Les Stratégies Anti-Roulis au Mouillage : Comprendre et Stabiliser son Voilier

Pour de nombreux passionnés de navigation, le mouillage représente l'apogée de la liberté en mer. C'est l'occasion de faire une pause, de passer la nuit à bord du bateau dans la nature plutôt qu'au port, de s'abriter temporairement du vent dans une crique, ou encore de pratiquer la pêche. Pourtant, cette expérience idyllique peut être gâchée par un phénomène aussi courant qu'agaçant : le roulis incessant.

Il arrive fréquemment que, malgré un choix de mouillage effectué avec soin, en fonction du vent, de la houle et d'autres paramètres, un voilier se mette à rouler. Le plus rageant, c'est parfois d'être le seul voilier à bouger, alors que les mâts des autres bateaux restent désespérément immobiles. Cette situation, vécue comme des "montagnes russes", a des conséquences directes sur le confort à bord. Les équipiers peuvent être réveillés toute la nuit car, toutes les deux minutes, ils doivent s'agripper aux couchettes pour ne pas être éjectés. De même, il devient impossible de cuisiner, les casseroles se vidant au bout de quelques minutes, surtout en l'absence de cardans sur la cuisinière. Comprendre les raisons de ce roulis et les solutions pour le contrer est essentiel pour profiter pleinement de l'art du mouillage.

Le Roulis au Mouillage : Un Défi pour la Stabilité des Monocoques

Certains bateaux monocoques sont plus sensibles au roulis, une tendance qui peut également affecter le bien-être des marins à bord. Même en privilégiant des mouillages abrités, une houle résiduelle, même légère, peut rendre le mouillage rouleur. Un facteur clé expliquant ce phénomène réside dans l'orientation du bateau. Un voilier est moins soumis au roulis s'il est face à la houle. Or, au mouillage, un bateau a naturellement tendance à se positionner dans le lit du vent. Il ne correspond pas toujours au sens de la houle, particulièrement lorsque celle-ci vient d'une direction différente du vent dominant. Cette désynchronisation entre l'orientation du bateau face au vent et l'axe de la houle est une cause majeure du roulis intempestif. C'est ce phénomène qui pousse à chercher des solutions pour stabiliser l'embarcation et briser le phénomène de résonance qui amplifie les oscillations.

Définir et Comprendre le Mouillage : Les Fondamentaux

Le mouillage est une manœuvre nautique qui consiste à immobiliser un bateau par différents moyens, principalement en mouillant l'ancre. Par extension, le terme "mouillage" désigne à la fois l'action, le lieu où elle se déroule, et le matériel utilisé pour stabiliser l'embarcation. Cette manœuvre est indispensable en navigation et peut s'effectuer dans diverses situations : pour une simple pause, pour passer la nuit à bord dans la nature, pour s'abriter temporairement du vent dans une crique, pour pratiquer la pêche, ou encore pour éviter une tempête ou un courant fort.

Il est important de faire la distinction entre deux variantes de mouillage. Le mouillage dit "forain" ou "libre" est celui qui nous intéresse principalement, car il est effectué avec l'équipement à bord du bateau. Le mouillage dit "fixe" ou "sur corps-mort" se réalise quant à lui avec un équipement publiquement accessible, tel qu'une bouée d'amarrage, un coffre.

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Il faut également distinguer le mouillage de l'amarrage, deux termes qui ne sont pas synonymes. Si les deux désignent le fait d'immobiliser un bateau, ils ne le font pas de la même manière. Lors de l'amarrage, on utilise nécessairement un cordage, spécifiquement l'amarre, sur un point fixe comme un quai au port, un ponton ou une bouée. Ce n'est pas le cas du mouillage, qui utilise un système d'ancrage pour immobiliser le bateau. La seule exception notable est l'utilisation d'un coffre ou d'une bouée, qui relève à la fois du mouillage et de l'amarrage.

La Réglementation et les Zones de Mouillage : Un Cadre Essentiel

Avant toute manœuvre de mouillage, il est primordial de comprendre et de respecter la réglementation en vigueur. Toutes les zones de navigation ne sont pas soumises aux mêmes règles, mais la priorité reste universelle : respecter et protéger l'écosystème marin.

