L'univers de la pêche, qu'elle soit de loisir ou professionnelle, s'appuie sur une tradition nautique riche et une innovation constante en matière d'embarcations. Avant d’investir dans une barque de pêche, il faut raisonner comme on le ferait pour un outil de travail. Une erreur fréquente consiste à acheter un modèle de barque d’après sa longueur ou sa couleur, sans tenir compte de la stabilité, du poids ou du mode de transport. Le choix d'une barque adaptée à un usage spécifique est primordial pour garantir la sécurité, l'efficacité et le plaisir des saisons de pêche à venir. Cette réflexion s'applique autant aux embarcations modernes qu'elle a guidé les marins dans le développement des barques à voile traditionnelles, dont l'histoire et les caractéristiques sont intrinsèquement liées aux techniques de pêche et aux environnements maritimes.
Matériaux et Conception Moderne des Barques de Pêche
Le marché actuel propose une variété de matériaux et de conceptions, chacun avec ses avantages et ses contraintes, répondant à des besoins diversifiés. La sélection judicieuse d'une barque implique une compréhension approfondie de ces éléments.
Les Matériaux de Construction Modernes
L’aluminium reste le matériau le plus rationnel pour qui cherche la rigidité et la durée de vie. Ce matériau résiste à la corrosion, supporte bien les charges et assure une excellente rigidité. Des modèles comme la barque aluminium Kimple ou Armor 320 sont souvent choisies pour leur excellente stabilité et leur maniabilité, témoignant de la robustesse et de la fiabilité de l'aluminium dans des conditions d'utilisation variées. Sa légèreté relative facilite également le transport et la mise à l'eau, des aspects non négligeables pour les pêcheurs individuels ou les petites exploitations.
Parallèlement, les barques Fun Yak et Armor Aviron utilisent un polyéthylène haute densité teinté dans la masse, traité anti-UV. Ce matériau présente l'avantage d'être imputrescible et sans entretien, offrant une coque monobloc sans soudure, donc sans faiblesse structurelle. Cette conception garantit une longévité remarquable et une grande résistance aux chocs et aux agressions extérieures, ce qui est particulièrement appréciable dans des environnements exigeants. Une barque avec soudure en polyéthylène haute densité est quasiment sans entretien, ce qui réduit considérablement les coûts et le temps alloués à sa maintenance.
Moins courante chez les particuliers, la barque en polyester offre une belle finition et un bon confort. Cependant, elle est plus sensible aux chocs et nécessite un minimum d’entretien pour conserver son apparence et ses propriétés structurelles. Sa malléabilité permet des formes plus esthétiques et un aménagement intérieur plus sophistiqué, mais cela se fait au prix d'une fragilité accrue par rapport à l'aluminium ou au polyéthylène.
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Critères de Choix et Aménagements Pratiques
Nombreuses sont les questions posées aux experts nautiques de CGI Finance quant au choix de la bonne embarcation, soulignant la complexité de cette décision. La longueur influence directement la stabilité et la capacité de charge. Une barque plus longue offre généralement une meilleure tenue en mer et la possibilité d'emporter plus de matériel ou de poisson. Pour une stabilité maximum en situation de pêche debout, il est recommandé d'opter pour une barque fond plat. Cette caractéristique est cruciale pour les pêches nécessitant une station debout prolongée, comme la pêche à la mouche ou au leurre, offrant une plateforme stable et sécurisée.
Une double coque augmente la flottabilité et la sécurité, un atout majeur en cas d'avarie ou de voie d'eau, assurant que l'embarcation reste à flot. Il est essentiel de penser au poids total et à la charge utile, car une barque de 100 kg à vide peut dépasser 250 kg chargée, impactant la performance du moteur, la consommation de carburant et la facilité de transport. Vérifiez toujours la stabilité avant de pêcher debout ; une barque stable n’est pas forcément lourde, la conception de sa coque jouant un rôle prépondérant.
Choisir la barque de pêche adaptée à votre usage, c’est assurer vos prochaines saisons en toute sérénité. La meilleure barque n’est pas forcément la plus chère ou un produit de grande marque. Des options d'achat variées existent, que ce soit dans un magasin de sport, chez un distributeur nautique ou sur un site spécialisé. Les enseignes proposent assez fréquemment d’intéressantes offres de vente, parfois en déstockage saisonnier, ce qui peut représenter une excellente opportunité pour acquérir une embarcation de qualité à un prix avantageux.
Les barques de loisir peuvent être équipées selon vos caractéristiques de pêche : support de canne, siège pivotant, ou sondeur. Ces aménagements personnalisés améliorent considérablement le confort et l'efficacité de la pêche. De plus, les treuils et systèmes de fixation facilitent le transport et la mise à l’eau, rendant l'expérience de pêche plus agréable et moins contraignante.
