mâts, et les types les plus courants sont le ketch, le yawl, la goélette et le brick. Dans la plupart des cas, la conception des mâts varie, mais la structure de base reste la même.

Le Ketch : Maîtrise et Polyvalence en Deux Mâts

Le ketch est un voilier à deux mâts dont le mât arrière (mât d'artimon) est moins haut que le mât avant (le grand mât). Une de ses caractéristiques distinctives est que l’emplanture du mât d'artimon est située en avant de la mèche du gouvernail. Si le mât d'artimon est situé derrière l'emplanture de la mèche de gouvernail, ce type de voilier est un yawl. Le mât d’artimon d’un ketch est presque aussi haut que le mât principal, et l’artimon supporte la grand-voile. Les voiles sont réparties sur ces deux mâts, offrant ainsi une grande surface de toile aux vents.

Un ketch est facilement reconnaissable car son mât arrière est à l'avant du safran et est plus petit que son mât principal. Ce voilier possède une grande-voile sans flèche. Le mot Ketch dérive du mot anglais "catch", qui signifie "prendre" au sens de prise de pêche. Il existe une variante du ketch, appelé yawl.

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Historiquement, le ketch a été très utilisé en tant que navire de pêche, probablement né en Europe au XVIIe siècle. Montés par des équipages réduits, il était important que ces bateaux de travail demeurent manœuvrables par tous les temps et conservent la mer le plus longtemps possible dans le mauvais temps. Son gréement lui permet d’avoir des configurations fractionnées de ses voiles pour pouvoir naviguer même par mauvais temps. Ainsi, les pêcheurs étaient en sécurité grâce à sa bonne tenue et son équilibre. On retrouve trace de ketchs armés dans la flotte de Haydar Ali, sultan de Mysore (Inde) engagés contre la Royal Navy. Au cours du XVIIIe siècle, les marines militaires européennes développèrent les Bomb Ketch, ou galiotes à bombe en France, des navires de soutien équipés de mortiers lourds tirant vers l’arrière, comme le Bomb Ketch britannique GLORY de 1760. Des exemples de ketchs francs étaient autrefois des bateaux de commerce, comme le Bessie Ellen et l'AlBarquel, ou de pêche, comme les harenguiers néerlandais (Iris, Lotos, Tecla), allemands (Vegesack BV2, Carmelan) ou danois (Jens Krogh) ; parfois aussi des yachts, comme le Thendara. Le Nordlys, le plus ancien Ketch cargo naviguant, construit en Grande Bretagne en 1873, mesure 25m hors-tout, pour une longueur de coque de 18m, 6.40m de bau et 3m de tirant d'eau, illustre la robustesse de ce gréement.

Les importantes possibilités de fractionnement du gréement de ketch lui permettent d'affronter avec un certain confort le mauvais temps tout en ne nécessitant pas un équipage pléthorique à la manœuvre. Le ketch bermudien, ou ketch marconi, représente le ketch moderne. Son grand mât et son artimon portent chacun une grand-voile marconi. La carène de l'Evasion 32 développée par Bénéteau est celle d'un vrai voilier et non pas celle d'un fifty, se distinguant par des diagonales tendues, des entrées d'eaux fines, alliées à un tirant d'eau de 1.40 m et près de 2 tonnes de lest. Aujourd’hui, de grands chantiers équipent leurs voiliers avec ce type de gréement. Les ketchs sont désormais utilisés en tant que grands voiliers de croisière. Le chantier rochelais Amel, constructeur de solides et sécurisants voiliers de voyage, a utilisé avec un grand succès ce gréement de ketch marconi depuis l’Euro 39 des années 1970, jusqu’à l’Amel 64, sur quasiment tous ses modèles.

Un ketch a généralement un avantage sur un sloop dans les vents portants ou les vents forts. Le mât d’artimon offre de nombreuses options pour réduire la voilure par vent fort et trouver la quantité de voile idéale. Le gréement d’un ketch permet une grande facilité de manœuvre, notamment en équipage réduit, lors des changements de voilure, par exemple. Les voiles étant réparties sur deux mâts, il est plus simple de les régler ou de les réduire en cas de besoin. Cette caractéristique fait du ketch un choix judicieux pour les navigateurs débutants ou ceux qui recherchent une expérience de navigation simplifiée. Un ketch présente de nombreux avantages pratiques qui peuvent s’avérer idéaux dans la plupart des situations sur l’eau.

Il existe aussi des ketchs à hunier : le gréement du mât avant ressemble à celui des goélettes à hunier mais le mât arrière est plus petit. On parle donc de mât d'artimon et de grand mât. Ce gréement se rencontre surtout sur des bateaux nordiques, allemands ou scandinaves, appelés galéasses. L'Anna-Rosa, un ketch norvégien conservé au musée de Douarnenez, en est un bon exemple.