Pour un mouillage en toute légalité et sécurité, il est impératif de consulter une carte des mouillages de la région dans laquelle vous naviguez. Des applications gratuites pour la navigation en bateau, comme Navily, peuvent également être très utiles. Il est aussi de votre responsabilité de signaler votre présence aux autres navires. De jour, vous devez faire flotter une boule noire près de votre navire pour indiquer qu'il est à l'arrêt. La nuit, un feu blanc visible à 360° doit être allumé.

La protection de l'environnement est une préoccupation majeure. Il faut éviter à tout prix tout type de pollution marine et privilégier l'utilisation d'un cordage pour s'amarrer à un coffre ou au port lorsque c'est possible. Des interdictions de mouillage peuvent exister pour votre propre sécurité, par exemple en présence de câbles sous-marins, et certains mouillages peuvent être payants.

Les durées maximales de mouillage sont variables selon les régions. En Méditerranée, par exemple, la durée est limitée à 72 heures maximum. Un point important concerne les Zones de Mouillage et d'Équipements Légers (ZMEL). Ce sont des zones particulières où des bouées sont mises à disposition des plaisanciers. Le développement de ces zones aménagées fait suite à l'augmentation du nombre de plaisanciers. L'objectif d'une ZMEL est d'éviter les problèmes de sécurité, d'insalubrité et de destruction de l'environnement que peuvent causer les mouillages sauvages. En effet, en plus de racler les fonds marins et de détruire ainsi la faune et la flore, les mouillages anarchiques sont souvent la cause de pollution marine, notamment en raison de l'abandon des systèmes d'amarrage. Une ZMEL a pour but de participer au développement durable des zones côtières, en associant la protection de l'environnement aux intérêts des plaisanciers. Toutefois, l'ancrage y est strictement interdit.

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Pour tout type de mouillage, qu'il soit forain ou fixe, individuel ou organisé, une demande d'autorisation d'occupation temporaire (AOT) doit être adressée à la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) en France métropolitaine, ou à la Direction de la mer (DM) dans les Outre-mer.

Repérer un Bon Point de Mouillage et Choisir l'Ancre Adaptée

Une fois la théorie et la réglementation assimilées, la première étape pratique est de trouver une bonne zone pour mouiller. Après avoir vérifié si le mouillage y est autorisé, le lieu que vous avez choisi doit répondre à plusieurs critères pour assurer une bonne tenue et, idéalement, limiter le roulis :

  • La profondeur de l'eau : Elle doit être adaptée à votre tirant d'eau, en tenant compte des marges de sécurité.
  • La marée : Elle influencera la profondeur de l'eau et doit être prise en compte pour éviter de s'échouer à marée basse. La ligne de mouillage doit être adaptée à la hauteur d'eau.
  • La nature des fonds marins : Les fonds de vase et de sable offrent généralement une meilleure tenue pour la plupart des ancres. En revanche, les ancres grappin sont spécifiquement conçues pour les fonds rocheux.
  • L'espace disponible : Il est crucial, surtout si d'autres bateaux mouillent déjà sur place. Vous devez pouvoir vous déplacer à 360° autour de votre ancre sans risquer d'entrer en collision avec d'autres navires ou des obstacles. Il faut évaluer l'évitage de votre bateau, c'est-à-dire l'espace dans lequel il va tourner sous l'influence du vent et du courant.
  • La protection par rapport au vent : Choisir une zone de mouillage à l'abri des vents dominants est essentiel pour le confort. Une crique abritée des vents dominants est préférable, permettant un appareillage facile en cas de sautes de vents, avec peu de courants et une faible profondeur.

Si votre zone de mouillage valide toutes ces conditions, vous avez trouvé l'endroit où faire votre manœuvre. Vous pouvez compléter votre analyse grâce à des articles cataloguant les meilleurs mouillages, comme par exemple pour un mouillage à Porquerolles.