Les Racines Historiques des Barques de Pêche à Voile
L'histoire des barques de pêche à voile est un témoignage fascinant de l'ingéniosité humaine face aux défis de la mer. Ces embarcations, bien que parfois rudimentaires, étaient parfaitement adaptées à leurs environnements et aux techniques de pêche de leur époque. Dans cet article nous examinerons le cas des « barques de pêcheurs », ce qui élimine bon nombre des bateaux cités précédemment qui sont bien plus importants, comme les dundees thoniers qui atteignaient des tailles considérables. Les barques de pêcheurs, souvent plus modestes en taille, sont les véritables ancêtres des embarcations que nous connaissons aujourd'hui.
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Toutes ces barques sont apparentées aux barques catalanes, aux barques d’Afrique du Nord, aux barques de Grèce, de Malte et du lac Léman sans oublier les falouques gênoises. Cette dernière est considérée par beaucoup de spécialistes comme l’ancêtre des barques de pêcheurs en Provence, soulignant la richesse et l'interconnexion des traditions maritimes méditerranéennes. Le même type de coque se retrouve pour les mêmes raisons sur des barques de pêche des grands lacs, ce qui prouve l'universalité de certaines solutions nautiques face à des contraintes similaires. La barquette est en passe de devenir un produit de collection, un modèle vintage, immortalisée par des ouvrages comme "Et voguent barquettes et pointus…" de Pierre Blasi (2000), qui célèbrent leur héritage.
Typologies et Évolutions des Gréements Traditionnels
L'évolution des barques de pêche à voile est marquée par une adaptation constante des formes de coque, des gréements et des techniques de pêche aux besoins spécifiques et aux avancées technologiques.
La Chatte : Une Conception Ancienne et Polyvalente (avant 1700 à 1870)
La Chatte est un voilier qui a probablement ses origines très anciennes, certains évoquant une descendance des bateaux vikings. L'on situait la Chatte de l'estuaire de la Loire à la Charente maritime, mais on la trouvait principalement et en grand nombre dans la baie de Bourgneuf. On la trouvait aussi plus au sud sur les côtes de Vendée où elle pratiquait la pêche et le commerce, attestant de sa polyvalence.
Ses particularités étaient notables : elle possédait 3 mâts, dont un grand mât central gréé sous voiles carrées. Les deux extrémités pointues de la coque étaient identiques (amphidrome), désignées étambot ou étrave selon le cap, ce qui lui conférait une remarquable capacité à naviguer indifféremment dans les deux sens sans avoir à virer de bord. À chaque extrémité se trouvait un mât plus petit que le mât central, tous deux gréés sous voile au tiers mais avec un point d'amure divergent. Le gouvernail était transmissible d'une extrémité à l'autre selon le cap et la voile au tiers à l'avant était hissée et celle de l'arrière était affalée, ce qui lui donnait la particularité de ne pas éviter au changement de vent ou de route. Les voiles restant toujours du même bord des mâts, le mât principal (central) n'était haubané que sur un côté puisqu'il recevait le vent toujours du même bord qui était nommé tribord quelque soit le cap. Cette conception unique minimisait les manœuvres complexes et maximisait l'efficacité dans des conditions de vent variables.
Pour la pêche, notamment pour la drague (chalut) en eaux peu profondes, ce qui est le propre de la baie de Bourgneuf ainsi que du littoral vendéen, les Chattes tractaient du portant au travers du vent, toujours du même côté, une drague sans perche reliée à deux tangons qui étaient fixés à chaque extrémité du bateau afin de maintenir plus d'écartement. Cette méthode était considérée comme plus pêcheur que la drague à perche qui elle avait au devant du filet en travers de celui-ci une perche en bois lestée dans ses extrémités. Les dernières chattes recensées dans la baie de Bourgneuf furent, entre autres, la Pourvoyeuse, construite aux chantiers de Paimboeuf pour le port de la Bernerie en 1845, ainsi que la Célestine en 1841, marquant la fin d'une époque pour ces navires emblématiques.
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Les Chaloupes Sardinières : Des Embarcations Spécialisées (1800 à 1910)
La Chaloupe sardinière était non pontée, avec 2 mâts, un mât de misaine et un mât d'artimon, ce dernier étant généralement plus incliné vers l'arrière que le mât de misaine. Les mâts étaient mobiles, gréés de voiles au tiers surmontées d'un hunier, et sur l'avant un bout dehors mobile démontable avec foc d'abattage. La chaloupe était pourvue de 4 bancs : 2 bancs de nage situés entre le mât d'artimon et le mât de misaine (avec un aviron par banc), 1 banc central pour fixer le mât d'artimon, et sur l'arrière 1 banc de pompe plus un petit pont avec un trou d'homme pour certaines. Le fond était pourvu d'un plancher mobile, appelé tillac, sous lequel on stockait la sardine en vrac afin de la tenir au frais. Bien que très voilées, les chaloupes n'étaient pas lestées, ce qui les rendait agiles mais potentiellement moins stables en mer agitée.