Le Yawl : L'Équilibre Subtil par la Position de l'Artimon

Une yole est l’un des voiliers typiques à deux mâts. Il possède deux mâts : un mât d’artimon et un mât principal. Le mât d’artimon est généralement beaucoup plus court que le mât principal. Il est facile de confondre une yole avec un ketch, car les deux ont deux mâts, le mât principal à l’avant et le mât d’artimon, plus petit. Cependant, la différence fondamentale entre un ketch et une yole réside dans la position du mât arrière. À l'inverse du ketch, le mât arrière du yawl est à l'arrière du safran.

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Les yawls sont une véritable incarnation de la tradition hollandaise. D’origine hollandaise, le mot yawl désignait, à l’époque, les petites embarcations propulsées par des avirons. Ces bateaux, bien que souvent de petite taille, sont conçus pour maintenir un équilibre parfait en mer grâce à leurs voiles astucieusement agencées. Le mât d’artimon d’une yole sert uniquement à équilibrer le gouvernail et non à propulser le bateau vers l'avant. Initialement instables en raison de la répartition du poids, les yawls ont évolué pour devenir des bateaux de plaisance stables et fiables, tout en préservant leur authenticité. Désormais, ils possèdent une « queue de malet », c’est une sorte de bout-dehors afin de le stabiliser, elle se situe à l’arrière du bateau. Avec leur voile de mât arrière distincte, les yawls offrent une expérience de navigation unique imprégnée de tradition hollandaise.

La Goélette : Vitesse et Manœuvrabilité avec Voiles Auriques

Dans une goélette à deux mâts (une goélette peut avoir deux mâts ou plus), le mât de proue est généralement plus petit que le mât de poupe, qui est le mât principal. Une goélette est également un bateau à voile équipé de deux mâts, mais elle présente une configuration différente de celle d’un ketch. Le mât principal de la goélette est situé à l’arrière, tandis que le mât de misaine se trouve à l’avant. On dit alors que le gréement est « à hunier » ou « à pible ». Le mât de misaine est soit plus petit, soit de la même taille que le mât principal. Les goélettes sont appelées schooners en anglais.

Bien que certaines goélettes puissent avoir jusqu'à sept mâts, la forme de leurs voiles les caractérise. Ce sont des voiles « auriques », ce qui veut dire quadrangulaires. Attention, elles ne sont pas carrées. En principe, elles ont toujours le même bord d’attaque au vent. Bien qu’une goélette soit plus facile à naviguer qu’un sloop ou un voilier à un seul mât, elle n’est pas très rapide. Avec sa coque fine et peu large, elle est dotée d’une quille profonde qui lui permet d’aller très vite. Ce type de voilier était très prisé des pirates car ils se devaient d’avoir des voiliers rapides pour rivaliser avec leurs ennemis. Après eux, les pêcheurs ainsi que les pilotes ont utilisé la goélette pour sa rapidité légendaire et sa manœuvrabilité. Contrairement au brick, une goélette a une très bonne tenue en haute mer.

Bien que la goélette à hunier carré soit la plus courante, il existe également des navires dotés d’une voile haute en diagonale. Les goélettes équipées de sprits ne sont pas idéales pour les grandes voies maritimes, car le gréement du sprits ne peut pas être abaissé, sous peine de devenir ingouvernable. Les goélettes à hunier portent des voiles à corne sur leurs deux mâts ; le mât de misaine porte des vergues servant à établir un ou deux huniers. Une voile d'étai peut être établie entre les deux mâts, et le grand mât peut porter un flèche. L'exemple de La Recouvrance illustre ce type de gréement. Les goélettes franches, ou à cornes, ou auriques, portent des voiles à cornes et des flèches sur leurs deux mâts. Il existe de nombreux yachts gréés en goélettes franches, comme le Mariette.

Le Brick : Force et Tradition du Gréement Carré

Comme les voiliers à deux mâts mentionnés ci-dessus, le brick a deux mâts avec un mât principal carré. Le grand mât peut être carré, partiellement carré ou triangulaire. Les bricks portent des voiles carrées sur leurs deux mâts. Le mât arrière (grand mât) porte une petite brigantine mais pas de flèche. Ils ressemblent à des 3 mâts carrés qui auraient perdu leur grand mât. L'Aphrodite, un brick néerlandais moderne, en est un exemple contemporain. Le brick britannique Royalist possède des voiles carrées moins divisées, à la manière des bricks de guerre du XIXe siècle. Une autre particularité est la grande taille de la brigantine, qui peut être surmontée d'un flèche : on a là un gréement intermédiaire entre le brick et le brick-goélette.

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Historiquement, les bricks étaient utilisés par les pirates. Leur nom vient du mot italien « brigantine », qui se traduit par « pirate ». Navire de prédilection des pirates et corsaires, le brick était aussi utilisé pour le commerce et l'exploration à la fin du XVIIe siècle et ce jusqu'au XIXe siècle. Il a aussi été utilisé par l'armée marine lors des blocus et guérillas. Le brick possède un gréement à voile carrée ce qui permet une très bonne adhérence au vent. Ce voilier, léger et rapide par vent arrière, reste tout de même un peu moins facile à diriger que la goélette. En termes de vitesse et de manœuvrabilité, les bricks sont faciles à manier et à manœuvrer, ce qui explique leur popularité auprès des pirates.