Le choix de l'ancre marine est également un facteur déterminant pour la tenue du mouillage. Plusieurs facteurs sont à prendre en compte : le poids et la longueur du bateau, votre zone de mouillage et la nature des fonds marins que vous allez rencontrer. Voici les catégories d'ancres les plus utilisées :

  • L'ancre à jas : C'est l'ancre la plus célèbre, reconnaissable à sa forme traditionnelle avec deux bras et deux pattes en acier en forme de crochet. Elle fut longtemps utilisée par les navires mais est moins présente sur les bateaux modernes en raison de son encombrement et de la difficulté de stockage. Elle offre une tenue correcte sur différents types de fond.
  • L'ancre cuillère lestée : Caractérisée par sa forme de pelle ou de cuillère, elle est dite lestée car elle dispose généralement d'un lest intégré ou ajouté pour améliorer sa pénétration. Elle est reconnue pour sa bonne capacité de tenue, particulièrement dans les zones à fond meuble, car elle peut s'enfoncer dans le sol grâce à sa forme concave.
  • L'ancre grappin : Facilement distinguable par ses quatre branches en acier, elle fonctionne comme un grappin en venant s'accrocher à la surface visée. Cette catégorie d'ancre est particulièrement efficace sur fond rocheux, quelle que soit la météo, mais moins adaptée aux conditions de forte houle. Sa tenue dans le sable est généralement moins efficace que dans les zones à fond rocheux ou avec algues. Elle existe en poids léger pour les embarcations de petite taille. Elle s'accroche mieux dans les rochers et les fonds herbeux que dans le sable.
  • L'ancre charrue (ou ancre Delta) : Elle se démarque par sa forme pointue. Comme une charrue, elle vient se planter dans le sol et le labourer en s'y enfonçant. Elle peut déraper progressivement avant de se stabiliser, ce qui évite les à-coups. C'est une ancre polyvalente qui offre une bonne tenue sur la plupart des types de fonds. Elle présente une excellente tenue dans le sable et les zones à fond meuble, et sa conception favorise une meilleure tenue avec le temps, la rendant appropriée pour les mouillages prolongés. Sa forme offre une haute résistance d'ancrage et la rend plus fiable que l'ancre grappin et l'ancre plate. Elle s'ancre profondément dans le sable et la vase et s'agrippe efficacement sur les fonds rocheux et les algues.
  • L'ancre bruce : Sa forme se situe à la croisée entre l'ancre cuillère et l'ancre grappin, avec trois branches concaves en acier ou pelles. Elle est conçue pour s'enfoncer rapidement dans les fonds meubles (sable, boue, vase), mais elle peut se décrocher plus facilement que d'autres modèles lors de changements de direction importants.
  • L'ancre plate : Reconnaissable par ses deux pointes qui fonctionnent comme des pelles. Une fois posée, l'ancre pivote pour qu'une de ses pelles se plante principalement dans le sol. C'est une ancre couramment utilisée sur les bateaux de plaisance. Sa tenue est généralement bonne mais peut être inférieure à celle d'ancres plus modernes dans certaines conditions. Il faut l'utiliser dans du sable ou de la vase. Elle convient très bien aux fonds marins sablonneux. Cependant, il est conseillé de laisser une bonne longueur de chaîne lors du mouillage, car elle peut avoir tendance à décrocher.

Les Techniques de Mouillage : Maîtriser la Stabilité et Réduire l'Évitage

Une fois que le point de mouillage et l'ancre sont choisis, il reste à sélectionner la technique de mouillage appropriée. Certaines techniques sont particulièrement efficaces pour améliorer la tenue et réduire l'évitage, c'est-à-dire le rayon dans lequel le navire tourne sur lui-même, ce qui indirectement peut aider à minimiser le roulis en orientant mieux le bateau.