La sardine était pêchée directement du bateau. Arrivés sur les lieux de pêche, les marins pêcheurs affalaient les voiles et amenaient les mâts. Deux marins se mettaient aux avirons et le troisième filait par l'arrière le filet à sardine qu'il fallait ensuite maintenir droit à l'aide des avirons par une légère traction. Le marin chargé du filet appâtait avec de la rogue afin que les sardines se prennent par les ouïes dans celui-ci. Quand le filet se chargeait, de 70 à 100 kg, il était remonté. Si le poisson était toujours là un deuxième filet pouvait être tendu dans la mesure qu'il y en ait un disponible.
Le retour au port était souvent une course contre la montre pour vendre le poisson frais. Dès que quelques bateaux hissaient les voiles pour rentrer au port cela provoquait automatiquement le départ d'une grande partie de la flottille ayant un tonnage suffisant, et cela donnait l'impression d'une course pour rentrer dans les premiers, afin de vendre à la marée. À cette époque, les sardines n'étaient pas vendues au poids, mais au nombre, généralement au cent. Les sardines étaient stockées en vrac au fond des chaloupes, sous le tillac (plancher). Au débarquement le long du quai, elles étaient comptées et mises dans des paniers de 300 / 500 / 1000.
Cette pratique a été employée jusqu'à la fin des années 1920, car avec l'arrivée des moteurs sur les bateaux de cette époque (barques, quimperlé, ensuite pinasses) le stockage au fond des bateaux n'était plus possible à cause des hydrocarbures. La sardine fut stockée dans un premier temps sur le tillac, en vrac, recouverte d'une bâche pour être ensuite vendue au cent dans les paniers fournis par les mareyeurs et les conserveries. Mais dans le même temps certains bateaux adoptent les caissettes à sardine qui restent à bord de ceux-ci, ce qui fait que la sardine aussitôt pêchée est mise en caissettes. Ce qui amène directement pour des raisons de commodité sa vente au poids. Les caissettes pleines sont pesées après les avoir vidées l'on pèse les caissettes vides la différence vous donne le poids du poisson.
Bateaux Amphidromes à Voiles Carrées et de Commerce (1800-1850 et 1800-1920)
D'autres types de barques étaient également présents. De 1800 à 1850, on trouvait des barques dotées de 3 mâts et de voiles carrées. Une particularité frappante de ces embarcations était que les deux extrémités de la coque étaient identiques, pointues (étambot ou étrave), car le gouvernail était transmissible d’une extrémité à l’autre selon la route. Cela leur donnait la spécificité de ne pas avoir à virer au changement de vent ou de route, une manœuvre simplifiée dans les eaux côtières. Pour la pêche en eaux peu profondes, ils tractaient en travers du vent une drague sans perche, ce qui était plus pêcheur. Ce type de conception reflète une adaptation astucieuse aux conditions de navigation et de pêche locales.
Pour le commerce (cabotage), des unités plus grandes, de 20 à 25 mètres, étaient en service de 1800 à 1920. Ces bateaux avaient un haut de pont et, pour les grosses unités au fort tonnage, un troisième mât mobile (tape-cul) fixé près de l’étambot avec arc-boutant, afin de faciliter les manœuvres, avec une voile au tiers ou à livarde. Pour la pêche à la sardine, l'équipage était de 5 à 6 hommes plus un mousse. Les pêches au thon et à la sardine étaient des pêches saisonnières : de juin à septembre pour le thon et de mai à fin septembre pour la sardine.
Les Barques Thonières et Sardinières (1870-1950)
Des embarcations de 12 à 18 mètres étaient dédiées à la pêche au thon et à la sardine entre 1870 et 1950. Pour la pêche au Thon, l'équipage était de 5 à 6 hommes. De juin à septembre, comme son prédécesseur la chaloupe pontée, il pêchait à la traîne avec tangons. Avant l’apparition de la glace une marée de pêche durait de 5 à 7 jours : un à deux jours pour se rendre sur les lieux de pêche et trouver le poisson, trois jours de pêche et un jour pour le retour au port le plus proche. Le poisson était stocké sur le pont à l’aide de tréteaux qui supportaient plusieurs rangées d’espars (madriers) sur deux niveaux. Le thon était lié par la queue au madrier supérieur et par la tête au niveau inférieur afin que le thon ne s'abîme pas sous l'effet du roulis, le tout étant recouvert d'une bâche.