Les bricks-goélettes (brigantines, en anglais), également appelés brigantins hermaphrodites ou demi-brigants, portent un phare carré (phare de misaine) ; entre les deux mâts, il peut y avoir une ou deux voiles d'étai ; le mât arrière (grand mât) porte une grand-voile à corne et un flèche.

Diversité des Gréements à Deux Mâts : Au-delà des Classiques

Outre les ketchs, yawls, goélettes et bricks, il existe une multitude d'autres gréements à deux mâts, chacun avec ses particularités et son histoire.

Les dundées et les yawls ressemblent aux ketchs, mais le mât arrière est beaucoup plus petit que le mât avant : on l'appelle mât de tapecul ; il est situé derrière la barre et le gui déborde largement à l'arrière. Les dundées ont toujours des voiles à corne et étaient autrefois des bateaux de travail : de pêche (thoniers comme la Nébuleuse, Le Morgatois, Biche ; langoustiers comme la Belle Étoile et le Sant C'hireg, trawlers anglais comme Providence, Vigilance, Excelsior, Keewaydin) ou de transport (comme la gabare André-Yvette ; ou encore le Fleur de Lampaul, Notre-Dame de Rumengol).

Les lougres à deux mâts et les chaloupes portent des voiles au tiers. Les lougres sont plus grands et plus lourds que les chaloupes. Le Grand Léjon, un lougre breton à deux mâts, en est un bel exemple. Les lougres du sud de la Cornouailles Britannique (cornish luggers) sont également gréés de deux voiles au tiers et d'un foc ; à l'arrière, la queue-de-malet très relevée est caractéristique.

Les chaloupes, surtout nombreuses en Bretagne et au Pays Basque, sont gréées de deux voiles au tiers et portent parfois un foc sur bout-dehors. Le mât avant porte la misaine ; la voile portée par le mât arrière est le taillevent ; elle est parfois surmontée d'un hunier (sorte de flèche) comme sur la Belle de Vilaine. On peut mentionner les chaloupes sardinières de la côte sud de la Bretagne, par exemple Les forbans du Bono (rivière d'Auray), ainsi que les sinagos (on écrit aussi sinagots) du Golfe du Morbihan, dont le Crialeis et le Jean et Jeanne sont des illustrations.

Les flambarts ressemblent à des chaloupes mais leur tableau arrière est droit et la voile arrière est portée par un gui à sa partie inférieure ; ce gui dépasse largement le tableau arrière. Avec le bout-dehors avant, il double presque la longueur du bateau, qui est ainsi très toilé. Ce sont des bateaux typiques des côtes françaises de la Manche.

Les misainiers à tapecul sont des bateaux à voiles au tiers à un mât, qui peuvent gréer par petit temps un mât supplémentaire sur l'arrière du mât principal.

Les voiliers à voiles latines peuvent aussi porter deux mâts. Les plus célèbres de ces bateaux étaient les grandes galères qui ont existé depuis l'Antiquité. À l'époque, et au Moyen-Âge, il s'agissait de navires de guerre propulsés à l'aviron souvent par des hommes libres, parfois des esclaves. C'étaient encore des navires de guerre quand elles ont atteint leur apogée (en France, sous Louis XIV) ; mais les galères étaient alors aussi des navires de parade qui transportaient des souverains ou des personnages importants. Elles ont disparu au milieu du XVIIIe siècle après avoir atteint un faste inouï dessus et une misère incroyable dessous. En effet, elles avançaient plus souvent à la rame qu'à la voile, propulsées par des rameurs condamnés à de lourdes peines. Jusqu'au XVIe siècle, on pouvait encore en rencontrer de l'Atlantique à la Mer du Nord. Mais, peu adaptées aux vents forts et aux mers agitées, leur usage s'est peu à peu restreint à la Baltique, à la Mer Noire et surtout à la Méditerranée.

Des bateaux à voiles latines à deux mâts existent encore au Moyen-Orient (boutres à deux mâts), en Égypte (felouques). Par contre, les grandes tartanes méditerranéennes à deux mâts n'existent plus, à notre connaissance ; depuis le début du XXe siècle, leurs voiles latines avaient d'ailleurs laissé place à des sortes de voiles auriques. C'est sur le lac Léman que ce type de gréement est désormais le plus répandu : plusieurs répliques de barques lémaniques existent encore sur ce grand lac, tant en France (la Savoie, à Évian-Thonon) qu'en Suisse (la Vaudoise et l'Aurore à Lausanne), tandis que la Neptune vient d'être restaurée à Genève. Ces voiliers, de grande taille pour un lac, servaient autrefois à transporter des pierres de taille depuis l'amont du lac (St Gingolph) vers les villes en construction. Les plus grands (la Savoie, Neptune) sont appelés barques ; les moyens (la Vaudoise) sont des bricks (attention à la confusion avec les bricks maritimes, vus ci-dessus) tandis que les plus petits comme l'Aurore sont des cochères.

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