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  • Le mouillage simple : C'est la technique la plus courante et la plus facile à réaliser. Elle ne nécessite qu'une seule ancre que l'on jette depuis la proue. Ensuite, on fait reculer le bateau avant d'enfouir l'ancre dans le sable ou la vase, immobilisant ainsi le bateau. Le mouillage simple convient dans la plupart des situations et est idéal pour les personnes n'ayant pas encore énormément d'expérience. Pour le réaliser, il faut arriver doucement face au vent ou au courant, dépasser le point choisi de la longueur de chaîne voulue, casser l'erre, mouiller en s'aidant éventuellement de la marche arrière, filer la chaîne (environ trois à quatre fois la profondeur) et étaler dès la longueur de chaîne voulue.
  • L'affourchage : Cette technique utilise deux ancres mouillées depuis la proue, afin de former un "V" avec les lignes de mouillage (une à bâbord et une à tribord). L'angle entre les deux ancres est généralement compris entre 60° et 120°, selon les conditions. L'affourchage peut être mis en place rapidement pour améliorer la tenue lorsque les conditions se dégradent. Elle permet notamment de limiter l'évitage du bateau. Cependant, elle présente des limites par gros temps car les deux ancres travaillent alternativement plutôt que simultanément, et elle est déconseillée en cas de mauvais temps.
  • L'empennelage : Cette technique utilise également deux ancres, mais différemment. L'idée est d'aligner les deux ancres sur le même axe. On prépare une première ancre dont la longueur de la ligne de mouillage est égale à la profondeur de l'eau, et on attache à cette ancre une deuxième grâce à une autre ligne de mouillage. La ligne de mouillage totale reliant la deuxième ancre au bateau doit être suffisamment longue pour permettre un bon angle de traction (généralement 3 à 5 fois la profondeur). Ainsi, lorsque vous levez les ancres, vous pouvez en lever une, pendant que l'autre est toujours au fond. L'empennelage améliore significativement la stabilité du mouillage grâce à l'alignement des deux ancres et est à utiliser par mauvais temps, la deuxième ligne de mouillage permettant de mieux résister aux vents forts. Elle nécessite une préparation minutieuse et une bonne coordination, avec un risque d'enchevêtrement des chaînes lors de la levée.
  • L'embossage : Cette technique utilise à nouveau deux ancres. Le concept est de mouiller une ancre principale depuis la proue, et une ancre dite "secondaire" ou "de détroit" depuis la poupe, dans le même axe. L'embossage réduit considérablement l'évitage en maintenant le bateau dans un axe défini, ce qui en fait un bon choix lorsque vous voulez mouiller sur une zone peu dégagée, ou proche de côtes, comme sur une rivière par exemple, où votre navigation pourrait être étroite selon la longueur hors-tout et le maître-bau de votre navire. L'embossage est déconseillé par gros temps car le bateau ne peut pas s'orienter librement face aux éléments.
  • Le mouillage en barbe : Cette technique consiste à mouiller une première ancre, reculer le navire, puis en mouiller une seconde sur le même axe. Elle ressemble à l'empennelage, à la différence que les deux ancres ne sont pas reliées à la même chaîne. Le mouillage en barbe, avec ses deux ancres, améliore généralement la tenue par rapport au mouillage simple. Mais sans liaison entre les ancres, il peut offrir une tenue différente de l'empennelage selon les conditions. Cette technique est de moins en moins utilisée, mais offre l'avantage de travailler sur deux ancres en même temps. Il faut veiller à ne pas emmêler les deux lignes.
  • Le mouillage sur coffre : De plus en plus de zones côtières favorisent le mouillage sur coffre, qui est plus respectueux des fonds marins que l'ancrage. Le coffre, ou bouée de mouillage, est un bloc de béton (corps mort) déposé au fond de l'eau, relié à une bouée en surface par une chaîne. Le bateau est amarré en faisant un nœud de cordage à l'anneau d'amarrage sur la bouée.

Stratégies Anti-Roulis Spécifiques : Au-delà du Mouillage Standard

Lorsque les techniques de mouillage traditionnelles ne suffisent pas à contrer le roulis, des solutions plus spécifiques, agissant comme des "barres antiroulis" pour voiliers au mouillage, peuvent être mises en œuvre. Elles visent à stabiliser le bateau en contrant l'effet de la houle ou en limitant ses mouvements.

Le Mouillage Arrière (Double Ancrage) pour Stabiliser l'Orientation

Un voilier est moins soumis au roulis s'il est face à la houle. Or, au mouillage, le bateau se positionne généralement dans le lit du vent, qui ne correspond pas toujours au sens de la houle. Pour pallier cela, en plus de l'ancre que l'on mouille de la proue du voilier, on peut utiliser une seconde ancre secondaire pour un mouillage arrière. Ce double mouillage, en "embossage" par exemple, va stabiliser le bateau dans une direction imposée, le forçant à mieux faire face à la houle et réduisant ainsi significativement le roulis.