Pour la pêche à la sardine, de mai à septembre, on utilisait des annexes (plates) avec la même technique que les chaloupes. Les ports vendéens comme l'île d'Yeu, les Sables d'Olonne, Noirmoutier, eurent du temps de la voile une flottille plus ou moins importante de dundees. À Saint Gilles Croix de Vie, ce type de bateau existait, mais pas ou peu en tant que thonier dundee. Aucune photo de cette époque n'en témoigne, et selon les témoignages d'anciens marins, très peu firent ce métier, seulement une ou deux marées de thon tout au plus, excepté les années où il y avait peu ou pas de sardine sur nos côtes, ils faisaient alors la campagne de thon.
Les Quimperlés et les Gazelles : Innovations Bretonnes et Méditerranéennes (1900-1940)
Les Bretons qui pêchaient le maquereau et la sardine sur nos côtes fin XIXème début XXème avaient des chaloupes plus fortes, lestées avec un tableau à forte quête. Le nom de Quimperlé vient probablement de ce que ces bateaux bretons étaient soit construits, soit d’origine de la région de Quimperlé. De 1900 à 1935, ces embarcations étaient équipées d'un mât avec voile aurique surmontée d'un flèche. Certains, au début, ont gardé le gréement misainier voile au tiers, certains même celui de chaloupe voiles au tiers, avec un mât de misaine et un mât d'artimon qui était plus petit mais surmonté d'un hunier. L'équipage était généralement de 2 à 4 hommes selon la pêche pratiquée.
Les Gazelles, visibles sortant du port des Sables d'Olonne de 1905 à 1940, présentaient un gréement de type cotre. Un mât gréé d'une voile aurique à encornât sur un gui qui dépassait largement de l'arrière de la coque, la voile aurique étant surmontée d'un flèche souvent à balestron. À l'avant du mât, une voile de trinquette complétait l'ensemble. Un long bout-dehors, équivalent à plus d'un tiers de la longueur du bateau, était équipé d'un foc d'abattage afin de faciliter les manœuvres de changements de bord et aussi pour équilibrer la grand-voile aurique afin qu'il soit moins ardent au vent. Ces barques, d'une longueur de 10 à 14 mètres, étaient pontées mais parfois avec un trou d'homme de barre, le pavois lisse sur jambettes (balestron). À partir des années 20, certaines se motorisent (mono-cylindre de 4 à 6 CV) en complément de leurs voiles, marquant le début de la transition vers la motorisation.
Le caseyeur était muni d'un vivier incorporé à la coque à l'aide de cloisons et de trous au fond de la coque. L'eau entrait dans une partie du bateau (comme un puits), ce qui en faisait un vivier pour les crustacés. La construction des barques caseyeurs et pinasses avec vivier, s'est de par leurs formes et leur volume, étendue jusqu'à la fin des années 60, pour exemple la barque caseyeur Le Hope construit en 1942/1943. Ce bateau de pêche est classé actuellement à l'inventaire du patrimoine maritime, témoignant de son importance historique.
Les Canots de Pêche Polyvalents (Période Non Spécifiée)
Un type de canot de pêche, de 5 à 6 mètres, utilisait un système voile-aviron. Il était caractérisé par un seul mât de misaine, plus un mât de tape-cul mobile, fixé sur le tableau arrière avec arc-boutant, et sur l'avant un bout-dehors coulissant avec un foc. Une autre configuration consistait en une barque avec un mât central et un mât de beaupré, et pour certains un mât de tape-cul fixé sur le tableau arrière. Les voiles auriques, flèche, trinquette, foc, (gréement cotre) étaient courantes. Ce type était nommé par les marins locaux ainsi que dans certains ports bretons : un sloop. Toutefois, il est important de noter que le sloop n'ayant pas de bout-dehors, cette dénomination est ancienne et fut conservée et transmise par nos anciens marins, créant une distinction entre le terme local et la classification nautique moderne.
Un exemple tragique de la vie des pêcheurs de l'époque est l'historique de l'Aimable Cécile, construit en 1839 à Paimboeuf pour l'armateur Tardif, avec le patron Marchesse, le matelot Biclet et le mousse Demoire. L'Aimable Cécile se perdit en 1862 au retour de pêche dans la brume, il s'échoua sur la roche le Norégu, le bateau défonça. Le patron Carou, son matelot Ménoret et le mousse périrent dans ce naufrage, rappelant les dangers inhérents à la profession. Un autre exemple est le LS 1401 Nom ÉLISE, jauge 24Tx46, inscrit aux Sables d'Olonne le 15/9/1886, qui coula par voie d'eau le 29/7/1907 (sources données par Mr. [nom omis]). Le gréement de ce type de bateau comprenait 2 mâts avec haubans, un mât de misaine sur l'avant et un mât central d'artimon fortement incliné vers l'arrière. Les voiles, de misaine comme d'artimon, étaient au tiers surmontées d'un seul hunier.
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