La basse est un instrument fondamental, souvent sous-estimé, qui joue un rôle majeur dans n’importe quel groupe ou ensemble. Elle est indispensable et procure une certaine classe lorsque l’on sait en jouer. Que ce soit avec un groupe, seul ou sur scène, le choix de son instrument est une étape cruciale. Il existe une multitude de types de basses, oscillant entre électronique active et passive, préamplis commutables, micros passifs associés à une électronique active et inversement. Cette diversité peut facilement induire les débutants en erreur.
Comprendre la distinction entre basse active et basse passive
La différence fondamentale réside dans l'électronique embarquée. La basse passive est la plus répandue. Quand on hésite entre une basse active ou passive, on se dirige en général vers une passive, car elle est simple et fiable : vous n’aurez ni soucis de piles déchargées ni problèmes d’authenticité de son. Ici, les micros et le contrôle de tonalité sont « passifs », ce qui signifie que rien n’est amplifié. Le contrôle de tonalité n’est qu’un filtre passe-bas qui permet de diminuer progressivement les fréquences aiguës. Avec ses micros passifs, cette basse n’est pas amplifiée, et le signal sera moins fort que celui d’une basse active. Toutefois, avec le bon ampli et surtout la bonne longueur de câble, vous pourrez obtenir un volume sonore qui rivalisera parfaitement avec une basse active. Il est important de noter que plus votre câble sera long, plus vous perdrez des aigus, à cause de l’impédance relativement haute de l’électronique passive.
À l'inverse, la basse active possède un préampli qui est alimenté par batterie. Ce type de basse possède en général des micros de type actif, et le préamplificateur interne doit être correctement adapté à la basse pour un niveau de sortie optimal. Un égaliseur, au minimum, y est inclus. Grâce à leur faible impédance, on apprécie ces basses pour la perte quasi inexistante des aigus peu importe la longueur du câble, ainsi qu’un moindre risque de dégradation de signal ou d’autres interférences. Le son est naturellement plus clair, accrocheur et possède plus de "punch".
Les différentes configurations électroniques
Il existe plusieurs variantes. La première est la combinaison de micros passifs avec une électronique active (égaliseur actif). Cette variante conserve la plupart des avantages du circuit passif, notamment la dynamique, tout en permettant non seulement d’abaisser les fréquences, mais aussi de les augmenter. C’est une configuration idéale pour la plupart des applications.
La seconde variante est équipée de micros dits « actifs ». Ici, le préamplificateur est intégré au micro et doit également y être alimenté. Sans ce préampli adapté, ces micros auraient un très faible niveau de sortie. Les représentants les plus connus de ce genre proviennent de la société EMG. Les avantages sont un bruit de fond relativement faible et une absence de perte d’aigus sur de longs câbles.
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Un inconvénient majeur des systèmes actifs est la dépendance à la batterie : si celle-ci meurt, le son mourra avec elle. Il faut donc penser à débrancher le câble quand vous posez l’instrument, sinon la batterie s’épuisera rapidement. Sur scène, il est conseillé d'avoir des piles de rechange. De plus, certaines pédales d’effets ne sont pas conçues pour les niveaux élevés que l’électronique active peut offrir, ce qui peut engendrer de la distorsion.
Sculpter son son : réglages et maîtrise
Dompter une basse active demande de comprendre son égaliseur intégré. Contrairement à une tonalité passive, l’égaliseur permet de « booster » ou de « cuter » des plages de fréquences. Si vous manipulez une des bandes, vous remarquerez un cran central ; si vous passez en-dessous, vous retirez de la fréquence, si vous faites le contraire, vous la poussez. Sur les basses actives, le gain des micros est généralement géré par un volume général et une balance micro.
Il est recommandé de commencer par régler la balance micro avec toutes les bandes de l’égaliseur réglées aux deux tiers. La bande médium définit la dynamique du signal. Un bon égaliseur n’a pas à être utilisé dans les extrêmes. Il est important de ne jamais exagérer les clichés : le mot d’ordre est l’équilibre.
L'aspect esthétique et pratique : L'exemple de la gamme Surf Green
La couleur, bien qu'esthétique, devient parfois un repère pour des gammes spécifiques. La PRODIPE PB Junior RA Surf Green, par exemple, est une basse électrique courte échelle au look vintage ultra séduisant. Conçue par une marque française, cette basse junior est parfaite pour les enfants, les adolescents, mais aussi pour les adultes qui cherchent une basse de voyage légère. Contrairement à beaucoup de modèles junior considérés comme des « jouets », la PB Junior RA a été pensée avec rigueur : corps en tilleul léger, manche en érable canadien et une électronique simple. Ce type de modèle démontre qu'une lutherie soignée, associée à une électronique adaptée, permet d'obtenir un son rond et puissant, loin des standards bas de gamme.
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