Si les bateaux de voyage sont généralement déjà équipés d'un second mouillage, il faudra l'ajouter sur les autres voiliers. Pour cette ancre arrière, il est préférable de privilégier une ancre légère avec un cordage plombé ou un mixte de chaîne et de câblot de mouillage que vous pourrez facilement mettre en place depuis votre annexe. Ce système, bien que nécessitant une manœuvre supplémentaire, est un moyen efficace d'améliorer le confort à bord.

Les Systèmes Anti-Roulis Passifs : L'Exemple de la Bôme et du Cône Immergé

Un système anti-roulis ingénieux a été observé chez un bateau voisin lors d'un mouillage particulièrement rouleur, dû à une houle résiduelle de plus en plus en travers du vent alors que les conditions se calmaient. Ce voilier, un Béneteau d'une bonne quarantaine de pieds avec des enfants à bord, a trouvé un moyen simple de réduire les effets désagréables du roulis et d'éviter les mouvements les plus importants en cassant le phénomène de résonance.

La méthode, que bon nombre de marins connaissent peut-être déjà, est la suivante : la bôme est débordée en travers du bateau, bloquée avec une retenue, un bout est attaché à son extrémité et un cône immergé et lesté, ressemblant à une ancre flottante, est descendu sous l'eau. Ce cône n'est pas flottant dans ce cas, car il est immergé d'un bon mètre sous l'eau, et peut être facilement lesté en utilisant le plomb de la sonde à main ou le grappin de l'annexe.

Ce dispositif s'est avéré visiblement très efficace pour réduire les oscillations du voilier. L'idée est que le cône immergé, par sa résistance à l'eau, crée une force de stabilisation qui s'oppose au mouvement de roulis du bateau, amortissant ainsi les oscillations et brisant la résonance. Malheureusement, sans une ancre flottante ou un dispositif similaire à bord, il n'est pas toujours possible d'essayer cette solution sur-le-champ.

D'autres pistes de réflexion, souvent évoquées par les marins expérimentés, incluent l'ajout de lest en cale, avec des poids comme 300 kg sur un bateau de 3200 kg, ce qui peut alourdir l'embarcation et ainsi avoir un effet stabilisateur. Certains ont même suggéré d'ajouter des flotteurs de type "Hobie Cat" pour augmenter la stabilité latérale, une solution plus radicale qui relève parfois de la conversion ou d'une modification structurelle importante. Les "anciens" n'étaient pas dénués d'ingéniosité pour contrer ces problèmes.

Réaliser la Manœuvre de Mouillage avec Maîtrise

Indépendamment des systèmes anti-roulis employés, la manœuvre de mouillage elle-même doit être exécutée avec précision. Elle se déroule idéalement en cinq étapes, avec un équipier qui s'occupe de la navigation et un autre qui gère l'ancre :

  1. Préparation et sécurité : Équipez-vous de chaussures fermées et de gants pour votre sécurité et votre protection lors de la manipulation de la chaîne et de l'ancre.
  2. Positionnement du bateau : Positionnez votre bateau vent debout, c'est-à-dire face au vent, ou face au courant (choisissez le plus fort des deux). Il est recommandé de choisir de préférence une crique abritée des vents dominants, permettant un appareillage facile en cas de sautes de vents, avec peu de courants et une faible profondeur.
  3. Mise à l'eau de l'ancre : Sortez votre ancre, positionnez-la dans le davier et laissez-la tomber à la verticale dans l'eau, doucement, sans la jeter. Dépassez le point choisi de la longueur de chaîne voulue.
  4. Calage et tension : Laissez filer la ligne de mouillage en vous laissant porter par le courant ou par le vent, vers l'arrière, tout en cassant l'erre du bateau. Filez la chaîne sur une longueur d'environ trois à quatre fois la profondeur.
  5. Blocage et vérification : Bloquez la ligne de mouillage lorsque vous atteignez la longueur escomptée et étalez. Il est crucial de vérifier que le bateau ne chasse pas en surveillant son positionnement pendant un quart d'heure pour être certain de la bonne tenue de l'ancre.

Au mouillage, vous devez porter les marques de jour (une boule noire) et de nuit (les feux obligatoires et un feu blanc visible à 360°).

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